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wesson wesson 4 mars 2009 21:56

Bonsoir Monsieur Bruxmann,

"L’article a l’avantage d’expliquer simplement ce que sont ces produits mais il a un biais énorme et qui est de plus en plus courant : celui de séparer une économie "réelle" censée être saine d’une économie "virtuelle" censée être malsaine. "

Et bien je vais vous rassurer : l’éconnomie "réelle" actuelle est, à mon sens tout aussi malsaine et vicelarde que ne l’est l’économie "virtuelle". Pour vous expliquer cela, il faudrait parler du capitalisme en général.

Le capitalisme somme toute qu’un régime d’accumulation individuelle de la richesse, jusqu’à sa limite possible. En mots grossiers, le capitaliste veut posséder tout l’argent disponible. C’est vers cela que tends tout bon capitaliste non ? Et donc, le capitalisme, ainsi que ses alliés objectifs ont en toute logique développé des systèmes qui ont permis d’augmenter la vitesse de cette accumulation de richesses.

Avec l’arrivée massive de l’informatique, la dématérialisation des échanges a permis de décupler encore ce régime d’accumulation. Et il faut reconnaitre que le système a été génialement conçu, en ce sens que tout a été fait pour que cela ne se sache pas. Et ça a duré 30 ans, avec la complicité objective des médias de masse.

Mais ce régime n’est pas viable : Cette ultra concentration de la richesse n’est pas pérenne. Et lorsque les gens qui croyaient pouvoir profiter de cette configuration se rendent compte qu’ils se retrouvent du mauvais coté de la facture, les soutiens objectifs au capitalisme s’amenuisent, jusqu’à un changement brutal, habituellement opéré par une guerre ou une révolution.

Et les exemples historiques en ce sens ne manquent pas !

Pour en revenir à votre propos, ce qui pose problème n’est pas à mon sens la matérialisation d’un avoir ou d’une dette, mais une accumulation trop grande de ceux-ci. Et je crois que on est bien là dedans.

Pour en finir avec ça, je ne crois pas qu’une "moralisation" quelquonque puisse être d’aucun secours, surtout concernant un système conçu pour être opaque, et qui dont contient ses propres dérives. Par contre, un écrétage des bénéfices, rentes et accumulations de richesse est à mon sens tout à fait approprié, tant sur l’économie réelle que sur la virtuelle. Les états ont un superbe outil pour aller dans ce sens : l’impôt !

en limitant fortement le profit actionnarial et financier à une norme raisonnable, on rendrait automatiquement inutile tous ces mécanismes dont le seul propos est de faire cracher une insupportable rentabilité aux capitaux.

Et voilà pour l’économie de la mère michu !


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