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Walid Haïdar 1er juillet 2011 20:41
Le premier protocole à appliquer c’est celui de la prévention.

Ensuite c’est de paradigme qu’il faut changer et non de protocole.

Cesser de faire de la symptômatologie et s’attaquer aux causes. Cesser de penser les facteurs isolément à tout prix et se dire que bien souvent il n’est pas pertinent de penser globalement.

Cesser de se branler en double aveugle. Excusez ma grossierté, mais quelle est cette croyance qui voudrait qu’un traitement digne est un traitement qui a fait ses preuves en doubles aveugle ?

Exemple : si des gens sont atteints de maladies graves qui détériorent leur santé assez rapidement, et qu’un traitement est proposé sous forme d’un régime particulier, et que ce régime peut faire effet au bout de quelques semaines comme au bout de 2 ans d’assiduité. Comment vous faites un double aveugle, sachant que ce régime doit s’ajuster patient par patient, car chacun a ses spécificités ? Pourquoi le fait de constater que la méthode marche expérimentalement sur des milliers de personnes avec environ 80%, ne suffit-il pas à susciter l’intérêt ? parce que tout est fondé autour de la rentabilité, et que des protocoles inscrits dans cette logique et conditionnés par elle empêchentd e s’exprimer des méthodes qui ne PEUVENT PAS et NE POURRONT JAMAIS être testées en double-aveugle.

Donc certes, il faut changer les protocoles, mais il faut aussi comprendre que si les protocoles sont ce qu’ils sont, c’est parce qu’ils ont été produits par un certain système (économique et conceptuel), et pas un autre. C’est donc ce système entier qui doit être remis en cause, et profondément.

On pourra alors sereinement appliquer des méthodes efficaces et appropriées sans jeter l’opprobe sur tout ce qui ne rentre pas dans le moule d’un système qui n’a rien d’une science, mais qui est une réalité sociale, économique, et même politique, dans laquelle la science est utilisée certes, mais dénaturée.

Pour provoquer aux limites par l’absurde : si l’effet placebo concurrence les médicaments, pourquoi n’étudie-t-on pas plus la capacité qu’a l’esprit de guérir le corps ? c’est ça non l’effet placebo, l’auto-suggestion ? pourquoi n’y aurait-il rien à tirer de ce champ d’investigation ?

RÉPONSE SIMPLE ET ÉVIDENTE : il n’y aurait strictement rien à gagner financièrement.

Il faut donc que la puissance publique se dote de moyens et laisse les chercheurs décider souverainement de leurs axes d’investigation, sans dépendre d’une quelconque industrie.

Je ne dis pas qu’il faut jeter tout ce qui se fait actuellement, je dis qu’il faut libérer la médecine de l’industrie pharmaceutique, et des intérêts privés, pour penser librement, en dehors des clous de l’argent et de la logique de profit, qui oblitère drastiquement le champ des possibles.

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