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Accueil du site > Tribune Libre > Acte 10 des Gilets Jaunes : que faut-il en retenir ?

Acte 10 des Gilets Jaunes : que faut-il en retenir ?

Dixième samedi de mobilisation en demi-teinte pour les Gilets Jaunes qui ont été 84 000 à manifester dans toute la France, dont 8000 à Paris. L'Acte 10 de la contestation est, à bien des égards, révélateur du tournant que prend désormais la vague jaune. Que doit-on en retenir ?

On observe en premier lieu la stabilisation du nombre de manifestants qui est en tous points le même que samedi dernier : 84 000 personnes. S'il n'y a pas de baisse significative comme entre l'acte V et VI, la tendance haussière en cours depuis le 29 décembre vient néanmoins d'être enrayée. La mouvance semble dès lors entrer dans un quatrième cycle : après les deux manifestations combes du 17 et du 24 novembre, suivies d'un cycle baissier allant du 1er au 22 décembre et d'un cycle haussier qui s'échelonnait entre le 29 décembre et le 12 janvier. Des exemples de mobilisations précédentes (Manif Pour Tous, Anti-Loi Travail, SNCF) montrent qu'une évolution similaire est parfaitement logique : premières manifestations pleines, suivies d'une série déclinantes, avant un regain progressif et enfin une stabilisation du nombre de manifestants autour d'un noyau dur. On peut dès lors tabler que l'Acte 11 comptera, comme ce samedi, environ 70 à 80 000 manifestants, nombre qui devrait osciller par la suite sans grandes tendances haussières ou baissières. Bien sûr, s'il n'y a pas de faux pas gouvernemental ou tout autre élément déclencheur à même de redonner un souffle de vigueur au processus baissier.

Cette stabilisation autour du score fatidique de 80 000 (qui était déjà le nombre de manifestants aux actes IV et V) révèle en fait le noyau dur du mouvement jaune, ceux qui refusent tout débat national et bravent le climat pour battre religieusement le pavé chaque samedi. La baisse de la mobilisation (jusqu'à à peine 32 000 manifestants lors de l'Acte VI) a été suivie par une remobilisation : des milliers de soutiens passifs ayant décidé d'enfiler à leur tour des gilets jaunes pour compenser le départ des modérés et montrer que le mouvement n'était pas éteint. Mais cette hausse artificielle ne va pas jusqu'à atteindre les scores faramineux du 17 et du 24 novembre, lorsque près de 200 000 Français avaient défilé dans les rues, sans forcément être Gilet Jaune et qui s'en sont vite éloignés tant par lassitude qu'à cause des nombreux débordements physiques et verbaux. 80 000 est dès lors un plafond de verre qui révèle le nombre exact de contestataires. En effet, si 52% des français soutiennent encore le mouvement et si 14% d'entre eux se disaient "Gilets Jaunes" au 1er janvier (contre 20% un mois plus tôt) seuls 80 000 sont des activistes. Cette répétition du nombre 80 000 (acte 4, acte 5, acte 9, acte 10) montre donc que les cortèges ne sont plus composés de simples Français apolitiques (comme aux deux premières semaines de la contestation) mais que l'on a bien affaire à des activistes assumés. Soit, que les Gilets Jaunes sont devenus ce qu'ils vomissaient : un mouvement politique. Et que ce mouvement politique déploie l'ensemble de ses forces.

Cette stabilisation et cette politisation s'observent par la création de structures internes telles que les fameux "services d'ordre" que l'on a pu voir, pour la première fois, dans les cortèges. La création d'applications mobiles spécialement réservées aux Gilets Jaunes ainsi que la multiplication d' "assemblées citoyennes" pour élire des représentants illustrent ce phénomène. Si les Gilets Jaunes toulousains avaient d'abord refusé de se désigner des représentants, ils viennent nouvellement d'élire un collège de huit porte-paroles, cédant ainsi l'idéologie au pragmatisme. Idem chez les Gilets Jaunes caennais dont la jeune Chloé Tessier, d'abord conspuée et accusée de carriérisme, a finalement pris le contrôle du mouvement, n'hésitant d'ailleurs pas à en écarter ses rivaux les plus sérieux et à placer ses obligés à des postes importants. Les Gilets Jaunes de la cité phocéenne sont, quant à eux, sous la férule du tonitruant Paul Marra, lequel rêve de faire de Marseille une ville autonome sur le modèle communard. Ces multiples exemples illustrent à quel point le mouvement jaune adopte vite le fonctionnement des partis classiques, à travers l'instauration de caciques locaux, de clans d'influences, d'ambitions personnelles et d'autres traits caractérisant la "politique à l'ancienne".

