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Accueil du site > Tribune Libre > 11-Septembre : Gérald Bronner ou le côté obscur de la sociologie

11-Septembre : Gérald Bronner ou le côté obscur de la sociologie

Dans sa matinale du vendredi 1er mars, France Inter se demandait "comment distinguer la vérité et le fantasme dans l'actualité ?". En effet, comment savoir quelles sont les informations fiables et celles qu'il faut prendre avec des pincettes ? >Un journaliste sérieux répondra qu'il faut tout simplement s'intéresser aux faits, les étudier, les confronter entre eux, c'est du moins ce qu'on enseigne habituellement dans les écoles de journalisme. Il faut pour cela réussir à mettre de coté ses préjugés, ses croyances, ses a priori et être capable de n'exclure aucune hypothèse. Mais les croyances peuvent s’avérer tenaces, y compris chez ceux qui les étudient…

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Gérald Bronner, professeur de sociologie à l’Université Paris-Diderot
Gérald Bronner, l'invité de la matinale, est un sociologue, spécialiste des croyances. Il vient de publier La démocratie des crédules. Il aurait été utile que son analyse commence par définir ce que recouvre précisément le terme de « croyant » ou fournisse au moins les critères permettant de distinguer les croyances des convictions, des connaissances. Peut-on dire par exemple que celui qui adhère à la version des attentats du 11-Septembre telle qu’elle est présentée dans les rapports de l’administration américaine est un croyant ? A contrario, peut-on qualifier de croyant celui qui doute de cette description des évènements sans adhérer pour autant à une quelconque thèse alternative ?
 
Selon la définition généralement admise, la croyance est « le processus mental expérimenté par une personne qui adhère dogmatiquement à une thèse ou des hypothèses, de façon qu’elle les considère comme vérité absolue ou une assertion irréfutable, et ce indépendamment des preuves, notamment empiriques, qui en attestent ou en contestent la crédibilité  ».
 
Une définition que ne partage visiblement pas le sociologue, pour qui celui qui a pris le temps d’examiner les faits et qui aurait des doutes serait un croyant, alors que celui n'ayant pas étudié le sujet mais qui s’en remettrait aveuglément au discours officiel ne serait lui, pas un croyant. Pourquoi ? Tout simplement parce que selon M. Bronner, la thèse officielle du 11-Septembre est vraie et donc ceux qui la critiquent sont dans l’erreur.
 
Quelques jours plus tard, M. Bronner donnait aux auditeurs de France Culture sa définition toute personnelle de la croyance : « Une information, c’est une donnée : elle peut être vraie ou fausse. Ensuite selon qu’elle soit vraie ou fausse, on peut les classer en connaissance ou en croyance. »
 
Nous verrons au cours de l’article que pour établir si une information est vraie ou fausse, M. Bronner adoptera le comportement des croyants qu’il étudie.
 
L'émission - que vous pouvez écouter ici dans son intégralité - commence avec plusieurs réflexions pertinentes, que nous ne pouvons qu'approuver, mais dont la mise en application semble arbitraire :
 
  • « Une des grandes tentations du croyant, c'est d'aller chercher des informations qui confirment sa croyance (...) Nous avons tendance à aller chercher toujours une information qui va confirmer ce que nous pensons. Si nous sommes de droite par exemple, nous fréquentons tel type de journal, si nous sommes de gauche, nous fréquentons tel type de journal  ». (2'13) 
 
Et les journalistes convaincus par la thèse officielle ne vont fréquenter que les sites la défendant. Partant du postulat que la remise en question de la thèse officielle est infondée, nombre de journalistes accordent une confiance aveugle à ceux qui prétendent réfuter les arguments des sceptiques [1]. Aucune vérification n’est alors menée, aucune confrontation entre les deux partis n’est même envisagée, tant il leur parait évident qu’une telle démarche (pourtant à la base du travail journalistique) s’avèrerait une perte de temps.
 
 
  • «  il y a un consensus scientifique et il y a quelques farfelus, quelquefois ils ont raison ces farfelus, mais la plupart du temps ils ont tort  » (6'12) 
 
Etrange raisonnement que nous délivre ici M. Bronner au sujet des « lanceurs d’alertes » [2] qui restent à ses yeux des « farfelus » quand bien même ils auraient raison. De notre côté, nous avons été quelques fois qualifiés de farfelus, de sales cons, de cerveaux malades, ou même d'extrémistes, par des gens victimes de préjugés ou qui voulaient nous discréditer. Nous ne prétendons pas détenir une quelconque vérité au sujet des attentats du 11-Septembre. Nous constatons simplement, à l'instar de nombreuses familles de victimes et d'associations de professionnels que le rapport officiel comporte de graves omissions et manipulations et qu'à ce titre, il est légitime, et non farfelu, de militer pour une nouvelle enquête.
 
 
  • « le droit au doute doit s'accompagner, comme tout droit, de devoir. Et le devoir du doute, c'est celui d'exprimer son doute de façon méthodique avec des arguments réfutables par la communauté scientifique. [Si vous refusez de discuter avec vos contradicteurs] vous n'acceptez pas de jouer le libre débat, argument contre argument, méthode contre méthode ». (6'24) 
 
L’ingénieur en génie civil Jonathan Cole et le physicien Steven Jones n'ont pas attendu les conseils du sociologue et ont présenté des arguments basés sur des expériences que chacun peut reproduire et qui contredisent certaines hypothèses du NIST (l'organisme en charge de l'étude technique de la chute des 3 tours du WTC). Nous laissons à M. Bronner le soin de juger s'ils ont exprimé leur doute « de façon méthodique avec des arguments réfutables par la communauté scientifique » [3].
 
Notons qu’en plus de se dispenser d’expériences pour valider ses hypothèses, le NIST refuse de livrer les données de ses simulations informatiques (au motif que leur divulgation « pourrait compromettre la sécurité publique ») et décline les invitations à débattre, n'acceptant pas ainsi - pour reprendre les mots de M. Bronner - « de jouer le libre débat, argument contre argument, méthode contre méthode ».

En ce qui nous concerne, nous ne demandons pas mieux que de voir défenseurs et détracteurs de la thèse officielle débattre ensemble (c'est d'ailleurs l'un des principaux objectifs de notre association). Malheureusement, force est de constater que la plupart des médias ne semblent guère prêts à un vrai débat public sur les attentats du 11-Septembre [4].
 
  • «  Si vous avez envie de croire cela, vous trouverez toujours une forme d'autorité pour assoir votre point de vue  » (7'30)
 
N'est-ce pas précisément ce que font les journalistes qui invitent M. Bronner à s’exprimer ? Par ailleurs, l'expert sollicité pour renforcer une croyance est flatté d'accéder à la reconnaissance de son travail, ce qui lui permet ainsi d'acquérir une notoriété qu'il estime bien méritée. On peut comprendre qu'il soit difficile pour n'importe quel spécialiste, invité à s'exprimer sur un sujet, d'envisager qu'il est sollicité non pas pour la qualité de ses analyses mais pour conforter les journalistes dans leurs préjugés [5].
 
  • « Les croyants sont beaucoup plus motivés que les non croyants en général, ce qui fait qu'ils arrivent à imposer souvent leur point de vue » (8'27)
 
Notons que la motivation la plus forte ne pèsera guère si les arguments solides ne sont pas là pour soutenir les convictions défendues. Dans le cas du 11-Septembre, nous récusons évidemment ce terme de « croyant » car il ne s’agit pas pour nous d’imposer notre point de vue ou "nos croyances" mais d’essayer de faire entendre nos arguments. En revanche, lorsque des journalistes refusent par exemple la parole à des experts remettant en cause la thèse officielle [6], n'imposent-ils pas alors leur point de vue ?
 
 
  • « Le problème, c'est celui des indécis [...]. Si on laisse les croyants occuper une place majoritaire dans l'espace des idées, il est possible que ces indécis basculent du côté obscur de la rationalité ». (8'45)
 
Heureusement pour M. Bronner, les éditocrâtes qui adhèrent sans réserve à la version officielle veillent assidûment à ce que les indécis ne basculent pas « du côté obscur de la rationalité ». Pour cela, ils disposent de toute une palette d’argumentaires : injures, accusations d’antisémitisme, de révisionnisme, de négationnisme, de conspirationnisme, d’antiaméricanisme, d’antidémocratisme, de soutien au terrorisme … sans oublier le recours aux intellectuels nous mettant en garde contre les dévoiements de la raison.
 
 
C'est ensuite qu'intervient le journaliste Thomas Legrand :
 

 
 
Transcriptions avec nos commentaires :
 
Thomas Legrand : « Les conspirationnistes du 11-Septembre (terme bien pratique qui permet de discréditer celui qui se pose des questions) disent : "Les enquêtes ne vont pas jusqu'au bout, et donc il y a un complot (un raisonnement caricatural que ne tiennent généralement pas les sceptiques). Ce qu'on peut suspecter, c'est que si les enquêtes allaient jusqu'au bout (on reconnait donc que jusqu'à présent, les enquêtes n'ont pas été jusqu'au bout...), on verrait qu'il n'y a pas de complot évidemment (ni même un complot organisé par al-Qaïda ? Le 11-Septembre serait donc ... un accident ?), mais que effectivement les services secrets américains ont un peu (notion très relative) manipulé (mais il faut croire que ce n'est pas bien grave), ils ont peut-être (mais ce n'est pas sûr) mal réagit (comme par exemple une guerre en Irak et une autre en Afghanistan ?) à certains moments (qu'on imagine rares et brefs), mais ils n'ont pas organisé le 11-Septembre (félicitations à M. Legrand qui reconnait que les enquêtes ne sont pas allées au bout mais qui sait avec certitude quel en aurait été le résultat). »
 
Gérald Bronner : « Oui, certainement pas ! » (parole d’expert en sociologie)
 
Thomas Legrand : « Et peut-être que plus de transparence mettrait en cause des gens mais effondrerait cette théorie du complot (le journaliste Thomas Legrand ne peut donc qu’être favorable à notre demande d’une nouvelle enquête…). »
 
 
Poursuivons avec notre sociologue :
 
  • « Quand on a demandé à Tony Blair quelle était sa plus grande erreur politique on aurait pu croire que c’était peut-être son alliance avec les Etats-Unis dans la 2ème guerre d’Irak (…) mais en fait c’est pas ce qu’il a dit du tout. Il a dit sur un ton semi-ironique, que sa plus grande erreur a été de faire voter la loi FOI qui est une loi de transparence, de liberté d’information pour le public. C’est une revendication démocratique à mon avis irrésistible : vous ne pouvez pas dire au nom de quoi j’aurais le droit de savoir et pas vous, sauf les secrets d’états bien entendu. Le problème, c’est que cette transparence, elle organise en effet… Pourquoi est-ce que Tony Blair a considéré que c’est sa grande erreur ? Parce qu'on a constaté que statistiquement les journaux de presse faisaient ensuite des articles de plus en plus basés sur la théorie du complot conspirationniste. Plus vous avez d’informations, plus vous pouvez mettre en scène ces informations pour raconter une histoire. C’est exactement ce que font par exemple les conspirationnistes du 11-Septembre… » (10’30)
 
