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Accueil du site > Tribune Libre > 80e anniversaire du débarquement : l’Opération Gambit

80e anniversaire du débarquement : l’Opération Gambit

L'opération Overlord fut précédée de l'opération Gambit, la reconnaissance des plages et de leur balisage, tandis que l'Opération Neptune portait sur l'acheminement des forces par voie navale. Au mois d'août 1943 Churchill et Roosevelt fixèrent la date et le lieu du débarquement au 5 juin 1944 sur la côte normande qui s'étend de la baie de Seine à la pointe du Cotentin, portion moins défendue que celles du Nord et qui offre des plages courtes sablonneuses face au sud de l'Angleterre. L’objectif pour les troupes alliées est d’installer une tête de pont, de s’emparer du port en eau profonde de Cherbourg afin d’intensifier le débarquement et de renforcer les troupes et le ravitaillement. La classification Bigot, supérieure au Top Secret, s'applique à tous les documents sur lesquels figure la date ou le lieu du débarquement.

Les conditions optimales requièrent un début de nuit sans lune, une hauteur de marée convenable, et une météo favorable. Un « coup de mer » suffit pour modifier le profil d'une plage et compromettre le succès d'une opération amphibie. Les inconvénients sont : champs de mines - obstacles divers et variés - portion de côte placée en zone interdite ce qui limite l'action de renseignement de la résistance. Les missions d'observation et renseignement sont confiées à la Royal Air Force, à la Royal Navy, aux hommes du Combined Operations Pilotage Parties, une unité créée en 1942 qui a participé aux opérations Torch novembre 1942 (débarquement en Afrique du Nord) et Husky 10 juillet 1943 (débarquement en Sicile).

L'essentiel d'une mission reconnaissance des sites retenus consiste à y prélever des échantillons de sol afin de s'assurer de la nature du sol et de sa cohésion sous les chenilles des engins blindés, à relever le profil de la plage (topographique), localiser les obstacles émergés et submergés, repérer les voies d'accès et l'emplacement des défenses adverses. La section du Smal-Scale Raiding Force de la Royal Navy qui accomplit des missions spéciales (destruction de bunkers, capture de prisonniers, reconnaissance, renseignement) sur les côtes bretonnes, normandes et qui participe à la formation des pilotes des péniches de débarquement est dissoute fin avril 1943. Ces opérations dépendantes de l'Intelligence Service risquent d'alerter l'ennemi.

Les Allemands ont installé sur les plages toute une série d'obstacles échelonnés en profondeur visant à en interdire l'accès par la mer, principalement : des éléments Cointet construits avec des poutres d'acier et d'un poids d'une tonne (plusieurs charges sont nécessaires pour la détruire correctement, affaissement sur elle-même afin de ne pas représenter un danger pour la navigation) - rampes constituées de troncs d'arbre inclinés pointant vers le large soutenu par un bipied à demi-longueur et un monopole à l'extrémité, le tronc est surmonté d'une lame en acier pour éventrer les embarcations - des pieux inclinés à une trentaine de degrés coiffés d'une Tellermine - hérissons tchèques, poutres métalliques croisées pour assurer la stabilité (tripode) - une bande minée - fossés et/ou murs antichars - des rouleaux de fil barbelé. Les Allemands pensaient que les chalands de débarquement viendraient s'échouer à marée basse et que le flot montant viendrait submerger les obstacles retenant prisonniers le matériel et les hommes. La seconde vague d'assaut qui arriverait à marée haute se retrouverait bloquée.

La première reconnaissance des plages Gold, Juno et Sword fin décembre 1943 engage trois Landings Craft Assault, chaland de débarquement d'une dizaine tonnes. Sa silhouette basse réduit le risque d'une détection par les radars et son faible tirant d’eau (50 cm) permet aux hommes de débarquer avec de l'eau à mi-cuisses. Si la faible puissance des deux moteurs (V8 Ford de 65 ch) en limite la vitesse à 8 nœuds, ils sont relativement silencieux. D'une longueur de 12 mètres pour 3 mètres de large, les LCA équipés d'un Asdic (sondeur à ultra-sons) et d'un radiogoniomètre sont remorqués chacun par un Motor Gun Boat (vedette rapide). Le convoi fait route vers le cap d'Antifer très à l'ouest de leur objectif dans l'espoir de déjouer une éventuelle surveillance. La limite de la couverture des radars allemands atteinte, les amarres sont larguées. La pluie et le brouillard est cause de désagréments : temps de navigation plus long, difficulté à identifier les amers, position imprécise. Il est 22 h quand l'équipage aperçoit le feu de la pointe de Ver, puis celui d'Ouistreham ! Cette aubaine ne peut être due qu'à la présence d'un navire allemand dans les parages (black out). Un des LCA mouille l'ancre tandis que les deux autres poursuivent leur route en sondant le fond à l'aide d'une gaffe car la faible profondeur entrave le bon fonctionnement du sondeur.

Le LCA parvenu à 200 mètres de la laisse de mer avec une profondeur inférieure à 3 mètres, les deux nageurs se mettent à l'eau emportant avec eux : piquets, dévidoir, ligne de sonde, compas, « ardoise » et crayon gras (avant c'était stylet pour écrire sur une feuille de plomb) pour relever le profil de la plage, truelle, tarière, cartouchière, pistolet, rations, torche avec filtres colorés, et une montre. Les nageurs mis à l'eau, le pilote du LCA s'éloigne à 500 mètres de la côte en battant arrière de façon à garder constamment la proue de l'embarcation dirigée vers la côte et faciliter la récupération des nageurs-palmeurs.

