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aberlainnard 5 novembre 2010 23:59

Pour le moment la technologie des batteries ne nous permet pas encore d’espérer des voitures 100% électriques capables de rivaliser en autonomie et en commodité d’approvisionnement en énergie avec les voitures à moteur thermique. Peut-être est-ce l’occasion de redéfinir nos besoins réels en matière de mode de déplacements individuels.

Il me semble que l’erreur est que nous ne parvenons pas à nous détacher du concept de la voiture conventionnelle telle que nous la connaissons aujourd’hui, puissante, rapide, équipée d’éléments de confort souvent gourmands en énergie, comme la climatisation, et en plus dotée d’une autonomie pouvant atteindre les 1000 km. Ce concept est clairement orienté vers un usage longue distance sur route ou autoroute. Sauf cas particulier, ses capacités sont largement sous-utilisées au quotidien. Si l’on considère la distance parcourue, la durée de séjour dans l’habitacle et la vitesse moyenne réelle qui caractérisent la plupart de nos déplacements courants, nous aboutissons à la définition d’un véhicule qui n’a plus rien à voir avec la familiale moyenne de 120 ou 150 ch., capable de frôler ou d’atteindre les 200 km/h, vitesse jamais atteinte en France, sauf à prendre le risque de repasser le permis ! .

Et si nous inversions nos schémas de pensée, si ancrés dans notre mental ! Ce que nous appelons voiture principale aujourd’hui serait, demain, la voiture secondaire ; la routière que nous louerions en fonction de la distance à parcourir, du nombre de passagers, de l’usage et de l’humeur du moment ; coupé sportif, berline familiale, monospace ou camping car. Le parc de ces voitures pourrait être mutualisé sous forme de copropriété, comme cela commence à se faire à Paris selon ce que j’ai entendu dire.

Peut-être, est-ce une opportunité pour inventer un autre concept de « véhicule principal » répondant réellement à nos besoins de déplacement sur courtes et moyennes distances.

Pour faire le parcours domicile-travail, accompagner les enfants à l’école, faire ses courses, aller au restaurant ou au cinéma, une autonomie de 200 km par jour peut généralement convenir. D’autonomie réduite mais suffisante, d’un entretien économique, de faible encombrement au sol, un peu plus rustique mais dotée d’une modularité pratique du genre ludospace, apte à transporter une petite famille ou des charges encombrantes selon les besoins du moment. Pour ce qui est des performances, en milieu urbain, péri-urbain ou interurbain où la vitesse est limitée typiquement à 50, 70 et 90 km/h, une vitesse maximum de l’ordre de 90-110 km/h ne serait ni pénalisante, ni ridicule.

Pour le coup, le nouveau concept de "véhicule principal" pourrait très bien être électrique.

Éventuellement, un petit groupe électrogène silencieux, du genre de ceux que l’on trouve sur les marchés pour l’éclairage des étals, pourrait être embarqué permettant, en quelques minutes, de retrouver un niveau de charge minimum des batteries et un complément d’autonomie assurant un retour au bercail sans l’angoisse de la panne loin de la prise.

 

À dire vrai, et pour être honnête, ceci demanderait un tel changement dans nos comportements (usagers et constructeurs) et dans les infrastructures actuelles que je ne crois pas que ce soit réalisable dans un avenir proche ! Finalement, je vais conserver mon Berlingo qui, lui, couvre pour le moment mes besoins de véhicule principal ET secondaire ! ! !

Tant qu’il y aura du pétrole pour tout le monde ….

Après, le cours de l’âne et du mulet risque de monter en flèche ! En attendant l’énergie miracle abondante, renouvelable, propre et gratuite ! ! !

 

 


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