Ce qui est en train de se mettre en place, ou
plutôt le « perfectionnement » du système déjà en place visant à
optimiser les rendements du capital, tout ça n’est pas un « totalitarisme »,
mais la domination exacerbée de certains groupes sociaux minoritaires sur une
majorité qu’ils manipulent.
L’essence du « totalitarisme »
est de vouloir mettre fin à toute division entre les sphères de la société : la
société forme un tout unifié où l’Etat, l’économie, l’école, la culture doivent
être au service de la cause révolutionnaire ou totalitaire.
Or, non seulement le système en place,
portant le masque d’une pseudo « liberté-égalité-fraternité »
baptisée « démocratie », admet la « division sociale », mais
il la creuse pour opposer entre eux ses adversaires, en mettant en place et en
prenant soin de faire fonctionner la séparation entre de nombreuses instances (société
civile et Etat, vie privée et vie publique, classes sociales antagonistes, pouvoirs
exécutif, législatif et judiciaire).
Le pouvoir de l’état n’est que
l’expression de la classe dominante. Ce qui est nouveau, c’est que les ficelles
des pantins commencent à s’effilocher sérieusement et à se voir dans ce décor
vieillot et défraichi qui n’arrive plus à faire vraiment illusion.
Malheureusement le public en redemande
quand même. Guignol est vieux, mais les spectateurs le sont encore plus !