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Accueil du site > Tribune Libre > À ceux qui, de Paris, nous gouvernent dans l’héritage des Francs, (...)

À ceux qui, de Paris, nous gouvernent dans l’héritage des Francs, merci de bien vouloir entendre l’Éduen que je suis

Ayant acheté en 1976 le château historique en ruines de Taisey, puis la tour antique qui domine la ville de Chalon-sur-Saône, après avoir reconstitué l'histoire très ancienne et glorieuse de ce site, je constate que le pouvoir parisien, ses ministres, ses archéologues et ses historiens ne veulent toujours pas reconnaître le bien-fondé de mes découvertes concernant notre héritage gaulois.

Bibracte était la capitale des Éduens. Elle se trouvait à Mont-Saint-Vincent et non au mont Beuvray. Elle s'est appelée ensuite Augustodunum, donnant le nom à Autun dans ce que j'appelle une ciié double. Les rois francs se sont emparés de la position d'Augustodunum/Mont-Saint-Vincent en 534 et ils en ont chassé nos protecteurs burgondes (Grégoire de Tours, Hist. III, 11).

Nous, Éduens de Bourgogne, avons accueilli, à Chalon-sur-Saône, bien avant J.C., une forte immigration juive qui a influencè, voire supplanté, notre druidisme d'origine.

Celsus, grammairien de la secte d’Epicure, ayant objecté aux chrétiens que les druides avaient laissé plusieurs choses par écrit touchant leur religion qui avait beaucoup de rapport et de conformité avec celle des juifs, Origène le réfutant en son premier livre, soutient qu’il n’y a point apparence et qu’il ne croit pas qu’il y ait eu aucun écrit de la façon des druides (Eusèbe de Césarée, contre Celse)... Et pourtant, c'est bien ce que disent les fresques de Gourdon, au pied de Mont-Saint-Vincent/Bibracte. Ces fresques sont du Ier siècle avant notre ère, bien avant la parution des évangiles. On y voit un messie juif éduen nommé, non pas Jésus mais Cléopas, un Cléopas qui devait se faire reconnaître en faisant l'offrande des prépuces et des clitoris.

Quelques temps après, en l'an - 4, un Juif nommé Jacques récupère l'idée et prophétise dans le dit "Protévangile de Jacques" qu'un messie juif est né, en Palestine, dans un mouvement de résistance nazaréen, suite à la repression d'Hérode dans l'affaire de l'aigle d'or qu'évoque Flavius Josèphe. Il lui donne le nom de Jésus. C'est une très grave erreur d'avoir repoussé ce texte après les évangiles. Il les précédait.

30 ans après cette annonce prophétique, ce Jésus apparaît dans l'évangile de Jean. La mère de Cléopas, nommée Marie dans la fresque de Gourdon, est le symbole de la population juive ou judaisée éduenne de Bibracte. L'évangile de Jean l'invite à venir au pied de la croix de son Jésus nazaréen (Jean, 19, 25). Conformément à ce que dit la fresque ci-dessous, l'évangile de Marc la dit femme de Joseph (Marc, 15, 47). Dans l'évangile de Luc, c'est sur le chemin qui va de Damas à Emmaüs, que le Jésus nazaréen se révèle au Cléopas de la fresque par la fraction du pain (Luc, 24, 13-53). Emmaüs était probablement le lieu de garnison de la légion gauloise des Alouettes ; légion ou simple cohorte mobilisée par Bibracte pour renforcer le corps d'expédition romain en Palestine.

Revenons au livre de Jacques.

Origène parle d'un "livre de Jacques" (In Matthaeum, X, 17). Il faut comprendre qu'il s'agit, en réalité, d'un livre à deux volets. Le premier volet est un texte en clair : l'épître de Jacques. Après hésitation, les pères de l'Église l'ont daté après les évangiles. C'est une erreur ! Il les précédait. De même, le deuxième volet auquel on a donné le nom de "Protévangile de Jacques". C'est un texte codé annonçant "une bonne nouvelle", la naissance d'un sauveur, non pas le Cléopas de Gourdon mais un Jésus.

Dans cette épître d'avant les quatre évangiles canoniques, Jacques évoque un Jésus, Christ, qui est dans le ciel... un Jésus, Christ, qui s'y trouve de tout temps... Yahvé, oui, mais "Yahvé qui vient"... (et qui va peut-être venir ?).

