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Accueil du site > Tribune Libre > A la recherche de Rebecca, de Daphné du Maurier, et de ses lieux (...)

A la recherche de Rebecca, de Daphné du Maurier, et de ses lieux hantés

 

 

« Une jolie femme, ce n’est pas une bielle de moteur, ça ne s’use pas. Plus on s’en sert, mieux elle est en forme ! » Cette phrase « non politiquement correcte » n’est pas une sortie d’Audiard, ni un écrit de Frederic Dard, mais deux lignes de dialogue extraites de « Rebecca », le chef d’œuvre écrit en 1939 par Daphné du Maurier. Rassurons les lectrices, cette saillie est à mettre dans la bouche d’un des protagonistes de « Rebecca », particulièrement odieux.

    Reste que cette romancière insaisissable a toujours eu l’art de surprendre, de se travestir, et de se jouer des sexes et des intrigues. Et l’on aurait tort de voir dans l’univers « bon chic bon genre » qu’elle met en scène, le décor d’une intrigue romanesque et vieillotte. Mais qui se cache derrière Rebecca ? http://bit.ly/2jzBoi4

    Hitchcok a mis en scène l’intrigue de Rebecca d’une façon magnifique. Le grand maître du suspense et de la perversion a tout de suite compris qu’il y avait dans ce roman en trompe l’œil et à tiroirs en double fond, tous les ingrédients utiles à ses scénarios déroutants, où le suspense se dispute avec les marges grises du refoulement, et autres mécanismes inconscients présent sur les scènes du crime.

      Son association avec Daphné du Maurier lui fera porter à l’écran son « Hôtel de la Jamaïque  », ainsi qu’une nouvelle, dont il tirera « Les oiseaux  » ; film annonciateur des sourdes menaces cachées sous le visage du quotidien, que chacun est libre d’interpréter à sa façon.

     Hitchkock n’aimait pas trop du Maurier, et elle lui rendait bien. Même s’il affectionnait les blondes, il n’appréciait pas les femmes de tête. A sa façon Alfred ressemblait beaucoup, dans sa direction de film, à cette Miss Danvers, volontiers perverse, poussant ses acteurs dans leurs limites. 

       Daphné Du Maurier n’a jamais été prise au sérieux pourtant par les intellectuels. Même de son temps, on en faisait une écrivaine datée, inspirée par les sœurs Bronté et Jane Austen, tout juste bonne à occuper les bourgeoises oisives.. On lui accordait tout de même le sens de l’intrigue, une bonne capacité narrative à décrire une atmosphère. Rien à voir avec la gueule d’atmosphère d’Arletty dans l’hôtel du nord. Mais elle possède des racines françaises, qui l’amèneront plusieurs fois dans notre pays, qu’elle aime particulièrement, à la recherche des ses origines.

       Célèbre et consacrée, plus elle se cache, plus elle renforce le mythe, faisant les couvertures de magazines. Bien que de mœurs simples, elle ressemble physiquement aux stars Hollywoodiennes, inaccessibles, faites de mythes sur papier glacé. Son père a été un acteur célèbre, son oncle un grand écrivain. Sans doute profitera-t-elle tout autant de ce bel encadrement, qu’elle en pâtira, dans le double-jeu d’une légende faite de répulsion-attraction.

       C’est là, curieusement, le moteur de la plupart de ses fictions, des intrigues schizoïdes, sur fond d’aquarelles diffuses, où les choses et les gens s’avèrent différents de ce qu’ils devraient être, et où les notions de pouvoir et de soumission délimitent les lignes transversales .

         Mais qui était Daphné Du Maurier ? Le savait-elle vraiment elle-même ? Amenait-elle ses héros sur le bord du vide, et sur le seuil des maisons hantées, pour mieux se connaître ? La relation des écrivains avec leurs héros est souvent étrange. Leur fiction leur sert d’exorcisme, et de thérapie : Une sorte d’auto psychanalyse, où un bureau et sa machine à écrire leur fait lieu de divan. Nul doute qu’ils transposent une part de leur névrose et la projette sur leurs thèmes récurrents autant que sur leurs personnages.

