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Lucien Denfer Lucien Denfer 12 juillet 2009 19:00

« L’introspection est un processus qui n’aboutit à aucune délivrance parce qu’il consiste à vouloir transformer ce qui »est« en quelque chose que cela n’est pas. En cette action il y a toujours un processus cumulatif, le »je« examinant quelque chose dans le but de le changer. Il y a donc là, toujours, le conflit d’une dualité, c’est-à-dire un processus de frustration, lequel ne se libère jamais. Et parce qu’on ressent cette frustration, l’on est déprimé.
La lucidité est toute autre chose. C’est un état de perception qui ne comporte ni condamnation, ni identification, mais est silencieux et permet, par conséquent, de se comprendre ».

« Il est difficile de simplement admettre »je suis seul« , sans ajouter » comment me débarrasser de cette solitude ?« ce qui serait un évasion. Il est difficile d’être parfaitement conscient de cet état et d’y demeurer. »

« Après tout, en amour il n’y a pas de relations, n’est-ce pas ? Si, aimant une personne, vous en attendez quelque chose en retour, il y a une relation. Mais si, aimant, vous vous donnez entièrement, il n’y a pas de relation. »

« La guerre est la projection spectaculaire et sanglante de notre vie quotidienne. Elle n’est que l’expression de notre état intérieur, un élargissement de nos actions habituelles. Encore qu’elle soit plus spectaculaire, plus sanglante, plus destructrice que nos activités individuelles, elle en est le résultat collectif. »

« Pour mettre fin à la guerre extérieure, vous devez commencer par mettre fin à la guerre en vous-même. Certains d’entre vous opineront du bonnet et diront »je suis d’accord« puis sortiront d’ici et feront exactement ce qu’ils ont fait au cours de ces dix ou vingt dernières années. Votre acquiescement n’est que verbal et n’a aucune valeur ; car les misères du monde et les guerres ne seront pas mises en échec par lui. Elles ne le seront que lorsque vous vous rendrez compte du danger, lorsque vous prendrez conscience de votre responsabilité, lorsque vous ne la rejetterez pas sur d’autres. »

« L’autorité nous empêche de nous connaître. Sous l’égide d’un guide spirituel nous pouvons temporairement éprouver un sens de sécurité et de bien-être mais qui n’est pas la connaissance du processus total de nous-mêmes. L’autorité, de par sa nature, nous empêche d’être lucides quant à notre être intérieur et détruit de ce fait la liberté, la liberté en dehors de laquelle il n’y a pas de création. L’état créateur n’existe qu’en la connaissance de soi. »

« Pour être à même de découvrir du neuf, d’éprouver quelque chose qui ne soit pas une projection de votre imagination, votre esprit doit être libre, n’est-ce pas ? Il doit être capable de voir ce qui est neuf, sans encombrer chaque fois sa vision de toute l’information que vous possédez déjà, de vos connaissances, de vos souvenirs. »

« La contradiction n’existe que lorsque l’esprit a un point fixe de désir, c’est-à-dire qu’au lieu de considérer tous les désirs comme étant mouvants, transitoires, il s’empare de l’un d’eux et en fait une aspiration permanente. »

« La réalité, la vérité, n’est pas quelque chose que l’on puisse reconnaître. Pour que survienne la vérité, il faut qu’aient disparu les croyances, les connaissances, les expériences, la poursuite de la vertu. Tout cela doit s’en aller. La personne vertueuse et consciente de poursuivre la vertu ne peut jamais trouver la réalité. »

« Le principe de la défense engendre l’offense. Je veux une sécurité physique, donc je crée un état souverain, lequel a besoin de forces armées, qui impliquent la guerre, qui détruit la sécurité. Partout où existe un désir de se protéger, la peur surgit. »

« Il n’est pas facile de s’observer passivement : si l’on y parvient, on commence à comprendre tout le processus des sentiments et des pensées. Lorsqu’on vit en toute lucidité la signification complète de la contradiction intérieure, il se produit un changement extraordinaire car alors »on est soi-même« , on n’est pas quelque chose qu’on essaye d’être. On ne suit plus un idéal, on ne cherche pas le bonheur, on est ce que l’on est, et de là on peut repartir. Alors il n’y a pas de possibilité de contradiction. »


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