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Accord de paix d’Abraham  : un an après

Un an après la signature de l’accord de paix d’Abraham entre les EAU et Israël en septembre dernier, on peut dire que les deux pays ont réussi à construire une nouvelle réalité stratégique régionale.

On ne parle plus de guerres, de confrontations et de conflits entre les Arabes et Israël, mais du moment où le contrat est achevé et où tout le monde est engagé dans une atmosphère de paix qui s’installe jour après jour dans notre région, dépossédant les extrémistes de l’une des armes les plus dangereuses qu’ils utilisent pour rester au premier plan du paysage régional en tant qu’acteurs capables de provoquer des tensions et d’enflammer la violence déstabilisatrice.

Nous ne nions pas qu’au début de la signature de l’accord, beaucoup, surtout dans notre région, ont remis en question les intentions de l’accord. D’autres s’attendaient à ce que l’accord entre dans l’impasse, comme avec les accords précédents signés entre Israël et d’autres parties arabes.

Mais ce qui s’est passé les a tous déçus. L’accord n’était qu’une base solide et ferme sur laquelle reposaient d’autres étapes exécutives politiques, économiques, d’investissement et commerciales qui n’ont pas cessé au cours de l’année écoulée. Pour s’en assurer, il ne s’agit que d’un autre accord protocolaire ou d’un coup de pub pour les séances de photos.

Des intentions sincères et une base solide ont été partagées par les deux parties, les Émirats arabes unis et Israël, pour construire une paix réelle qui profite aux deux.

Certainement, l’un des motifs du succès de l’accord de paix d’Abraham réside dans l’existence de dénominateurs communs entre les deux pays, tant au niveau de l’ambition de développement, de la poursuite de la compétitivité mondiale qu’au niveau du souci du bien-être et de la prospérité des peuples.

Tous ces facteurs produisent des perceptions communes de la valeur du temps et de l’investissement dans les opportunités d’une manière qui sert les objectifs recherchés par les deux parties. Les EAU ont respecté et apprécié l’expérience d’Israël en matière de technologie, d’industrie et d’informatique.

Israël considère les EAU comme un exemple de développement ambitieux et pionnier qui pourrait contribuer à donner un nouvel élan à son développement. Ces points communs ont donc permis d’accélérer la compréhension, la convergence et la coopération et de traduire les intentions en actions, accords et protocoles de coopération signés dès les premiers jours suivant l’accord.

L’accord était déjà un moment marquant, comme l’a décrit l’ancien président américain Donald Trump. Ceux qui suivent l’atmosphère des relations arabo-israéliennes depuis la mi-septembre dernière jusqu’à aujourd’hui, en sont conscients. Une nouvelle vie a été insufflée à ces relations.

Il y a une atmosphère positive qui a commencé à prendre effet et à avoir un impact positif sur tout le monde. Personne ne peut nier que les voix qui ont tenté de remettre en question l’accord et ses motivations ont complètement disparu.

Il y a maintenant une sorte de conscience collective de la valeur du pas proactif historique pris par les EAU à la recherche d’une troisième voie pour mettre fin à un conflit historique qui a causé de sérieuses pertes stratégiques à toutes les parties.

Ceux qui jouent la politique sur la cause palestinienne, aux côtés des organisations de l’extrémisme et du terrorisme qui cherchent à maintenir l’atmosphère de conflit et de violence comme l’environnement idéal pour leur activité et leur survie et à obtenir une fausse légitimité à partir de slogans, se sentent affaiblis.

Il y a un an, plusieurs secteurs de développement aux EAU et en Israël ont réalisé des gains importants grâce à l’accord de paix. Au premier rang desquels figurent les secteurs de la technologie et des communications, l’aviation civile, le tourisme et les soins de santé.

Ce sont des fruits qui profitent non seulement aux deux pays, mais aussi aux autres pays de la région alors que nous attendons des percées historiques dans la coopération entre les Arabes et Israël afin de réaliser des intérêts communs ou de défendre une sécurité qui fait face à des menaces assez similaires.