     Revenons à « Rebecca », son roman majeur, et qui a donné il y a quelques années l’occasion d’une nouvelle traduction ; la précédente, qui avait gommé les passages jugés « érotiques » datait quelque peu. De même Hitchcock a du modifié le scénario de Rebecca, la fin du roman ayant été jugé immorale par les producteurs de l’époque. Dès les premières lignes du roman, on est envoûté. Le ton est donné :

        « J’ai révé l’autre nuit que je retournais à Manderley. J’étais debout près de la grille dans la grande allée, mais l’entrée m’était interdite, la grille fermée par une chaîne et un cadenas. J’appelais le concierge et personne ne répondit ; en regardant à travers les barreaux rouillés, je vis que la loge était vide…. Aucun fumée ne s’élevait de la cheminée et les petites fenêtres mansardées baillaient à l’abandon. Puis je me sentis douée de la puissance extraordinaire des rêves, et je glissais à travers les barreaux comme un fantôme »

       Le roman est donc un long flash back qui part de ses première lignes incandescentes. Comme pour un cinéaste, où l’on reconnaît la qualité du cinéaste dés les premiers plans, l’ambiance est campée. On ne lâchera plus le roman. Les images de Manderley se figeront pendant longtemps dans notre esprit, nous faisant passer avec l’héroïne a travers les grilles du château.

        Qu’en est-il de la narratrice, parlant à la première personne du singulier ? On ne connaîtra jamais étrangement le passé de cette toute jeune femme, qui ne se nommera jamais, qu’on ne nommera pas davantage, si ce n’est qu’au travers de ce nom d’épouse tout neuf, celui de son mari, surlignant la mésalliance. Ce nom d'emprunt lui va autant que les toilettes de la défunte qu’elle essaie et qui lui tombent si mal sur les hanches.

         Il y a dans cette forclusion du nom que bien peu ne remarquent, ce signifiant sémantique relié à une réalité traumatique, que Perec utilisera dans « La disparition », où la lettre E est absente des pages, pour surligner le vide, l’absence fondamentale, sur lequel il dut composer tout de même son alphabet. Georges Perec a en effet perdu très tôt ses parents, disparus pendant la guerre.

        On le saura rapidement. Il n’y a qu’une seule « Madame De Winter ». C’était Rebecca ! Celle d’avant..... Cette femme de légende, intrépide, sportive, aussi belle qu’une figure de Samothrace, est morte un soir de tempête dans son voilier, alors qu’elle se risquait seule en mer.

        On n’échappe pas à son passé d’un coup de baguette magique comme dans Cendrillon. Il ne suffit pas de faire un mariage-bingo avec un riche quadragénaire, pour pouvoir être la maîtresse des lieux.

        Où est la vraie vie ? Semble vous demander l’auteur, qui était critique envers sa passion envers les vieilles pierres, et l’atavisme que cela amène. Suffit-il d’être propriétaire pour être légitime, dans ces lieux chargés d’histoire, où tant de générations ont vécu…. Attraction-répulsion.. Le moteur à deux temps de Daphné tourne à fond..

        Cette grande demeure reste hantée par la présence de Rebecca. Apeurée par l’esbroufe et la grandeur des lieux, se rongeant les ongles à la moindre remarque, se retirant de plus en plus souvent dans sa chambre, elle s’aperçoit rapidement qu’elle a fait l’erreur de sa vie en venant ici, pauvre petite fille, fascinée par un mariage de princesse.

        Dans cette Angleterre de classes, elle restera une nunuche, écrasée par sa naissance, n’ayant pas l’aura d’une hôtesse possédant les codes innés, les grâces et le maintien naturel des dominants. A table, elle regarde avec anxiété la façon particulière qu’ont les invités à se servir des différents couverts, avant de les imiter.

        "L'enfer, c'est les autres..."…. Car rien n’échappe à Miss Danvers. 

