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Voltaire Voltaire 2 avril 2010 16:37

Analyse intéressante.

Il existe en effet plusieurs options pour Europe Ecologie dans la perspective de 2012.
Négocier un soutien au candidat PS en échange de nombreuses circonscriptions est jouer sûr : forts de leurs scores aux européennes et régionales, et jouant sur les risques de divisions internes au PS lors de ses primaires, EE peut s’assurer un groupe parlementaire important (voire ainsi empêcher le PS d’être majoritaire à lui seul en cas de victoire), un nombre de ministres important (pour crédibiliser et renforcer le parti), voire un poste de premier ministre, et préparer le coup d’après (2017) pour Cécile Duflot, encore un peu tendre.
Le risque est bien sûr de se voir « assimiler » par le PS par l’électorat (comme l’UDF en son temps) et donc perdre son autonomie et son influence.

Dans ce contexte, présenter un candidat au premier tour de la présidentielle est souvent considéré comme le geste minimal de survie et d’autonomie d’un parti (même le Nouveau Centre y pense de nouveau...). Contrairement à l’auteur, je pense qu’ici l’hypothèse Eva Joly est infiniment plus sérieuse que celle de Cécile Duflot. Cette dernière, très marquée à gauche et jeune, aura du mal à séduire un électorat centriste, surtout si un candidat centriste un peu plus crédible qu’Hervé Morin ou qu’un François Bayrou un peu régénéré est présent. A l’inverse Eva Joly, bien que peu expériemntée en matière de campagne politicienne, a démontré lors des européenne en effet d’entrainement et une crédibilité exceptionnelle. Le contraste vis à vis de candidats classiques comme Nicolas Sarkozy pourrait aussi ramener de nombreux abstentionistes vers les urnes. pOurvu que sa campagne soit assez courte et décalée, Eva Joly pourrait réaliser un score au dessus de 10%, suffisament pour peser dans la négociation des législatives. Mais néanmoins, le risque d’un échec existe, qui ramenerait EE à des prétentions plus modestes et consacrerait la domination du PS en cas de victoire.

Reste une troisième hypothèse, celle d’une candidature EE dans une primaire de la gauche. Cela permettrait à EE d’exister sans compromettre ses négociations futures avec le PS, et peut-être de garantir par la négociation un poste de premier ministre aux écologistes dans un futur gouvernement de gauche. Et dans ce cas, la campagne des primaire permettrait aux écologistes de se préserver pour 2017, en rassemblant l’ensembl des forces de gauche face à N. Sarkozy en 2012.

Un bémol pour ces deux dernières hypothèses : en l’absence de candidature écologiste aux pérsidentielles, elles peuvent remette en selle les centristes, (François Bayrou éventuellement, ou un JL Borloo par exemple), si ceux-ci jouent habilement et de façon rassemblée, élément important pour un second tour.

On le voit, ces différentes hypothèses sont susceptibles d’avoir des impacts variables suivant l’état politique de 2012. Il est donc sans doute urgent d’attendre pour EE, et déjà de rassembler sa famille, ce qui ne sera pas chose facile, tant les divergences et la culture du débat sont importantes dans cette galaxie écologiste.


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