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Marc Bruxman 5 mars 2009 00:13


Le capitalisme somme toute qu’un régime d’accumulation individuelle de la richesse, jusqu’à sa limite possible. En mots grossiers, le capitaliste veut posséder tout l’argent disponible. C’est vers cela que tends tout bon capitaliste non ?


Non si le système est maintenu libre, la concurrence finit toujours par empécher la création de monopoles. Même Microsoft est en train de voir ses monopoles battus en brêches depuis que l’idée de logiciel libre a fait des petits ! Chaque participant essaie dans le système de maximiser sa part de profit mais comme personne ne peut posséder TOUTES les richesses il s’ensuit qu’il y a circulation. 

Cette circulation se fait en fonction des compétences et du patrimoine de chacun. Des gens comme Bill Gates, Warren Buffet, Sam Walton et d’autres ont fait fortune à partir de rien. 

Avec l’arrivée massive de l’informatique, la dématérialisation des échanges a permis de décupler encore ce régime d’accumulation. Et il faut reconnaitre que le système a été génialement conçu, en ce sens que tout a été fait pour que cela ne se sache pas. Et ça a duré 30 ans, avec la complicité objective des médias de masse.

Pas exactement, effectivement ca ne s’est pas su tout de suite. Mais l’idée était d’avoir un systéme qui permette à l’information de circuler librement. Or le controle de l’information était à l’origine du pouvoir des états. Dès lors, le vers était dans le fruit. Pour ce qui est des concentrations de richesse, elles ne se font que parce que le système éducatif n’a pas suivi et donc que ceux qui savent ont un avantage significatif sur ceux qui ne savent pas. Un peu comme le mec qui savait lire au XIXème siécle, il était king of the world. 

Mais ce régime n’est pas viable : Cette ultra concentration de la richesse n’est pas pérenne. Et lorsque les gens qui croyaient pouvoir profiter de cette configuration se rendent compte qu’ils se retrouvent du mauvais coté de la facture, les soutiens objectifs au capitalisme s’amenuisent, jusqu’à un changement brutal, habituellement opéré par une guerre ou une révolution.

Et toutes les révolutions ont été financés en réalité par les nouveaux riches qui s’en sont servi pour essayer de prendre plus de pouvoir. La révolution française est ainsi un très bon exemple. Les Bourgeois ont baisés les nobles et les curés en se servant des autres. 

Pour en finir avec ça, je ne crois pas qu’une "moralisation" quelquonque puisse être d’aucun secours, surtout concernant un système conçu pour être opaque, et qui dont contient ses propres dérives. Par contre, un écrétage des bénéfices, rentes et accumulations de richesse est à mon sens tout à fait approprié, tant sur l’économie réelle que sur la virtuelle. Les états ont un superbe outil pour aller dans ce sens : l’impôt !

Sauf que la dématérialisation fait que les états sont en concurrence ! Pour de nombreux business vous pouvez aujourd’hui choisir votre pays d’implantation. Que j’ouvre un site web même en Français en France ou depuis un autre pays c’est pareil. Donc si je dois créer un tel business je peux choisir d’aller vivre dans le pays qui m’offrira les meilleures conditions fiscales. Cela limite au contraire le pouvoir des états qui perdent la de facto leur capacité à controler les frontières. Je crois sincérement que le modèle des états nations tel qu’on l’a connu est mort. Et qu’une révolution loin de le recréer finirait de détruire ce concept. Parce que même si un sot style Besancenot prenait le pouvoir il donnerait finalement le coup de grâce à l’état et que l’environnement technologique l’empécherait d’en batir un nouveau à partir de rien. Cela conduirait paradoxalement brusquement au libéralisme le plus "sauvage" si vous voyez ce que je veux dire. 


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