     « Pourquoi  ? Parce que les autres sont, au fond, ce qu'il y a de plus important en nous-mêmes, pour notre propre connaissance de nous-mêmes. Quand nous pensons sur nous, quand nous essayons de nous connaître, au fond nous usons des connaissances que les autres ont déjà sur nous, nous nous jugeons avec les moyens que les autres ont — nous ont donnés — de nous juger. Quoi que je dise sur moi, toujours le jugement d'autrui entre dedans. Quoi que je sente de moi, le jugement d'autrui entre dedans. » (Jean Paul Sartre-interview, à propos de « l’enfer c’est les autres)

      C’est tout l’art de la vieille gouvernante de la rabaisser, avec des techniques d’humiliation et de harcèlement, tentant même de pousser au suicide la jeune femme. Quid de son mari, ayant eu avec elle au mieux une relation de bienveillance paternelle, haussant les épaules quand elle fait une bourde ? Il est quasiment invisible la première partie du roman, et restera de toute façon un personnage secondaire de l’histoire.

        Bien des biographes ont fait allusion aux curieux liens qui unissaient Daphné Du Maurier et ce père volage, coureur de jupon, celui-ci la chaperonnant étroitement quand elle est adolescente, s’opposant à ses sorties. Ils ont suggéré le rapport quasi incestueux de leurs rapports, tout au moins au niveau du symbolique. Ce thème de l’inceste reviendra dans le roman : « la fortune de sir Julius ». Dans Rebecca, comme dans d’autre œuvres de la romancière, les écarts d’âge entre les membres du couple sont souvent ceux d’un père et de sa fille, et sonnent étrangement mal, diffusant un certain malaise. .

        Pourtant, dans ses maladresses supposées et ses omissions, l’auteur nous suggère un climat propice à l'élaboration. Sans doute nous invite-t-elle à terminer l'ébauche à notre façon. Un livre est un contrat entre un écrivain et son lecteur. Ce dernier apportant plus ou moins de matériel pour compléter l’œuvre. Les mauvais écrivains ne laissent pas l’imaginaire de leurs lecteurs se déployer. 

         Patrick Modiano construira son œuvre sur ce non dit savant.. . Cette jeune fille, qu’on pourrait qualifiée de « pauvre godiche », aurait pu être une de ces héroïnes. De celles qu'on trouve dans les cafés parisiens, tout au fond de la salle, dévisageant les autres à la dérolée. Ainsi cette mystérieuse Louki, dont il parle dans "le café de la jeunesse perdue".... ; « Je l’ai dévisagée et elle aussi m’a regardé d’un regard inquiet, comme si je l’avais surprise dans une situation embarrassante. »

        Dans cet univers, les prédateurs sont d’autant plus menaçants qu’il est bien difficile de les reconnaitre, avec leur beau pardessus et leur respectabilité, affectant la bonhomie bourgeoise.

         Ce ne sont donc pas Manderley qui fait peur à la jeune épouse mais les conventions sociales, le protocole, tous ces gens qui attendent d’elle un rôle qui lui est impossible de jouer, celui d’être une femme du monde, comme l'était cette fameuse Rebecca. 

           Elle apprendra au fil du roman qu’au fond ils se moquaient bien tous de ce qu’était vraiment cette femme ! Rebecca cynique, perverse, égoïste, méprisante, nymphomane, mais si élégante, si accueillante en bonne maitresse des lieux, que cette représentation narcissiquement intéressante leur suffisait à tous.

         Qu’importe ce qui se passait derrière le miroir, seules les apparences comptaient ! Et cette femme savait donner des fêtes somptueuses, des bals costumés où les masques dansaient les uns avec les autres dans une pantomime.

        Un romancier est-il condamné à rejouer l’écheveau de sa vie sur d’étranges marionnettes, auxquels il donne des noms, comme un théâtre de guignol, espérant peut-être que l’une d’elle s'échappe des fils, se mette en marche toute seule, et lui donne des réponses. Ou alors le fait de jouer une représentation de leurs souffrances et de leurs névroses le soulage-t-il ?

         Toute une part du domaine romanesque de Du Maurier flirte avec le ressenti, l’exacerbation des sens, celui qui vous guide vers le choix amoureux, et l’endroit où l’on jette enfin son sac, en empathie avec les lieux. Les fantômes de cet auteur font sans cesse se battre la raison et le pulsionnel . C’est cela qui a amené cette jeune fille dans cet endroit de la côte. Un endroit mythique, et fantasmé, bien avant qu’elle n’y mette les pieds. Elle s’y est reconnu en vision, comme une pythie antique, et n’a plus eu qu’à suivre son rêve de somnambule, en tenant la main de ce monsieur De Winter.