Un gain stratégique important est également lié à la diffusion d’une culture de coexistence, de tolérance et d’acceptation de l’autre. Plus l’atmosphère d’affrontement, d’hostilité et de haine recule, plus la culture de la paix s’étend et un avenir meilleur commence pour des millions de jeunes en quête d’un lendemain dans lequel ils réalisent leurs rêves et leurs aspirations.

Les EAU et Israël ont réussi les tests de crédibilité, des ambassades ont été ouvertes à Abu Dhabi et à Tel Aviv, et l’accord de paix s’est transformé en un levier stratégique croissant pour construire un véritable axe régional de paix et de coopération entre Arabes et Israël.

L’accord de paix entre les EAU et Israël peut en effet servir de modèle pour les différentes formes de coopération entre les deux parties.

Certes, la paix n’était pas une réponse d’urgence à un développement mais une volonté forte de construire un avenir meilleur pour les générations futures dans notre région que de sortir des sentiers battus et de chercher des solutions réalistes à une réalité en détresse.

Personne ne peut nier que l’accord entre les Émirats arabes unis et Israël a créé un nouveau climat dans une région dont on n’entendait que la violence, la guerre et les conflits. L’accord a encouragé les autres parties arabes à aller dans la même direction et à adopter la même approche.

Il existe des preuves réelles d’une conviction commune entre tous que la paix est le seul moyen d’atteindre un meilleur avenir pour nos nations. Tous ces éléments sont des piliers qui établissent une nouvelle réalité régionale basée sur la coopération, l’échange d’expériences et le fait de tourner la page sur de nombreuses années de violence et d’effusion de sang.

Il y a quelques années, parler d’une ambassade émiratie en Israël et vice versa relevait de la politique fiction.

Mais les EAU, avec leur leadership ambitieux, qui peut regarder l’avenir du point de vue des intérêts nationaux, ont compris l’importance de construire un modèle de normalisation entre Israël et ses voisins arabes, afin que les sociétés ressentent le retour de cette coopération, traçant une nouvelle voie pour libérer le grand potentiel de la région, ce que les deux parties ont déjà annoncé au moment de la signature de l’accord historique.

 


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3 réactions à cet article    


  • Amanite phalloïde 21 septembre 11:58

    Il est intéressant à ce propos de mentionner les noms des signataires de la résolution de Khartoum : l’Egypte, la Syrie, la Jordanie, le Liban, l’Irak, le Maroc, l’Algérie, le Koweït, et le Soudan.

        
    Quatre des neuf signataires sont devenus les alliés militaires d’Israël, deux ont cessé d’exister en tant qu’entités étatiques homogènes, un, le Koweït entretient officieusement des relations « normales » avec Israël, et le dernier, l’Algérie, est une dictature militaire anachronique, dont l’orientation diplomatique a moins d’influence sur le monde que la République Sérénissime de Saint-Marin.

       

    Les Arabes ont « effondré » la cause palestinienne, au point que les Palestiniens – à commencer par leurs dirigeants – ont cessé d’y croire. Ne reste que des bandes mafieuses qui s’habillent du manteau politique afin de justifier leurs crimes. Et qui n’hésitent jamais à échanger des informations avec Israël.

       

    Maintenant n’ayant plus les mêmes finalités et s’étant aperçus qu’Israël, loin d’être un ennemi juré était un allié fiable et précieux, les Arabes ont changé d’avis. Et la cause palestinienne n’est plus qu’un épiphénomène pour nostalgiques du panarabisme et antisémites indécrottables, broyés dans un processus irrémédiable.


    • Tesseract Tesseract 21 septembre 13:03

      Il ne peut y avoir de paix au Moyen Orient qu’avec le rétablissement des relations diplomatiques et économiques avec Israël. C’est un minimum.


      • Jonas 22 septembre 09:49

        Israël est incontournable !

        Certains pays arabo-musulmans sont devenus réalistes et pragmatiques . Ils ont compris que les discours enflammés ne donnent aucun résultat, sauf à exciter la haine qui se retourne finalement contre eux , vu la progression du terrorisme islamique dans ces pays

        << En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal >>  Machiavel 

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