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Analis 17 novembre 2010 11:55

Il est certainement remarquable que les juges préfèrent passer pour des gens à la botte des grands industriels, plutôt que de faire la vérité (ce qui veut dire que celle-ci doit être vraiment très grave). Ce n’est de toute façon pas la première fois que la justice de Toulouse prête au soupçon, après l’affaire Allègre et plus récemment la mort mystérieuse de Jon Anza (affaire qui réunit les procureurs Michel, impliqué dans AZF, et Kayanakis, impliquée dans le Bugaled Breizh - un joli tir groupé autour des deux plus grands cover-up récents de l’Etat français) :
http://www.marianne2.fr/Mort-de-Jon-Anza-l-hypothese-barbouzarde-revient_a189825.html .

Encore faut-il dénoncer la vraie injustice. Le plus grand piège est de dénoncer une pseudo « injustice » et d’aider ainsi à son insu la véritable manipulation. Ici, la soit-disante protection offerte à Total n’est qu’une couverture pour détourner l’attention de la véritable fraude commise par les juges, procureurs et experts judiciaires de l’affaire, et tous ceux qui les soutiennent au sein de l’administration, préfecture et gouvernement, là où se trouvent les vrais donneurs d’ordre. Le rôle de Total et Grande Paroisse dans cette affaire est certes obscur, il apparaît qu’à plusieurs reprises ils ont aidé l’Etat à dissimuler ce qui s’était passé. Mais aucunement à cacher un accident industriel, on oublie que les grands industriels peuvent aussi collaborer avec les autorités pour les sortir d’embarras. La version oficielle est simplement fausse.

La théorie officielle de l’accident chimique par détonation d’un tas d’ammonitrates par des résidus chlorés, que le tribunal a tout fait pour accréditer (n’ayant pas prononcé de condamnations seulement par manques de preuves matérielles, et peut-être aussi parce que les accusés avaient des cartes gênantes entre les mains qu’ils gardaient de côté), n’est qu’une suite d’inepties pseudo-scientifiques. Toutes ont été démontées en usant de vraie méthodologie scientifique, ou de simple logique et intelligence.

De nombreux éléments définitivement incompatibles avec la théorie officielle sont établis scientifiquement, eux au-delà de tout doute raisonnable :

Plusieurs explosions distinctes.

Un premier séisme inexpliqué.

Un tas de nitrates d’ammonium qui ne peut pas exploser dans les conditions de stockage établies.

Au moins un hélicoptère non identifié présent sur place.

Une tranchée noire menant au cratère.

Des effets électro-magnétiques et lumineux inexpliqués.

À cela s’ajoutent divers éléments anecdotiques que la version officielle échoue à expliquer. Du comportement étrange de certaines personnes, des anomalies et illégalités dans les autopsies et la gestion de la scène du crime, des alertes anti-terroristes et de l’étrange « oubli » de l’usine AZF dans le dispositif de protection etc...

 

Un grand nombre de victimes, suivies par leurs avocats, ont une responsabilité particulière dans cette situation. Il apparaissait plus simple à leurs yeux de s’en prendre à Total qu’à l’Etat, afin de percevoir plus facilement des indemnisations. Cette attitude a indiscutablement facilité la dissimulation de la vérité. Ils sont tombés en plein dans le piège que leur tendaient autorités et médias, d’autant plus que ceux-ci faisaient perversement semblant de les prendre en considération. Les médias, notamment, ont eu beau jeu de s’indigner la collusion de la justice avec les industriels, le temps de deux ou trois jours, avant de passer à autre chose comme si de rien n’était. Et surtout de ne faire contre cette supposée collusion, signe que cela consiste juste à brasser de l’air afin d’aider les menteurs de l’Etat à enterrer l’affaire.

De façon plus générale, on peut s’interroger sur l’apathie des Toulousains. Surtout quand on compare au cas du Bugaled Breizh. Là, les locaux n’ont pas hésité il y a un an à manifester pour dénoncer les mensonges des représentants de l’Etat. Certes, il est très peu probable que cela suffise à faire éclater la vérité un jour. Mais au moins, cela aura contribué à empêcher que la justice française enterre l’affaire, comme elle se préparait à le faire. Sa tactique est désormais de gagner du temps de tous les côtés, oscillant entre thèse officielle et nouvelles révélations sur la présence de sous-marins divers dans la région.

Cette apathie se renouvelle au sujet du sujet du traitement de la reconversion du site d’AZF. Il y a de véritables bombes à retardement sous le pôle chimique, sous la forme de déchets d’explosifs et d’obus enterrés. Les mêmes autorités responsables de cet état de fait et de l’enterrement de l’enquête sur le 21.9 sont bien déterminées à poursuivre leur politique d’opacité et de mensonges, sans que personne ne proteste ou presque :

http://www.lepost.fr/article/2010/06/23/2126465_toulouse-des-milliers-d-obus-dissimules-par-la-dga-au-nord-des-ballastieres.html

Ou au sujet de nouveaux bruits mystérieux dans le ciel toulousain :

http://www.lepost.fr/article/2010/06/29/2134093_toulouse-un-etrange-bruit-d-explosion-a-des-km-a-la-ronde.html

 


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