Quelque 30 ans après, précédé d'un Jean, un Jésus arrive dans l'évangile de Jean, âgé d'environ 30 ans. Étonnant ?

Voyons maintenant comment cette prophétie, accomplie ou non, s'est inscrite dans l'iconographie de nos églises et cathédrales éduennes.

 

Nativité dans les fresques de Gourdion.

 

Nativité dans la cathédrale d'Autun. Constantin, nouveau sauveur espéré

Trônant sur le théâtre d'Autun, Bibracte s'interroge sur l'heureux évènement. La Vierge éduenne a de nouveau enfanté. Répétant le miracle divin, un enfant nous est né d'Hélène et du César qui nous gouverne . Son nom : Constantin, futur empereur... nouveau sauveur espéré de l'Empire ; c'est une histoire qui recommence.

 

Nativité dans la basilique de Vézelay. Julien, nouveau sauveur espéré.

 

Nativité dans la cathédrale de Lyon...

 

Quel est cet important personnage plongé jusqu'au cou, ou presque, dans le baptistère ?

 

Dans quelle histoire iconographique s'inscrit le Pancréator de la cathédrale Saint-Jean ?

Réponse : dans la vision du Dieu inconnu d'Ézéchiel représenté dans les fresques de l'église de Gourdon, ensuite dans les tympans sculptés d'Autun et de Vézelay. 

Emile Mourey, 30 avril 2019, photos de l'auteur, de Wikipédia, et du texte publié sur internet de Nicolas Rebeyron intitulé "Spécialisation iconique et rhétorique de l'image dans la lecture du cycle de l'enfance de l'abside de la cathédrale de Lyon (XIIème siècle)"

 


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17 réactions à cet article    


  • Loatse Loatse 1er mai 13:14

    Bonjour Monsieur Mourey,

    Voici une découverte très intéressante, je vous en remercie, et qui semble corroborer certaines croyances enseignées de nos jours ; je cite : (sources torah en ligne rav ron chaya ; questions-réponses)

    « on dit que le Machia’h ben David potentiel est présent à chaque génération.

    Effectivement, le Machia’h peut se dévoiler à chaque seconde, dans cette mesure il faut qu’à chaque génération il y ait quelqu’un qui soit potentiellement cette personne. 
    Dans la mesure où on a besoin aussi d’un Machia’h ben Yossef dans chaque génération, j’imagine qu’il y a aussi un Machia’h ben Yossef potentiel à chaque génération. »

    Ce Cleopas pourrait donc être le Messie fils de joseph (machia’h ben Yossef) de cette génération, lequel doit précéder un Messie fils de David, mais ce dernier doit pour être reconnu comme LE Messie (et non plus lui aussi comme un messie potentiel) avoir réalisé de son vivant l’espérance messianique... (ère de paix notamment, retour sur la terre de leurs ancêtres...)

    Jesus (rabbin, maître) était sans doute considéré parmi les populations de palestine sous occupation romaine comme Machia’h ben Yossef, ce que nous laisse à penser son nom : Yeshua Bar Yehosef 


    Rome en a fait LE MESSIE (fils de david)


    • Emile Mourey Emile Mourey 1er mai 13:19

      @Loatse

      Merci pour voire commentaire mais je suis un peu comme saint Thomas.


    • soi même 1er mai 19:22

      ( merci de bien vouloir entendre l’Éduen que je suis ) Il serait bon de vérifié son arbre généalogique avant d’affirmé une telle énormité.


      • Loatse Loatse 2 mai 08:14

        @soi même

        Entre les guerres avec massacres, ses viols, les villages incendiés, les épidémies dont la peste qui décima une bonne partie de notre population plusieurs fois au fil de notre histoire, les conversions des nouveaux venus (souvent de loin) qui firent alliance avec les autochtones (ou ce qu’il en restait), les mouvements de population, je crois bien qu’il ne doit pas rester un seul gaulois de souche dans tout le pays....

        Tout le monde devrait faire son arbre généalogique, cela mettrait un frein à la montée du nationalisme basé sur une souche imaginaire...


      • Bachi Bouzouk Chantecler 2 mai 12:34

        @Loatse

        Il ne reste pas plus d’ADN gaulois que d’ADN de Néanderthal, en effet, mais en plus, s’il existe, l’ADN gaulois est collaborateur avant d’être querelleur : dans la France d’avant la France, Éduens et Rèmes ont diligemment secondé César tout au long de sa guerre des Gaules. Dans dette lignée, la France de Macron qui ignore la communauté du peuple réchauffe en son sein, comme ses prédécesseurs, un parti de l’étranger (Trump, Merkel, etc.)