Touchante histoire que nous raconte ici M. Bronner mais bien éloignée de la réalité. Le 6 février 2003, Tony Blair déclarait : «  Permettez-moi d’évoquer cette histoire de pétrole … la théorie du complot du pétrole est honnêtement une des choses les plus absurdes quand vous regardez ce qu’elle dit. Le fait est que si nous étions intéressés par le pétrole d’Irak, nous pourrions probablement conclure un accord dès demain avec Saddam Hussein sur ce pétrole. Ce n’est pas le pétrole le problème, ce sont les armes… »
 
Seul problème : cette soi-disant « théorie du complot du pétrole » avancée par M. Blair n’en était pas une. Après plusieurs années de lutte, l’activiste Greg Muttit, spécialiste du pétrole irakien, parvient à faire déclassifier grâce à la loi FOI sur la liberté de l’information plus de 1000 documents confidentiels. On y trouve notamment un mémo du Foreign Office du 13 novembre 2002, faisant suite à un meeting avec BP : « L’Irak est [le pays] le plus prometteur en pétrole. BP veut absolument y mettre pied et s’inquiète de ce que des accords politiques ne lui offrent pas cette opportunité. Les potentialités à long terme sont énormes…  »
 
Si Tony Blair regrette d’avoir fait voter la loi FOI sur la liberté de l’information, ce n’est pas parce que cela propagerait les théories du complot comme le prétend M. Bronner, mais au contraire parce que celle-ci a permis de révéler au grand jour une stratégie secrète bien réelle. L'ancien premier ministre britannique a tenté de dissimuler ce fait en accusant ceux qui cherchaient les vraies raisons de la guerre en Irak d’être des théoriciens du complot [7].
 
  • « Aujourd'hui pour le 11-Septembre - et là internet joue le rôle d'incubateur de mythologies contemporaines -, on trouve plus de 100 arguments techniques différents. Certains relèvent de l'aspect sismologique, d'autres des cours de bourse avant le 11-Septembre, certains relèvent de la physique des matériaux. Donc tout ça compose un mille-feuille argumentatif. Chaque étage est ffff... fragile, faux, mais l'ensemble donne une impression de vérité et on retombe sur le "y'a pas de fumée sans feu"  ». (12'21)
 
M. Bronner reconnait qu’il existe de nombreux arguments techniques mais décrète qu’ils sont tous faux. Sur quelles recherches s’appuie-t-il pour en avoir la certitude ? Les auditeurs de France Inter ne le sauront pas, pas plus d’ailleurs que les lecteurs de son livre La démocratie des crédules [8].
 
Déjà en janvier 2011, lorsque nous lui avions envoyé notre réponse au débunking de M. Quirant sur le documentaire "Jeudi Investigation : un Jeudi Noir de l'Information", M. Bronner avait simplement écrit :
 
« Je ne répondrai pas point par point sur les arguments techniques que vous soulevez dans le lien que vous m'avez mentionné. Je crois qu'il s'agit d'une parfaite illustration de ce que je nomme un effet Fort (vous aurez peut-être la curiosité d'aller lire l'article que j'ai accepté d'écrire pour la Revue Raison Publique à paraître en 2012 sur la question des mythes du complot). »
 
Nous avons eu cette curiosité [9], mais nous regrettons que M. Bronner n’en n’ait pas manifesté autant quand nous lui avions proposé de lire un article démontrant que Jérôme Quirant avait fait preuve de malhonnêteté dans sa réponse à notre documentaire. Il est d’ailleurs étonnant que M. Bronner ne se soit pas donné la peine de lire un article qui accuse de la sorte Jérôme Quirant : ce manque de curiosité pourrait-il s’expliquer par le fait que Jérôme Quirant fut le coordinateur du dossier de l'AFIS (association française pour l’information scientifique) [10] auquel avait participé un certain M. Bronner qui se trouve être par ailleurs membre du comité de parrainage scientifique de l’AFIS ?
 
Nous invitons cordialement M. Bronner à lire l’article en question et à se prononcer simplement sur deux points :
 
- Le journaliste de Canal+ Stéphane Malterre est-il honnête dans son reportage qui s'attaque à Loose Change ?
- Le scientifique Jérôme Quirant est-il honnête dans sa défense de M. Malterre ?
 
Il n’y a là aucun mille-feuille argumentatif : nous répondons simplement aux allégations de M. Quirant [11] et aucune connaissance technique particulière n’est nécessaire pour juger de l’honnêteté de Stéphane Malterre et Jérôme Quirant.
 
 
  • « Les mythes conspirationnistes sont surtout invraisemblables [car] à partir du moment où vous impliquez des dizaines voire des centaines de personnes, il est impossible dans la société dans laquelle nous sommes de ne pas imaginer que l’information va percer. » (15’25)
 
Après l’avis du sociologue, voici celui de l’ancien analyste de la RAND Corporation Daniel Ellsberg, l’homme qui fut à l’origine de à la divulgation des fameux papiers du Pentagone révélant les mensonges de la guerre du Viêt Nam, sans doute une des plus grandes fuites de l’histoire :
 
« C’est un lieu commun de dire que "vous ne pouvez pas garder un secret à Washington" ou "dans une démocratie", peu importe le degré de sensibilité du secret, vous êtes susceptibles de le voir [publié] le lendemain dans le New York Times. Ces banalités sont parfaitement fausses. Ce sont des histoires qui servent de couverture, de moyens de flatter ou de tromper les journalistes et leurs lecteurs, et cela fait partie intégrante du processus qui permet de garder les secrets bien au chaud  ».
 
Nous ne pouvons qu’inviter M. Bronner à lire le 4ème chapitre intitulé "Le critère de plausibilité" de notre réponse à Noam Chomsky et Jean Bricmont. Gérald Bronner, en sa qualité de membre du comité de parrainage scientifique de l’AFIS, sera très certainement intéressé de prendre connaissance de cette réponse qui prétend démonter la contribution de Jean Bricmont, président d’honneur de l’AFIS, qui fut publiée dans le dossier sur le 11-Septembre de l’AFIS.
 
 
L'universitaire poursuit en nous présentant de beaux principes qu'il oublie de s'appliquer à lui-même :
 
  • «  tout processus éducatif doit se fonder [...] sur la méfiance de nos propres intuitions » (20'39)
     
  • « beaucoup de nos intuitions qui se logent en nous, qui nous accompagnent tous, nous conduisent vers des erreurs sévères. » (20'46)
 
 
L’interview se termine sur une remarque qui retiendra toute notre attention :
 
  • «  Il est temps que les médias réfléchissent à se doter d'instances de vérification de l'information, et pourquoi pas de sanctions. » (21'26) 
 
En effet, il serait temps…
 
Nous serons heureux d’apporter notre contribution à ces instances de vérification de l'information en leur proposant de visionner ces documentaires qui analysent le traitement médiatique du 11-Septembre. Nous attendons des médias qu'ils jouent pleinement leur rôle de 4ème pouvoir, au lieu d'en être un supplétif. Il en va de la confiance des citoyens envers les médias qui n'est pas, et c'est le moins qu'on puisse dire, au beau fixe.
 
Plusieurs grands noms du journalisme ont pourtant fait part publiquement de leurs doutes comme par exemple Amy GoodmanRobert Fisk,Eric MargolisJohn Pilger ou encore chez nos compatriotes Karl ZéroJohn-Paul Lepers et Eric Laurent. Et de plus en plus de médias s'intéressent à cette controverse comme Le Huffington PostFrance3et bien d'autres. Les faits troublants du 11-Septembre représentent donc un intérêt et il est tout à fait possible de le traiter de façon journalistique et rationnelle au lieu de tomber dans la caricature comme c'est trop souvent le cas. Et pour simplifier la tâche des journalistes qui manquent généralement de temps, nous avons produit ou traduit plusieurs synthèses, comme par exemple le site Consensus911 qui recense, comme son nom l'indique, les points qui font consensus dans le mouvement.
 
 
Le droit au doute ?

Dans l’introduction de son dernier livre, M. Bronner cite le mail que nous lui avions adressé en décembre 2011 : « Ce qui a le plus attiré mon attention, c'est l'intitulé-objet de son mail : "droit au doute", qui indiquait que son expéditeur avait le sentiment de voir bafoué l'un de ses droits fondamentaux. On peut s'étonner que cette personne réclame un droit dont, manifestement, elle jouit déjà pleinement. Quelqu'un l'a-t-il empêché d'animer ce site, de poster des vidéos sur Internet, de publier des livres, d'écrire des articles, de distribuer des tracts dans la rue, d'organiser des manifestations publiques et de s'exprimer, d'une façon générale ?  »
 
Gérald Bronner aurait été bien inspiré de nous poser la question avant de publier son livre. Nous aurions pu lui donner quelques exemples manifestes d'atteinte à notre liberté d'expression, quand la projection de l'un de nos films est annulée à Rennes trois jours avant la date prévue (en septembre 2012) suite à des "recommandations" de la mairie, quand une autre projection est également annulée à Toulouse quelques mois plus tôt, quand nous sommes régulièrement insultés, ou recevons desmenaces d'agression physique. Doit-on s'inquiéter quand on entend que certains députés seraient prêts à supprimer notre liberté d'expression au prétexte que nous serions des « conspirationnistes » ? Quel degré de liberté a-t-on lorsqu’on s’expose à être traités de fanatiques, de farfelus, d’ennemis de la démocratie, d’extrémistes, de croyants, d’antisémites, de négationnistes, si jamais nous faisons part publiquement de nos doutes ? [12] Doit-on se résigner à ce que les médias empêchent tout débat argumenté sur le sujet au nom d’une prétendue responsabilité envers le public ? Peut-on réellement dans ces conditions affirmer que nous "jouissons pleinement" du droit au doute ?
 
