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BICEP BICEP 28 janvier 2009 02:31

La contradiction est est normale. Cependant attachons nous aux faits.
Le samedi 24 janvier la manifestation a rassembé 25 000 persones dans les rues de Pointe à Pitre soit 5% de la population de l’archipel, ramené à la popuation de la France Hexagonale cela donnerait 3 millions de manifestants dans les rues de Paris. Je suis convaincu que les organisateurs de la manifestation du 29 janvier à Paris sigeraient tout de suite pour une telle affluence.

Et convenons que quelque soit le degré de persuation du collectif lyannaj kont pwofitasyon, ce n’est pas sous la contrainte que l’on fait descendre 25 000 persones dans les rues.

En vérité, l’observateur éclairé remarquera que la Guadeloupe est l’un des département français ou le taux de syndicalisation est élevé bien supérieur à la France métropolitaine. Il remarquera aussi que les elections professionelles ont donné les résultats suivants :
UGTG : 51,67%
CTU : 8,57%
CGTG : 19,89%
FO : 7,24%
CFDT : 5,35%
CFTC : 3,61%
UNSA : 2,16%
FSU : 1,4%

Tous ces syndicats sont membres du collectif auxquelles il faut ajouter le principal syndicat de l’enseignement en Guadeloupe le SPEG, les principaux syndicats des paysans, les mouvements culturels très populaires tels que Aky yo ou Voukoum et des partis politiques (PCG, Les Verts, ANG, UPLG, Convention pour une Guadeoupe nouvelle) . Trois des parlementaires guadeloupéns ont dit comprendre la colère de la population.

L’obervateur éclairé serait autorisé à penser qu’il y a, là, un mouvement social conduit par des syndicats élus démocratiquement par les salariés guadeloupéens, soutenu par le monde de la culture, des artistes, des intellectuels et une partie de la classe politique.

Des intellectuels le philosophe Dohomay ou encore l’historien Jean-Pierre Sainton critiquent des aspects du mouvement mais soulignent une mobilisation et implication sans précédent du peuple guadeloupéen. Pour le philosophe nous assistons à la naissance de la socièté civile guadeloupéene. Et si, il y a quelqu’un qu’on ne peut accuser de conivence intellcetuelle avec les indépendantistes, c’est bien lui. Il avait on s’en souvient pris position pour le non lors du référendum de 2003 sur le changement de statut.

Et en définitive, nonobstant ses idées préconcues, l’observateur éclairé à l’analyse des faits en conclurait qu’il se passe quelque chose en Guadeloupe qui fera date dans son histoire.


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