        La collaboration à la française a atteint son apogée pendant la Seconde Guerre Mondiale dont on peut retenir l’incroyable trajectoire de Robert Schuman qui a su passer sans transition de l’indignité nationale de Vichy au statut de salarié de la CIA chargé de structurer une Europe sous influence américaine. Il est l’inspirateur de ce nouveau parti de l’étranger et de l’idéologiquement correct, au sein de cette caste politico-médiatique blanchie sous le harnais de la French American Foundation. Les Young Leaders qui en sont issus, agents d’influence de l’imperium mondialiste, travaillent sans relâche à l’avènement d’une « France vassale dans un empire de marchands ».

        L’héritage des Eduens n’est pas génétique, mais culturel.


      • foufouille foufouille 2 mai 16:59

        @Chantecler
        si il reste de l’ADN de néanderthal.


      • Bachi Bouzouk Chantecler 2 mai 18:04

        @foufouille

        je sais ! de Gaulois aussi


      • Antenor Antenor 2 mai 18:23

        La génétique de montre pas de gros chamboulements depuis l’époque des Gaulois. Les principaux changements ont eu lieu à l’arrivée d’Homo Sapiens puis au Néolithique et enfin juste avant l’Age du Bronze. Dans le dernier cas, une épidémie de peste est peut-être responsable.


      • Bachi Bouzouk Chantecler 2 mai 19:13

        @Antenor

        c’est sûr que l’arrivée d’homo sapiens, ça a fait un gros changement chez les Gaulois qui étaient habitués à manger des bananes avec leurs mains postérieures !


      • Et hop ! Et hop ! 4 juillet 15:11

        @Loatse

        Pas du tout, 98 % de la population était paysanne, se mariant dans son village ou dans le village d’à côté, où il n’y avait aucun étrange, aucun migrant.

        Seules les familles urbaines se mélangeaient, mais elles se reproduisaient peu et s’éteignaient en une ou deux générations. 

        Lisez l’Histoire de la population française de Dupasquier, jusqu’en 1918, la population française était entièrrement autochtones, depuis le néolithique. Les envahisseurs Romains, Francs, les Anglais, les Huns, juifs,... étaient en réalité très peu nombreux, quelques dizaines de milliers, leur poids démographique est resté très très négligeable dans un pays qui a toujours été très peuplé sur toute sa surface.

        C’est seulement à partir du XIXe siècle, avec le chemin de fer et l’industrialisation, qu’il commence à y avoir de façon significative des mariages inter-provinces, des Bretons qui épousent des Lorrains ou des Provençaux.


      • cathy cathy 2 mai 16:14

        Non, nous n’avons pas subi une forte immigration juive. Nous avons été évangélisés par les grecs.


        • Bachi Bouzouk Chantecler 2 mai 17:23

          @cathy

          C’est au deuxième siècle avant notre ère, en 154, une première fois, puis en 125 que les romains sont intervenus en Gaule (transalpine), pour « sécuriser » la route entre leurs possessions lombardes et espagnoles sous le prétexte d’aider Marseille à se protéger des salyens. Dès - 122 la région allant de Toulouse au lac Léman est devenue province romaine et le tracé de la Via Domitia, des Pyrénées aux Alpes, était réalisés.

           Des colons romains, de toutes classes sociales, renforcés par les vétérans de l’armée, se sont installés dans la nouvelle province, la Narbonnaise, protégés par les légions d’occupation et 150 ans plus tard, ils étaient aussi enracinés dans cette région que les Pieds-Noirs pouvaient l’être, en 1950, en Algérie. Et l’analogie ne s’arrête pas là : les Romains recrutaient dans leur armée des autochtones du sud de la Gaule comme les Français recrutaient les spahis et les harkis au Maghreb.

          Quand en 18 19 de notre ère, Germanicus, né à Lyon, ami des gaulois, a installé la domination romaine en Judée, il a utilisé des guerriers gaulois, et cinq ans plus tard, en 24, juste avant le baptême de Jésus dans le Jourdain, on dénombrait en Palestine pas moins de quatre légions romaines, presque entièrement gauloises : la sixième Ferrata, la dixième Fretensis, la douzième Fulminata et la troisième Gallica, soit plus de vingt mille hommes originaires ce que les Romains appelaient les Gaules..