Cet "Acte 10" se distingue aussi par une nette baisse des interpellations : à peine 49 gardes à vue contre 138 le 22 décembre et 116 le 29). On s'étonnera que cette baisse des interventions policières soit interprétée par les médias comme une "baisse des violences et des dégradations", soit un joyeux syllogisme (ce n'est pas parce que moins de gens meurent de la vérole que cette maladie est moins mortelle pour autant). Ce faible nombre d'interpellations devrait plutôt être imputé à un dispositif de sécurité moindre, le gouvernement voulant laisser un peu souffler les forces de l'ordre. Preuve en est que les interventions de pompiers et d'ambulanciers sont aussi élevées que les samedis précédents.

Il a été question, plus haut, des services d'ordres qui ont été aperçus dans les cortèges jaunes. Leur mission serait, officiellement, d'encadrer les manifestants et d'en écarter les éléments les plus radicaux. Cette nouvelle structure interne du mouvement jaune est en fait composée de membres de divers services d'ordre : celui de la CGT, celui des Insoumis et bien sûr le SEP, service d'ordre du parti ultra-nationaliste PDF. Soit, des malabares qui, à plusieurs reprises, ont fait le coup de poing. A cela s'ajoute le mouvement des "Brassards Blancs", véritable police officiant dans le cortège parisien, chargé de traquer les flics en civil et d'encadrer la foule. Plusieurs membres de ce groupe sont des skinheads et même d'anciens combattants du Donbass ayant servi dans les milices pro-russes. Ces faits ont été rapportés par Le Monde mais aussi par le média moscoutaire RT France qui s'en vante et qui leur impute la "baisse des violences en marge des manifestations".

Tous ces éléments suggèrent l'inscription du mouvement dans la longue durée, comme le criait devant les caméras ce Gilet Jaune toulousain qui a visiblement abusé de chocolatine : "On sera là jusqu'à épuiser la flicaille ! Ouais !". Volontiers bravache, cette affirmation n'en demeure pas moins une réalité et une stratégie partagée par de nombreux Gilets Jaunes, lesquels ont décidé de gagner à l'usure, faute d'avoir pu y arriver par un Grand Soir tant fantasmé. La création des structures (représentants, services d'ordre) et la stabilisation du nombre de manifestants sont les signes indéniables d'une détermination certaine mais aussi des limites de ce mouvement qui n'arrive pas à dépasser le plafond des 80 000 manifestants et à recruter hors de son noyau dur comme il avait pu le faire lors des premières journées de mobilisation. On peut se demander, enfin, quelles seront les conséquences de la politisation du mouvement : à l'heure où de nombreux manifestants de la première heure se désolidarisent de la vague jaune dans laquelle ils ne se reconnaissent plus (pointant du doigt, notamment, les mécanismes similaires aux partis politiques classiques) il est fort à parier que la transformation de ce mouvement social en un mouvement politique rebute une partie des militants au sein même de ce noyau dur.


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74 réactions à cet article    


  • Attilax Attilax 21 janvier 12:06

    N’importe quoi.

    J’ai rencontré samedi dernier un de ces dangereux brassards blancs chargés de la sécurité : c’était mon plombier, que j’avais pas reconnu et qui est venu me faire un petit coucou.

    Il est pas russe, ni cégétiste, ni vétéran du dombass, juste plombier et gilet jaune.

    Rokoto, sors de ce corps !


    • Attilax Attilax 23 janvier 20:56

      @vasco

      C’est la stricte vérité, mais libre à toi de déverser ton fiel.


    • Julien S 21 janvier 12:13

      En tout cas Poujade semble avoir quitté le mouvement. Je ne lis plus d’exigences de cessation d’implantation de grandes surfaces ni d’exigences d’isolation thermique accélérée du parc immobilier. 

      Je lis peut-être mal. 