 
La sociologie est un sport de combat
 
Toujours au cours de ces échanges par mail, nous avions envoyé à M. Bronner le lien d’une vidéo alors en cours de traduction où des psychologues expliquaient pourquoi selon eux il est si difficile pour certains d’accepter la remise en question de la thèse officielle. Sa réponse fut des plus lapidaires :
 
« Un conseil, ne le traduisez pas : c'est une vidéo proprement ridicule. Supposer que la dissonance cognitive explique pourquoi une partie de la population n'adhère pas à vos thèses est franchement risible. Je crois que cette vidéo est parfaitement classique de la nature pseudo-technique des arguments que les croyants en quête de légitimité souhaitent mobiliser. C'est une bonne illustration aussi de la façon dont une théorie classique et parfaitement respectable peut être grossièrement instrumentalisée à des fins disons "idéologiques" à défaut d'autres termes. »
 
Des psychologues face aux blocages du 11-Septembre (traduit par ReOpen911) :
 
 
M. Bronner vit dans un monde finalement relativement simple : si vous doutez de la thèse officielle, alors vous êtes un « croyant », et si vous avez une compétence particulière, alors vous instrumentalisez votre discipline à des fins « idéologiques ». On imagine sans peine que pour lui, les ingénieurs en génie civil de cette liste et ces experts du contre-terrorisme qui remettent en question la thèse officielle doivent être bien dogmatiques…
 
Des experts qui ne semblent guère intéresser non plus les médias, ces derniers trouvant plus amusant de demander leur avis sur la question à des peoples (des avis certes moins circonstanciés mais qui ont l’avantage non négligeable de pouvoir être discrédités plus facilement) ou d’inviter des sociologues à disserter sur ces étranges créatures que sont les « conspirationnistes ». Suite au passage de M. Bronner dans une émission de France Culture en septembre 2011, un de nos sympathisants avait noté à ce propos :
 
« Invitons plutôt un sociologue confortablement assis et tentons une petite conversation appliquée sur le concept buté de la croyance irraisonnée. Sachons interroger de façon concise les fictions plutôt que les faits. Conversons sur la fantaisie populaire de toute époque et sur les rumeurs de toutes sortes colportées aujourd’hui via internet. N’analysons rien des incohérences scientifiques véhiculées par le NIST ou par la Commission d’enquête directement supervisée par l’ancien conseiller à la Sécurité Nationale auprès de Condoleezza Rice, M. Philip Zelikow. »
 
Une tactique peu honorable qui parfois peut révéler des surprises. Ainsi, dans un des entretiens vidéos réalisés par Mediapart pour une série d'enquêtes sur les théories du complot, l’historien Emmanuel Kreis, docteur de l’École Pratique des Hautes Études (section sciences religieuses) déclare que ceux qui remettent en question la thèse officielle sur les attentats du 11-Septembre et qui se posent simplement des questions ne devraient pas être qualifiés de « conspirationnistes » car leurs questions sont « bien souvent même légitimes ». Des propos hétérodoxes qui ne seront toutefois pas cités dans l'article de Mediapart.
 
 
Conclusion :
 
Gérald Bronner est un universitaire régulièrement sollicité par les journalistes et dont le rôle consiste avant tout à les rassurer dans leurs préjugés, dans leurs croyances, de les conforter dans l’idée que le sujet ne mérite pas d’être étudié, analysé et qu’ils n’ont donc pas failli à leur devoir depuis plus de 11 ans. En d’autres mots, M. Bronner sert de caution intellectuelle à un système médiatique défaillant.
 
Il prétend avoir « développé un certain nombre de réflexes » (pavloviens ?) pour démasquer les croyances, mais il ne voit pas celle qui est sous ses yeux sur le plateau de France Inter. Il est convaincu que les attentats du 11-Septembre se sont déroulés comme nous l'a rapporté l'administration américaine. Cette conviction ne s'appuie pourtant sur aucune enquête équilibrée de sa part : il accorde une confiance totale à ceux qui prétendent démonter les arguments des sceptiques et refuse de lire les contre-arguments présentés par ces derniers au prétexte de se retrouver face à un mille-feuille argumentatif.
 
Comment déterminer quel camp a raison sur un point précis si on se dispense d’examiner et de discuter les arguments de l'ensemble des protagonistes ? Suffirait-il pour gagner un débat contradictoire d’être le premier à déclarer que les propos de son opposant sont une illustration de l’effet Fort ?
 
M. Bronner prétend protéger la démocratie mais il fait en réalité parti de ces nombreux censeurs qui entendent délimiter le cadre de ce qui peut être discuté ou non. L'emploi du mot croyant n'a ici qu'un but : décréter que tout débat est impossible avec ceux qu'on qualifie ainsi. Comment en effet dialoguer avec des gens qui n’ont comme seuls repères des vérités révélées qu’on ne peut remettre en question ?
 
Un procédé de mise à l’écart assez classique déjà utilisé par Libération en 2006 dans un article qui s'intitulait "La religion du complot" : « "Une fois qu'ils ont basculé, il est impossible de les convaincre", constate-t-il. Mark Fenster approuve : "C'est comme un débat entre un croyant et un athée. Il n'y a pas suffisamment de base commune." (…) "La seule chose que vous puissiez espérer, c'est empêcher ceux qui sont en train d'enjamber la palissade de passer de l'autre côté."  »
 
Les "conspirationnistes" du 11-Septembre ne sont pas les seuls à se faire stigmatiser par M. Bronner grâce au dévoiement des mots : derrière la neutralité de son titre d'universitaire se cache en réalité un idéologue [13] qui n'hésite pas à qualifier de "croyants","crédules" ou encore "farfelus", tous ceux qui ne partagent pas ses convictions, comme par exemple les citoyens nous mettant en garde contre les risques des OGM, ou bien ceux qui réclament de meilleures normes sanitaires ou environnementales.
 
L’association ReOpen911 ne prétend pas détenir une quelconque vérité et ses membres ont d'ailleurs plus de questions que de certitudes sur le 11-Septembre. Nous ne cherchons pas à conforter des croyances mais à confronter une version à des faits.
 
Nous invitons enfin tout spécialement les journalistes de Radio France à regarder par exemple ce documentaire ou celui-ci, afin de vérifier le sérieux de notre travail. Nous réitérons également notre demande de voir davantage de pluralisme dans l'information ou les débats, et qu'on puisse enfin discuter des faits, plutôt que de psychologie ou de sociologie. 
 
 
— La Rédaction de ReOpen911 –
 

Notes :
 
[1] : Ces prétendues réfutations des « thèses conspirationnistes » livrées clé en main par les debunkers ont bien souvent été démontées à leur tour par les sceptiques : Des réponses qui intéressent peu les journalistes : peut-être que ces derniers se contentent-ils des informations qui confirment leur croyance ?

[2] : Nous saluons le courage de ces hommes et femmes qui au péril de leur carrière ont alerté leurs concitoyens de graves dangers menaçant la santé, la société, l'économie ou l'environnement.

[3] : Si M. Bronner ne craint d’aller chercher des informations qui peuvent infirmer ce qu’il pense, alors nous lui conseillons la lecture du 5ème chapitre « L’inexplicable expliqué… » de notre réponse à Noam Chomsky et Jean Bricmont dans lequel sont exposées en détail les expériences de Jones et Cole. Expériences qui, précisons-le, n’invalident pas la thèse du NIST mais qui en pointent néanmoins certaines lacunes, démontrant ainsi la légitimité à la discuter. Une lecture complète de notre réponse montrera par ailleurs à M. Bronner que la remise en question de la thèse officielle est loin de se résumer à des questions scientifiques, le doute étant légitime du moment qu’il y a un conflit entre des faits et l'explication qui en est donnée.

[4] : Faut-il rappeler que Grégoire Deniau fut démis de ses fonctions de directeur de la rédaction de France 24 pour "faute professionnelle", officiellement pour avoir organisé un "débat" sur le 11 Septembre évoquant les "théories du complot"... ? Un an plus tard, la chaîne interviewe à la surprise générale Manny Badillo, le directeur des relations extérieures de NYC CAN, une association américaine qui militait pour une commission citoyenne sur les attentats du 11-Septembre. Le tout nouveau directeur de l’information de France 24, Vincent Giret, s’empresse aussitôt d’affirmer que la journaliste a été trompée par Badillo et affirme qu’il a toujours veillé à ce que les informations délivrées par la chaine ne contiennent aucun élément susceptible de remettre en cause la version officielle des attentats, et qu’il est farouchement opposé à tout débat sur le sujet. Quand au "débat" organisé par Guillaume Durand lors de son émission « L’objet du scandale » diffusé sur France2 en septembre 2009, le visionnage de son décryptage par ReOpen911 suffira à justifier les guillemets placés à "débat".

[5] : Pascal Froissart, enseignant-chercheur, Maître de conférences à l’Université de Paris VIII, fréquemment invité dans les médias en sa qualité de spécialiste de la rumeuradmet volontiers ce rôle qu’on attend d’eux : « Les interventions des "spécialistes" (puisque c'est ainsi qu'on me présente) sont largement plus cadrées que vous ne l'imaginez : le dialogue est quasiment écrit d'avance, et c'est bien au contraire quand je refuse de me prononcer pour une thèse ou l'autre que je provoque la surprise  ».

[6] : Le 28 octobre 2009, Guillaume Durand organisait dans son émission L’objet du scandale, un débat sur le 11-Septembre. Préalablement conçu pour accueillir Jean-Marie Bigard, Mathieu Kassovitz, le scientifique danois Niels Harrit et le grand reporter Eric Laurent, le débat opposa au final les deux peoples et deux journalistes, Frédéric Bonnaud et Hervé Gattegno. Exit les spécialistes, Harrit et Laurent, désinvités pour éviter, selon les propres mots de Guillaume Durand, "la bataille d’experts". Le producteur de l’émission Stéphane Simon déclarait lui aussi, chez Jean-Marc Morandini, ne pas vouloir proposer "une querelle de spécialistes". Et à la question de Morandini "vous ne risquez pas de mettre le doute Stéphane Simon ce soir ?", il répondit, très clairement : "Je ne crois pas, au contraire… je ne pense pas qu’à l’issue de l’émission on pourra se dire que le doute plane." Le débat était donc biaisé d’entrée, le but étant d’imposer une vision des choses ; d’où la nécessité d’exclure les invités les plus compétents.

[7 : Là où Gerald Bronner, professeur à l'université Paris-Diderot, redoute que la diffusion de documents déclassifiés troublent les esprits des citoyens en favorisant le développement des thèses complotistes, l’enseignant-chercheur à Paris VIII Pascal Froissart estime quant à lui que : « Le doute est sain. Par contre, c’est une véritable hantise pour les pouvoirs en place. Ils voient leur capital confiance s’éroder et se faire critiquer. Or, ils ont besoin de la confiance de la population, même si les avis sont différents. En permanence, ils agitent le chiffon de la paranoïa. Mais ca ne fait peur qu’à eux. Il y a eu trop d’exemples dans le passé où il aurait fallu douter et on ne l’a pas fait. Le doute est l’un des éléments clés de la pensée occidentale. »

[8 : Les lecteurs curieux de savoir sur quels éléments se base Gérald Bronner pour établir ses certitudes sont invités à lire ces échanges mails (que le sociologue nous a autorisés à publier et que nous remercions à notre tour pour son « ton très courtois »).

