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Bernard 05 14 février 2010 18:35

@l’auteur

« je confirme qu’il n’y a pas eu de débat sur le nucléaire, »
ce qu’on appelle un débat, ce n’est pas une opération de com, camouflée habilement sous l’appellation débat, »

les débats et les votes à l’assemblée nationale, vous appelez ça une opération de com ? Et vous prétendez donner des leçons de démocratie ? C’est de la bouffonerie.
 
« le programme nucléaire a été décidé dans les années 70 par un certain d’estaing, qui rappelons a épousé une certaine madame schneider (du groupe empain schneider)
ce n’est bien sur « qu’une coincidence », »

Je maintiens qu’il y a eu un débat et un vote parlementaire, qui a montré un large consensus sur cette question. Aucune formation politique de l’époque ne s’y est opposé, même si l’opposition de gauche n’a pas voté pour, mais c’était une pratique très usuelle (et qui l’est toujours).

« pour lancer un tel programme, il est d’usage de consulter la population, puisqu’elle est en première ligne. »

Il est d’usage ? Quel usage ? Dans quel pays ? Donnez moi l’exemple d’un seul programme industriel d’envergure où l’on ait consulté la population !

« il faut répondre à la question du risque : vous savez que les centrales actuelles ne sont pas conçues pour résister à des séismes, »

Totale désinformation : les centrales sont conçues pour résister à de séismes plus violents que les séismes historiques ayant affecté leur région. Et parlez-nous maintenant des normes anti-sismiques relatives aux barrages, aux plates formes chimiques, aux sites industriels classés seveso, vous en savez quelque chose ?

« il faut aussi pouvoir assurer la gestion des déchets,
vous n’êtes pas sans ignorer que deux millions de tonnes de déchets se sont accumulées sur notre sol, sans de réelles solutions pour les gérer, à part les entasser. »

D’abord, vos 2 millions de tonnes, c’est du grand n’importe quoi. Les déchets réellement problématiques (HAVL) représentent annuellement environ 200 tonnes. Ils tiendraient largement dans votre salon. La gestion des déchets nucléaires est certainement, de tous les déchets industriels dangereux, la mieux étudiée et celle pour laquelle des solutions très acceptables seront mises en place.
Vous parlez de sécurité avec des trémolos dans la voix. Si vous passez une heure à militer contre les déchets nucléaires, vous devriez passer 100 fois plus de temps à demander la fermeture des centrales à charbon (des dizaines de milliers de morts pas an), à gaz (le récent accident aux USA a fait 50 morts. Vous n’en parlez pas ?), des centrales hydrauliques (l’accident en Sibérie d’août dernier a fait 75 morts. Vous n’en parlez pas ?), des plates formes chimiques (AZF, vous avez entendu parler ? l’accident à Carling de juillet dernier a fait 2 morts. Vous n’en parlez pas ?). Si vous voulez le risque zéro, vous n’avez pas fini.

« de plus, cette énergie qui devait nous assurer une indépendance, nous fait dépendre pour les 3/4 de son approvisionnement en uranium de l’extérieur, l’Afrique, et d’autres, déclenchant au passage des guerres, comme au Niger par exemple. »

Vous voulez savoir ce qu’est l’indépendance énergétique française ? Premièrement, figurez-vous que si on devait produire 480 TWh (production nucléaire France 2009) avec des combustibles fossiles, cela coûterait, aux cours actuels, entre 20 et 30 milliards d’euros annuellement sur notre facture énergétique, déjà très lourde. Combien nous coûtent nos importations d’uranium ? Environ 500 millions d’euros, soit 50 fois moins, et nous exportons de l’électricité pour une valeur supérieure à ce coût ! Deuxièmement, nous avons en réserve de combustible sur notre sol de quoi tenir 3 ans (alors que les réserves d’hydrocarbures se comptent en semaines et ne dépassent guère 3 mois) si l’ensemble de nos fournisseurs (Etats-Unis, Canada, Kazakstan, Niger) venaient à faire simultanément défaut. Hypothèse d’autant plus absurde, qu’Areva est copropriétaire des mines en question et dispose de ce fait d’environ 60 ans de réserves, au rythme actuel. Troisièmement, il est exact que les mines françaises sont maintenant fermées, tout simplement parce que les coûts d’exploitation sont moins favorables. Il serait facile de reprendre l’exploitation dans le cas contraire. Impossible pour le gaz ou le pétrole : il n’y en a plus. Quatrièmement, l’uranium ne « brûle » pas comme le charbon ou le pétrole, mais se transmute en d’autres éléments qui peuvent être valorisés énergétiquement (MOX). 20% de notre électricité est actuellement produite avec du MOX. Cinquièmement, quand on reprendra enfin la filière des surgénérateurs, honteusement interrompue par décision politique, l’uranium sera beaucoup mieux exploité qu’actuellement, ce qui assurera notre production électrique pour plusieurs milliers d’années. Après on verra.


 


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