• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > 600 Euros avec sursis requis contre l’instituteur qui avait dit : « (...)

600 Euros avec sursis requis contre l’instituteur qui avait dit : « Je coupe tout ce qui dépasse » à un élève qui montrait son zizi...

Ce n’est pas un poisson d’avril ! On a, le 12 janvier dernier, relaté l’affaire de l’instituteur du village de Liernais en Côte d’Or qui avait eu, le 26 septembre 2008, un mot malheureux envers un élève turbulent (1). Les autres élèves lui avaient rapporté que leur camarade montrait son zizi. L’instituteur avait, sans trop réfléchir, brandi un cutter devant « le coupable » en le prévenant, sur le ton de la boutade, qu’il « coupait tout ce qui dépasse ». Dans les jours suivants, il s’en était entretenu avec la mère de l’enfant. L’affaire, avait-il cru, était close.

 
Une réponse tellement disproportionnée

Pas du tout ! Deux mois après, le 25 novembre 2008, il était suspendu de ses fonctions par le recteur d’académie et, le lendemain, convoqué à la gendarmerie pour y être retenu toute la journée, une plainte ayant été déposée par la mère de l’élève. Renvoyé devant le tribunal correctionnel de Dijon, il encourait, selon l’article 222-13, jusqu’à 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende pour « violences aggravées, sans incapacité, sur mineur de moins de quinze ans, par personne ayant autorité sur mineur chargée d’une mission de service public, avec menace d’une arme. ». Il a finalement comparu lundi 30 mars, le procès fixé d’abord au 23 janvier ayant été reporté.

La disproportion entre les faits et la réponse administrative et judiciaire a soulevé l’indignation dans la région. L’instituteur ne s’est donc pas retrouvé seul au tribunal. Un comité de soutien de près de deux cents personnes était à ses côtés, parmi lesquelles on reconnaissait des élus. Une pétition aurait recueilli 4.000 signatures, bien au-delà des 2.400 habitants du canton.

Un acharnement curieux du ministère public

Ce qui suscite l’incompréhension est l’attitude des autorités tant judiciaires qu’administratives. Car, puisque la mère de l’élève avait finalement retiré sa plainte, on aurait pu penser que l’affaire était close à nouveau. Il n’en était rien. Le procureur a maintenu les poursuites ; sans doute obéit-il à des directives du ministère de la justice. Il était donc intéressant de voir quelle argumentation il allait développer pour les justifier. C’est à la substitut du procureur, Mme Marie-Eugénie Avazéri, qu’est revenu l’honneur de requérir dans cette affaire dont le ridicule fait justement tout le sérieux.

Elle aurait osé, selon le journal local, Le Bien Public, replacer cette conduite, tout au plus maladroite, dans le contexte de l’insécurité à l’école ! Il fallait y penser : on ne savait pas que les enseignants en étaient les acteurs principaux. Il importait donc de lui apporter, selon l’AFP « une réponse pénale » au motif que «  le fait de faire venir un élève à son bureau, de prendre un cutter dans son cartable, d’en sortir la lame et de lui dire « je vais couper tout ce qui dépasse », constitue un élément matériel de la violence ». De plus, l’élément intentionnel, selon Mme le substitut, était constitué par la «  volonté de faire peur, d’intimider l’enfant ». Et c’est la raison pour laquelle elle a requis «  une peine de 600 euros assortie du sursis ».

Faut-il se réjouir d’une bonne administration de la justice ou s’affliger d’un manque de discernement qui la discrédite une fois de plus ? Une partie de l’assistance a manifesté, en tout cas, son indignation. Une personne a même été expulsée de la salle d’audience. L’avocat de l’instituteur a évidemment plaidé la relaxe sous les applaudissements. Le jugement mis en délibéré sera rendu le 11 mai prochain.

Une autorité académique fidèle à ses détestables habitudes

L’attitude de l’autorité académique n’est pas moins surprenante. Quel rôle a-t-elle joué pendant les deux mois qui se sont écoulés entre l’incident du 26 septembre 2008 et la convocation de l’instituteur à la gendarmerie le 26 novembre suivant ? On sait seulement que la veille de cette convocation, l’instituteur a été suspendu par mesure conservatoire. Cette décision prouve que l’administration académique a au moins accompagné l’opération si elle n’en a pas pris l’initiative.

