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John Lloyds John Lloyds 26 mai 2009 15:49

Article qui part d’un bon sentiment, mais malheureusement un peu bâclé, et parsemé d’erreurs. Il aurait mieux valu faire une approche historique, plutôt qu’une classification incomplète et désordonnée, et surtout sur des bases contemporaines vidées de leur sens.

D’abord le concept de Satan est très ancien, on le retrouve aussi bien dans la bible que dans l’antique religion iranienne. Au sens strictement théologique, il veut dire « Opposant », et ce sont les pères de l’église qui lui ont donné cette caractéristique diabolique, en empruntant à l’iconographie grecque l’image de Pan. Mais le concept est essentiel, puisque la question basique posée est : Le principe opposant est-il issu du principe divin, cad en émane-t-il, ou le principe opposant est-il existant comme éternellement dual, existant indépendemment, et destiné à y rester ? Avant d’être théologique, le principe est philosophique, et c’est sur cette base que le dogme catholique fit reposer le principe de l’hérésie, et notamment sur son interprétation manichéenne.

Contrairement à ce qui est dit, les gnostiques ne sont pas lucifériens, puisque le terme fut inventé par St Jérôme, et que la gnose le précédait. La gnose est un ensemble de variantes chrétiennes très disparates, souvent paganistes en assimilant le Christ au principe philosophique du Logos, lui même identifié à Hermès, et certaines d’entre elles furent plutôt satanistes, comme les barbélo-gnostiques, qui mangeaient les foetus, pour ne pas être fourvoyé par le démiurge.

L’article insiste plutôt sur les récupérations contemporaines du satanisme plutôt que sur son sens historique. Le terme est devenu totalement galvaudé par des interprétations très approximatives des appelations anciennes, la wicca se réclamant de la sorcellerie alors qu’elle serait plus philosophie de la nature, le néo-paganisme se réclamant du paganisme alors qu’aucun de ses membres n’a la moindre connaissance de la mythologie, et qu’elle serait plus dans les faits basée sur l’utilisation de rituels issus de la littérature populaire ésotérique du XIX°, sans le moindre rapport avec les grands ou petits mystères de l’antiquité, qu’ils soient d’Eleusis ou des corybantes.

Dernier point, le satanisme fut toujours présent dans les hautes sphères de l’état, avec une apogée dans la cour de Louis XIV, dans ce qu’on appelle de manière pompeuse la vampirologie près-classique puis classqiue. S’il m’est permis de donner un avis, je pense que c’est toujours le cas, et que c’est précisemment ceux qui commanditent ce type de rapport qui sont les premiers satanistes, toute cette franc-maçonnerie auto-proclamée qui gangrène les plus hauts niveaux de l’état, et qui, si elle a probablement abandonné les rituels classiques, n’en mène pas moins, manisfestement, l’humanité au carnage. Quoi de mieux que de stigmatiser ce qu’on est soi-même, sous couvert d’humanisme franc-maçon ?


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