      • Gasty Gasty 21 janvier 12:24

        Un analyste hors pair ce « Nicolas Kirkitadze » smiley Nous sommes au score fatidique de 80000. Il y a des soutiens passif qui s’habille en gilet jaune, il y a des bruns, des modérés et tout ça se transforment en activistes. Il y a une politisation provoqué par un service d’ordre. Il y a une baisse des interpellations pour que les CRS se repose un peu mais il est à noter qu’il y a autant d’intervention d’ambulancier et pompiers. etc etc...


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 janvier 13:03

          Mais oui, on a bien compris que le noyau dur gilets jaune c’est les pseudos insoumis, qui demandent la démission de tous, hormis de leur chef adoré.

          Il faut relir cette interview donnée à Marianne en mai 2016, où Jean-Luc concluait déjà :

          « si François Hollande ne se représente pas, c’est qu’il a raté son quinquennat. Alors mieux vaudrait qu’il parte tout de suite ».

          Il y avait aussi le couplet sur les insupportables violences policières pendant les manifs.

          On croirait lire les insoumis en gilets jaunes, version janvier 2019.

          Vous noterez par ailleurs que M Jean-Luc demande la démission de tout le monde, tout en reconnaissant que lui-même n’est pas plus légitime que les autres.

          Mais effectivement, et que le Grand Cric me croque, il n’a pas tort :
          à part lui et Macron, il ne reste plus rien, la droite ou assimilé n’est plus en position d’être une alternative à quoi que ce soit, même si pour des raisons diverses le gouvernement ou d’autres journalistes soufflent dans les voiles du FN/RN.


          • sokom 22 janvier 10:44

            @Olivier Perriet
            Vous êtes encore sur cette fantaisie de clivage gauche/droite, un centre et des extrêmes. Peu importe leur étiquette, des pseudos libéraux technocrates nous gouvernent depuis 50 ans.
            Il n’y a aucune issu possible, il n’y aura jamais de grand soir et encore moins de révolution. Les gens devraient juste s’amuser de ces politiques. Moi si je vote, je prends les plus petits parties, j’en tir un au hasard et hop... flinguons tout ce système politique et on aura fait un grand pas en avant. Y’a pas gauche droite, de bon ou de mauvais, sont tous là pour une carrière et le pognon, suffit de casser ce business


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 22:27

            @sokom

            Je ne vous dis pas ce que moi je voudrais, mais ce qui me semble plausible.

            Je suis assez d’accord avec vous et depuis longtemps sur la droite/gauche.

            Mais, les LR, DLF ou FN/RN se disent eux-mêmes « de droite ». Je suis donc bien obligé d’utiliser le mot.
            Idem pour JLM et « la gauche ».

            Que ça me plaise ou pas c’est comme ça pour l’instant.


          • Durand Durand 21 janvier 13:07

            .

            Le seul message clair que l’on peut envoyer à toute la classe politique depuis la rue, c’est en cassant tout...

            Le pouvoir est alors contraint d’en appeler à l’armée et là et seulement là, tout s’arrête,... et on commence à discuter sérieusement !

            Mais il y a mieux à faire... Les Mariannes flashballisées qui défilaient et les portraits des grands blessés qui ont été brandis veulent dire que le peuple à déjà donné ses martyrs,... Qu’il faut que ça s’arrête !

            C’est donc devant les casernes qu’il faut aller réclamer justice et protection... Et tout s’arrêtera.

            .


            • gaijin gaijin 21 janvier 14:09

              80 000 smiley

              selon qui ? selon le ministère de l’intérieur dont « la voix de son maître » répercute fidèlement la parole .....

              plus raisonnablement en 3 et 400 000 .....

              ceux ci n’étant que la partie visible de l’iceberg tous n’étant dehors a chaque fois et plus encore choisissant d’autres moyens d’action ....

              mais oui en effet c’est une guerre d’usure ....les gilets ayant appris la patience et l’endurance au cours de décennies de difficultés .......


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 janvier 14:43

                @gaijin

                D’après les extra terrestres, ils étaient 4 millions.


              • gaijin gaijin 21 janvier 15:43

                @Olivier Perriet
                entre nous ça a plus de chance d’être juste que les chiffres de castaner non ?


