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En réponse à :


Vincent Benard Vincent Benard 19 janvier 2010 20:34

@ Philippe Renève :

« Lobbyisme scandaleux, une fois de plus. Jusqu’à quand Agoravox va-t-il donner une tribune permanente aux officines ultralibérales payées pour publier de la propagande ? »

Vos insinuations quant à mon intégrité commencent sérieusement à me les gonfler. Ce que vous faites s’appelle de la diffamation et est passible de poursuites. Tâchez de vous en souvenir.

Remarquez, ce serait drôle de voir votre tête lorsqu’un juge vous demanderait de fournir les éléments de preuve de vos affirmations smiley

Je le répète, comme je l’ai déjà expliqué dans des commentaires antérieurs, pour ceux que ça intéresse, qu’il y a aussi des libéraux animés par de sincères convictions, capables de prendre sur leur temps pour diffuser leur message, pardon, leur venin satanique. Et donc, non, je ne suis pas lobbyste, et pas stipendié pour diffuser mes idées, qui, soit dit en passant, reposent sur un minimum d’arguments et de réflexion, que j’ai du mal à trouver dans vos commentaires. Mais je suis surement biaisé. Quant à l’institut Hayek, dont le budget annuel est tout juste suffisant pour faire tourner son site web et organiser deux ou trois conférences, il refuse catégoriquement tout don d’origine corporate. L’indépendance d’esprit a un prix...

J’accepte toutes les critiques, mêmes les plus dures, mais les attaques ad hominem de cette façon, il y en a plus que marre.

« Et V. Benard n’a même plus le courage de répondre aux commentateurs »

C’est sûr que pour ce qui est des vôtres, je n’ai pas que ça à faire.

« Jusqu’à quand Agoravox va-t-il donner une tribune permanente... »

Je suggère que vous proposiez à Agoravox de créer un comité de censure dont vous seriez président. Certes, je doute que vous osiez publier la réponse qu’ils ne manqueraient pas de vous faire.
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@ Léon (qui part contraste reste correct quoi que très dur sur le fond) :

Vous aimiez jusqu’à présent me dépeindre comme une sorte d’idéologue sectaire, non sans parfois sombrer dans une certaine facilité que le format « commentaire web » favorise. C’est votre droit, je pense avoir amplement démontré aux lecteurs qui prennent le temps de lire calmement que j’essayais d’apporter des arguments de fond pour défendre ce que je crois juste et bon. Je puis me tromper parfois (enfin, rarement, tout de même, faut pas déconner), il est parfaitement possible de ne pas être d’accord, mais finalement, vous pourriez peut être admettre que ma démarche est motivée par la recherche de solutions qui répondent aux problèmes de notre temps. Vous seriez alors vous aussi sur la bonne voie, quand bien même je doute que nous militions un jour sur les bancs du même parti politique. Chiche, Monsieur Léon ?

"Déjà, il ne remet plus en question le principe de la répartition, bien obligé de constater l’inanité des retraites par capitalisation dans un contexte de crises financières endémiques.« 

 »ne remet plus«  : je vous mets au défi de trouver un écrit de moi ou je défends une capitalisation intégrale.

Depuis 2003, je défends le système évoqué ci dessus (Bichot a fait forte impression sur moi, il faut dire). Je me suis toujours méfié des gens qui me disaient qu’il n’y aurait plus jamais d’inflation. Des gens de mes connaissances dans d’autre pays ont tout perdu dans les années 90. Ceci dit, un étage optionnel par capitalisation ne me gêne pas.

 »Il est favorable à un système unifié«  

Oui - pas de passe droit - libéral, quoi !

 »On espère simplement qu’il est aussi favorable à la suppression de la dégressivité des cotisations de retraites en fonction du revenu."

Stricte proportionnalité - (comme en matière de fiscalité... Il faut bien que je dise un truc qui vous hérisse de temps en temps).

"On espère qu’il reconnaîtra aussi les pénibilités différentes et les longévités différentes suivant la CSP."

Bichot-Madelin ont des propositions très concrètes sur la question, mais les articles que je publie sur mon blog doivent rester courts - pour ma part, je pense que lorsque les employeurs imposent une pénibilité particulière, c’est à eux d’abonder le troisième étage de capitalisation du salarié, de par la loi. (vous avez bien lu)

On notera que s’il est favorable aux cotisations définies mais pas aux prestations définies, il n’envisage nullement qu’un dispositif quelconque puisse sinon garantir au moins sécuriser les prestations en question« 

Je pense que c’est rigoureusement impossible. les »prestations définies« , du point de vue financier, sont de faux droits, des »droits mensonge" du législateur qui sait pertinemment qu’il n’a pas les moyens de les provisionner.

On fera observer également à Monsieur Benard que dans les faits les prestations on déjà largement cessé d’être définies à cause notamment du chômage des seniors combinée avec l’augmentation de la durée de cotisations. 

Si, d’un point de vue « de principe », elles sont bel et bien définies, mais mal. Quant au chômage des séniors, la réforme Suédoise y a apporté une réponse intéressante.

On se demande aussi si M. Benard reconnaîtra le travail des femmes au foyer , notamment lorsqu’elles s’arrêtent pour élever des enfants comme un véritable travail ouvrant droit à des points.

Tout est une question du degré de « dilution » des points acquis par les actifs que l’on accepte pour le payer, mais pour des durées raisonnables, oui, les retraités futurs, dans ce système, ont intérêt à payer pour que les mères puissent avoir le temps d’élever leurs enfants. Accessoirement, en cas de divorce, la mère, par une gestion patrimoniale des points acquis, peut ne pas se retrouver le bec dans l’eau, alors qu’aujourd’hui... Idem pour la femme de commerçant qui a aidé son mari gratos et se retrouve au fond du trou après un divorce autour de la cinquantaine... Là encore, lire Bichot. Je sais, je radote.

Bref, Monsieur Benard est sur la bonne voie. Lorsqu’il aura admis tout cela, eh, bien nous aurons le même système qu’aujourd’hui mais un peu plus juste et moins inégalitaire. Chiche, Monsieur Benard ?

Je crois que pour une fois, nous avons moins de désaccords que de coutume. mais le passage aux cotisations définies par rapport aux prestations définies constitue un changement paradigmatique majeur par rapport au système actuel. 

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@ Elchetorix : j’abonde. Lorsqu’un « avantage acquis » ne peut être étendu à toute la population et est payé par elle, alors c’est un privilège.

Mais il est vrai qu’il sera très difficile d’obtenir des super-profiteurs du système actuel qu’ils se sabordent.

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@ Le péripate : tout n’est pas blanc ou noir. Lorsque les gens qui devaient mettre en place un système au sortir de la guerre qui avait massacré tous les liens de solidarité antérieurs, ont eu à choisir, ils avaient le choix entre la capitalisation qui aurait produit ses résultats au bout de 20 à 40 ans, et la répartition qui permettait de financer tout de suite la vieillesse. Certes, ils se sont plantés sur la pérennité du système, mais enfin, en 1946, prévoir l’essor de la contraception...

Bref, ils ont fait ce qu’ils ont cru bon à un moment donné. La répartition n’est pas un truc abominable. C’est l’abus de répartition par des prestations définies non provisionnables et des inégalités flagrantes entre régimes qui l’est.

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