D’autre part, selon le président du comité de soutien, le recteur d’académie aurait refusé d’apporter la protection statutaire prévue par l’article 11 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 qui en fait pourtant un devoir à la Collectivité publique quand un fonctionnaire est attaqué à l’occasion de ses fonctions. C’était bien le cas de cet instituteur. Le recteur fait bon marché de la présomption d’innocence. Car ce refus de protection statutaire est un pré-jugement qui désigne déjà aux yeux de tous l’instituteur comme coupable avant même que la justice ne se soit prononcée.

Mais il est vrai que ce n’est qu’ « un instit’ » ! On a pu voir dans le passé qu’un chef d’établissement, même en position d’agresseur, et condamné ensuite comme tel par la justice, recevoir sans sourciller, dès son assignation, cette protection statutaire qui permet la prise en charge des frais judiciaires dont on sait qu’ils ne sont pas minces.


Il reste à espérer que le tribunal ne se laissera pas impressionner par ce déploiement de forces déraisonnable pour traquer une délinquance aussi redoutable qu’un instituteur admonestant maladroitement un enfant, un cutter à la main. Une relaxe permettrait au prévenu de se retourner contre le recteur et l’État pour demander le remboursement de tous ses frais exposés dans ce procès insensé.
Cependant, ce qui ne rend pas optimiste, c’est la récente condamnation par le tribunal correctionnel d’Avesnes, le 13 août 2008, du professeur du collège de Berlaimont à 500 Euros d’amende pour avoir giflé un élève qui l’avait injurié, Mais, on le sait, la justice peut surprendre et dépendre de la personnalité des juges. Qui sait si le tribunal de Dijon, en remettant un peu de raison dans cette affaire presque sans queue ni tête, ne va pas s’abstenir d’ajouter un couplet loufoque à la chanson de Pierre Perret : « Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi  » ? Paul Villach

(1) Paul Villach, «  L’instituteur avait dit : « Je coupe tout ce qui dépasse » à un élève qui montrait son zizi... », AGORAVOX, 12 janvier 2009.


 

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.6/5   (30 votes)




Réagissez à l'article

33 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 1er avril 2009 12:06

    fils d’enseignant , j’ai été informé très tôt de ce qui se passe chez le mammouth et ni moi ni aucun de mes frères et soeurs n’a entrepris une carrière dans l’enseignement.
    mon père s’est vu reproché d’avoir osé porté plainte alors qu’on lui avait crevé les 4 pneus , soit disant que ça portait ombrage à la réputation de l’établissemnt et donc à la carrière du principal ...
    Vu mon humour caustique , j’en serais déjà à la 238ème plainte de parents d’élèves ....


    • Paul Villach Paul Villach 1er avril 2009 12:17

      @ LE CHAT

      C’est malheureusement ce qui arrive désormais. On n’est plus automatiquement enseignant de père ou de mère en enfants !
      Il n’y aura bientôt plus que ceux qui sortent d’une retraite les ayant tenus hors du monde pour postuler à ce qui était un passionnant métier. Comme toujours, il faut toucher le fond pour remonter à la surface ! Il n’est pas sûr qu’on ait encore atteint le fond ! Paul Villach


    • oncle archibald 2 avril 2009 09:36

       ah mon pauv’ Monsieur, c’était mieux avant !!! Mes enfants n’ont pas voulu faire archi parce qu’ils ont vu leur père bosser 60 heures par semaine avec une semaine de vacances par an pour un résultat financier pas du tout à la hauteur des efforts et des responsabilités ... bref .. moi ce sont mes enfants qui sont enseignants (deux sur trois) pour être mieux rémunérés que leur père (à l’heure effective de travail s’entend), pour aller en vacances avec leurs enfants, pour ne pas aller pleurnicher chez son banquier pour "faire l’échéance" avec un découvert, enfin bon .. chacun ses petits malheurs ...

      Sur le fond de l’affaire elle aurait été vite réglée il y a un demi siècle : une calotte accompagnée d’une bonne admonestation du genre "rentre moi ça dans ta culotte tout de suite sinon tu en prends une autre" , plus une bonne discussion avec la mère "comment se fait-il que votre garçon sorte son machin à tout propos, vous devriez lui apprendre que ça ne se fait pas" et hop l’affaire était faite, sans tambour ni trompette, ni tribunal ...