              • capobianco 21 janvier 18:46

                @Olivier Perriet
                Le 5 ème syndicat de police annonce 300 000 personnes pour samedi.
                Si on prend les chiffres de votre ami castagneur, il y a eu autant de manifestants que de policiers 80 000.... Vous regardez la télé, vous avez vu cela ? Enlevez vos œillères !


              • Sophie Sophie 21 janvier 14:57

                Nous comprenons bien vos démonstrations depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, qui partent d’un point de vue simple : tout est bon dans le macron, tout est laid dans le gilet.

                Mais, vos chiffres sont invérifiables et votre « fact checking » (vérification des faits, c’est moins chic, mais plus clair) laisse un peu à désirer. La démonstration est donc sujette à caution.

                Et, puisque vous nous abreuvez de chiffres, en voici d’autres : au terme du grand « débat-marathon », à la mi-mars, notre président aura cumulé 364 heures d’antenne, à raison de 7 heures en moyenne de « débat » (je mets « débat » entre guillemets parce que les mots ont un sens, jeune homme) dans les 13 régions administratives de notre pays retransmis en intégralité par 4 chaînes télé (CNews, BFM, LCI et France Info), donc 7 X 13 X 4 = 364 heures consacrées à boire, que dis-je à déguster chacune des augustes paroles de notre bien-aimé Conducator.

                Si avec ça, il n’obtient pas une majorité d’opinions favorables...à quoi ça sert de mouiller sa chemise (blanche, la chemise) ? Un bel article énamouré en perspective à la gloire de notre Jupiter au sommet de sa gloire ?

                A défaut d’être rigoureux, vous êtes plaisant dans vos obsessions.


                • Alex Alex 21 janvier 15:46

                  @Sophie
                  « A défaut d’être rigoureux, vous êtes plaisant dans vos obsessions. »
                  Ce prétendu « banlieusard, » grand admirateur de la raciste Houria Bouteldja, et qui a déclaré vouloir se laisser pousser la barbe, a surtout tenu compte – et je le déplore – de mes remarques pour masquer sa haine non seulement des GJ (« jaunistes... couleur jaune pisse, » etc), mais des Français en général.
                  Il ne faut surtout pas l’oublier.



                • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 janvier 17:23

                  @Sophie

                  Vous seriez quand même plus crédible pour dézinguer Macron (enfin, Micron, enfin on s’y perd) si vous ne lui demandiez pas d’une main de démissionner, et de l’autre, de régler tous les problèmes du pays depuis 30 ans.

                  Vous seriez aussi plus crédible si vous nous expliquiiez qui ou quoi vous voulez mettre à la place de Micron.

                  Vous seriez aussi plus crédible si le type qui demande depuis des années la démission de tous (sauf lui !) était plus légitime que Micron, ce qui n’est pas vraiment démontré jusqu’ici.


                • Sophie Sophie 21 janvier 17:44

                  Qui vous dit que je suis soumise à Mélenchon ? Oui, les militants de FI et les cégétistes s’emploient à récupérer le mouvement, c’est dans leur ADN, pas sûr qu’ils y parviennent. Et oui, je pense que la personnalité de Macron a joué un rôle majeur dans le déclenchement de la crise ; il avait une faible légitimité au départ, légitimité ruinée en quelques mois par son comportement d’adolescent narcissique et arrogant. Vous (dys-) fonctionnez comme l’auteur de l’article et surréagissez. Calmez-vous !


                • capobianco 21 janvier 18:55

                  @Olivier Perriet
                  «  ce qui n’est pas vraiment démontré jusqu’ici. »
                  Pour le démontrer il faudrait qu’il soit élu et même s’il était proche du 2ème tour cela ne fut pas le cas. Arrêtez de trembler comme cela, votre obsession est pathétique pour ne pas dire plus...


                • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 09:51

                  @Sophie

                  c’est à moitié faux ou à moitié vrai, comme souvent :
                  Macron a été élu par défaut, c’est vrai ; je ne suis pas sûr qu’il l’ait bien compris, c’est vrai aussi.
                  Sur le fond de la revendication des GJ, qui est en gros d’avoir une alternative réelle à la politique suivie depuis 40 ans, je rejoins aussi.