Les nageurs, après avoir vérifié leur position, fixent leur ligne au fond et sortent de l'eau en dévidant ce fil d'Ariane derrière eux et sondant la grève à la main pour y localiser toute mine enfouie (le détecteur métaux étanche n'existe pas). Les mesures (cap, inclinaison, longueur et hauteur) sont reportées sur l'« ardoise », et les nageurs prélèvent des échantillons de sol à l'aide de la tarière selon un « damier » défini. Une quinte de toux après avoir « bu la tasse » peut compromettre la mission. Chaque échantillon de sol est placé dans un sachet référencé et va rejoindre une poche de la cartouchière. Cette opération accomplie, en veillant à ne laisser aucun indice de leur passage, les nageurs palment vers le large avant de se signaler au LCA en utilisant des signaux colorés, soit une lumière infra-rouge. L'autre LCA a joué de malchance. Après avoir dérivé sur plusieurs milles, il a atteint le Point de Non Retour, faute de carburant, et ne parvient pas à établir le contact radio ni par IR. Le timonier tire une fusée rouge, deux fusées, une verte et une blanche sur bâbord crèvent le ciel. Les LCA peuvent récupérer les nageurs et rejoindre les chalutiers qui attendent à 35 milles de la côte.

Au mois de janvier 1944 les LCA sont délaissés au profit de sous-marins X-craft à bord duquel deux officiers et trois nageurs partagent quelques mètres cube d'espace libre. Ce sous-marin de poche Classe « X » craft de 27 tonnes en surface, 15.6 mètres de long pour 1,74 m de large et de hauteur, vitesse en surface 6,5 nœuds et 5,5 en plongée, autonomie en surface de 1300 miles et 80 en plongée, va permettre d'assurer : une présence sur zone de plusieurs jours - l'observation périscopique - naviguation par faible fond - se faufiler au travers des obstacles - s’approcher de la côte pour la mise à l'eau des nageurs et les récupérer - rester tapi sur le fond jusqu'à la nuit suivante.

A la nuit tombée les sous-marins remorqués par un chalutier quittent leur base de fort Blockhouse, à l'entrée ouest de Portsmouth, escortés par deux vedettes. A 40 milles de la côte française, les amarres sont larguées et les pilotes mettent cap au sud. Les sous-marins nains n'ayant pas d'abri ponté, l'homme de quart est relié au manche à air par une ceinture en cuir et scrute les flots à la recherche de mines marines. La position atteinte, l' « X » Craft se pose sur le fond et attend la nuit. L'obscurité tombée, les nageurs vêtus d'une combinaison entoilée « étanche » renforcée aux coudes et aux genoux, et porteur d'une Mae West (brassière) se hissent sur le pont et se laissent glisser furtivement dans l'eau. Les nageurs ne sont reliés par aucune sangle (menotte), ce qui sera source de quelques problèmes. Deux points de RDV ont été convenus. En cas de découverte possible, ils doivent se débarrasser de leur équipement, se déplacer sur les rochers, et prendre contact avec la Résistance. Chaque nageur possède des faux papiers qui tendent à le faire passer pour un marin de commerce d'un pays neutre dont le navire a sombré après avoir heurté une mine.

L'opération Gambit est lancée le 2 juin 1944. Les sous-marins X-20 et X-23 quittent Portsmouth à 21 h 30 remorqués par les chalutiers, Darthema et Sapper escortés par des MGB. Le 4 juin 1944 à midi, les sous-marins sont à 20 miles des côtes françaises et distants l'un de l'autre d'une vingtaine de miles. Les hommes ont avalé un comprimé d'hyocine contre le mal de mer. Vers 23 heures ils franchissent un champ de mines qui sera « nettoyé » par les dragueurs de mines précédant le corps de bataille. Arrivés sur zone, les pilotes font surface pour observer la côte. Les équipages ont pour mission le balisage des chenaux qui seront utilisés par la Force amphibie le 5 juin 1944. Un message de la BBC les informe que le débarquement est reporté de 24 heures ! L’espace exigu des sous-marins (environ 6 m²) et les odeurs accentuent le confinement et la fatigue, les équipages sont sous Benzédrine.

Le mardi 6 juin il est à 4 heures 45 et le jour commence à se lever quand les opérateurs-radios des sous-marins captent le mot-code « Padfoot ». Les équipages doivent installer une série de mâts télescopiques de 5,5 mètres surmontés d'une lampe visible à une huitaine de kilomètres et d'un réflecteur radar délimitant les secteurs que les chalands devront emprunter. Un sous-marinier frappe sur une tige d'acier et les sons captés par les hydrophones des bâtiments distants d'une dizaine de miles. Les équipages vont observer le passage de la plus grande armada aéronavale et amphibie. Les navires se détachent sur la ligne d’horizon quand les canons des navires se font entendre suivis du vrombissement des vagues de bombardiers. En fin d’après-midi les équipages des deux sous-marins de poche, leur mission terminée, se faufilent au milieu de l'armada pour rejoindre leur chalutier après avoirpassé quatre-vingt-seize heures dans en espace clos. 

Les premiers à fouler les plages pour détruire les lignes de défense en grande partie submergées et invisibles aux chalands, sont les frogmen et les sapeurs chargés d'ouvrir des brèches et détruire les obstacles. Les premiers Landing Crafts Infantry transportent une trentaine de fantassins et cinq hommes du génie ; suivis des Landing Crafts Tanks qui mettent à terre des blindés (funnies) capables d'écraser les obstacles, chars : Crab (un fléau fait exploser les mines) - Churchill (lance-mines pour détruire obstacle à bout-portant) - Crocodile (lance-flammes portée 130 m) - Duplexe Drive (amphibie) - bobine (déroule un « tapis » pour éviter aux véhicules de s'ensabler) ; les Landing Crafts Gun et Landing Crafts Personnal Vehiculs.

Les généraux américains se sont refusés à planifier des missions de reconnaissance et à baliser Omaha et Utha beaches de crainte de voir l'opération compromise. Les chalands de la force Omaha Beach vont s'échouer sur les plages dog green et fox green, emplacements les plus fortifiés... Les frogmen et sapeurs vont détruire les trois rangées de défense en 45 minutes au prix de 51 % de pertes ! Omaha Beach sera surnommé Bloody Omaha. Une correction, une précision, une remarque ?