      Vous avez raison finalement , c’était mieux avant !


    • Gonzague gonzague 1er avril 2009 12:28

      "L’instituteur avait, sans trop réfléchir, brandi un cutter devant « le coupable »"
      Ca change tout à l’histoire. On ne menace pas un enfant avec un cutter. On menace avec un cutter les passagers d’un avion que l’on souhaite détourner. Mais pas un enfant.


      • 5A3N5D 1er avril 2009 12:51

        "Ca change tout à l’histoire. On ne menace pas un enfant avec un cutter. "

        De même, on ne menace pas une petite fille avec son zizi. C’est, selon les circonstances, un attentat à la pudeur, une agression sexuelle, de la part du pauvre chéri dont la maman a raté l’éducation. Bref, dans cette histoire, on se demande qui est la victime et qui est le coupable.


      • french_car 1er avril 2009 17:16

        Gonzague nous ne sommes pas encore complètement américanisés, les petites filles ne se sentent pas agressées à la vue d’un zizi et le petit garçon ne sera sans doute pas fiché chez Edvige. C’est en stigmatisant ces comportements sommes toutes limite normaux que l’on culpabilise la petite fille qui a "vu".


      • french_car 1er avril 2009 18:13

        Désolé Gonzague ma remarque s’adressait bien entendu à 5A3N5D.


      • Alexeï 2 avril 2009 07:33

        Pour une fois que 54321 écrit quelque chose de censé, on ne va pas s’en plaindre. Où est pasée sa défense inconsidérée des voyous ?


      • 5A3N5D 2 avril 2009 10:07

        Alexei,

        "Pour une fois que 54321 écrit quelque chose de censé, on ne va pas s’en plaindre. Où est pasée sa défense inconsidérée des voyous ?"

        J’ai du mal à comprendre où vous avez trouvé ça. Vous devriez essayer de ne pas confondre vos fantasmes avec la réalité.


      • ronchonaire 1er avril 2009 12:59

        J’ai vu l’instituteur en question l’autre jour au journal télé : à vu de nez, je dirais qu’il doit faire ses deux litres de Villageoise par jour et qu’il n’a pas dû se brosser les dents depuis le 3 mai 1957 ; il avait l’air tout droit sorti d’un épisode de "Groland". Franchement, s’il avait menacé mon gosse, un cutter à la main, je crois que j’aurais eu la même réaction que les parents ; ce mec n’inspire vraiment pas confiance, j’ai même du mal à croire que l’Education Nationale laisse de tels énergumènes s’occuper d’enfants.


        • Francis Francis 1er avril 2009 13:20

          Vous êtes tout à fait dans le sens de la juge. Vu la tête il doit boire. Et bien non monsieur, il ne boit pas. Il est vrai par ailleur qu’avec des parents comme vous semblez être la "réputation" fait loi. Et les jugements "à vue de nez" font office de conviction.

          Mouchez vous donc.


        • claude claude 1er avril 2009 13:58

          et le délit de "sale gueule" vous connaissez ? smiley

          vous ne vous êtes pas posé la question de savoir si cet homme était sous traitement médicamenteux, s’il souffrait de couperose, d’un dérèglement de la thyroïde, d’oedèmes...

          de plus, d’après plusieurs reportages, cet instituteur a une très bonne réputation dans son village.

          mais quand on a un grelot dans la tête, il est difficile de raisonner


        • french_car 1er avril 2009 18:10

          Il est clair qu’il failler plus que le voir à la télé pour juger de son aptitude ou non à instruire des enfants. Celà-dit c’est bien à l’apparence, à la diction et au comportement que l’on peut se faire une idée de ses capacités. Quoi d’autre sinon ?


        • ronchonaire 2 avril 2009 09:40

          C’est fou ce que le corporatisme peut faire avaler comme couleuvres : certains sont prêts à laisser leurs gosses passer huit heures par jour avec un mec à la gueule d’alcoolique, le mec en question étant quand même censé leur inspirer l’autorité et leur servir d’exemple ; d’autres trouvent carrément normal de menacer des enfants avec un cutter, mais comment réagiraient-ils si c’étaient eux que l’on menaçait avec un cutter ? Enfin, l’inénarable Claude va même jusqu’à considérer le fait que cet homme puisse être malade comme une circonstance atténuante, sans même se demander s’il n’y a pas un léger risque à laisser ses enfants en compagnie d’un homme malade.

