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Coopain des bois Coopain des bois 17 septembre 2010 14:25

Je ne crois pas que l’aspect technologique soit primordial. Je crois que la première question qui détermine toutes les autres est celle de la mobilité !
Une question, qui pour être résolue de manière « durable » c’est à dire économiquement et environnementalement pertinente et transmissible aux générations futures doit être résolue de manière globale.
La globalité est que nous sommes aujourd’hui plus de 6 milliards d’individus tendant vers 9 milliards avant 2050 sur une planète que nous devons « préserver » et « cultiver » afin d’enrichir ce patrimoine plutôt que de l’exploiter afin de satisfaire un mode de vie qui n’est pas durablement viable, et qui ne peut être partagé équitablement entre les 9 milliards d’individus.

Je rappelle qu’un milliard d’individus n’ont pas de quoi assurer leurs besoins alimentaires.

La mobilité est un bienfait par l’accès aux échanges économiques, humains, culturels, au confort social ( accès à la santé, au logement, au travail, à l’éducation, etc ) qu’il permet.

Quelque soit le moyen de transport et le niveau de sophistication technologique possible, le transport demeure un gros secteur boulimique en énergie, en matière première, en emprise au sol, et couteux .... Couteux signifie qu’il faut aussi consacrer du temps de travail et de l’énergie afin de pouvoir gagner du temps dans les déplacements.

Il y a un moment où la sophistication technologique engendre une situation paradoxale dans laquelle il faut consacrer globalement plus de temps pour permettre à un usager de faire un kilomètre que si l’usager le faisait tout simplement à pied.

Plus un moyen de transport est sophistiqué plus il coûte cher. C’est le cas de la technologie TGV-LGV qui est bien plus ruineuse que la technologie des trains classiques moins rapides.

Vouloir développer les moyens de transports pour améliorer l’attractivité de l’éloignement et multiplier la mobilité de plus en plus éloignée se heurtent fatalement à un problème de fracture sociale et de dépassement des limites environnementales.
 
Il suffirait de développer l’économie en des pôles de vie de proximité, de favoriser la mobilité de proximité, de décourager le développement de l’économie sur des distances éloignés, et les transports éloignés pour pouvoir offrir aux générations futures un patrimoine social et environnemental durablement amélioré.

Ceci impose de faire des choix politiques qui sont contraires à ceux du jeu économique mondial actuel en lesquels les actionnaires internationaux de grandes industries de transformation des matières premières, des BTP, du nucléaire et de la pétrochimie, etc ne pourront plus continuer à s’enrichir sans vergogne comme ils peuvent le faire aujourd’hui.

Malheureusement, ce pouvoir financier démesuré donne les moyens de pervertir la vie politique, la vie culturelle dans le seul but de maintenir encore ce jeu pervers qui donne d’enrichir encore, non pas les plus pauvres, mais bien ceux qui sont qui déjà bien trop riches !


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