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40 réactions à cet article    


  • Mozart Mozart 5 juin 10:28

    Remarquable : chapeau bas et bravo ! C’est si rare de lire un aussi bon article.


    • Et hop ! Et hop ! 5 juin 13:06

      @Mozart

      L’article manque de recul.

      Les Anglais avaient filé à l’anglaise en 1940, les Américains sont arrivés en 1944 après la bataille.

      L’armée allemande a été entièrement vaincue par l’armée soviétique qui ont pris Berlin.Donc si les Américains n’avaient pas débarquée, l’Allemagne aurait quand-même capitulé et la France aurait été libérée par voie de conséquence.

      Le gouvernement de Vichy serait revenu à Paris, il aurait organisé des élections législatives et municipales, et la France se serait reconstruite toute seule.

      Il n’y avait pas non plus besoin de De Gaulle et des résistants épurateurs, sauf pour ramener au pouvoir par la force la classe politique qui avait perdu la guerre et qui s’était enfuie (communistes et radicaux-socialistes), De Gaulle avait été vice-secrétaire d’État à la guerre du dernier gouvernement radical-socialiste, celui qui avait déclaré la guerre à l’Allemagne, qui avait été vaincue et qui s’était enfui à Bordeaux.

      Le débarquement US et la résistance gaullo-communiste n’ont rien libéré, leur but était de reprendre la pouvoir en France après la défaite de l’Allemagne, ils étaient en rivalité, pas pour libérer mais pour occuper après la libération.

      C’est en 1958 que De Gaulle a été utile, il a été un grand résistant contre les Américains, et pas du tout contre les Allemands, c’est Pétain qui résistait aux Allemands.


    • Seth 5 juin 15:17

      @Et hop !

      Hi hi hi hi hi smiley

      Tiens, un écrit gaullo-pétainiste. Ca surprend, mais bon...

      Non mais sans blague, si c’est à prendre au second degré, faut le dire.


    • Et hop ! Et hop ! 5 juin 17:19

      @Seth

      La très grande très grande majorité des Français en 1940-1944 étaient pétainisto-gaulliste, pétainiste quand l’armée du gouvernement où où De Gaulle était secrétaire d’État s’est effondrée, et gaullistes quend les anglo-américains ont envahi le pays.
      Les deux camps des résistants et des collaborateurs, c’est une légende, c’est de la propagande pour légitime la prise de pouvoir et évincer le personnel de Vichy, il y a eu des patriotes et des traîtres à la soldes ... des anglo-américains, les gens sous l’influence de Jean Monet, dont De Gaulle a fait partie avec en 1940 le projet de fusion des gouvernement français et britannique.
      Le vrai chef de la résistance à l’Allemagne était Pétain, d’abord en obtenant un traité d’armistice très favorable à la place d’une capitularion qui semblait inévitable, ensuite en résistant pied à pieds aux exigences allemandes, aux réquisitions, au port de l’étoile jaune, à la déportation des Français juifs. Aucun régiment français ne s’est joint à l’armée allemande, aucune arme n’a été fournie à l’armée allemande, donc on ne peut pas parle de collaboration. C’est même Vichy qui a commencé la reconquête du territoire français en battant l’armée allemande et en libérant la Corse dès 1943, sous le commandement du général Giraud.
      De Gaulle n’a jamais combattu l’armée allemande, c’était pas un vrai soldat, c’était un homme de lettres, un homme d’état et un communiquant, il n’a combattu que Vichy, il est allé « libérer » Dakar, libérer de qui d’ailleurs ? et pour qui ? Dakar n’était pas occupé par les Allemands. Il est venu après la défaite de l’Allemagne libérer des mairies, des préfectures et des ministères français. Les combats des FTP contre l’armée allemande ont été complètement insignifiants, du harcèlement sur une armée déjà en déroute, l’exécution de milliers de soldats allemands qui avaient déjà rendu les armes. C’était pas glorieux, comme les sévices faits aux femmes, et autant de Français tués par l’épuration sauvage que pendant la campagne de France, plus que les 65 000 reconnus des bombardements anglo-américains.
      Ceci dit, De Gaulle était comme Pétain un grand homme d’État qui a bien servi la France deux fois, en 1945 et en 1958, il aurait pu éviter de maltraiter Pétain et reconnaître .


    • Eric F Eric F 5 juin 17:40

      @Et hop !
      En juin 44, le front Est était encore en Union Soviétique, et les armées allemandes étaient loin d’être écrasées. L’opération soviétique Bagration a débuté quelques jours après le débarquement, attaques conjointes permettant de diviser les forces allemandes.
      L’effort de guerre soviétique a été prédominant, ils se battaient pour libérer leur propre pays, après avoir été envahis par leur ancien allié contre la Pologne.

      Sans le débarquement, la guerre se serait poursuivie plus longtemps, l’Allemagne nazie aurait perdu l’Est et gardé l’Ouest.


    • roby roby 5 juin 18:59

      @Et hop !
      Votre vision de l’histoire de la seconde guerre mondiale frôle la débilité signe d’un Pétainiste !


    • Et hop ! Et hop ! 5 juin 21:20

      @Eric F : «  Sans le débarquement, la guerre se serait poursuivie plus longtemps, l’Allemagne nazie aurait perdu l’Est et gardé l’Ouest. »

      Je ne crois pas, l’Allemagne commençais à énormément manquer d’homme, non seulement comme combattants, mais pour travailler dans les usines, l’agriculture, etc.. Comme actuellement en Ukraine. Elle commençait à manquer de tout.
      Raison des déportations dans des camps de travail qui travaillaient pour l’armement, et du STO, mais ça ne suffisait pas.