          Le pire dans cette histoire, c’est que la majorité des profs trouve probablement scandaleux de menacer des enfants avec un cutter et n’aurait certainement pas agi de la sorte dans la même situation ; mais comme c’est un collègue qui l’a fait, il a forcément raison, donc on le défend coûte que coûte sans même réfléchir à la réalité de son geste.

          Ne venez pas vous plaindre si un jour un prof détraqué utilise vraiment un cutter contre vos gosses...



          • Ben Ouar y Villón Brisefer 1er avril 2009 13:58

             Faut-il qu’ils aient perdu EN EFFET toute autorité pour qu’ils en arrivent à des attitudes comme celles- là ? On a pitié des profs d’aujourd’hui. La peur est-elle un outil d’éducation efficace ? Quel aveu d’échec. L’uniforme à l’école d’abord ! ensuite on verra.


            • Stéphane Bouleaux 1er avril 2009 14:00

              Il est incroyable que l’administration et l’etat osent s’en prendre à un professeur qui cherche à maintenir la discipline dans sa classe !

              Au lieu de cela, l’etat ferait mieux de condamner les parents qui sont responsables de l’exibitionnisme de leur enfant devant d’autres eleves. De meme, une etude psychologique de la famille est plus que necessaire pour comprendre la raison de tels actes.

              Vous remarquerez qu’il n’y a pas eu de manif nationales de profs pour defendre leur collegue. smiley

              (ca marche mieux avec les augmentations)


              • LE CHAT LE CHAT 1er avril 2009 15:00

                @SEB

                c’est vrai que les syndicats comme la hiérarchie abandonnent l’enseignant à son sort au moindre pépin ! c’est bon de se sentir soutenu .....  smiley


              • Cher Paul Villach,
                Ces poursuites sont effectivement minables ! Il est vrai que le retrait de plainte n’éteint pas l’action publique !
                Bon courage au représentant du Ministère public pour ...assumer..les poursuites !!


                • french_car 1er avril 2009 17:29

                  Il est quand même extraordinaire de constater que le corporatisme poussé à l’extême conduit des enseignants à défendre l’inféfendable. Après l’Année de la Jupe nous avons l’Année du Cutter où l’on voit un enseignant brandir une arme en pleine classe.
                  Ce sont les mêmes qui portent plaintes contre leurs élèves bloggeurs et blagueurs.
                  Pour une fois l’administration a pris ses responsabilités sans s’aligner automatiquement sur la corporation.
                  La mère craignant les représailles de la part des chers confrères du monsieur sur sa progéniture, ne souhaitant sans-doute pas les "mettre dans le privé" a retiré sa plainte, il est heureux que le ministère public ait continué ses poursuites.
                  Delenda administratio smiley


                  • Alexeï 1er avril 2009 19:27

                    Vous avez raison de souligner que la justice est une loterie ... étonnant alors qu’ils existe une multitude de codes.

                    Un avocat, ancien bâtonnier du barreau de Nîmes, avait déclaré alors qu’il défendait un professeur agressé par son principal qui l’avait dénigré dans une lettre secrète envoyée au président d’une fédération de parents d’élèves. « Le contenu de mon dossier jouera peu en comparaison de la personne du juge qui sera en fac de moi. Si je plaide devant le juge x, je gagne, devant le juge y, je perds et cela avec le même dossier ». Il paraît que nous vivons encore dans un état de droit.


                    • Paul Villach Paul Villach 1er avril 2009 20:03

                      @ Alexeï

                      C’est exact ! Je n’y croyais pas ! J’ai pu moi-même me rendre compte comme un dossier même en béton peut être rejeté d’une chiquenaude par des juges partiaux ! Et ce qui est extraordinaire, c’est que ces juges indignes soient capables de montrer leur partialité par écrit. Ils s’en fichent !
                      Contre ces gens, il n’y a rien à faire. Ils n’ont aucun compte à rendre ! On l’a vu avec Outreau.

