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wesson wesson 1er novembre 2009 01:28

Bonsoir l’auteur,

D’un coté, votre analyse est normale (cela s’entend pour les gens de votre condition).

En effet, votre préférence va à l’émission type de bavardage ou 4 ou 5 jacassins d’accord sur tout et qui viennent débiter leur brève de comptoir en faisant semblant d’une contradiction. Ce type d’émission pullule à la télévision tant elle interdit tout débat construit. N’importe quel sous doué ayant 15 ans de micros derrière lui pourra balancer en 2 secondes à la face d’un interlocuteur sérieux une fausse évidence dont la contradiction prendrait plusieurs minutes d’explications, et les minutes ne lui seront jamais laissées. Parler plus de 1 minute sans être coupé est une espèce de rareté maintenant à la télé...

La conséquence évidente de ce modèle est la confiscation de la parole par ceux qui ont « la plus grande gueule », ou à défaut ceux qui prennent bien soin de ne jamais se retrouver face à des personnes qui ont plus de gueule qu’eux (l’exemple le plus immédiat étant M. Lefebvre, le Roquet de la présidence, qui ne va se frotter aux débatteurs les plus falots ou inexpérimentés). Également, il est impossible sous cette forme d’exprimer autre chose que des idées simplistes, des banalités totales, des généralités affligeantes, et des poncifs définitifs.

Votre papier me fait penser à ce documentaire réalisé par Pierre Carles, « enfin pris ? », une oeuvre mettant d’ailleurs parfaitement en perspective ce qu’est le type de faux débat que vous défendez. Dans ce documentaire, au sein d’une même émission pourtant présentée comme iconographique de la liberté d’expression, Pierre Carles mets en évidence le formidable décalage entre un intervenant que l’on souhaite faire taire (en l’occurence Pierre Bourdieux), et celui que l’on souhaite chouchouter, en l’occurrence Jean-Marie Messier qui jouait à l’époque au nabab de Vivendi.

Pour le 1er, il fut mit en face de 3 « journalistes » aguerris (JM Cavada, Guillame Durand et Pascale Clarke) qui n’ont pas pas laissé à Bourdieux la possibilité d’en placer une.
Et le second fut reçu par Schneidermann qui en gros a passé toute l’émission à parler de chaussettes trouées et de sandwich, ce qui correspondait à l’image « peuple » que messier voulait alors se donner.

Ce que vous racontez là n’est rien d’autre que ce même exemple transposé montrant bien que dans ce domaine, rien n’a changé à la télé.

Et ce faisant, vous participez à cette très longue quête télévisuelle vers l’insignifiance absolue.

Encore quelques années à ce rythme, et ce sera Pikachu qui donnera la contradiction à Sonic en guise de débat politique.

Un article pitoyable de plus à mettre sur le compte de la débâcle intellectuelle dans laquelle M. Sarkozy a plongé les élites droitières grâce à sa consternante politique gouvernementale.


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