[9 : L’introduction du dossier paru dans le numéro 16 de la revue Raison publique (juin 2012) nous apprend que : « Gérald Bronner propose ainsi un modèle de compréhension de l’impact du medium Internet à travers ce qu’il nomme l’effet « Fort », en référence à Charles Fort, auteur en 1919 du Livre des damnés. Cet ouvrage, qui pourrait n’être qu’une curiosité au musée de la tératologie argumentative, inaugure une méthode caractéristique des théories conspirationnistes. Chez Fort, cette méthode consistait à défendre les thèses les plus étranges par un amoncellement d’arguments hétéroclites moins faits pour prouver que pour défaire l’idée même de preuve et délimiter, en dehors de la Science, un espace de défoulement de la croyance. La force de cette manière d’argumenter réside dans un pur effet d’accumulation : ce qu’aucun argument seul ne saurait établir, l’ensemble en persuadait, ou du moins condamnait l’affirmation inverse à la suspicion. »

[10] : Le titre de ce hors-série suffit d’ailleurs à lui seul à révéler toute l’objectivité de l’opuscule : « Dix ans après les attentats du 11-Septembre. La rumeur confrontée à la science ». Comme d’habitude, ce debunking des "théories conspirationnistes" a été démonté par des sceptiques, mais qu’importe puisque l’important ne réside pas dans la confrontation des points de vues mais dans le fait que les médias (et certains sociologues) puissent disposer de la "démonstration scientifique" de l’inanité des "thèses conspirationnistes".

[11] : Nous invitons également M. Bronner à prendre connaissance de cette dernière réponse de M. Quirant après avoir lu notre démontage de sa critique à notre documentaire. Nous n’avons pas estimé utile d'y répondre.

[12] : M. Bronner aurait également pu demander à Jean-Marie Bigard s’il avait déjà eu l’impression d’être « empêché de s'exprimer d'une façon générale ». Si cela ne rappelle rien à M. Bronner, nous lui conseillons vivement de visionner cet interrogatoire, pardon cette interview de Jean-Marie Bigard par Franz-Olivier Giesbert.
 
[13] : Le 9 avril 2013, M. Bronner participe à la conférence « Démocratie, Science & crédulité » organisée par l’AFIS et présentée en ces mots :« Désormais, il se trouve toujours une « association citoyenne » pour pointer un risque sanitaire plus ou moins phantasmé sur les antennes-relais de téléphonie mobile, sur l’huile de palme, sur les pesticides, etc. ». Les guillemets à « association citoyenne » n’ont bien entendu rien d’idéologique. Le texte de présentation s’interroge ensuite : « Pourquoi se méfie-t-on toujours des hommes de sciences ? ». Une question légèrement orientée à laquelle on peut néanmoins trouver quelques éléments de réponse dans le livre « La fabrique du mensonge : Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger » de Stéphane Foucart, journaliste au Monde. 
M. Bronner doit probablement penser que ce journaliste a été victime des lanceurs d’alertes, pardon des « farfelus », qui « arrivent à attirer l’attention des médias parce que les messages qu’ils délivrent, sont des alertes, ce sont des messages inquiétants, donc ce sont de bons produits médiatiques et les médias sont tous dans une concurrence de diffusion de l’information et ça réduit mécaniquement le temps de vérification de l’information sur des sujets qui sont hautement techniques donc la probabilité de raconter un peu près n’importe quoi augmente donc il est urgent de prendre son temps sur ces questions ».
Oui, prenons le temps, comme pour le scandale de l’amiante. Alors que la 1ère alerte est lancée en 1898, l’amiante sera interdite en France 99 ans plus tard… Selon un rapport du Sénat de 2005, l’utilisation de l’amiante est responsable de 35 000 décès survenus entre 1965 et 1995 en France, et pourrait causer de 65 000 décès à 100 000 décès entre 2005 et 2025-2030.
Pour M. Bronner, les normes environnementales et sanitaires s'avèrent "extrêmement couteuses d’un point de vue économique" et désavantagent l'Europe vis à vis des pays "qui ne s’encombrent pas à ce point de leur opinion publique et de leur crédulité collective". Gageons que pour M. Bronner, il n'existe pas de scandale sanitaire et que l'obligation récente faite aux industriels de déclarer les nanoparticules dans leurs produits (y compris dans les aliments) est une ineptie démontrant la faiblesse de nos démocraties face à la crédulité collective... 
Signalons par ailleurs que l’AFIS – dont M. Bronner est membre du comité de parrainage scientifique - est connu pour sa "neutralité", que ce soit en matière d’OGM ou sur le nucléaire. Un ancien article de la revue de l’AFIS nous rassurait au sujet des déchets radioactifs stockés définitivement dans la mine de sel d’Asse, en Allemagne fédérale : ceux qui s’inquiètent que les couches géologiques ne seraient fiables que quelques siècles ont tord car « leur fiabilité géologique s’évalue en centaines de milliers ou en millions d’années. Parler de 8 à 900 ans n’a pas de sens. C’est à peu près comme si l’on supposait que dans le même laps de temps l’érosion aura aplani le Mont Blanc ». Patatras, quatre décennies auront suffi pour que le stockage des déchets radioactifs en Allemagne en sous sol, vire au désastre ! En octobre 2011, l’AFIS constate : « À ce jour, l’accident à la centrale nucléaire de Fukushima n’a fait aucun mort, et on peut raisonnablement espérer qu’il n’y aura finalement que très peu de victimes, voire aucune, du fait de la radioactivité. Et pourtant, cet accident a généré un très fort sentiment de peur. (…) Le contexte d’abondance ad nauseam d’informations anxiogènes est peu propice à des prises de décisions rationnelles, et encore moins à des débats sereins ». Il est vrai que les nucléocrates sont réputés pour leur inclinaison au débat démocratique. 
Pour M. Bronner, l’écologie porte incontestablement une part de crédulité car elle a tendance à sacraliser la nature, à trouver que celle-ci est formidable mais « on ne voit pas la masse de ses insuccès : 99,9% des espèces qui ont existé un jour ont disparu aujourd’hui. Ce n’est pas l’homme qui les a détruites, il en détruit quelques unes sans doute, mais ce n’est pas lui, ce grand massacre, c’est la nature qui l’a produit. Vous voyez cette illusion mentale qui consiste à croire que la nature fait bien les choses, elle peut avoir des conséquences politiques. »
Une analyse garantie 100% sans idéologie ?
 

Pour aller plus loin :

 

 


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53 réactions à cet article    


  • Leviathan Leviathan 29 avril 2013 11:11

    Gérald Bronner a toutes ses chances pour le prix « Opération Mockingbird » du meilleur propagandiste-collabo de l’Empire de l’année...


    • ZEN ZEN 29 avril 2013 11:21

      La première exigence du sociologue, s’il veut être crédible, est de s’interroger sur ses prénotions, dues à son insertion dans sa société, et de questionner ses propres questions
      Ce que nous avait conseillé Durkheim déjà et plus récemment Bourdieu


      • Onegus Onegus 29 avril 2013 23:15

        En même temps, un « sociologue » qui nous parle de « la théorie du complot conspirationniste »...
        Le type est complètement noyé dans le jus de la doxa médiatique, au point de s’en étrangler lui-même… Une preuve de plus de la redoutable efficacité de cette rhétorique du complot, devenue aujourd’hui un réflexe pavlovien dans les milieux journalistiques et universitaires.
        On serait tenté de dire, Gérald Bronner ou la sociologie de tête de gondole.


      • Clouz0 Clouz0 1er mai 2013 10:16

        Du grand art cette belle insinuation. Typiquement Zen. !


        - Cherchons à disqualifier cette étude sociologique, par une courte phrase apparemment généralisante mais que l’on pourra comprendre comme une condamnation sans appel de l’honnêteté intellectuelle de Bronner. (En appelant Bourdieu à la rescousse, ce qui fait toujours son petit effet et montre bien l’élévation de nos pensées)
        - Restons évasifs sur le fond, n’entrons pas dans le débat, ne montrons pas nos préférences, contentons-nous de savonner la planche d’un seul côté : C’est notre principe à nous de l’honnêteté et de la prise de position courageuse.
        .
        Quel talent dans la concision hypocrite !

      • Totor le fort Totor le fort 2 mai 2013 00:15

        Prooouut !


      • ZEN ZEN 4 mai 2013 19:04

        Clouzo= Buster

        L’as tu lu ?

        Moi si
        je suis en train de le relire
        Je compte en faire un article dès que j’aurai le temps, et il faut plus de temps qu’une petite remarque polémique...
        Toujours à l’affut sur ce site pourtant honni..
        DISONS qu’on passe son temps... smiley
        Bien le bonjour à Furtif, le survivant !


      • Uncommon Uncommon 29 avril 2013 11:57

        à qui profite le crime ? Voilà souvent une bonne façon d’aborder les sujets.



        • Castel Castel 29 avril 2013 12:02

          D’accord avec l’article. Par contre, il faut éviter de tomber dans les pièges.
          Plus on accorde de l’importance au 11 septembre et plus cela arrange certains.
          L’émotionnalité collective n’a jamais été aussi intense que depuis le 11 septembre.


          • schwitters schwitters 29 avril 2013 12:42

            Vous êtes courageux de relever toute la nullité de la presse et des chercheurs contemporains... Attention au syndrome de don Quichotte ! bravo quand même et évidemment..


            • Citoyen85 29 avril 2013 12:47

              Don Quichotte ? C’est bien ça, ils luttent contre des moulins à vent en croyant qu’il s’agit de monstres sortis de leur imagination débridée. Le forum reopen est d’un ennui mortel, d’où la retape de temps en temps ici pour tenter d’attirer du monde. Je compatis...


              • kyodai ken kyodai ken 29 avril 2013 13:19

                Il ne peut y avoir de « conspirationnistes » puisque nous savons tous qu il n y a pas de conspirateurs... Ce Bronner use d un argumentaire à double tranchant tout en le pointant insidieusement dans la direction qu il prend pour étayer et certifier sa cause. « Sociologue »... Ce qui équivaut maintenant à parler de la tonte et de la panurge en règle général, pseudo-berger conviendrait mieux à ce triste Sir. Un noble terme qui appuie toute la crédibilité, « sociologue », mais qui ne veut strictement rien dire. Bien à l abris derriere les locaux d une radio propagandiste ces sans couilles se permettent de se pavaner en s écoutant parler. On a compris depuis longtemps que seule une assiette vide libère une certaine fibre émotionnelle poussant à la réflexion chez les individus, donc inutile de ressasser les memes vieux dossiers faisant figure de nouvelles références en matière de « négationnisme »...


                • kyodai ken kyodai ken 29 avril 2013 13:21

                  Les croyants par définition sont ceux n ayant lu que le bouquin de leur prophète et qui théorisent le début du monde seulement au moment de l écriture de celui ci.


                  • alanhorus alanhorus 29 avril 2013 13:36

                    Le 11 septembre et ben Laden ? c’est un dogme, non un théorème, ou plutôt un axiome, tous ceux qui disent le contraire son hors du programme mental construit a grand renfort de psychiatres de la pensée par les Bronner et Cie. Au fait avez vous votre permis de pensés ? Ils vont bientôt nous en pondre un, avec des radars de la pensée des amendes des points et des panneaux sens interdits.


                    • Onegus Onegus 29 avril 2013 23:18

                      Et c’est aussi un mythe fondateur.