                      Et il semble qu’il ne faille pas compter sur la Cour Européenne des droits de l’homme pour contenir ces dérives qui discréditent la justice aux yeux des citoyens. Un protocole en cours de ratification donne aux juges de Strasbourg la possibilité de rejeter une requête s’ils estiment non plus qu’il y a eu violation de la convention, mais que le préjudice leur paraît peu important !
                      Jusqu’ici observer une violation était relativement simple, à condition d’être honnête. Mais apprécier à l’avenir "l’importance" d’un préjudice, on nage dans l’arbitraire. Paul Villach


                    • french_car 1er avril 2009 21:06

                      Et oui Villach, l’arbiraire commence avec la toute puissance du corps enseignant et sa hiérarchie, voyez les règlements intérieurs des lycées, eux-mêmes issus du code de l’éducation qui prévoient que le chef d’établissement puisse sanctionner sans appel, sans compte à rendre et sans avoir à se justifier devant quelqu’autorité que ce fût.
                      Au passage si la hiérarchie en est à envoyer des lettres aux parents pour dénigrer les professeurs c’est que son pouvoir est bien faible et que le rectorat ne la soutient pas, ce qui va plutôt à l’encontre de vos préventions à son égard.
                      Ne comparez pas avec Outreau, Burgaud a eu des comptes à rendre et bien etendu l’affaire est infiniment plus grave que celle du "zizi" ou de la "lettre secrète". L’enseignant lui n’a aucun compte à rendre tant qu’une affaire n’est pas portée en justice, son pouvoir de nuisance est aussi fort que son pouvoir-instruire, à lui d’en faire bon usage.
                      Delenda adminstratio smiley


                    • Alexeï 1er avril 2009 23:55

                      @ l’auteur

                      Oui, je rejoins vos remarques. Je me souviens que dans l’article consacré au défunt Claude Brochard, vous avez souligné que la Cour retenait que le maire et les 12 profs qui l’avaient diffamé avaint commis un délit mais que ces voyous ignortaient que ce qu’ils avaient fait était mal et échappaient de ce fait à toute poursuite.

                      L’attitude récente de la CEDH laisse augurer le pire.


                    • Paul Villach Paul Villach 2 avril 2009 10:42

                      @ Alexeï

                      Pas exactement. 
                      1- C’est le tribunal correctionnel qui avait estimé le délit de dénonciation calomnieuse constitué.
                      2- Mais, 6 mois après - délai très court dans ce type de procédure : il y avait urgence ! - la cour d’appel de Poitiers infirmait le jugement en introduisant une astuce pour exonérer les prévenus : aucune preuve n’était apportée par Claude Brochard qui aurait établi que les prévenus savaient que les faits qu’ils dénonçaient aux autorités académiques étaient faux au moment même où ils les dénonçaient !!!
                      3- Il faudra attendre l’invention d’un scanner spécifique portatif qui sonde les reins et les coeurs à distance pour qu’un jour, l’intention délictueuse de nuire, élément constitutif du délit, soit prouvée !
                      4- Autant dire que la dénonciation calomnieuse est une voie judiciaire rendue désormais impraticable dans ce cas de figure d’une dénonciation dans l’Éducation nationale, puisque la cour de Cassation a confirmé l’arrêt de la cour d’appel. Paul Villach


                    • dup 1er avril 2009 19:55

                      qu’est ce qui arrive à notre société Pape , sida , capote , instit condamné , pretres pedo , c’est quoi ces hypocrites !!

                      1 / ils sont tous nés par le meme procédé ancestral et artisanal
                      2 / ’on’ , je ne sais qui a décrété que les enfants , les vieux , les handicapés , ne devrait pas avoir de vie sexuelle
                      3 / on a des eveques et meme de présidents de grandes nations qui se livrent à ’l’asperge mayonaise’ , au boulot , chose que je trouve dégradante et sale
                      4 / des fonctionnaires importants pratiquent presque le droit de cuissage abusant de leur fonction
                      5 / des publicités qui sont carrement porno
                      6 / des annonces de ’pros’ dans les journaux familiaux
                      7 / tous les enfants y ont joué sauf les menteurs qui diront non

                      et voila qu’un instit confronté à une situation à laquelle il pouvait rien se trouve condamné par la justice , alors qu’il a tenté de règler le cas pas une plaisanterie. A cette époque de scandales on se demande si la justice n’a rien à foutre qu’elle s’occupe de broutilles . Surtout elle sape l’enseignement . Qui prendra le risque de travailler avec des enfants dans ces conditions


                      • french_car 1er avril 2009 21:22

                        Quelle expression !
                        Enfin oui tout cela est vrai, chacun a droit à une vie sexuelle du moment qu’elle ne gêne pas les autres, évêques et président des USA compris - je ne comprends d’ailleurs pas en quoi ce serait dégradant.
                        Par contre, non, un adulte ne peut pas plaisanter, un enfant que l’on veut émasculer ne le voit pas comme une plaisanterie. Qui vous a dit qu’il avait adopté le ton de la plaisanterie d’ailleurs ?


