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savouret 16 novembre 2009 12:42

article interessant qui permet de s ’interroger sur certaines dérives résultant d’une conception caricaturale de la démocratie.Malheureusement, celle ci est de plus en plus prégnante, en raison d’une volonté émanant du pouvoir politique, plus précisement du chef d ’état,mais aussi en raison de l’influence des médias qui ont contribuè à l’avénement d ’une« démocratie d’opinion »

l ’essor de celle ci entrave l’approfondissement des débats démocratiques et leur mise en perspective sur le long terme, car elle se caractérise par une focalisation sur les problèmes mis au centre de l’actualité médiatique.Bien entendu, les sujets occupant une position centrale dans les médias résultent pour certains(de plus en plus ?) des aspirations émanant du pouvoir exécutif

Pour un nombre croissant d ’individus, manipulés en quelque sorte par les pouvoirs politiques et médiatiques, la démocratie se réduit de plus en plus à la caricature qui est dénoncée dans l’article et de manière concommitante , leur défiance envers le concept de démocratie représentative ne cesse de se renforcer.

certes, cette hostilité vis à vis des institutions trouve aussi son origine dans l’impéritie des acteurs politiques à résoudre des problèmes économiques et sociaux durables et à fortiori exacerbés par la crise et elle n ’est donc pas totalement illégitime.

toutefois,la préeminence de la légitimité de la démocratie d ’opinion par rapport à celle de la démocratie représentative comporte un réel risque de dérive populiste, ce qui s ’est de toute facon deja amorce depuis une vingtaine d ’années et s ’est accentué sous l’impulsion de sarkozy.

Ainsi, les dirigeants politiques gouvernent de plus en plus en fonction des sondages et cherchent constamment à satisfaire, du moins dans les discours, les aspirations exprimées par l ’opinion publique.Celle ci pense de plus en plus, que les représentants politiques doivent systématiquement subordonner leurs décisions à la volonté populaire exprimée et tend donc à vouloir exercer une sorte de tyrannie, sans réellement se rendre compte, que ce pouvoir qui lui est apparamnent conféré n ’est qu’illusoire, car comme le dit avec pertinence l auteur de l’article, le peuple n ’est jamais consulté sur les débats les plus cruciaux pour son avenir individuel et collectif.

cette évolution remet en cause la recherche du bien commun et de l’interet collectif , qui constitue un fondement de la démocratie , mais suppose bien entendu que les décisions prises aient pour horizon le long terme et non le présent médiatique.Ceci implique également, dans des sociétés aussi peuplées et différenciées socialement que les notres, que le peuple délégue sa souveraineté a des représentants, car en dépit de ses insuffisances , la démocratie représentative reste incontournable, d ’autant plus que la complexité croissante des problèmes auxquels nos sociétés sont confrontées exige plus que jamais de béneficier d’élites eclairées".celles ci doivent etre capables de les appréhender et de prendre des décisions susceptibles de contribuer au bonheur du peuple et à la satisfaction de ses besoins fondamentaux, meme si elles sont impopulaires.

Bien entendu, les représentants actuels sont loin de correspondre à cette vision idyllique, mais le principe de représentation ne doit pas pour autant etre remis en cause,car il serait illusoire de penser que chaque individu possède la meme légitimité pour résoudre les problèmes les plus complexes.


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