                    • alanhorus alanhorus 29 avril 2013 13:54

                      Un Must sur les Propagandistes du 11 septembre.
                      http://www.youtube.com/watch?v=MKynAadlqsQ
                      Bronner c’est un Flic de la pensée. 3 étoiles au guide Secret de BHL Sarkozy Hollande Vendu par internet.


                      • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 29 avril 2013 15:50

                        Je vous félicite pour cet article qui devrait être donné en modèle dans les écoles de journalisme pour apprendre à raisonner. 


                        L’erreur que vous décrivez est en effet l’une des plus fréquente dans les médias : commencer un raisonnement par sa conclusion, sans s’en rendre compte. Exemple : 

                        1. Le père Noël existe, c’est une donnée informative.
                        2. Donc ceux qui disent que le Père Noël n’existe pas sont dans l’erreur.
                        3. Expliquons avec science et méthode pourquoi certaines personnes nient l’existence du Père Noël.



                        • tf1Goupie 29 avril 2013 15:52

                          Et ils tournaient en rond, encore et encore ...


                          • flesh flesh 29 avril 2013 17:50
                            Je m’appelle TF1goupie et moi je crois qu’on a pas montré les photos du cadavre de Benny pour pas choquer les chtites nenfants... et voui.... d’ailleurs les ricains c’est pas des chiens, la preuve : ils ont fait une cérémonie avant de jeter Benny du porte-avion, tout ça par respect des traditions.. et voui.. je sais ça moi parce moi que 1) je suis intelligent et 2) que j’ai des les bonnes infos de source sûre. Bref, moi chuis pas un croyant comme vous bande de baltringues !

                          • tf1Goupie 29 avril 2013 20:41

                            Et Flesh il n’a même pas compris de quoi parlait l’article.
                            On te parle pas de Ben Laden ici.

                            Tu fais un blocage toi, va vite voir un psy smiley


                          • flesh flesh 29 avril 2013 21:22
                            « lol, y croyait que l’article parlait de Ben Laden, MDR !!! »

                            pfffffffffff......... mais pourquoi j te parle toi en fait ? t’as 12 de QI 

                          • robin 29 avril 2013 22:04

                            Les collabos tournent en rond encore et encore


                          • Le Grunge Le Grunge 29 avril 2013 21:53

                            Bienvenue dans la dictature de la pensée unique :)


                            • yvesduc 29 avril 2013 21:58
                              La subjectivité de l’analyse de Bronner apparaît ici dans toute sa splendeur puisque seuls les arguments du Mouvement pour la vérité sont un « mille-feuille », et pas le mille-feuille de réponses émanant des debunkers, dont chacun constate qu’ils répondent point par point au premier mille-feuille, donc font eux-mêmes un mille-feuille. Si vous avancez 100 arguments touchant n domaines scientifiques différents et que Bronner n’est pas d’accord avec vous, vous êtes en train de manipuler sournoisement l’opinion en jouant de l’effet « mille-feuille » ; tandis que si Bronner est d’accord avec vous, c’est alors simplement la vérité qui s’énonce (par le mille-feuille qui n’est pas un mille-feuille, vous me suivez).

                              Cela nous rappelle l’échelle des inculpés de Tarnac, ustensile banal dans les maisons de campagne, devenue « matériel d’escalade » dans le compte-rendu des policiers.

                              Pour ma part je note avec amusement que France Inter, tout en traitant les sceptiques du 11-Septembre comme des farfelus, alimente le scepticisme en ne donnant la parole qu’à une seule des parties et en évitant d’aborder les faits, puisque l’angle retenu est sociologique uniquement. France Inter renforce ainsi l’impression, largement répandue dans l’opinion publique, qu’il existe un consensus dans la profession de journaliste pour exclure les uns et les autres (les faits du 11/9 et la controverse). Triste démocratie incapable d’organiser un simple débat, que le collectif (devenu association) ReOpen911 demande pourtant depuis 6 ans. J’en profite pour rendre hommage à la radio (alternative) Ici & Maintenant, sur laquelle un tel débat a eu lieu, remarquable qui plus est, preuve que la démocratie nous autorise encore à prêcher dans le désert.

                              J’oubliais : Bronner ne connaît manifestement pas le concept de debunking de debunking et a raté le fait que les arguments des debunkers ont eux-mêmes été réfutés. Quelques erreurs sur des points secondaires ont certes été trouvées dans nos arguments mais elles ont été corrigées (par exemple la comparaison avec l’effondrement partiel de la tour Windsor à Madrid, cette tour étant mixte acier-béton et n’étant pas comparable au WTC, 100% acier, ou encore le trou au rez-de-chaussée du Pentagone, effectivement plus large qu’au premier étage). Ces quelques erreurs ne remettent pas en cause l’essentiel de notre travail. Si les grands médias (Joffrin, etc.) ne faisaient que des erreurs de cette nature, nous serions sauvés.

                              • robin 29 avril 2013 22:09

                                Vous partez de l’idée que Bronner serait sincère dans sa forfaiture, mais non c’est juste un tâcheron collabo de plus qui sait parfaitement que son charabia ne vaut pas un clou, votre argumentation est donc une magnifique perle pour un pourceau (et c’est pas gentil pour ces gentils animaux).


                              • barbouse, KECK Mickaël barbouse, KECK Mickaël 29 avril 2013 22:09

                                jolie page de pub qui n’aura comme effet secondaire que de le crédibiliser davantage aux yeux du systeme ... mérite il vraiment autant d’effort pour démolir une publication que restera un épiphénomène anecdotique ?

                                amicalement, barbouse.


                                • Edmon Edmon 29 avril 2013 22:13

                                  Premier point : Aller chercher des infos qui confirment ses doutes .


                                  Vous esquivez la remarque en faisant un procès d’intention aux journalistes qui , selon vous , partent d’abord du postulat que la version officielle est vrai .A aucun moment vous ne songez à un travail honnête de leur part qui corrobore la version officielle .Normal , vous êtes persuadés de vos allégations .Mais surtout , vous voudriez qu’ils vous suivent alors que vous n’apportez rien de concret et de sérieux , forcément , ça repousse .

                                  Qu’en est-il de vous ?
                                  Dites-vous toujours par exemple que le WTC 7 était en proie à des feux mineurs , qu’il s’écroule comme une démolition contrôlée ou qu’on a trouvé des traces de nanothermite ?Avez-vous écouté le consensus ou les minoritaires ?

                                  L’exemple le plus édifiant pour moi est le cas de Jowenko que vous prenez pour son essai d’ explication de la démolition du WTC 7 par explosifs et non pour les WTC 1 et 2 .

                                  Deuxième : c’est pas 6’12 mais 5’18 .Tout le monde aura remarqué je présume .
                                   Les farfelus ont parfois raison mais souvent tort 

                                  Concernant le 11 septembre .
                                  Plus vous explorez de pistes , plus vous avez de chance de toucher la bonne et ceci même si vous n’avez pas d’arguments sérieux . Dans l’hypothèse bien sûr que vous ayez raison , ce qui reste à démontrer à ce jour .
                                  Par exemple , si demain il est avéré que ces attentats sont un inside job avec une piste non explorée ou argumentée différemment par vous , tous crierez que vous aviez raison dès le début .Hors c’est faux ! 

                                  Plus généralement , il dit qu’on ne peut avoir toujours tout faux et c’est pas parce qu’on a raison sur un point que vous dites toujours vrai.

                                  Troisième : Le droit au doute puis celui de devoir .

                                  La vidéo n’ est faite que d’affirmations et il y a la conclusion , ça ne colle pas avec la méthodologie expliquée , surtout s’il y a des témoignages , qui ne sont pas scientifiquement reconnus , d’autres feux d’autres tours aux structures différentes et des vidéos tronquées Se référer au premier point car c’est anormal de ressortir ça en 2013 .

                                  A partir de là , aucun débat n’est nécessaire car la mauvaise foi évidente .

                                  Quatrième : «  Si vous avez envie de croire cela, vous trouverez toujours une forme d’autorité pour assoir votre point de vue »

                                  Bronner a assez pris de nuances et de précautions pour ne pas s’ériger en diseur de vérité , il s’est aussi dit crédule ( la fameuse porte de sortie ).
                                  Concernant le journaliste , il ne cherche pas à le positioner en autorité , il montre même son scepticisme , à chacun de forger son opinion .Après s’il croit en la version officielle c’est bien son droit non ? D’autant plus qu’il a fatalement des arguments plus solides que vous .Sans oublier les preuves que vous êtes incapables de réfuter , sauf à coups d’imagination .

                                  Cinquième : « Les croyants sont beaucoup plus motivés que les non croyants en général, ce qui fait qu’ils arrivent à imposer souvent leur point de vue »

                                  La preuve , je ne vais pas perdre plus de temps à expliquer l’évidence , surtout que tous allez m’assaillir de questions et remarques auxquelles je ne pourrais évidemment pas répondre .Vous formez une communauté avec de braves petits soldats , les uns plus agressifs que d’autres .L’inverse n’est pas évident .

                                  Pour faire court , il vous suffit non pas de centaines de suspicions pour avoir raison mais d’une seule preuve .Et vous ne l’avez toujours pas , d’ou le mille feuille argumentatif .


                                  Cinquième : « Le problème, c’est celui des indécis [...]. Si on laisse les croyants occuper une place majoritaire dans l’espace des idées, il est possible que ces indécis basculent du côté obscur de la rationalité »


                                  Bah ! Figurez-vous que c’est la raison de mon inscription sur ce site smiley Et elle a eu lieue avant cette interview .Et puis vous êtes très mal placés pour vous plaindre , la roue ne fait que tourner et je suis là pour vous rappeler que vos théories fumeuses ne reposent sur rien .
                                  Pire encore , il y a du mensonge savamment entretenu .
                                  Et puis si vous niez vos dérives malgré les évènements récents c’est que vous êtes encore plus dangereux qu’on le pense ( Attention , il y a un piège dans le choix des sources ).
                                  Pour échapper à ça vous collez votre grille de lecture à tout évènement et crééz ainsi votre propre monde complètement déconnecté de la réalité ou vous êtes les gentils et nous les méchants . 

                                  Et je ne vais pas plus loin , pas nécessaire puisque vous n’êtes même pas capables de comprendre ce que dit Bronner , alors déjouer un complot .

                                  Sur ce , amis soucoupistes , je vous laisse le plaisir de vous défouler sur ce que j’ai dit et pourquoi pas me tourner en ridicule , m’en fout , j’ai la raison ( et non la croyance ) .

