A lire les commentaires de tous ces génies qui ont passé le vrai bac et pérorent sur les jeunes qui sont tous des ânes, des incultes, ..., j’ai envie de leur dire .... rien tellement leur discours est d’une inanité assez considérable. Dans les années 60-70 le discours était le même sur le Bac dévalorisé et gnagna, ....
Le Bac a été l’instrument d’une selection à une époque où la majorité des besoins de main d’oeuvre était sur des métiers manuels. Depuis la mécanisation et automatisation a entrainé une baisse drastique du besoin de main d’oeuvre des métiers manuels. Cette baisse est accompagné d’une hausse des besoins en termes de métiers qui nécessitent des formations plus longues. Les formations courtes en IUT et BTS, et la demande de ces formations par les jeunes et les entreprises, est de plus en plus importante.
Alors oui, le latin et le grec ont laissé la place à l’apprentissage de la programmation, la philo a disparu pratiquement, les matières littéraires sont moins prisés, les scientifiques remplissent les classes.
Notre société a besoin de diplômés à un niveau technique beaucoup plus élevé qu’il y a simplement une vingtaine d’années et ce niveau minimum est le BAC+2.
Il suffit de voir la différence sur le chômage, en termes de durée de recherche du premier emploi et de durée d’inactivité, entre les jeunes sans formation et ceux avec diplômes pour casser cette antienne sur l’inutilité des diplômes et surtout du bac.
PS : Rosemar, si le Bac a un taux de réussite de 95%, toutes formes confondues, général, professionnel ou technologique, il ne faut pas oublier que sur une classe d’âge plus de 20% n’ont aucun diplôme et pas plus le Bac. En place de vous inquiéter pour ceux qui ont toutes les chances de trouver des formations, même si c’est difficile, il serait peut être utile de se polariser sur les causes de ces jeunes abandonnés, sans diplômes et voués au pire pour leur avenir ...