          D’une certaine façon, ce roman néo gothique annonce l’inspiration qui réside au roman fantastique de Stephen king « Shining ». et Manderley a quelque chose à voir avec « l’overlook hôtel » que Kubrick mit en scène, dans un film mémorable.

         Tout comme la jeune mariée de « Rebecca » et l’enfant hantant les couloirs de l’hôtel, véritable paratonnerre du paranormal, Daphné Du Maurier semble posséder le « Shining », cette curieuse capacité à ressentir les lieux, les fantômes, les esprits, les lourds secrets s’agitant derrière les tentures. Un trait bien particulier qui traversera son œuvre entière, jusqu’à un des ses derniers romans, sans doute un des plus réussis et des plus novateurs. «  La maison sur le rivage  » écrit en 1969, oscille entre le fantastique et la science fiction, et fait la part belle à une sorte de voyance, permettant de s’affranchir du présent, et des apparences, pour faire ressurgir le passé. http://bit.ly/2jzBoi4

         La solitude de la jeune femme paraît infinie, se renforce de jour en jour. Elle n’a pour compagnons d’infortune qu’une jeune domestique mal dégrossie, son alter ego, et un chien aux yeux compatissants. D’elle et de Rebecca, la morte et la vivante, sans qu’on sache finalement quel qualificatif convient le mieux à chacune, qui songerait à les mettre dans un même tableau, tant leur personnalité semble à l’opposé l’une de l’autre.

         Et pourtant il semble que Daphné Du Maurier ait composé le portrait de ces deux femmes en s'inspirant de ses propres traits.

        Comme Rebecca, elle fut une sportive intrépide, cavalière émérite, pratiquant la voile, le ski, les longues ballades dans la lande, cachant aux autres son aspect androgyne, et ses conquêtes féminines.

          En même temps, tout comme cette seconde madame de Winter, très timorée, elle cultive la solitude, se complaît à l’enfermement, se servant de la maison comme un rempart au monde. « Les gens et les idées disparaissent, dira t’elle plus tard, pas les murs des maisons ! »... Déjà petite, elle fuyait les mondanités, les fêtes organisées par son père, dans la grande maison familiale de Londres, où cet acteur de métier, et coureur de jupons, se mettait en scène.

        Dans son roman « les parasites », cette volonté de se mettre à l’écart du monde et des festivités est encore prégnant : « Nous ne nous conduisons en rien selon les vœux de notre hôte et de notre hôtesse. Nous détestons faire connaissance de leurs amis. Les jeux de société, les jeux de cartes nous horripilent, et la conversation plus encore. La seule façon pour nous de passer une fin de semaine chez des gens est de nous prétendre malade et de rester au lit toute la journée, ou bien de nous glisser au jardin sans être vue…. »

       Plus tard, comme le racontera son amie Oriel Malet dans le prologue aux « lettres de Daphné Du Maurier », elle avouera une fois adulte, avoir faussé compagnie aux hôtes de soirées mondaines.

        Son journal, alors qu’elle n’a que 19 ans, montre qu’elle s’interroge sur sa personnalité : Inoffensive alors qu’elle est seule, lors de ses promenades à cheval, mais revêche et d’humeur massacrante dès son retour à la maison. El ne rêve que de se battre, boire, connaître des hommes, sortir de son univers protégé. Mais le refuge d’une maison parfaite, fantasmée, continue à la tourmenter.

        Il n ‘est guère de roman écrit par Daphné Du Maurier, où un domaine, une maison, où la prégnance de lieux hantés, chargés d’histoire et de mystère, fécond en imaginaire, n’ait pris une place majeure, distribuant les rôles. Le roman « Rebecca », aurait pu s’appeler « Manderley ». Presque l’homonyme de ce domaine rêvé de Menabilly, où elle passera la majeure partie de sa vie, après en avoir tant rêvé, d’être entré en douce dans ce lieu désert, battu par les vents.

