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Accueil du site > Tribune Libre > 50 ans de cinéma SF - Prometheus

50 ans de cinéma SF - Prometheus

Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend.

 

Prométhée ou le mythe paien du Titan voleur de feu. Pour ce 1er volet prequel à la saga Alien, son créateur originel Ridley Scott s'en va débusquer tel un fouilleur des secrets galactiques dans la mythologie les origines, c est-à-dire la genèse, la nôtre, non seulement celle de l'humanité, mais celle de l'ensemble des civilisations peuplant l'univers. Et envoie après un prologue ou Prométhée se dresse tel un géant en quête de sens face au précipice un équipage composé de scientiques et d'androides au berceau même, sur cette étrange planète où se terre dans les sous sols de grottes labyrinthiques le nid de cette Mère Alien. La où le Mal couve et est couvé.

 

La compagnie détentrice des fonds et tireuse de ficelles de l'équipage les envoie depuis notre planète Terre directement dans le cœur du Loup en pleine conscience. Ses secrets sont partagés par l'humanoïde David, lequel la représente et se tient à distance tant des visiteurs sacrificiels que de la Bête. Il s'agit bien pour les puissants qui nous gouvernent d'épouser le mythe paien de la connaissance et de ramener sur terre le feu. Afin de s'en saisir et de faire mettre un genou à terre à ce Dieu qu'ils défient jusqu'à faire prendre à l'ensemble de sa création un risque inimaginable, celui de l'extinction pure et simple. Car si la Bête est sous quelque forme que ce soit, vivante ou sous la forme de son ADN, ramenée sur Terre, alors nous savons qu'elle aura raison de tout être vivant et donc de tous les humains.

 

Jouer avec le feu jusqu'à s y consumer. Tel est l'aventure de la connaissance, cette connaissance issue de l'arbre de la genèse que l'homme Dieu sortant de la machine se donne pour but. Flirter avec la Bête jusqu'à s y confondre, aller directement dans son nid, tâcher de l'apprivoiser, elle la sauvage, elle qui n'entend qu'une et une seule chose, tuer, massacrer, éviscérer, car Alien c'est ça, un passager sourd fait de métal et de dents prêtes à jaillir pour transpercer la cage thoracique, baver de l'acide et bruler l'enveloppe charnelle sous un déluge de souffrances. Rien, dans cette Bête, qui puisse être dompté. Et c est bel et bien cela, cette quête avide de destruction sans possibilité de résistance qui attire les financeurs assoiffés de cette étrange lumière. Une lumière proprement luciférienne.

 

Evidemment que ce brulot hautement symbolique et si apre à décrypter pour les profanes ne plut pas, tant s'en faut, aux éxégèses un tant soit peu limités dans leur savoir que la saga précédente. Ridley Scott et son scénariste, celui de la série Lost, ne s'adresse pas tant au grand public qu'à une infime minorité de ses spectateurs, ceux qui possèdent à la fois une culture mythologique, historique et géostratégique et une connaissance pointue de ce qui actuellement se joue et se noue à notre insu.

 

Dans ce nouveau chef d'œuvre paranoiaque, son meilleur film depuis l'immense Blade runner, loin de reprendre une franchise, il catapulte en un opéra d'ombres et de fureurs sa proposition initiale sortie en 1979 et la replace au cœur de l'histoire de toutes les civilisations.

 

Juste avant le point de bascule …

 


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10 réactions à cet article    


  • Pimpin 13 mars 11:14

    « Dans ce nouveau chef d’œuvre... ». Il date tout de même de 2012 !


    • La bête. PHENIX ou DRAGON,.... ??? John Bormann (La table d’Emeraude) en aurait fait un chef-d’oeuvre, ayant lu toute l’oeuvre de Jung. Année 200« 18 ». Pour ceux qui s’y connaissent un peu. 18 au Tarot : la lune,...l’eau,...


      • LE CHAT LE CHAT 13 mars 14:35

        J’ai vu la suite récemment ( alien covenant ), cet androïde est vraiment un enculé de chez enculé !  smiley


        • bob de lyon 13 mars 17:34

          Je comprends que la SF vous titille.

