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Vincent Frédéric Stéphane 27 mars 2009 21:10

Je vous suis à quelques nuances près.

La vidéo montre des êtres humains en tuer d’autres en les faisant souffrir.

Celui qui le fait en jouit. Il le fait pour cela. Pour la jouissance physique que lui procure le faire souffrir et la fulgurance de la sensation d’être Dieu en prenant la vie.

C’est une évidence.

En passant, je ne sais pas si un "animal" ressent du plaisir à prendre la vie pour se sustenter.

Etre capable de jouir en torturant est donné à tous.
Accepter de vivre sans se repentir d’en avoir été un jour capable ne l’est qu’à certains.

Celui qui l’a fait et qui se souvient de ces moments avec dégoût et horreur est un frère que je traiterai en frère.

Les images sont dégoûtantes au sens propre. Mais ce qui me reste en bouche, c’est l’horreur que je ressens à l’idée que ce dont je suis est capable de cela. Je vis parmi mes frères qui sont capables de ne pas refuser l’idée de jouir en torturant et en tuant un animal, fusse-t-il de l’espèce humaine.

Ces gens sont porteurs de gènes compatibles avec les miens.

La différence, c’est le niveau de prise de conscience.

Ce que j’ai conscience d’être est incompatible avec jouir de faire souffrir autrui.
J’espère qu’un jour je serai capable de pardonner à celui qui ne se repent pas. J’ai encore des progrès à faire.

Mais venons en à ceux qui n’ont pas assisté sans réagir ni participé ni commis une telle horreur et qui s’en estiment incapables.

Je pense que tant qu’ils n’ont pas pris conscience c’est la jouissance qui en est le moteur, ils sont capables de ce pire si les circonstances s’y prêtent.

S’ils n‘ont pas eu cette prise de conscience, ils ne disposent pas des outils conceptuels et émotionnels qui leur permettraient de résister à certaines tentations.

Tout ce qui permet cette prise de conscience est salutaire.

J’invite ceux qui me lisent sans me comprendre à voir et revoir ces images jusqu’à ce qu’ils puissent ressentir les émotions que trahissent ceux qui frappent, en les observant avant, pendant et après leurs coups.

Regardez jusqu’à être saturé de dégoût, puis jusqu’à être capable d’analyser sans ressentir, puis jusqu’à être capable de ressentir de nouveau mais pas votre dégoût, mais leurs émotions à ces être humains, vos frères donc, qui ne se conduisent pas en simples animaux mais en libre arbitre ivre de lui-même ou ivre d’un libre arbitre collectif qui n’englobe pas la totalité.

Puis travaillez à tuer cette possibilité qui n’est que domestiquée en vous.

Vous verrez ! Cela procure un bien fou ! Et cela a des conséquences que vous ne pouvez soupçonner avant que d’avoir commencé à prendre conscience. De cela et du reste. Y compris de vous.

Tant que vous ne serez capables que de ne ressentir que dégoût pour vos frères tortionnaires, vous serez capables, au contraire des autres animaux, de vous conduire comme eux, ne serait-ce qu’à leur encontre.

Et n’invoquez surtout pas « la condition- » ou « la nature humaine » comme limite à l’amour dont vous êtes capables. Il vous restera toujours de quoi vous repentir. Et vous vous aimerez aussi pour cela.

Pécher en sachant que c’est pécher, c’est aussi chercher Dieu.


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