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En réponse à :


Eric (---.---.138.114) 19 mai 2006 20:07

Votre questionnement est intéressant.

Il est vrai que la réussite de Plenel aura été, en grand chef cuisinier, de rehausser la sauce Monde. Ce journal, ennuyeux par vocation (c’était la devise du Temps, son prédécesseur, je crois ?), est devenu passionnant. Il a même acquis le statut de drogue en vente libre...

J’ai eu l’opportunité de rencontrer Edwy Plenel (j’en parle ici : http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2006/03/13/edwy-plenel-re-devenu-journaliste.html).

Ce que je retiens de cette rencontre, c’est avant tout des impressions. Des impressions quasi physiques. Le personnage m’a impressionné, pour tout dire. Il est concentré, presque tendu. Il parle beaucoup mais vous écoute (il vous écoute pendant qu’il parle, dirait-on). C’est donc un journaliste, un interviewer : quelqu’un qui capte ce qu’il entend et ce qu’il voit. Mais c’est aussi quelqu’un de tendu vers un but, une idée, presque une obsession. Et c’est en cela qu’il devient plus complexe, presque ambigü.

Cela dit, une chose est claire : s’il a régné sur Le Monde en augmentant les ventes, c’est aussi parce que les ventes ont baissé qu’il est parti. Son éviction est politique en un sens (il explique que Le Monde roule aujourd’hui pour M. Sarkozy, dont Alain Minc et Jean-Marie Colombani sont des « amis ») mais elle est surtout économique (Plenel ne se reconnaissait plus dans le projet du groupe Le Monde). Donc,comme vous le disiez, la vérité d’un journal, c’est bien les ventes...


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