      Une armée qui combat à ses frontières n’est pas à moitié vaincue, une fois Berlin pris par les Soviétiques, c’était la capitale, c’était la fin de la guerre. Sans besoin du débarquement américain. Ce qui ne vaut pas dire qu’il n’ont joué aucun rôle avec des crédits bail d’armement pour l’armée soviétique et les bombardements de terreur sur les villes allemandes, pires qu’en France.

      Hitler n’avait pas l’intention d’annexer les pays de l’Ouest non germanophones, il s’est retrouvé avec sans l’avoir voulu, comme conséquence de sa victoire contre l’attaque anglo-française, et il les gardait comme glacis contre les anglo-américains. Mais il n’a rien fait pour les germaniser, ni imposé sa langue, son droit, le système politique et administratif allemand, ni un peuplement, pas du tout comme les Américains, c’était une occupation provisoire en attendant la fin de la guerre.


    • Et hop ! Et hop ! 5 juin 21:26

      @roby : «  Votre vision de l’histoire de la seconde guerre mondiale frôle la débilité signe d’un Pétainiste ! »

      Merci pour votre commentaire argumenté.


    • Eric F Eric F 6 juin 08:46

      @Et hop !
      S’il n’y avait eu que le front Est, les effectifs allemands pour contrer l’attaque russe auraient été plus nombreux, il n’y aurait pas eu l’effondrement total de la toute fin de guerre, et les Allemand n’étant pas acculés des deux côtés auraient pu capituler séparément à l’Est (les soviétiques n’ayant pas de raison de se sacrifier pour libérer l’Ouest).

      C’est un peu ce qui aurait pu se produire pour Napoléon après la retraite de Russie, s’il avait accepté la médiation autrichienne lui proposant de renoncer à une partie de l’Allemagne, pour conserver la partie Ouest de l’empire.


    • Et hop ! Et hop ! 6 juin 10:01

      @Eric F

      Les Soviétiques auraient mis six mois de plus pour anéantir l’armée allemende et prendre Berlin, OK.
      Pourquoi voulez-vous que, après avoir été attaqués et avoir perdu 10 millions d’hommes, après avoir enfin vaincu l’armée allemande, les Russes accordent quoi que ce soit aux Allemands, comme de leur laisser en place leur gouvernement, un territoire, une armée ?

      Les communistes étaient des rivaux et des ennemis mortels des nazis (les fascistes), en 1933, pour sortir du désastre épouvantable de la Républque de Weimar, les Allemands avaient eu le choix entre l’Internationale Socialiste et le Socialisme National. Il y avait eu une première tentative de prise du pouvoir violent par les communistes qui avait échoué avec Rosa luxembourg, les militants des deux partis rivaux s’étaient combattus, la milice du NSDAP avait neutralisé la milice communiste.

      La victoire militaire de l’Armée Rouge était une revanche, toute l’Allemagne serait devenue communiste.

      Une fois Berlin pris et les hauts dirigants suicidés, il n"y avait plus d’État, plus de commandement des forces d’occupation en France. Donc la France, la Hollande, la Belgique,.. se retrouvait libérées, Pétain avait fini sa mission, il pouvait réorganiser des élections législatives, continuer la reconstruction avec les services qui existaient déjà et qui étaient hostiles à l’urbanisme moderne, etc...
      Il n’y avait pas besoin des Américains qui viennent caracoler et tirer les marrons du feu. 


    • Seth 6 juin 14:21

      @Eric F

      S’il n’y avait eu que le front Est, les effectifs allemands pour contrer l’attaque russe auraient été plus nombreux,

      L’URSS demandait déjà depuis déjà pas mal de temps aux « alliés » d’ouvrir un front à l’Ouest pour affaiblir l’Allemagne et alléger l’attaque à l’Est alors que les soviétiques qui la repoussait étaient engagés à fond et ne pouvaient faire plus. Et ça a fini par arriver.


    • Seth 6 juin 14:25

      @Et hop !

      J’avoue que je serais curieux de connaître une source historiographique (j’en suis peu demandeur en principe) qui présenterait les choses ainsi et feraient de Pétain un sauveur. smiley


    • véronique 6 juin 15:42

      @Eric F

      Ce n’est pas certain du tout, car même avant le débarquement, l’armée allemande était très affaiblie. 


    • véronique 6 juin 15:48

      @Et hop !

      Là où je ne suis pas d’accord, c’est sur la position de petain qui aurait selon vous resiste aux allemands. On sait aujourd’hui que Pétain aussi était favorable aux déportations de juifs., et pas seulement Laval. Du reste il n’y a pas que Petain dans cette histoire, il y a toux ceux qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain. Et puis la défaite française en 40 n’était pas inéluctable. 


    • roby roby 6 juin 17:45

      @Et hop !
      J’aime bien faire court dans mes commentaires plutôt que du bla,bla si vous ne comprenez pas !


    • Et hop ! Et hop ! 7 juin 11:21

      @Seth : «  J’avoue que je serais curieux de connaître une source historiographique (j’en suis peu demandeur en principe) qui présenterait les choses ainsi et feraient de Pétain un sauveur. »

      Pétain un sauveur à quel moment ? En 1940 ?

      Un source historiographque prouvant que Churchil et l’armée anglaise avait résisté à l’Allemagne en prenant la fuite et rembarquant en Angleterre, puis en bombardant la flotte françaises à Mers El Kébir ?
      Un source historiographque prouvant que l’armée française était complètement en déroute, que le gouvenement Reynaud s’était enfui de Paris pour se réfugier à Tours, puis s’était à nouveau enfui pour Bordeaux, en attendant d’abandonner la France pour mieux combattre de loin, qu’il y avait huit à dix millions de civils belges, hollandais, luxembourgeois et français complètement abandonnés sur les routes françaises, que la défaite était consommée, l’armée sur le point de capituler, c’est-à-dire la France complètement occupée,.. comme la Belgique ??
        Un source historiographque prouvant que le président de la République a nommé Pétain chef du gouvernement, puis convoqué les deux chambres pour donner les pleins pouvoir afin de négocier avec Hitler et de sauver ce qu’il pourrait, et que les députés et sénateurs, très majoritairement de gauche, ont voté à 70 % pour que Pétain sauve la situation ?
       Une source historiographique prouvant que Pétain est arrivé à sauver la situation, en ne signant pas une capitulation, mais un armistice mettant fin à l’invasion allemande, suspendant les combats en attendant une reprise et la victoire, qu’il est arrivé à sauver la moitié du territoire tout l’empire colonial, un gouvernement, une petite armée, toute la marine, la monnaie, la banque de France, le droit français, la langue française, l’administration, la représentation diplomatique, le Franc, c’est-à-dire beaucoup plus que nous laisse l’UE ? En échange de tout le rivage atlantique et d’indemnités de guerre, restant à prendre en produits et en main d’oeuvre.
       Une source historiographique prouvant que, dans l’exécution du traité d’armistice et de ses clauses, Vichy a résisté pied à pied à toutes les exigences allemandes sur les paiements, les réquisitions, les déportations, le STO, etc ?
      Une source historiographique prouvant que dès 1943 l’armée allemande a été vaincue et la Corse libérée par l’armée française commandée par le général de Vichy Henri Giraud, mis en place par Darlan (avant son assassinat) pour recruter l’armée d’Afrique pour la reconquête.
      Une source historiographique prouvant quoi d’autre en particulier ?



    • Seth 7 juin 14:41

      @Et hop !

      Une source historiographique prouvant que, dans l’exécution du traité d’armistice et de ses clauses, Vichy a résisté pied à pied à toutes les exigences allemandes sur les paiements, les réquisitions, les déportations, le STO, etc ?

      Celle là en particulier. Et pas Wieviorka inventeur de « vichisto-résistants » qui sont une vue de l’esprit d’’un historien fatigué (mais il est bien connu que la famille Wieviorka sait tout sur tout. smiley)

      Et j’en profite pour vous signaler que les mesures contre les juifs ont été prises avant que l’Allemagne ne les exige, etc, etc...
      J’arrête là, tout ce que vous avancez est faux. Et vous n’avez toujours apporté aucune source historiographique.


    • Seth 7 juin 14:42

      @Seth

      Je parle d’historiens et non de wiki.


    • Et hop ! Et hop ! 7 juin 18:48

      @Seth : «  Et j’en profite pour vous signaler que les mesures contre les juifs ont été prises avant que l’Allemagne ne les exige, etc, etc... »

      Le statut des Juifs pris par Vichy avait pour but de couper l’herbe sous les pieds aux Allemands avant qu’ils n’étendent à toute la France le statut allemand des Juifs. Le statut de Vichy était basé sur le principe qu’il n’existait pas des citoyens français de différentes races, mais de différentes confessions ayant tous les mêmes droits civiques, la seule distinction de droits étant entre les citoyens français et les citoyens étrangers, ce qui fait une énorme différence. Ça a permis à Vichy de refuser les port de l’étoile jaune, et de s’opposer à la déportation vers l’Allemagne des Français de confession israélites, appellation officielle des Juifs français. 
      Les juifs étrangers se réfugiaient en zône libre, avec la protection discrète de réseaux de Vichy, ou en zône occupée italienne (comme la famille de Simone Veil) parce que Mussolini n’avait pas de politique antisémite, puis ils passaient en Espagne où Franco les acceptaient tous, dans l’espoir d’aller aux USA ou ailleurs. Ce sont les trois dictateurs fascistes d’extrême droite nauséabonde : Mussolini, Pétain et Franco, plus le pape, qui protégraient les Juifs.
      Le résultat de cette résistance de Vichy a été extraordinaire puisque elle a sauvé plus de 95% des Français juifs, pas très différents des Français sous les bombes américaines, et que parmi les juifs étrangers dits apatrides, le taux de déportation a été de loin le moins important de tous les pays occupés : Belgique, Pologne, Luxembourg, etc.
      Et De Gaulle, sa résistance a sauvé combien de Juifs ? Zéro.
      Et Churchill, le grand résistant à l’Allemagne, il a sauvé combien de Juifs en refusant systémariquement de leur accorder l’asile en Grande Bretagne ?

      Bien sûr, Vichy était antisémite, mais d’un antisémitisme normal, comme il y a de l’anti-américanisme, de l’anticatholicisme ou de l’anti-germanisme, ce n’est pas un antisémitisme violent ou exterminateur qui emprisonne les Juifs, les spolie, les maltraite, les tue. Le statut des Juifs crée des numérus clausus, leur interdit certaines professions comme les médias et la fonction publique, ce sont des mesures qui relèvent de l’épuration, en beaucoup moins violent que celle faite par les gaule-communistes : il n’y a eu ni violences, ni pillages, ni torture, ni assassinats ; les fonctionnaires évincés étaient souvent reclassés par Vichy dans les même fonctions comme contractuels, ce qui n’était pas possible en zône occupée.

      On trouve des souces historiographiques montrant la résistance constante de Pétain et de Laval aux exigences allemandes, y compris avec la création du statut des Juifs, à partir des archives, par exemple dans l’Histoire de Vichy, par Roger-Georges Dreyfus, chez Perrin. Je vous cite cet auteur parce que c’était un universitaire alsacien protestant, d’origine juive, donc très peu porté à défendre les Allemands, les catholiques, les nationalistes et la droite.

      Ce qui m’avait mis la puce à l’oreilles et fait m’interesser à ces histoire arrivées longtemps avant ma naissance, c’est que j’avais une arrière grand-mère qui était catholique, pétainiste, anti-allemands (elle n’achetait rien si c’était « boche »), antisémite, et gaulliste, gaullo-pétainiste comme vous dites, qui racontait qu’elle avair quitté Paris pour se réfugier en 1939 Limousin avec ses 6 enfants pendant que son mari passait 4 ans prisonnier en Allemagne, et que comme elle était une des rares personne qui parlait couramment l’allemand, elle était obligé de faire bénévolement l’interprête pour un réseau de réfugiés juifs arrivant par l’Alsace qui dépendait de Vichy. C’était paradoxal, mais elle était absolument formelle sur ce point. Comme elle avait un peu de place, elle a hébergé chez elle plusieurs familles en transit, malgré le risque pour elle et ses six enfants, malgré le fait qu’elle n’avait pas beaucoup pour vivre, malgré le fait qu’elle n’aimait pas les juifs, mais par civisme et par charité chrétienne. Elle montrait des écrits de ces gens dont certains sont devenu renommés dans leur domaine et elle en était fière.

      J’ai rencontré par hazard plein de situations où des autorités de Vichy, maires, préfets, gendarmerie, et même responsable de la milice habitant à côté, avaient fait semblant d’ignorer des institutions de refuge dont tout le monde connaissait l’existence, par exemple la maison de l’OSE (œuvre de secours aux enfants) à Vic-sur-Cère n’était pas une exception. Le problème n’est pas l’absence de sources hiroriographiques mais l’influence de films tournés depuis 1945 qui sont pris pour des documents, alors que ce sont des fictions qui présentent faussement ce qui s’est passé pour légitimer la prise de pouvoir des gaullo-communistes et des anglo-américains en noircissant outrageusement Vichy, les Allemands, etc. et en se donnant un rôle de liberateurs imaginaire.


    • Et hop ! Et hop ! 7 juin 19:12

      @Et hop !

      Pas Roger-Georges, François-Georges.

      La remise en question de l’histoire résistantialiste et atlantiste n’est absolument pas acceptable parce qu’elle est le fondement qui légitime le pouvoir des USA et de la classe politique actuellement au pouvoir depuis 1945.

      C’est comme pour l’histoire de la Révolution française, il faut dire que Louis XVI était un tyran, que sous son pouvoir arbitraire la France était pauvre et arriérée, que le peuple s’est révolté, a pris le pouvoir, et que depuis ce 14 juillet 1789, c’est le peuple français qui gouverne la France dans l’intérêt des populations.
      Il ne faut surtout pas dire qu’en 1789, la France était le pays le plus prospère et le plus avancé dans tous les domaines techniques, scientifiques, artistiques, y compris celui des affaires sociales, des libertés et de la tranquillité publiques, que Londres était couverte de taudias et peuplée de mendiants, et que la bourgeoisie d’affaire et de finance a organisé un coup d’État pour instaurer une république sur le modèle de celle de Cromwell (imitée de celle de Hollande, et de Calvin à Genève) avec le régime capitaliste manufacturier anglais qui capture des esclaves et qui envoie les petites filles en haillons pousser des wagonnets au fonds des miines.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 5 juin 11:03

      Intéressant techniquement, merci.

       

      Il faut savoir que ’’Overlord’’ signifie ’’Suzerain’’.

      Je crois que c’est clair.

       

      ps. détail hors sujet : les ’’laisses de mer’’ sont les dépôts de divers déchets que la mer dépose sur les plages en se retirant, quand elle descend. Ces traces ( algues, bois flottés, pollutions ...) s’accumulent vers le haut de la plage quand on va vers les grandes marées, ou se déposent en lignes parallèles dans le cas contraire pour in fine recouvrir tout l’estran (la partie du littoral située entre les limites extrêmes des plus hautes et des plus basses marées).

       


      • @Francis, agnotologue

        Il faut savoir que ’’Overlord’’ signifie ’’Suzerain’’.

        Je crois que c’est clair.

        Exacte ....


      • https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/d-day-un-historien-detruit-les-101549

        D-Day : un historien détruit les mensonges historiques des Américains ! - Eric Branca

        https://www.youtube.com/watch?v=K54TI4wdWV4&t=2s&ab_channel=Tocsin

        Non les américains ne voulaient pas libérer le France .


      • Mozart Mozart 5 juin 11:50

        @SPQR audacieux complotiste chasseur de complot
        Avant de dire n’importe quoi et de répéter comme un perroquet (déplumé dans votre cas) les dires d’un historien ne se plaçant pas dans le dérouler de ’l’Histoire, Et c’est reparti. Ben il a un beau succès votre « historien » aveugle. Parce que l’Histoire ne se situe pas uniquement du côté de De Gaulle, mais aussi du côté de ceux qui nous réapportèrent la liberté. Donc, je vous conseille d’oublier les dires de ce monsieur et de vous replonger dans la réalité historique de ce temps.
        Voinin voina !


      • Phil 5 juin 19:57

        @Mozart 
        C’est pour votre bien que je répète,

        "Il est des gens naïfs, comme vous, qui croient que l’histoire est le récit exact des faits du passé. Ils semblent ignorer que le monde est, depuis longtemps, régi par le mensonge et que le désordre de la société actuelle en est la conséquence.
        A toutes les époques, il y a eu des partis qui, voulant s’emparer d’un pouvoir auquel ils n’avaient pas droit, ont appuyé leurs prétentions sur une idée, un système, une théorie religieuse ou sociale, qu’ils ont propagée par violence, par fraude ou par ruse.
        L’histoire, qu’elle soit enseignée par des Prêtres ou par des laïques, n’est qu’un tissu de mensonges. C’est ce que Michelet a compris quand il a dit : « L’Histoire tombera et se brisera en atomes dans le courant du XXe siècle, dévorée jusque dans ses fondements par ceux qui rédigent ses annales.
         »
        Pour votre culture personnelle entre autres : Commémoration du Débarquement : Les mensonges historiques des Américains depuis 1945

        https://www.youtube.com/watch?v=K54TI4wdWV4


      • Mozart Mozart 6 juin 09:17

        @Phil
        C’est bien de citer Michelet. Sauf que Michelet est fortement critiqué par moults historiens pour ses arrangements avec l’Histoire, tel la fondation du mythe de Jeanne d’Arc (commandé par Louis-Philippe).
        Je répondrais que pour pouvoir émettre une critique à l’encontre d’un fait historique, encore faut-il en connaître le récit exact. En effet comment pourriez-vous critiquer les accords de Munich si vous n’en connaissez pas le déroulement. Vous me faites penser à un critique d’art qui jugerait un tableau de Miro en regardant un photo en noir et blanc de l’œuvre.
        Et je vous citerai à mon tour, la réflexion d’un historien reconnu, Pierre Chaunu :
        «  Connaissez-vous quelque chose de plus nul que Michelet ? […] le culte de Michelet… soit…, il est vrai qu’il y a de belles pages, mais sur le plan de la recherche historique, c’est nul. »
        Quant au mensonge américain, je vous renvoie à vos livres d’Histoire, les vrais, pas ceux de vos fermes à trolls popovs.


      • véronique 6 juin 17:42

        @Mozart

        Justement, michelet était dans ce cas bien placé pour savoir que l’histoire peut être .ise au se vice d’une propagande.


      • Phil 6 juin 18:16

        @Mozart
        C’est bien de citer Pierre Chaunu, mais c’est le gars qui animait une émission « le livre du jour sur radio courtoisie » et qui avait une chronique sur le figaro, entre autres. Radio courtoisie, le figaro, excusez moi mais comme référence d’impartialité on fait mieux.
        Comme quoi personne n’est parfait.
        Vous écrivez souvent le mot « vérité », comme tous les sectaires il n’y a que vous et vos semblables qui détenez la « vérité ». Vous avez une peur bien
        visible au travers de vos commentaires que l’échafaudage de votre interprétation du monde puisse s’écrouler. Nommer par le mépris « popovs », ceux que vous imaginez être vos ennemis, ne vous grandit pas, bien au contraire.


      • Serge ULESKI Serge ULESKI 5 juin 13:21

         

        Les Normands, c’est en pleine tronche qu’ils ont pris le débarquement...

        Les obus... près de 10 000 morts civils durant la séance de bombardement allié ( bombardement naval qui s’est avéré inefficace) qui a précédé le débarquement.

        On oublie qu’il y eut en France deux exodes : le premier face à l’arrivée des troupes allemandes par la Belgique ; le second dans la fuite jusqu’en Mayenne, à pied, à cheval, à charrette à bras… des populations autour de Caen face aux bombardements des alliés.

        N’oublions jamais que la Seconde guerre annonce les bombardements massifs des populations civiles : Guernica, Varsovie, Dresde, Hiroshima en ouverture... puis Corée, Timor oriental, Vietnam, Irak... aujourd’hui GAZA.


        • Seth 5 juin 15:25

          @Serge ULESKI

          Menfin Monsieur, c’était là le prix à payer pour les Soviétiques ne se répandent pas le couteau entre les dents jusqu’à Brest !

          Notre cher ami Mozart vous expliquera tout cela mieux que moi. smiley


        • Mozart Mozart 5 juin 16:59

          @Serge ULESKI
          Cher ami,
          Les guerres propres, ça n’existe déjà pas aujourd’hui et donc encore moins hier. Qu’il y ait eu, malheureusement, des morts parmi les populations civiles, c’est ainsi, c’est la guerre. 
          Maintenant, si vous pouviez m’indiquer comment faire la guerre contre une ligne fortifiée, ravitaillée par des voies de communications dont les nœuds se situaient dans des grandes villes, avec un paysage morcelé par des haies, des talus, des tranchées naturelles, des marais... le tout se succédant de manière rapprochées (bocage normand) pouvant abriter quantité d’ennemis sans vous faire aider par l’aviation et les canons, vous êtes le bienvenu. Quant à annoncer Guernica ou Varsovie, ce me semble difficile, c’est plutôt l’inverse, tout comme l’arroseur (les nazis). Vous oubliez aussi que les GB avaient du subir le blitz et qu’ils recevaient chaque jour quantité de V1 puis de V2. Que, justement les bombardements alliés ont désorganisé l’armée et l’économie allemande. Ils se battaient pour la victoire, souvent guidé par des résistants.
          Pour finir, je ne vois ce que la Corée, le Vietnam et surtout Gaza viennent faire ici. Mais bien sûr, vous devez surement avoir une raison quelconque


        • Eric F Eric F 5 juin 17:46

          @Serge ULESKI
          C’était une ’’guerre totale’’, il faut prendre conscience du nombre de morts civils pendant la reconquête soviétique de son territoire et la libération/réoccupation des pays de l’Est.
          On peut relever que c’est sans rapport avec la guerre en Ukraine.


        • zygzornifle zygzornifle 6 juin 09:32

          Opération Macronbit, votez renaissance aux européennes .....


          • cevennevive cevennevive 6 juin 11:38

            Il n’empêche que le fait de ne pas inviter Vladimir Poutine à cet anniversaire (il aurait accepté ou pas...) risque de nous apporter bien des ennuis que nos autorités n’ont pas mesurées.

            Peut-être quelques-uns auraient pu chanter, à l’instar de Michel Sardou :« si les Russes n’avaient pas été là. » Imaginez la suite...

            Ce partage du monde, autrefois et aujourd’hui est source de guerre.

            Imaginons un nouveau traité de Tordesillas... Nous y sommes presque !


            • Seth 6 juin 14:28

              @cevennevive

              Menfin faut comprendre, : on a invité le banderiste Zezette ! On ne peut tout de même pas inviter tout le monde ! smiley


            • chantecler chantecler 7 juin 06:48

              @Seth
              Oui il faudrait analyser la poignée de mains /retrouvailles entre zezette et E. Macron .
              C’est aussi poussé , codé qu’une poignée de mains entre deux FM .
              C’est qu’il y en a de l’amour et de l’attirance entres ce deux là !
              Théoriquement je m’en fiche mais si ça doit symboliser l’entrée en guerre de mon pays avec la Russie il est temps d’atterrir !

              Il y a trop de folie là dessous !
              Et de morts à la clé .

              PS : idem pour l’accompagnement de J. Biden par le même personnage à ses cotés .

              Mais bon , je me dis ce matin que je comprends, je réalise , l’utilité l’intérêt , d’avoir un président américain dans cet état qui aurait du être mis d’office à la retraite depuis pas mal de temps , et qu’on utilise pour déclencher la Guerre qui est bien engagée dans les tuyaux ....

              Dans le cadre « c’est pas notre faute mais le président il était plus capable de présider ...
              Du coup la guerre s’est déclenchée . »


            • Seth 7 juin 14:58

              @chantecler

              Note bien que la présence de Scholz représentant ce qu’était son pays en ce temps-là n’est pas non ce qu’il y a de plus justifié, à moins bien sûr qu’à deux genoux, il ne batte sa coulpe sur le sable et se flagelle en pleurant à chaudes larmes. smiley

              Je suis simplet et je juge que zézette et scholtz, les choses ayant été ce qqu’elles furent, auraient pu être avantageusement remplacés par Poutine.
              Mais suis-je bête, il ne peux pas voyager : il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré par la justice planétaire dirigée par... qui tu sais !


            • Xenozoid Xenozoid 7 juin 15:12

              @Seth
              https://www.agoravox.fr/?page=recherche&q=nono+stalingrad&x=0&y=0

              il avait écrit un article avant le covid sur stalingrad


            • njama njama 8 juin 09:02

              La Libération (1) : Il ne s’est rien passé à Slapton Sands... (19)
              par morice
              samedi 31 juillet 2010
              « ... les alliés avaient bien répété le débarquement avant de le faire réellement, avec de gros moyens. Ça s’est passé sur une plage anglaise, et ça a tourné au fiasco complet, l’arrivée impromptu de vedettes rapides allemandes ayant provoqué un véritable massacre... »

              [...]

              Pour le troisième exercice, « Tiger », et son débarquement sur la plage prévue de Slapton Sands, la plus ressemblante d’Utah Beach, les responsables des armées avaient souhaité faire faire aux hommes et au matériel un long trajet en baie de Lyme, en passant le long du Dorset, pour simuler la durée de trajet de traversée de la Manche. Deux convois, partis séparément les 25 et 26 avril 1944 devaient se rejoindre, partis de Plymouth, Salacombe, Darmouth, Torquay et Brixham. L’ensemble réuni, avec les pontons remorqués s’appelle Force Utah : l’intention de faire "vrai’ était nette. L’idée de faire naviguer presqu’en rond les attaquants pendant une durée équivalente à la traversée permettrait de vérifier l’état de fatigue et la disponibilité des soldats au moment du débarquement : hélas, c’est ce tour en bateau qui allait être à l’origine du désastre. "Prenant place sur la côte Devonshire, l’exercice Tiger comprenait deux vagues successives en vertu des conditions de bataille futures. Le premier assaut sera un succès, et il devait être suivi le 28 avril par huit LST (Landing Ship Tanks) et deux pontons, sous escorte de deux navires de guerre de la Royal Navy". Les LST ne sont pas les barges du film de Spieberg (là ce sont des petites LCVP pour 36 hommes), ce sont de grands navires de 4000 tonnes, qui contenaient en effet jusqu’à 1000 hommes chacun au total et emportaient des camions et des chars (1)..
               
               
              En protection figure la corvette HMS Azalea (de la classe flower (2)) le destroyer HMS Scimitar ayant eu une collision avec un LST était déjà reparti à Plymouth. En pleine nuit, à 1 h du matin, le convoi va, hélas, croiser une patrouille de deux flotilles de Schnellboote (3), la N°5 et la N° 9, neuf vedettes au total, stationnée à Cherbourg sous le commandement du capitaine Rudolf Petersen. En quelques minutes, le sort des trop lents LST est réglé : le N°507 et le N°531 se retrouvent au fond avec tous leurs soldats, le premier touché par deux torptilles, le N°289 sérieusement endommagé : tout son avant a explosé, ses tôles repliées de façon assez monumentale. Il n’y eût que 290 survivants sur les 744 soldats et 282 marins du N°531. Sur le ST 507 il y eût 13 morts et 22 blessés. le plus lourd tribut revint à la 1st (Engineer Special) Brigade qui perdit ce jour-là 413 hommes et eût 16 blessés. Sur les 251 hommes du 3206th Quartermaster Service Company, 201 furent mis hors course, tués ou blessés. Au 557th Quartermaster Railhead Company, 69 pertes étaient à signaler. Ce fut un véritable massacre (4).
               
              Comme raisons, on invoquera le manque de suivi des préparatifs...
              En ce qui concerne notre pilote du Beaufighter RD-767, il avait bien vu les explosions, et son radar Mark VII avait bien détecté les vedettes rapides, mais les ordres qu’il avait reçu de ses supérieurs étaient « c’est un exercice, n’intervenez pas ». Descendu un peu plus bas pour vérifier ce que c’était, il s’aperçut avec son navigateur que c’étaient trois Schnellboote, qui lui tirèrent même dessus. Il répondit sans en référer à son contrôleur aérien par un tir de deux roquettes HE. Un second passage avec un seconde paire de roquettes fit exploser une des vedettes rapides. Les deux autres échappées, l’avion se pose, ravitaille vite fait et tente de les rattraper, toujours sans autorisation : direction Cherbourg d’où elles venaient. Retrouvées, le Beaufighter en endommagea une à nouveau à coups de roquette et de mitrailleuses. Revenu à sa base, et prêt à rédiger son rapport, il en fut totalement dissuadé par ses supérieurs : "Vous ne devez rien dire à propos de cet incident, non seulement pendant toute la durée de la guerre, mais pour le reste de nos vies".


              Le lendemain, la mer rejetait des centaines de corps sur la plage.
              [......]

              https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-liberation-1-il-ne-s-est-rien-76996

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