                      • vinvin 2 avril 2009 01:49

                        Bonjour.

                        Lorsque j’ étais scolarisé, si j’ avais montré ma bite dans la classe, mon instituteur m’ aurait surement fait la meme réflexion, ( en plus d’ une paire de baffes,...) et personne en aurait chier une pendule a 18 coups !

                        Mon istituteur n’ aurait pas passé au 20 heure, et moi non-plus !


                        Pour ce qui concerne cette histoire je me demande qui est le plus pervers : L’ élève qui a montré sa bite, l’ instituteur avec sa réflexion, ou la justice de plus en plus répréssive ? ( Surtout pour des conneries comme ça).

                        Si les juges et magistrats n’ ont pas d’ autres dossiers plus importants a traiter dans leurs tribunaux, c’ est qu’ ils doivent drolement s’ y faire chier !


                        Bien cordialement.



                        VINVIN.


                        • french_car 2 avril 2009 07:47

                          Cutter et baffes sont effectivement le moyen le plus sûr d’instruire des enfants dans le sens de la non-violence.
                          J’imagine que vous êtes un de ces individus klaxonneurs et vociférants au volant d’une voiture ... Et si vous êtes marié vous baffez votre épouse également ?


                        • Alexeï 2 avril 2009 04:08

                          @ l’auteur

                          Je vous rejoins dans votre analyse concernant l’irresponsabilité des juges. Ces individu(e)s sont les seuls à ne jamais devoir rendre compte de leurs actes, même lorsqu’ils commettent des meurtres « judiciaires » (pour rerprendre l’expression de Voltaire suite à l’exécution de Jean Calas). Seul le pape est réputé infaillible depyuis Vativan I en 1870.

                          Sur la CEDH, y a-t-il encore des espoirs à nourrir : ayant eu affaire à cette vénérable institution, je me suis rendu compte que la Charte était appliquée à la carte. Concernant l’article 3 sur la torture et les traitements inhumains et dégradants, l’Albanie et l’Estonie refusent purement et simplement de l’appliquer.

                          Sur un autre registre, la France (pays des droits de l’homme et ancinnement fille aînée de l’Église) n’a jamais mis en application la Charte de 1998 du Conseil de l’Europe sur le statut des juges, notamment son article 5.3 : « Toute personne doit avoir la possibilité de soumettre sans formalisme particulier sa réclamation relative au dysfonctionnement de la justice dans une affaire donnée à un organisme indépendant. Cet organisme a la faculté, si un examen prudent et attentif fait incontestablement apparaître un manquement (...) de la part d’un juge ou d’une juge, d’en saisir l’instance disciplinaire ou à tout le moins de recommander une telle saisine à une autorité ayant normalement compétence, suivant le statut, pour l’effectuer ».


                          • Sébastien Sébastien 2 avril 2009 10:22

                            Villach defendait il y a quelques mois l’instit qui avait frappe un eleve, euh, pardon, pousse un eleve contre un mur. Maintenant il defend un instit qui brandit, dans un geste malheureux, un cutter devant un enfant.

                            Je crois qu’il faut rester serieux et admettre que les profs sont des gens comme les autres. Ils font des conneries et doivent etre sanctionnes. Franchement dans ce cas je ne vois pas ce qu’il y a a defendre.


                            • EddieLeRouge 2 avril 2009 22:18



                              Et dans tout çà, cest la mère qui porte plainte !!!
                              Alors qu’elle nassure pas correctement l’éducation de son fils.

                              Ce professeur a pris le geste de cet enfant à la légère et l’a traité sur le ton de la plaisanterie.

                              Ce qui serait incroyable , c’est qu’il soit condamné...Là y’aurait un malaise, non... ?




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès