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Yannick Harrel Yannick Harrel 3 décembre 2008 15:29

Bonjour Dan,

Je compatis sincèrement à la douleur que peuvent ressentir les victimes de ces actes sexuels. Et je doute que la prison et l’emprisonnement en hôpital psychiatrique puissent hélas apporter un réconfort définitif à ceux qui endurèrent ces épreuves.
Cependant, faire adopter cette loi c’est ouvrir le champ à d’autres imprescriptions. C’est donner corps à un principe que l’homme est mauvais par nature et qu’il ne peut changer. J’ai cité Valjean à dessein dans mon commentaire précédent car Hugo croyait que l’homme pouvait, épris de remords, s’amender.

Si la loi doit s’adapter, elle ne doit pas trouver son substrat dans la colère et l’émotion. Car ceux qui souffrent confondent souvent justice et vengeance, ce qui est d’autant plus dangereux qu’ils ont eux même perdu une part d’humanité et de raison en fonction de l’acte subi. La collusion juge et partie est la pire des situations qui puisse exister pour une justice équitable et efficace. En France, un juge d’instruction s’est assis sur la présomption d’innocence lors d’une affaire très médiatisée : le résultat a été effroyable. On a aussi pu lire des suicides d’enseignants accusés à tort à peine relayés dans la presse Française car trop génant en matière de dommage collatéral. Le tout au nom d’une chasse aux sorcières qui découle d’une dérive sociétale empreinte d’hygiénisme.

Alors oui je ne peux parler au nom de ceux qui ont enduré les souffrances de pervers sexuels, en revanche je puis et désirer parler en tant que citoyen croyant que parfois certains remèdes sont pires que le mal.

Cordialement


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