Même
si son jugement est sans ambiguïté, je
trouve Dean O’Brien assez
diplomate dans sa manière de formuler ce qu’il pense des médias
mainstream occidentaux. Pour ma part, la couverture médiatique des
événements de 2014 en Ukraine par nos médias a provoqué un choc
en moi : j’ai réalisé que j’avais jusque-là vécu dans un
monde de mensonges. Le réveil a été brutal. Je
me souviens par exemple de deux « journalistes »
demandant à une députée écologiste, sur je ne sais plus quelle
chaîne, de se prononcer sur le fait que la Russie ait fait abattre
l’avion MH17 de la Malaysia Airlines. Visiblement, la pauvre députée
était tout juste au courant qu’un avion avait été abattu en
Ukraine. Question insidieuse et
tendancieuse car aucune enquête n’avait encore été menée pour
déterminer qui étaient les coupables, les débris de l’avion
étant pour ainsi dire
encore chauds. Et je passe sur le scandale de la quasi inexistante
couverture médiatique du massacre de la Maison des syndicats à
Odessa. À
peine mieux qu’un fait divers ou que la rubrique des chiens
écrasés.