                  Mais il y en a qui demandent la démission de Macron depuis le 6 mai 2017, et en premier lieu Jean-Luc, ou tous les frustrés de Fillon, qui se croyait élu sans vote lui aussi, (et accessoirement nous promettait bien pire), ça c’est une évidence.

                  Et il y a quand même une légère incohérence à demander de négocier avec un type tout en voulant sa démission.

                  Si je dysfonctionne, je ne suis pas tout seul.


                • sokom 22 janvier 10:56

                  @Olivier Perriet
                  Fallait mettre Poutou, on aurait rigolé au moins. De toute façon c’est mort pour ce pays, donc autant se fendre la gueule pendant 5 ans. Le mec, il a balancé une punchline à Fillon et c’était un KO


                • Sophie Sophie 22 janvier 11:51

                  @Olivier Perriet
                  Il ne s’agit pas d’avoir tort ou raison mais te tenter de comprendre...

                  Le slogan « Macron démission » n’est que la réponse du troupeau au mauvais berger. Un président très mal élu, qui dit gouverner pour les « premiers de cordée » (quel pourcentage de la population ? son socle électoral du 1er tour de la présidentielle : 18 % des inscrits ?) et insulte les autres Français à intervalles réguliers ( je ne vous fais pas la liste des petites saillies dégueulasses qu’il semblait prononcer avec délectation).
                  Sans compter l’image désastreuse de la Fête de la musique à l’Elysée ou encore ses selfies avec des petits malfrats à St Martin. Provocations inutiles. Il a donc récolté la colère, voire la haine.

                  Sur les demandes des Gilets jaunes, difficile d’y voir clair, mais pour résumer : stop à la casse sociale, au matraquage fiscal des classes populaires et moyennes, plus de démocratie directe (le fameux R.I.C). Qui pour porter le message ? Pas même Mélenchon, qui vous effraie tant, alors qu’il n’est qu’un opposant en carton pâte, représentant un segment de l’électorat entre 10 et 15%, pas davantage.

                  So what ? Impasse. Répression d’un mouvement social inédite (au pays des droits de l’homme à géométrie variable) médias devenus hystériques et vaste opération de communication (le Grand débat) pour étouffer la contestation. Pour un mouvement sans importance (Kirki), vous avouerez que ça s’agite quand même un peu beaucoup du côté du pouvoir, non ?


                • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 17:21

                  @Sophie

                  Une fois qu’on a compris, on fait quoi ? Macron démission, pour un selfie et deux phrases idiotes, je veux bien, mais on mettrait quoi ? C’est avant tout à ceux qui disent ça d’y répondre ; or ils ne le font pas. 

                  Et puis, qui est le plus bête au juste ? Celui qui dit une ânerie ? Ou celui qui la commente pendant 2 semaines (comme le selfie de Saint-Martin) ?

                  Le slogan « Macron PD qui a épousé sa mère », on le lisait ici même... avant même qu’il soit élu.

                  Et sur Mélenchon, je suis aussi désolé, mais la seule alternative, même toute pourrie, aujourd’hui, c’est lui, que ça vous plaise ou pas :
                  les LR sont inaudibles, et pour cause, ce sont les boute-feux de l’ultra libéralisme. Avec eux on sait que ce serait encore pire.
                  Et le FN/RN a clairement fait comprendre que son but n’est pas de gouverner, mais (comme dirait Philippot), « de jouir tranquillement de ses mandats dans l’opposition ».
                  Et le reste (UPR, les Patriotes ou autres DLF) est parti de trop loin, ou est tout simplement trop con, ou les 2 à la fois, pour être capables de rassembler large.


                • Eric F Eric F 22 janvier 19:48

                  @Olivier Perriet
                  En effet, la somme des oppositions n’aboutit pas à constituer une majorité. Donc remplacer Macron par qui ? L’une des listes de revendications (soutenue par Onfray) évoquait la démocratie directe et une « régence d’exception » (sic) , un représentant de la première heure des GJ avait évoqué le général de Villiers. On voit que divers courants poussent leurs pions, mais on ne voit absolument pas émerger une solution crédible. Si Macron démissionne, il n’y aura aucune autre alternative que l’application de l’intérim pour organiser de futures élections présidentielles.