          Or, la famille de l’empereur Tibère (la gens Claudia) faisait partie de ces Pieds-Noirs romains de Gaule, de la région de Lyon. Tibère lui-même avait vécu longtemps en Gaule. La femme de Pilate s’appelait Claudia Procla ou Procula. L’évêché de Carcassonne possède une lettre adressée par Claudia Procula elle-même à une certaine Fulvia Hersila : « Je ne te parlerai pas, y écrit-elle, de mes premières années passées à Narbonne sous l’égide de mon père et sous la garde de ton amitié. Tu sais que, ma seizième année accomplie, je fus unie à Pontius, romain d’une famille noble et antique », et la lettre continue sur des considérations personnelles, puis plus loin une mention importante : « tu sais que je rencontrai le centurion qui avait présidé à l’exécution de Jésus, un vétéran des guerres contre les parthes et les germains... »

          Procula ne pouvait porter le nom de la gens Claudia que si elle était parente, cliente ou affranchie de la famille impériale. Elle n’était sûrement pas affranchie, car elle n’aurait pu épouser Ponce Pilate, qui était chevalier romain. Simple cliente, on connaît assez Pilate, ambitieux par excellence, pour penser qu’il n’en aurait pas voulu. Par contre, parente de Tibère, cela explique beaucoup de choses :   

          - que Tibère ait confié à Pilate le gouvernement d’une province aussi importante que la Judée,

          - que Claudia ait osé intervenir en faveur de Jésus au cours du procès, alors que le gouverneur siégeait à son tribunal

          - que Pilate se soit fait réprimander par Tibère pour son attitude lors de ce même procès de Jésus, car on voit mal, sans une intervention précise de Claudia auprès de Tibère à cet égard, comment ce dernier aurait pu s’intéresser au sort de ce petit perturbateur juif à l’autre bout de l’Empire.    

          Quand le christianisme est né, la Gaule état romaine et les Gaulois (qui étaient romains) n’ont pas eu besoin des Grecs. Ils ont fait ça tout seuls.


        • Antenor Antenor 2 mai 18:10

          @Chantecler

          Et n’oublions pas les tétrarques juifs exilés en Gaule. Qui sait si Antipas n’a pas amené avec lui la « tête » de Jean-Baptiste.


        • Et hop ! Et hop ! 4 juillet 15:16

          @Chantecler : « ... Des colons romains, de toutes classes sociales, renforcés par les vétérans de l’armée, se sont installés dans la nouvelle province ... »

          Ils étaient numériquement très peu nombreux, par rapport à une population autochtone déjà énorme, de 15 millions d’habitants, ils ont laissé une empreinte culturelle et politique très forte, mais une empreinte démographique nulle, d’autant plus que les Romains de l’Italie du Nord étaient de souche gauloise. C’est comme pour les Francs, numériquement très peu nombreux.


        • Antenor Antenor 2 mai 18:06

          Il n’est pas évident de dater l’Épître de Jacques. On peut quand même noter de forts échos avec l’Évangile de Matthieu, en particulier le respect de la Loi. Ils sont de la même veine rigoriste.

          Concernant Gourdon ; le Mont-Saint-Vincent s’appelait autrefois Mont-Sainte-Croix et on trouve à ses pieds trois « Marie » : Mary, Marigny et Marizy. Je continue à me demander s’il ne faut pas chercher une espèce de « géographie mystique » derrière ces noms. Ancien lieu de culte païen, le Mont-Saint-Vincent a peut-être été transformé en une Jérusalem éduenne par les évangélisateurs et Gourdon aurait tenu le rôle d’Emmaüs.


          • Emile Mourey Emile Mourey 2 mai 19:37

            @Antenor

            Très intéressante, votre remarque sur les trois localités évoquant le nom de Marie. Marie étant le nom code que se sont donné les Juifs esséniens immigrés à Gourdon  voir les fresques  il faut y voir des colonies/filles, peut-être de cette époque ou peu après. Y a-t-ll des inscriptions dans leurs églises ?


          • Antenor Antenor 5 mai 19:23

            @ Emile

            La question serait de savoir si ces trois villages portent le nom de Marie parce que des communautés soutenant Jésus de Nazareth (devenues de fait dissidentes des Esséniens traditionnels) s’y sont installées ou s’il s’agit simplement d’une espèce de reconstitution géante des alentours de Jérusalem centrée sur le Mont-Saint-Vincent dans un but de pèlerinage à l’époque médiévale.

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