       Déjà elle avait été séduite par la découverte de la Cornouailles, du petit port de Fowey, alors qu’elle était adolescente, et où ses parents avaient acheté une maison. Son journal de l’époque, cité par bribes dans son autobiographie, écrit à ce sujet :

      « Il y avait dans l’air une odeur de goudron, de corde et de chaîne rouillée, une odeur de marée. En amont, de l’autre coté de la pointe, se trouvait la haute mer. Ici résidait la liberté que je désirais, que je recherchais depuis si longtemps, mais que je ne connaissais pas encore. La liberté d’écrire, de me balader, de vagabonder, la liberté d’escalader les collines, de prendre les rames, d’être seule »

       Que voyait Daphné dans ces refuges, ces lieux hantés qui autant pour elles que pour les héros de ses romans ont tant compté ? Voulait-elle acquérir cette sécurité qu’une enfance errante, déplacée au gré des obligations professionnelles et des villégiatures d’été des parents, avait tant fait rêver ?..

       Peut-être si ce n’avait pas été fait aurait-elle pu écrire cette magnifique et touchante histoire que sont « Les musiciens de Brème ».

       Cette petite maison à la lisière des bois, où les animaux purent se cacher des méchants qui voulaient leur faire la peau, et faire de la musique, jusqu’à la tombée de la nuit, jusqu'à la fin des jours.

   Mais Hitchcok en aurait-il fait un film ?

  


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4 réactions à cet article    


  • Le Panda Le Panda 11 décembre 2017 11:28

    @velosolex

    Bonjour

    « Une jolie femme, ce n’est pas une bielle de moteur, ça ne s’use pas. Plus on s’en sert, mieux elle est en forme ! » Cette phrase « non politiquement correcte » n’est pas une sortie d’Audiard, ni un écrit de Frederic Dard, mais deux lignes de dialogue extraites de « Rebecca », le chef d’œuvre écrit en 1939 par Daphné du Maurier. Rassurons les lectrices, cette saillie est à mettre dans la bouche d’un des protagonistes de « Rebecca », particulièrement odieux.

    Comme je l’ai indiqué en d’autres mieux, c’est du Audiard en introduction. Chaque lecteur et intervenant peut et doit se faire son opinion. En dehors de ce qu’il faut pousser pour qu’il comprenne. J’attends éventuellement votre accord pour le poser sur ma page Face Bock et pouvoir le twitter pour mes abonnés. Article bine argumenter. Peu courant et qui mérite le détour.


    • velosolex velosolex 11 décembre 2017 12:07

      @Le Panda
      Comme je le disais, cette phrase « brute de coffrage », Daphné du Maurier, met ce dialogue qu’elle crée dans la bouche d’un des protagonistes, le dénommé Favell (page 346 livre de poche) , lors de la tentative de chantage envers le mari ;..

      Rien à voir évidemment avec les valeurs de l’auteur, qui était féministe, et sans doute brocardait ainsi la bêtise de l’air du temps de certains. 
      Vous pouvez twiter si vous voulez cet article, qui a pour but d’être lu. Bien à vous

    • Le Panda Le Panda 11 décembre 2017 12:19

      @velosolex

      Rien à voir évidemment avec les valeurs de l’auteur, qui était féministe, et sans doute brocardait ainsi la bêtise de l’air du temps de certains. 
      Vous pouvez twiter si vous voulez cet article, qui a pour but d’être lu. Bien à vous
      Merci je vais le faire de ce pas. Lorsque je l’ai validé il y a quelques instants en « modération » je me doutais que cette réaction subjuguée presque un double sens. Vous me confirmez et vous trouvez satisfait de ne pas avoir hésité. Merci de votre, à vous peut-être de me dire ce que vous pensez du mien j’en =tiendrai acte, il manque trop de partage de savoir pour justement débattre. Bien à vous. Je passe à l’action et je pulse.

    • velosolex velosolex 11 décembre 2017 17:03

      @velosolex

      Je me réserve de commenter votre article quand celui ci sera publié, ce qui me semble adapté au protocole, que n’aurait pas renié Miss Danvers, à cheval sur les principes. Pour revenir à ce dialogue surprenant, il montre bien que la réussite d’un livre, réside en la capacité pour un écrivain à se mettre dans la tête des héros qu’elle crée, que ceux ci lui soit sympathique ou non. Cette capacité de se mettre « hors elle même », d’être une voyante, Miss Du Maurier l’aura eu d’une façon très aiguë. Un écrivain que j’encourage tous à lire, tant elle reste moderne, malgré les apparences. 

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