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En réponse à :


Illel Kieser ’l Baz 7 décembre 2008 19:20

@internaute
Vous dites :
Les peines sont trés efficaces. Pendant que le pervers est en prison il n’est pas entrain de faire de nouvelles victimes. Quand il sort et s’il a dépassé les 70 ans il n’a plus le même pouvoir de nuisance.

Le problème est que les députés les laissent sortir au bout de trop peu de temps.


Les députés n’ont rien à voir dans une libération et, sauf erreur, ces délinquants sont libérés une fois les formalités de procédure accomplies.


Vous vous cristallisez sur des affaires qui défraient la chronique mais je parle c’est de la pédocriminalité ordinaire, celle qui sévit dans les familles, à l’intérieur ou dans l’alentour immédiat. (Ce faisant vous vous laissez complètement manipuler par une propagande officielle tout en croyant la combattre) Et, pour ces crimes il n’y a ni délit (le crime d’inceste n’existe pas) ni possibilité de faire valoir un droit à la justice.
La campagne actuelle pour une répression tous azimuts est soigneusement orchestrée et elle s’appuie sur des faits dramatiques mais rares.
On sait que la justice dispose des instruments nécessaires pour surveiller, pour réagir. Et les mesures supplémentaires lancées à grand renfort de caméras visent d’autres buts que la simple protection des victimes. On parle un peu trop à la place de ces dernières. Et vous faites de même, vous affirmez savoir ce qui est bien et ce qui est juste.

N’avez-vous pas lu que les victimes de pédocriminalité intrafamiliale ou de voisinage ne réclament pas plus de sanctions ni vengeance mais le droit à être entendues, le droit à la reconnaissance par la société des méfaits subis ?

Et pendant que l’on instrumentalise des faits sordides on passe à côté de ce qui est fondamentalement un fait de société : notre incapacité actuelle à protéger les enfants, nos enfants. (10% des enfants sont maltraités c’est l’estimation la plus basse actuellement publiée. Sachant qu’un proportion non négligeable de maltraitances ne sont jamais déclarées, le pourcentage augmente très sensiblement)

Alors, vous qui invoquez la notion fondamentale de l’égalité devant la justice, vous devriez déjà vous poser la même question, celle de l’équité, pour ces victimes. Et, selon votre propre raisonnement vous poser la question au plan collectif de la cécité collective devant la permissivité de la société devant ces crimes.

Vous pourriez aussi vous dire que parmi les victimes il en est qui sont tout aussi soucieuses que vous de lutter pour une justice commune.

The Lancet : http://www.thelancet.com/series/child-maltreatment


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