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En réponse à :


ewropano (---.---.33.142) 18 janvier 2006 00:15

Meilleurs voeux pour 2006 !

La théorie des cycles m’a souvent intrigué. Il est indéniable que l’histoire se répète, l’économie aussi, mais il semble difficile de trouver une explication simple à ces cycles.

Par contre, si cette explication est complexe, c’est à dire qu’un grand nombre de phénomènes s’enchaînent, il devrait être facile de rompre la chaîne en s’attaquant à l’un des maillons, le plus faible a priori.

Qu’est ce qui est déterminant dans ce phénomène : les décisions des dirigeants, les réactions des dirigés (citoyens-consommateurs-contribuables-épargnants-salariés-entrepreneurs) ou les phénomènes extérieurs (guerres, catastrophes, épidémies...) ?

Ces cycles sont ils de type élastique, comme un balancier, avec une force qui tend à ramener en position d’équilibre chaque fois qu’on va trop loin ; ou de type accumulation - rupture dans lequel le retour en arrière est aussi brutal que long à se déclencher ?

Ce qui n’exclut pas l’effet des limites physiques du monde, ces dernières (ou plus précisément la première atteinte) jouant le rôle de seuil de déclenchement d’une catastrophe débouchant sur le cycle suivant.

Si ce sont les humains qui par leurs réactions de masse, provoquent ces cycles, j’ai du mal à le ressentir en tant qu’individu. J’ai plutôt le sentiment qu’avec des incitations ou des dissuasions adéquates, on me ferait facilement (avec plus d’enthousiasme dans un cas que dans l’autre) changer mon comportement économique. En matière d’incitations, je crois plus à des mesures qualitatives (par exemple faciliter la vie des mères de famille) que quantitatives (comme augmenter les allocations - ce qui, dans un contexte de pénurie, ne fait qu’alimenter l’inflation).

En ce qui concerne les progrès technologiques, outre leurs effets sur le chômage (ce qui traduirait un certain cynisme vu qu’ils se répètent et qu’on ne fait rien pour les éviter), on voit apparaître également des effets de plus en plus dévastateurs sur l’écologie, la biodiversité, le climat, etc.

Ces effets ne sont pas dus au progrès technologique en soi, mais à leur mauvais usage et à notre incapacité chronique à gérer les transitions : entre le moment où les problèmes sont décelés et celui où ils sont corrigés, périodes dont la durée devient elle même un enjeu économique...


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