                                  N’oubliez pas de signer la pétition pour une réouverture d’enquête douze ans après , c’est très important smiley


                                  • Vigimedias 29 avril 2013 22:50

                                    Edmond a écrit :
                                    « Vous esquivez la remarque en faisant un procès d’intention aux journalistes qui , selon vous , partent d’abord du postulat que la version officielle est vrai .A aucun moment vous ne songez à un travail honnête de leur part qui corrobore la version officielle . »

                                    Vous pensez peut-être au journaliste Stéphane Malterre ?
                                    « Jeudi Investigation : un jeudi noir de l’information »

                                    Edmond a écrit :
                                     »Normal , vous êtes persuadés de vos allégations .Mais surtout , vous voudriez qu’ils vous suivent alors que vous n’apportez rien de concret et de sérieux , forcément , ça repousse . »

                                    Relisez donc l’article. Vous y trouverez ce passage :

                                    « L’ingénieur en génie civil Jonathan Cole et le physicien Steven Jones n’ont pas attendu les conseils du sociologue et ont présenté des arguments basés sur des expériences que chacun peut reproduire et qui contredisent certaines hypothèses du NIST (l’organisme en charge de l’étude technique de la chute des 3 tours du WTC). Nous laissons à M. Bronner le soin de juger s’ils ont exprimé leur doute « de façon méthodique avec des arguments réfutables par la communauté scientifique » [3].

                                     Notons qu’en plus de se dispenser d’expériences pour valider ses hypothèses, le NIST refuse de livrer les données de ses simulations informatiques (au motif que leur divulgation « pourrait compromettre la sécurité publique ») et décline les invitations à débattre, n’acceptant pas ainsi - pour reprendre les mots de M. Bronner - « de jouer le libre débat, argument contre argument, méthode contre méthode ». »

                                    La note 3 précisait :

                                    [3] : Si M. Bronner ne craint d’aller chercher des informations qui peuvent infirmer ce qu’il pense, alors nous lui conseillons la lecture du 5ème chapitre « L’inexplicable expliqué… » de notre réponse à Noam Chomsky et Jean Bricmont dans lequel sont exposées en détail les expériences de Jones et Cole. Expériences qui, précisons-le, n’invalident pas la thèse du NIST mais qui en pointent néanmoins certaines lacunes, démontrant ainsi la légitimité à la discuter. Une lecture complète de notre réponse montrera par ailleurs à M. Bronner que la remise en question de la thèse officielle est loin de se résumer à des questions scientifiques, le doute étant légitime du moment qu’il y a un conflit entre des faits et l’explication qui en est donnée.

                                    Ces expériences sont-elles selon vous assez sérieuses et concrètes  ?

                                    Cordialement




                                  • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 30 avril 2013 00:23

                                    « Sur ce , amis soucoupistes »


                                    Bingo ! L’idiot avec le logo TF1 est le gagnant du prix du con de la semaine.  smiley

                                    Je rappelle que ce prix est décerné à celui qui emploiera le plus stupidement possible ce terme de soucoupiste, une invention de langage qui est la plus belle signature des abrutis normalisés. 

                                  • Edmon Edmon 30 avril 2013 08:00

                                    ET a votre avis ... , le logo TF1 ... , c’est à destination de qui ... ? 


                                    Je vous dis « Attention , là il y a un trou » , vous le contournez et plouf ! Le soucoupiste !Vous êtes prévisibles !

                                    Et ça : 

                                    « ... les uns plus agressifs que d’autres . »

                                    A qui croyez vous que je faisais référence ?Vous êtes une personne emblématique de ce mouvement et apparemment c’est assumé .

                                    Le con de la semaine ... c’est vous ! 

                                    Autrement c’est quand il veut il intervient le monsieur de l’article . C’est bien beau d’écrire des conneries mais faut les assumer.Imaginons que ce soit vous , on saurait depuis longtemps ce que vaut l’association Réopen911 .
                                    Au lieu de ça on préfère entretenir le mythe .


                                  • Edmon Edmon 30 avril 2013 08:56

                                     «  Vous pensez peut-être au journaliste Stéphane Malterre ?
                                    « Jeudi Investigation : un jeudi noir de l’information »


                                    Personne en particulier mais merci pour cette perle de désinformation .

                                     » Relisez donc l’article. Vous y trouverez ce passage : «  

                                    Relisez donc ceci et suivez le lien : 

                                     » Avez-vous écouté le consensus ou les minoritaires ? «  


                                     » Ces expériences sont-elles selon vous assez sérieuses et concrètes ? " 

                                    Je n’en ai pas les compétences , je me réfère à la communauté scientifique dans son ensemble.



                                  • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 30 avril 2013 12:17

                                    « je me réfère à la communauté scientifique dans son ensemble. »


                                    Mais comment peut-on être assez croyant pour croire qu’il existe une « communauté scientifique dans son ensemble » ??

                                    Il existe une démarche scientifique qui consiste en une certaine attitude intellectuelle méthodique et critique, et qui est précisément le contraire de s’en remettre à « une communauté scientifique dans son ensemble » totalement imaginaire. 

                                  • yvesduc 30 avril 2013 22:16
                                    Edmon de 22:13 : un travail honnête de la part de Bronner pourrait commencer à s’envisager s’il avait écrit ou publié sur le sujet. Or, rien. Comme tant d’autres et probablement comme Rudy Reichstag (vers le site duquel vous renvoyez abondamment), il n’a pas enquêté plus d’une demi-heure après une pause café et se contente de se laisser porter par le courant, c’est-à-dire par les idées majoritaires. Par conséquent, le travail n’est ni honnête ni malhonnête, mais inexistant. Le Mouvement pour la vérité, pour sa part, fait un travail de fond et vérifie les informations à la source (cela représente des milliers d’heures de travail pour certains de ses membres).

                                    Vous écrivez que nous « n’apport[ons] rien de concret et de sérieux » comme on invoque un mantra. La réalité est que nos arguments sont inchangés depuis 6 ans et n’ont pas été réfutés. Ce n’est pas pour rien si l’un de nos auteurs les plus rigoureux, David R. Griffin, qui a écrit 7 livres dont 4 traduits en français, n’a jamais été cité par aucun (grand) média français : trop solide pour être réfuté !

                                    Pendant ce temps, la Commission d’enquête, à qui vous semblez prêter une si grande confiance, censure la totalité des lanceurs d’alerte issus des services de renseignement (Sibel Edmonds, seule auditionnée parmi les lanceurs d’alerte, a été entendue à huis clos et l’essentiel de ses révélations n’a pas été mis dans le Rapport), s’appuie sur des témoignages obtenus sous la torture, ignore le mémo de Laura Brown (FAA), et enregistre ceux des militaires malgré qu’ils aient livré trois versions différentes des faits. La Commission semble oublier par ailleurs que les militaires disposent aussi de radars (sic). Le NIST, pour ne pas être en reste, fait l’impasse sur l’effondrement des Tours Jumelles proprement dit (la théorie du NIST est une théorie du pré-effondrement : elle explique comment on arrive au point de rupture, pas l’effondrement lui-même) ; il censure les traces physico-chimiques découvertes par la FEMA et les nombreuses caractéristiques de démolition contrôlée présentes, malgré que ces dernières soient aussi visibles que le nez au milieu de la figure. Enfin, le NIST « ajuste manuellement » (selon ses propres termes) ses modèles informatiques et finit par trouver des incendies là où les preuves photographiques n’en montrent pas. Et c’est à ces gens-là que vous faites confiance ?

                                    Les feux de la tour 7 n’étaient pas « mineurs », comme vous dites, mais intenses et localisés.

                                    Je vous mets au défi par ailleurs de nous dire en quoi l’effondrement de la tour 7 se distingue d’une démolition contrôlée, en vous priant de nous épargner la thèse loufoque du NIST selon laquelle l’effondrement a eu lieu en deux temps, intérieur puis extérieur. En dehors du fait que les images démentent cette thèse (le toit-terrasse, qui repose sur le noyau, se maintient en l’air durant le soi-disant effondrement de ce dernier, soit pendant 6 secondes !!!), il est particulièrement osé d’imaginer une tour évidée à l’intérieur, perdant son noyau, et restant imperturbable à l’extérieur. Si vous en doutiez, je rappellerais simplement que l’effondrement de la Tour Nord commence par le noyau (c’est le NIST et les images qui le disent, et ce point fait consensus), et que cet effondrement entraîne dans la fraction de seconde qui suit l’effondrement de l’ensemble. La thèse du NIST pour la tour 7 appliquée à la Tour Nord, c’est-à-dire avec 6 secondes d’effondrement interne d’abord, signifierait que le toit de la Tour Nord descende jusqu’à mi-hauteur de la tour environ, et qu’extérieurement la tour reste intacte. Qui peut croire à pareille invraisemblance ? Aucune image, aucun précédent ne vient étayer cette hypothèse farfelue dont on peut simplement déduire que le NIST a une imagination débordante.

                                    Les « dérives » que vous mentionnez sont des extraits tendancieux d’une actualité qui ne concerne en rien le Mouvement pour la vérité, lequel a toujours revendiqué son pacifisme, sa non-violence et son refus d’un certain nombre de dérives issues du 11-Septembre (Guantanamo, etc.). Il serait ridicule de tuer des innocents pour se plaindre que d’autres innocents soient tués !!! Bien entendu, vous ne mentionnez pas les nombreux précédents en matière de terrorisme d’État ni les nombreuses manipulations d’État qui émaillent l’Histoire, et écartez toute responsabilité de l’État dans les cas que vous mentionnez. Les lecteurs informés constateront simplement votre naïveté et votre ignorance.

                                    La méthode Coué ne marche pas ; il ne suffit pas de répéter que nous n’avons pas d’arguments pour les faire disparaître !

                                  • Edmon Edmon 2 mai 2013 13:53

                                    yvesduc , c’est vous qui vous trompez .


                                    Si ces attentats sont sont cités ce n’est que pour l’exemple , son travail est plus généraliste et il a publié .Excusons le de ne pas avoir plus de temps à perdre sur des élucubrations qui n’ont aucun fondement si ce n’est l’intime conviction .

                                    Il est sociologie , pas expert en sismologie , bourse ou physique des matériaux ... c’est lassant de toujours devoir répéter les évidences .A défaut de rhétorique , vous avez vos contradicteurs à l’usure .Par contre , parions qu’il s’est renseigné auprès de vrais experts , si tant est qu’on en ait besoin.Et je rappelle encore que son travail n’est inédit dans le sens ou nombreux sont ceux qui en arrivent aux mêmes analyses .Demandez-moi d’en citer d’autres , ça va m’amuser ...

                                    Donnez-moi vos conclusions de vos milliers d’heures de travail de fond , à vérifier vos sources , ça aussi c’est susceptible de m’amuser ... surtout qu’après vous dites ne pas avoir changés depuis six ans .Je confirme , vous n’avez pas évolué d’un millimètre , c’en est consternant .


                                    Bon écoutez , jusqu’à présent je vous répondais point par point en vous relisant , sauf que là je tombe sur  David R. Griffin , alors on va arrêter là car j’ai de toute évidence affaire à un rigolo .

                                    Je ne dépense pas mon énergie plus que ça , vous avez gagné , c’est les zitis qui ont fait le coup .Ne vous reste plus qu’à convaincre le reste du monde .
                                    Bon courage .

