• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


En réponse à :


GRL GRL 15 octobre 2008 14:56

La réaction à la proposition d’un tel sujet pourrait tres bien faire un article à part entiere.

Elle témoigne dans tous les cas , du tabou levé par le questionnement de la mort , de la fin , et plus précisément , du passage de l’état de vie à l’état de mort.

Le tabou voudrait que l’on voit cela comme un passage brutal comme une sublimation , la vie , et l’instant d’apres , la mort . il résiste à l’idée de se questionner sur la mécanique de l’abandon de l’énergie vitale du corps , il résiste à parler avec imperfection , avec un vocabulaire forcément maladroit . Le tabou nie la subjectivité et l’hypothese , le témoignage , la recherche . il est le conservateur de réponses toutes faites , ou plus raisonnablement du voile qu’il ne faudrait pas lever . Par la bouche de gens "déstabilisés" , il qualifie d’idiots ou de pêcheurs, ceux qui osent poser la question. Mais en secret , chacun de nous a de quoi etre totalement paniqué par une échéance que chacun sait inexorable. Alors pour ne pas vivre avec l’angoisse de la mort à venir , l’on raconte des histoires et l’on fabrique des " verités". Elles ont uniquement le pouvoir d’etre rassurantes, car elles ne sont pas plus issues d’un raisonnement qu’un créationnisme qui continuerait à nier la présence de vie en deçà des origines prétendues de ce monde. Se rassurer , ne pas vivre une vie accompagnée d’angoisse , se donner ce que l’on appelle , l’illusion du contrôle ( de sa destinée). Et celà est semble t il , capital à la condition humaine.

Les gourous de tous les temps ont fait leur beurre des réponses rassurantes qu’ils donnaient aux populations, et si les religions different à de nombreux chapitre du dogme , de la conduite à tenir de son vivant , elles different bien moins lors qu’il s’agit pour le "medium" , de décrire l’Eden , ou l’enfer , fut il imaginé dans les flammes ou dans l’incarnation d’un cafard ... Les réponses toutes faites ont imposé le respect de ceux qui " intercedaient " avec l’invisible. 

La recherche scientifique , a de fait toujours été un danger pour les dogmes religieux , mais aussi une méfiance ou un peché pour le commun des mortels qui dans ce monde , est tres friand de l’histoire qui lui permet de vivre sans angoisse de la mort ( et il est évident que celà est tres important pour un homme , de vivre sans penser à la mort , çà se comprend tres bien et se respecte aussi ) , ... " friand " de l’histoire qui comptée par le méduim , lui donnera " contrôle " sur sa propre destinée.

Rappelez vous ...

De la même maniere, les corps étaient autrefois sacrés. Dissequer un cadavre était l’acte d’un possédé et non d’un futur médecin. Les rares qui osèrent voler des cadavres sur les champs de bataille pour les disséquer en secret , et commencer à décrire l’anatomie humaine de maniere précise , figuraient au rang de grands dangers pour une église jalouse du pouvoir promulgué par les diverses réponses qu’elles donnait aux question existentielles. elle a de fait brulé vif ces sorciers aux pratiques sataniques.

Alors voilà , il y a forcément une perte de cohérence, une prete de pouvoir idéologique pour quelque uns , une grande déstabilisation pour des croyants , à chercher , mais pire , découvrir le mécanisme de l’abandon de la vie. L’on touche ici et encore une fois au sacré , avec toutes les résistances que celà induit . 

Il faut à une societé , beaucoup plus de courage qu’on ne l’imagine , pour oser aller de l’avant dans la compréhension aux limites du vivant.

GRL.


Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON


Palmarès