          Moi aussi depuis que mouflet, (j’ai 75 ans) je suis tombé en arrêt devant un livre du Rayon fantastique, acheté d’occasion pour trois francs six sous chez un bouquiniste, locataire d’une petite échoppe sous les arcades de l’Opéra de Lyon (holà, attention nous sommes en 1955 !) : il s’agissait de ‘La faune de l’espace’ de Van Vogt. (que je pense supérieur à Asimov).

          Apparemment Bertrand Tavernier l’avait lu, lui aussi (même génération).

          Au cours d’une émission de radio (il n’y a pas très longtemps), il parla du livre - mais déjà une petite idée me trottait dans la tête – mais où avais-je rencontré ALIEN, nom d’un caniche ? Mais c’est bien sûr, c’est IXTL, le passager clandestin du véhicule interstellaire du livre et qui pondait des œufs en vois-tu-en-voilà dans les coursives ! Tavernier le confirma.

          À signaler d’excellentes émissions philosophiques (quatre), il y a quelques semaines, sur France Culture, au sujet des films sur cet extra terrestre.


          • McGurk McGurk 13 mars 18:12

            Prometheus n’arrive pas à la cheville du premier Alien. Idem pour Blade runner.
            Encore des films surcotés...

            C’est confus, c’est chiant, tout se contredit, le scénario laisse complètement à désirer et la fin est minable. C’est la performance habituelle de l’auteur de balancer des sujets sans les développer.


            • christophecroshouplon christophecroshouplon 14 mars 01:45

              @McGurk
              Vive l insignifiance


            • McGurk McGurk 14 mars 02:21

              @christophecroshouplon

              Mais encore ?


            • Armelle Armelle 14 mars 13:20

              @christophecroshouplon
              Vous ôtez à ces longs métrages les impressionnantes images de synthèse, et ma foi il ne reste en effet que de l’insignifiance Mr Croshouplon !!!
              L’art du cinéma SF est comme celui de la peinture abstraite, une niche où se complait la médiocrité, où l’absurdité à sa seule chance de côtoyer la raison pendant 120 minutes , et où le n’importe quoi peut même prendre l’ascendant !!! Avec du pognon et des moyens colossaux, ces gens parviennent toujours à fabriquer qqe chose d’acceptable, ne serait-ce que par la qualité des effets spéciaux mais après, sur le fond, c’est une autre histoire !!!
              Mr Gurk est dans le vrai, « Prometheus » (une caricature de la confusion) n’arrive en effet même pas à la cheville de « Alien » ; en somme, un réchauffé de facture bien médiocre dans lequel on perçoit aisément la panne d’imagination, poussant le réalisateur à user des mêmes martingales en les arrangeant de façon différentes...


            • McGurk McGurk 14 mars 18:57

              @Armelle

              En allant plus avant, on peut remarquer que c’est bien là le style du réalisateur et que c’est présent dans tous ses films. Il lance une idée sur le tapis et se barre, rien n’est développé et il passe à la suivante en faisant la même chose.

              Il existe certes des réalisateurs qui, eux, laissent « le spectateur imaginer le reste », mais là c’est plutôt du foutage de gueule voire de la pure fainéantise parce que rien n’est fait. Je ne compte même pas la tonne de contradictions que j’ai pu trouver, sans parler des séquences qui n’ont aucun intérêt pour le public.

              Je n’arrive pas à comprendre l’adhésion du public à toutes ces conneries - je ne parle pas du thème que j’adore, la SF c’est génial. Du coup les films sont surcotés et on les qualifie de « chef d’œuvre du cinéma » alors qu’un film classique, développé lui, tient bien plus la route même si, dans l’imaginaire des gens, il est « moins bien ».

              Remarquons au passage que l’auteur n’a, visiblement, pas la moindre notion en terme de physique et que le thème de la SF lui importe peu. Je ne comprends donc pas cet acharnement des réalisateurs à continuer dans un thème (à part pour le pognon) alors qu’ils sont mauvais ou qu’ils s’en fichent complètement. C’est la même chose pour la plupart des films d’horreur.


            • Ruut Ruut 16 mars 13:05

              Une grosse déception ce film.
              Beaucoup d’incohérences technologiques et logiques.

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