                                     




                                  • yvesduc 6 mai 2013 20:23
                                    Edmon : je crains que les invectives (« rigolos, faux experts, soucoupistes », etc.) ne fassent guère avancer le débat. Mais visiblement ça vous soulage, alors c’est toujours ça.

                                    Cependant nous sommes d’accord sur un point : Bronner n’est pas spécialiste du 11-Septembre. C’est tout ce que je voulais souligner. C’est donc subjectivement qu’il place les contestataires du 11-Septembre dans la catégorie des croyants, et qu’il analyse leur discours. Le travail de Bronner est dès lors fragile puisqu’il repose sur des prémisses non établies.

                                    Sur le 11/9, je suis personnellement assez convaincu par la thèse MIHOP car c’est celle qui explique le mieux les faits et qui est la plus cohérente avec la géopolitique étasunienne. Cependant on ne va pas refaire le dossier ici et je vous invite à parcourir mon site, iceberg911.net.

                                  • Andromede95 Andromede95 12 octobre 2013 16:10

                                    Edmon : « L’exemple le plus édifiant pour moi est le cas de Jowenko que vous prenez pour son essai d’ explication de la démolition du WTC 7 par explosifs et non pour les WTC 1 et 2 . »


                                    A propos de Danny Jowenko, pourquoi les conspirationnistes sont nombreux à ne mentionner que son avis sur le WTC7, alors qu’il s’est également prononcé au sujet des Tours Jumelles  ?

                                  • SamAgora95 SamAgora95 29 avril 2013 23:47
                                    Hallucinant ! fascinant ! Il tombe exactement dans les pièges qu’il dénonce.

                                    J’aime bien la réflexion : tous les arguments des conspirationnistes pris de façon isolés se tiennent, mais le tout est faux.... ! ALLO ! y a quelqu’un au bout du fil ?

                                    Une bonne situation sociale, un bon métier, un bon salaire, et vous perdez la tête. Et oui ! un seul mot, un seul doute en faveur d’une remise en cause du déroulement des événements du 11 septembre 2001 et vous passez de prince à grenouille, sans boulot, sans argent et sans « amis ».

                                    Savoir que ces imbéciles finiront à la page listes des collabos dans les livres d’histoire du futur me console un peu, car ceci est une certitude !! 



                                    • Edmon Edmon 30 avril 2013 08:15

                                      «  J’aime bien la réflexion : tous les arguments des conspirationnistes pris de façon isolés se tiennent, mais le tout est faux.... »


                                      Vous avez compris tout l’inverse de ce qui est expliqué , jolie performance.

                                    • SamAgora95 SamAgora95 30 avril 2013 09:36

                                      Il n’a analysé aucun détail mis en cause pour prétendre qu’ils sont faux ou fragiles, et en déduit que le tout donne une impression de vérité, il ferait mieux d’étudier l’origine de cette impression.


                                      C’est trop facile de rejeter d’un revers de main les centaines d’études sérieuses de scientifiques, ingénieurs, architecte, militaires etc..

                                      Cela dit vous avez raison, sa phrase est tellement mensongère que je l’ai involontairement interprétée à ma façon (désolé)

                                      La mauvaise foi de cette personne reste insupportable !



                                    • Edmon Edmon 30 avril 2013 10:28

                                      Effectivement il n’a peut-être pas analysé tous les détail et pour cause :

                                      «  on trouve plus de 100 arguments techniques différents. Certains relèvent de l’aspect sismologique, d’autres des cours de bourse avant le 11-Septembre, certains relèvent de la physique des matériaux. »

                                      Gérald Bronner est sociologue et n’a donc , comme peut-être vous et sûrement moi , les compétences à juger du vrai du faux .Par contre il peut écouter les experts et à partir d’un constat chercher à expliquer les biais de raisonnement .Notez qu’il n’est pas le seul à arriver aux mêmes conclusions .

                                      Vous parlez d’études sérieuses , n’est-ce pas plutôt des études qui vous confortent dans vos suspicions ?Et pourquoi occulter celles , bien plus nombreuses , qui disent l’inverse ? 
                                      Plutôt que d’argumenter en disant qu’il se trompe , pourquoi ne faites vous simplement pas l’expérience d’écouter les deux parties d’un point spécifique histoire de réellement savoir de quoi il en retourne ?Il y a énormément d’exemples sur lesquels vous avez été trompé qui sont avérés , quasiment tout a été démonté , pourtant on retrouve ces arguments dans certains commentaires , c’est ça la croyance.

                                      «  Cela dit vous avez raison, sa phrase est tellement mensongère que je l’ai involontairement interprétée à ma façon (désolé) » 

                                      C’est tout à votre honneur .


                                    • SamAgora95 SamAgora95 30 avril 2013 11:11

                                      Je n’était pas conspirationniste au départ, je défendais même la version officielle, mais c’était avant que je ne jette un œil attentif à cet événement ! 


                                      Les arguments de ceux qui doutaient allaient donc à l’encontre de ma croyance au départ, à savoir que le gros de la version officiel (attaque terroriste ayant eu pour conséquence l’effondrement de deux tours) était correcte.


                                    • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 30 avril 2013 16:28

                                      SamAgora, vous n’êtes pas « conspirationniste », vous avez seulement un esprit critique. Ne nous laissons pas emballer par ce néologisme barbare.


                                      Il existe des conspirations, il existe des conspirateurs, mais il n’y a aucun « conspirationniste ». 

                                    • Edmon Edmon 30 avril 2013 19:31

                                      Et bien moi je m’en foutais , jusqu’au jour ou on m’a dit :


                                       « Mais regarde , c’est évident , ça n’a pas pu se passer comme ça » . 

                                      Alors j’ai lu , regardé tout les éléments , nombreux , qui se présentaient et j’en étais persuadé .
                                      Seulement il semblerait que je n’avais pas perdu tout esprit critique car au fur et à mesure que les « anti-conspi » se faisaient entendre et que des arguments tombaient à l’eau je me suis rendu-compte que mes croyances ne reposaient sur rien ou si peu , pire , qu’on m’avait menti , flatté ... 
                                      Alors j’ai commencé à écouter d’une oreille neutre ceux qui avaient de vrais arguments , les « agents de la CIA » , les « Néo cons » , « les idiots utiles du système » , les moutons , les shootés à TF1 ... et j’ai dû me rendre à l’évidence car tous disaient la même chose et me décrivaient sans même me connaitre , mes camarades de jeux aussi ...

                                      Je m’étais , on m’avait trompé avec des vidéos qui flattent l’imagination , on avait trafiqué des images , des supposés experts n’en étaient pas .
                                      Puis j’ai cessé d’être le détenteur d’un terrible secret qu’il fallait révéler au monde et quitté cette petite communauté d’allumés qui flirtent le plus souvent avec l’extrémisme , le sectarisme , le New Age ... 

                                      Aujourd ’ hui tout ce que je sais c’est que je ne sais rien .En tout cas je ne me présente plus comme expert .Les amis d’hier sont devenus les ennemis d’aujourd’hui et j’ai pris des coups , je continue à en prendre.
                                      Je préfère ça à la compagnie du mec qui me disait qu’il ne croyait même pas que Mehra ait fait des morts car vous ne pouvez le nier , cette grille de lecture , vous l’appliquez à bien d’autre sujets .

                                      Ce n’est pas facile d’avouer s’être trompé lourdement , encore moins de changer une troisième fois de position , apparemment c’est votre cas et je ne vais pas plus m’attarder à vous convaincre , l’effort doit être personnel .
                                      Sachez simplement que de vrais experts se sont exprimés , malheureusement souvent en anglais mais il y a des français , la raison pour laquelle ce genre d’association perdure alors qu’aux États-Unis ils sont en perde vitesse terrible et qu’ils s’entre-tuent presque , plongés dans leur contradictions .

                                      Revoyez ces tours qui tombent soit-disant à la chute libre , dans bien des cas c’est là que tout commence , et dites vous que cette impression de vitesse n’est due qu’à la hauteur des batiments .En fait , c’est plus de 20% de le chute libre .Vous pouvez même prendre le WTC 7 avec la vidéo tronquée , c’est la même chose .
                                      Mais surtout , demandez-vous comment des « experts » peuvent se tromper aussi lourdement ou occulter certains faits .Je ne parle même pas de ces images truquées d’acier fondu .Quand au Pentagone , les truthers ne sont même pas capables de dire s’il y avait avion ou pas et d’ou viennent les débris retrouvés.

                                      Pour finir sur une note d’ humour , sur le mur Facebook de Ropen :

                                      Question d’un internaute : 

                                      - Bonsoir, que pensez vous des chemtrails ? Nous sommes un paquet de personne à nous en inquiéter, et vous ?

                                      Réponse de Réopen : 

                                      - Bonsoir. Nous n’avons pas d’avis sur ce sujet.

                                      Ben voyons ! 

                                      Je vous laisse la place  Gaspard Delanuit afin de nous expliquer les raisons d’un tel revirement car c’est certain , parmis toutes vos qualités , vous êtes fin psychologue .
                                      Profitez-en pour charger un max car je ne repasse plus sous cet article .
                                      En vous disant à bientôt pour de « nouvelles » aventures sur AVox .




                                    • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 1er mai 2013 00:15

                                      Je n’ai pas d’avis ni d’informations claires sur les chemtrails. Et je ne vois pas pourquoi les responsables du site Reopen en auraient, vu que ce n’est pas le sujet de leur site.


                                      Pour le reste, vous semblez passer d’une croyance à une autre. Ce n’est pas mon cas. Je suis un « douteur », et je ne prends partie définitivement pour aucune des propositions alternatives concernant les événements du 11/9. Simplement je ne suis pas satisfait intellectuellement des explications que me donne la version officielle, que je trouve aberrante et intellectuellement impossible à avaler. Je pense que seule une enquête internationale, donc indépendante des agences gouvernementales étasuniennes, pourra tirer au clair certains points qui restent très obscurs (et pour lesquels je ne suis pour ma part pas capable d’apporter de réponse). 

                                      Vous tombez dans le piège qui consiste à croire que des gens raisonnables s’opposent à des fantaisistes, et qu’il n’y a que 2 camps entre lesquels il faudrait choisir. La réalité est beaucoup plus complexe. Il faut accepter de vivre en l’absence de sécurité intellectuelle et ne croire à rien tant que le trouble reste présent. Or, cette affaire est encore extrêmement trouble, tous les gens qui travaillent à un certain niveau des agences de renseignement le savent. Gardez l’esprit ouvert. 

                                    • ETIENNE 30 avril 2013 07:52

                                      Donc, un athée est un croyant comme un autre.


                                      • Stof Stof 30 avril 2013 15:09

                                        Des associations comme Reopen ne propose AUCUNE THEORIE. Elle ne fait que démonter point par point la version officielle. C’est donc juste un point de vue critique, pas une théorie.

