@The White Rabbit
« Le vaccin Sputnik V est d’ancienne génération car vous n’aurez qu’une puce 3G en cadeau.Préférez la puce 5G des vaccins Pfizer et Moderna », écrivez-vous.
Je préfèrerais mon vieux Nokia 3310 bi-bande GSM 900/1800 avec les reptations du « snake ».
Ci-après un article anti-complotiste qui, soucieux de traquer le déni, vient tout simplement donner crédit à ce dont personne ne veut entendre parler.
"Plusieurs théories circulent autour de Bill Gates, particulièrement en ces temps de pandémie. En avril, une rumeur émergeait selon laquelle celui-ci voulait se servir d’un vaccin pour implanter une micropuce, afin de suivre et de contrôler les foules. Plusieurs reportages ont expliqué que Bill Gates n’avait pas vraiment dit cela. Le Détecteur de rumeurs pour sa part, s’est demandé si la chose était technologiquement réaliste.
Implanter une technologie informatique ? Oui
Le corps humain peut tolérer des objets étrangers à des fins médicales, comme le montrent les stimulateurs cardiaques (pacemakers) depuis des dizaines d’années. Alors que ceux-ci faisaient traditionnellement la taille d’une pièce de un dollar, des versions miniatures sont de plus en plus développées. Par ailleurs, tout corps étranger, pour éviter d’être rejeté par le corps humain, devra être biocompatible (acier inoxydable, titane, céramique) ou « encapsulé avec une couche mince de silicone médical pour une meilleure acceptation par les tissus », explique Mohamad Sawan, professeur en génie électrique à Polytechnique Montréal.
Un implant minuscule ? Oui
Est-ce qu’une « micropuce » pourrait être assez petite pour être implantée par une seringue ? Certains amateurs ont adopté les implants sous-cutanés, qui utilisent la même technologie que les puces qu’on injecte aux animaux de compagnie à l’aide de grosses seringues (des seringues plus grosses que celles auxquelles nous sommes habitués lors d’un vaccin ou d’une prise de sang, par contre). De la taille d’un grain de riz, ces « dispositifs électroniques passifs de radio-identification » (RFID) sont souvent insérés dans les tissus sous-cutanés de la main ou, plus rarement, dans le muscle du triceps. C’est la même technologie qu’on trouve dans les cartes de crédit sans contact, les traceurs antivols dans les boutiques, ou les serrures de portes sans contact.
Suivre à la trace ? Non
Toutefois, pour pouvoir lire l’information sur une puce RFID, le lecteur doit être placé à proximité. L’onde électromagnétique générée par le lecteur active alors le circuit de la puce et émet un signal radio par la même antenne. Impossible, donc, de suivre quelqu’un « à la trace » en temps réel. On peut tout au plus, avec cette technologie du lecteur et de la puce, suivre les déplacements d’une personne avec un certain délai, en analysant par exemple les transactions effectuées avec des cartes à puce, à condition que cette personne les utilise.
La technologie des nanoparticules injectables décrite dans une étude du Massachusetts Institute of Technology (MIT) réalisée avec l’aide financière de la Fondation Bill et Melinda Gates, à l’origine de certaines des rumeurs, ne permet pas non plus de suivre quelqu’un.
Cette technologie, testée pour l’instant sur les rats, est semblable à un tatouage invisible, soit une technologie passive, qui indiquerait si quelqu’un a reçu un vaccin.
/C’est précisément ce dont il s’agit.
Ces nanoparticules injectables sous la peau émettent une lumière fluorescente invisible à l’œil nu, mais détectable par un téléphone intelligent.
/ On approche. Resserrez la focale, voulez-vous ?
Ici encore, « il est essentiel que le sujet soit très près du lecteur, comme pour les lecteurs de code-barre [ou de puces RFID] », précise Pierre Savard, professeur émérite au Département de génie électrique à Polytechnique Montréal.
/ N’ayez crainte, le lecteur se rapprochera du porteur de cod-barre, puce RFID ou autre.
Suivre avec un GPS ? Non
Pour suivre quelqu’un à la trace en temps réel, on doit alors se tourner vers les GPS (Global Positioning System). « Le GPS n’émet pas d’ondes, il reçoit des ondes venant de satellites », explique le professeur Jean-Jacques Laurin, de Polytechnique. Pour qu’un GPS fonctionne, « les ondes reçues doivent donc être captées par une antenne de taille suffisante ».
Or, cela signifie que l’antenne doit minimalement avoir une taille de 2 cm x 2 cm, ce qui est beaucoup trop gros pour pouvoir être injecté (discrètement) par une seringue. Sans compter la nécessité d’une alimentation électrique pour la puce. De plus, les ondes venant des satellites seraient réfléchies ou absorbées par la peau, ce qui rendrait le signal encore moins détectable. « On est très loin d’un implant injectable », ajoute Pierre Savard.
Ceux qui voudraient suivre les foules par GPS disposent par ailleurs déjà d’un moyen beaucoup moins compliqué qu’un vaccin et qui se retrouve dans les poches d’une vaste partie de la planète : les téléphones.
On trouvera autre chose, n’ayez crainte.
PS. S’agissant de l’étude précitée intitulée Research Article Bioengineering Biocompatible near-infrared quantum dots delivered to the skin by microneedle patches record vaccination Science Translational Medicine 18 Dec 2019:Vol. 11, Issue 523, eaay7162 DOI : 10.1126/scitranslmed.aay7162
L’article est encore disponible.
Il n’est pas interdit de le lire.
Il est aisé de constater que nous sommes fort éloignés de la pommade adoucissante et des gouttes tranquillisantes administrées par les « décodeurs » et « chasseur de fake-news »...
Lire ci-après ;
https://stm.sciencemag.org/content/11/523/eaay7162
Cordialement,
Renaud Bouchard
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