« Le monde n’est pas une marchandise »
Et pourtant, le vivant, dont en premier lieu l’humanité, n’en est que le consommateur.
Parce
qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir,
se loger et se soigner, l’être
humain plus que tout autre
est un consommateur. Et
il
l’est
depuis
sa conception jusqu’après sa mort, se doublant
d’un producteur dès qu’il est en âge de travailler. Il est
ainsi, avant toute autre opinion ou considération, un agent
économique au service de la société, mais
aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents
augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils
s’inventent toujours plus nombreux –, plus ils produisent,
consomment, échangent et s’enrichissent, avec l’aide du progrès
scientifique et technique, quelles que soient les conditions du
partage de leurs richesses. Qu’il s’agisse de ressources non
renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement
augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais
avare de catastrophes inopinées ou cycliques.
Tous
les malheurs du monde,
que l’homme a la capacité de maîtriser,
en découlent