                                        Au vu des arguments avancéspar le gouvernement US, il est donc impossible de croire en leur version. Sans pour autant croire en quoi que ce soit d’autre.

                                        On reproche donc au petit peuple de ne pas croire dans le dogme officiel...

                                        Mais c’est un principe de manipulation mentale, bien connu des sectes. Celui qui doute, qui s’interroge sur la parole du gourou, sera mis au ban du groupe.

                                        • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 30 avril 2013 16:34

                                          Exact, à ceci près que dans ce cas, la secte est dominante par son pouvoir d’influence. Celui qui doute est donc carrément menacé d’être mis au ban de la société, il devient un malade, un « conspirationniste ». De moins c’est ce que veulent nous faire croire les médias. En réalité, dans la population, le nombre des « douteurs » ne cesse d’augmenter, en particulier parmi les personnes intellectuellement actives. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe sur Agoravox. 


                                        • Pyrathome Pyrathome 5 mai 2013 22:03

                                          De moins c’est ce que veulent nous faire croire les médias...

                                          Oui, et c’est surtout un grand révélateur d’ordures et de couards.....
                                          Je le vois uniquement comme ça, pour ma part....
                                          Ceux qui susurrent à l’oreille la vérité y sont extrêmement rares et vite mis au placard (ex, Éric Laurent, assassiné médiatiquement depuis 10 ans....)


                                        • yvesduc 1er mai 2013 14:30
                                          La note [8] de l’article vient en confirmation de mon intuition de 22:16 : l’enquête de Bronner a été superficielle. Bronner n’a pas creusé suffisamment pour voir que les sources auxquelles il s’est rallié, ont été réfutées : Dasquié et Guisnel (ici), Phile Mole (ici) et l’AFIS (ici).

                                          Dans ses échanges avec ReOpen911, Bronner reprend l’argument de l’acier fondu. Or, Bronner est ici victime de la double méprise de Phil Mole : d’abord, le Mouvement pour la vérité n’a jamais prétendu que le kérosène avait fait fondre l’acier ; d’autre part, Phil Mole (et Bronner) ratent l’essentiel, à savoir qu’il y avait de l’acier fondu, la question restant de savoir ce qui a pu le faire fondre, puisque ce ne pouvait pas être le kérosène. Les preuves de la présence d’acier fondu sont nombreuses : 1. la fontaine de métal fondu, 2. les très nombreuses gouttelettes de fer fondu retrouvées dans la poussière, et 3. l’analyse de l’acier par la FEMA. Concernant la fontaine, le NIST prétend qu’il s’agit d’aluminium mais celui-ci est gris argenté, et non jaune (la fontaine est jaune). La présence des gouttelettes est confirmée par plusieurs études, émanant ou non du Mouvement pour la vérité (pour une fois, tout le monde est d’accord). Le NIST s’est abstenu de se pencher sur ces anomalies.

                                          Concernant l’AFIS, Bronner semble faire référence au hors-série de “Science et pseudo-sciences” de juin 2011 (98 pages tout de même), réunissant des experts français de premier niveau, susceptibles d’impressionner le néophyte et de l’emporter par la seule influence de leur autorité. Or, ce dossier commet la même erreur que le NIST : il raisonne à sens unique. Seule l’hypothèse du feu y est envisagée. Lorsque, par miracle, la thèse de la démolition contrôlée est enfin envisagée, sur quelques pages, l’expert, Jean-Pierre Muzeau, a le culot de dire que l’effondrement de la tour 7 ressemble « un peu » à une démolition contrôlée. Nous ne saurons pas en quoi elle en diffère et Muzeau prouve ici surtout qu’il n’a pas vraiment regardé les images.

                                          Résumons : Jérôme Quirant, grand pourfendeur du Mouvement pour la vérité devant l’éternel, et adepte du raisonnement à sens unique, présente de façon biaisée le dossier à des experts français en vue de constituer un dossier destiné à contrer le Mouvement. Le dossier tombe sous les yeux de Bronner, qui ne décèle rien et s’en satisfait. Les uns et les autres tentent de préserver leur idée des hautes valeurs morales de nos dirigeants. Est-ce ainsi que les croyances perdurent ?

                                          • Pyrathome Pyrathome 5 mai 2013 21:58

                                            Jean-Pierre Muzeau, a le culot de dire que l’effondrement de la tour 7 ressemble « un peu » à une démolition contrôlée. Nous ne saurons pas en quoi elle en diffère et Muzeau prouve ici surtout qu’il n’a pas vraiment regardé les images.

                                            C’est la stratégie du verre à moitié vide ou à moitié plein......
                                            Un peu, beaucoup, passionnément....ah ah ah  !!
                                            Quel crétin, celui-là !!....à en manger du foin....


                                          • CN46400 CN46400 1er mai 2013 20:36

                                            Depuis que je n’ai plus de points sur mon permis de penser, je suis pour la version officielle de 9/11.....


                                            • Pyrathome Pyrathome 5 mai 2013 21:53

                                              Encore un excellent article de reopen, bien documenté, un grand merci.... !

                                              En ce qui me concerne, il y a longtemps que je n’ai plus aucun doute, mais alors pas le moindre ....et donc par conséquent, je ne vois pas l’intérêt d’écouter ce genre de personnage faire des zigzags sociologique à la « mord moi le nœud » pour réfuter une évidence par trop évidente....
                                              Se servir de sa « science » pour traiter les truthers de farfelus et de croyants, c’est proprement le monde à l’envers et un procédé totalement dégueulasse.....
                                              Le monde des croyants, c’est bien ceux qui croient en la VO.....soit par crétinisme, soit par mensonge éhonté....
                                              De toute façon, la grande majorité des gens ne croient plus en la version officielle, mais quand bien même, ce n’est pas pour autant qu’on prend le chemin d’une réouverture d’enquête, car ils savent très bien ce qu’ils vont trouver au bout......l’horreur à l’état pur !!
                                              Le 911 n’est plus qu’un secret de Polichinelle mais surtout une « tsar bomba » à retardement, la révélation tombera quand le système tombera, ce qui accélérera sa chute....
                                              et ce n’est pas ces imbéciles usant de leur science soucoupiste ou de leur langue de vipère qui pourront y faire grand-chose, bien au contraire, ils se seront évanouis dans la nature par grande crainte de représailles pour collaborationnisme éhonté.....


                                              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 7 mai 2013 06:49

                                                Bravo à Reopen qui continue inlassablement le combat.

                                                C’est vrai qu’il ne faut rien lâcher et donc mille fois remettre l’ouvrage sur le métier, cad, clouer à chaque fois que l’occasion se présente le bec à ceux qui, par leur glose facile et fallacieuse, actent cette violence du symbolique vers laquelle vous nous renvoyez de façon si pertinente (avec l’article de Mathieu Cohen je crois bien).

                                                A ceux qui, comme moi, se sont fait une intime conviction, et se demandent à quoi bon recadrer tous les idiots utiles du système, je dirais qu’il s’agit de salubrité publique. Ne surtout pas laisser croire au quidam que la critique de la V.O. n’est plus d’actualité.

                                                Elle doit le rester jusqu’à ce que le consensus des consciences (qui est déjà réalisé dans la population mondiale puisqu’une majorité doute de la V.O.) devienne acté, cad, de sens commun (common knowledge), quand tout le monde saura que tout le monde sait que la V.O est intenable.

                                                J’ai un temps pensé qu’il nous faudrait un moment « Les habits neufs de l’Empereur » (cf. mon A l’aube du « grand jour » : le 11-Septembre et les « foules intelligentes » du web - AgoraVox le média citoyen ) mais je crois que ça n’est plus possible car les médias ont encore un trop gros impact sur les représentations collectives et maintiennent un silence « de plomb » sur la question.

                                                Dès lors la plupart des citoyens restent dans leur coin, isolés, avec leurs doutes et leurs « je n’en pense pas moins » sans que la mayonnaise puisse prendre pour constituer une représentation commune de l’Empereur comme nu.

                                                Pour ma part, je ne crois pas qu’on puisse ici changer de paradigme sans une destruction du pouvoir financiaro-économico-complexo-militaro-industrialo-politique en place. Or, aux dernières nouvelles, ce pouvoir a gagné comme le dit si bien Warren Buffet. Il est plus fort que jamais et va bientôt rafler la mise.

                                                Il ne nous reste que la raison.

                                                C’est pourquoi je pense Reopen a raison de chercher à prendre au mot chacun des « idiots utiles » de ce système.

                                                Ce que je me demande c’est comment maximiser le potentiel de cette forme d’action ?

                                                Je verrais bien que :

                                                • tous les candisats au statut d’idiots utiles sachent que leur discours passera à la moulinette de la rationalité.
                                                • Mais il nous faudrait une telle moulinette, cad, une méthode qui permette de désosser mécaniquement les arguties des pro V.O. Une sorte d’ « analyse automatique du discours » qui décomposerait celui-ci en propositions élémentaires qui seraient ensuite immédiatement renvoyées à leurs réfutation.
                                                • L’intérêt étant que chacun pourrait la mettre en oeuvre et vérifier ainsi personnellement l’inanité des propos pro V.O.
                                                 Mais bon, tout ça c’est un véritable programme de recherche (qu’on pourrait imaginer de financer avec des bourses des gouvernements Cubain, Vénézuelien, Russe, Iranien, etc. smiley qui eux voudraient bien qu’on fasse la vérité sur 9/11.

                                                Rendons à César, c’est à Jean-Luc Guilmot que je dois cette idée. J’étais sceptique quand il a évoqué l’intérêt d’une analyse critique de toutes les formes d’argumentations pro V.O. Mais je pense à présent qu’il avait raison.

                                                Pour conclure, je crois que ce travail de digestion de la crédulité et de la mauvaise foi des pro V.O. est une nécessité incontournable.

                                                Mais ce qui est nécessaire n’est pas nécessairement suffisant.

                                                Le complément à toute destruction (digestion) c’est la création (construction) d’une version crédible.

                                                Je trouve que c’est ce qui manque dans le paysage 9/11. Il nous faudrait un story telling efficace qui rassemblerait l’ensemble des éléments qui font consensus ou qui paraissent peu sérieusement critiquables.

                                                Un livre genre « Le 11 septembre pour les Nuls (qui croient encore à la V.O) ».

                                                L’idée clé ici est qu’il ne s’agit pas seulement de collectionner les faits qui font consensus car le quidam de base n’y mettra pas son nez vu que ça exige encore l’énorme travail consistant à organiser le tout en une représentation cohérente.

                                                Ce qu’il faut c’est une « belle » histoire bien racontée avec un maximum d’éléments qui donnerait en prêt à consommer la représentation cohérente de la réalité à laquelle chacun aspire.

                                                J’ai été tenté un temps de m’y coller mais je n’ai pas la capacité de travail pour cela.
                                                Par contre je veux bien contribuer à la réflexion collective sur un tel projet s’il apparaît pertinent à d’aucuns qui se sentiraient de lancer la dynamique (sur un wiki ?)

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