Il y aurait effectivement beaucoup à dire, sur cette volonté de vouloir effacer tout passé dont on aurait honte.
Ça revient à ne pas assumer ses erreurs et à se comporter comme un enfant gâté : « cette histoire ne me convient plus, hop je l’efface ! » , « cette langue est morte, hop je la biffe ! »
Surtout, à force d’effacer des mots de nos dictionnaires, nous allons les oublier. De même, effacer son passé, c’est vouloir l’oublier, c’est s’exposer à ne plus apprendre de nos erreurs et de nos expériences, aussi malheureuses fussent-elles.
Les mots que nous utilisons sont de racine grecque ou latine, ces mêmes racines qui nous permettent de deviner le sens et/ou l’orthographe d’un terme inconnu.
L’homme se coupe de ses racines, c’est dire à quel point il est plein de vacuité et de fatuité.