                • Sophie Sophie 22 janvier 20:57

                  @Olivier Perriet

                  Si vous m’avez bien lue, je vous parle d’impasse : il n’y a pour l’heure aucun débouché politique, pour plusieurs raisons bien connues de tous : système institutionnel verrouillé et vérolé, vieux clivage droite/gauche dépassé (à part quelques sujets à la marge : ISF : oui ou non ; mariage gay : oui ou non), transferts de souveraineté à Bruxelles, Berlin ou Washington, médiocrité de notre personnel politique, etc. 

                  Mais on ne peut indéfiniment gouverner sans un minimum d’adhésion du peuple ou du moins d’une majorité de ses membres. Donc, patience...


                • Alain 21 janvier 15:51

                  Bon, déjà l’auteur qui se dit anarchiste ne l’est pas (suffit de le lire). Mais le plus grave, ce n’est pas ses écrits, mais plutôt sa non-faculté à compter et à voir.

                  84000 gilets jaunes dit-il ? Pourtant, 80000 policiers et crs. Ce qui fait presqu’un CRS ou policier pour un gilet jaune. Bref, le gentil auteur a t-il été faire un tour dans la rue pour se rendre compte qu’il y’a plus de gilets jaunes que de policiers dans les manifestations du samedi ?

                  Et puis, tiens, je vais lui donner un peu d’informations, ca lui fera du bien :

                  Un syndicat de police parle plutôt de plus de 300000 gilets jaunes.

                  A part çà, tout va bien : l’auteur a toujours le droit d’écrire autant de bêtises et de contre-vérité. Ca prouve au moins que si la dictature et le contrôle des écrits n’est pas encore activée, on assiste déjà à ce que les andouilles dissertent dans le déni le plus total.


                  • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 janvier 17:25

                    Vous avez oublié une précision :
                    Un syndicat de police proche du Front national parle plutôt de plus de 300000 gilets jaunes, ce qui change tout

                    Les extraterrestres en on compté près de 4 millions ce samedi.


                  • capobianco 21 janvier 19:00

                    @Olivier Perriet
                    «  Les extraterrestres »
                    Je vous donnais ces infos plus haut, avez vous vu autant de policiers que de manifestants ? Moi c’est optic 2000 et vous ?


                  • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 09:55

                    @capobianco

                    Les chiffres d’un syndicat de police relativement confidentiel et proche du FN ne sont pas plus crédibles que les officiels

                    Ca rappelle les « débats » infinis sur les chiffres des diverses manifs pour tous. L’émanation terminale de la manif pour tous s’est vue en faiseuse de roi, grâce à Fillon, et a dû tomber de haut.

                    J’espère pour vous que le parallèle n’ira pas jusque là


                  • capobianco 23 janvier 08:22

                    @Olivier Perriet
                    Avez vous vu autant de gendarmes que de manifestants ? Ils étaient aux cotés des GJ ou parmi les casseurs ?
                    Confidentiel ou pas, proche du fn ou pas c’est à votre appréciation. Les chiffres « officiels » (selon la police....) sont-ils plus crédibles que ce syndicat, permettez d’en douter.... Les polémiques sur les chiffres sont devenues un moyen de cacher la réalité des mobilisations et les médias complices font leur boulot pour les gvts. 


                  • Olivier Perriet Olivier Perriet 23 janvier 16:17

                    @capobianco

                    Que dit l’auteur ? Des évidences.

                    Que des gens peuvent être sympathisants d’une manif, sans pour autant aller manifester.

                    Qu’au bout de 2 mois de manifs, il y a en général moins de monde qu’au premier jour.

                    Mais que les organisateurs, pour remobiliser, prétendent toujours être « à la veille du Grand Soir » plus celui-ci s’éloigne.

                    Que les polémiques sur les chiffres, qui montent ou qui descendent de quelques dizaines de milliers, sont donc assez ridicules.

                    Quand bien même il y aurait, sur un « stock » de contestataires, 100% de manifestants, ou 40% de manifestants, et 60% de sympathisants qui sont restés chez eux pour cette fois, ne change plus grand chose.

                    Je vous laisse à vos comptages qui valent bien ceux du gouvernement.


                  • MagicBuster 21 janvier 16:36

                    84 000 Gilets Jaunes avec les erreurs de calculs ditons qu’ils sont 800.000 à la grosse louche.

                    Admettons qu’il y a 67 millions de français , ce qui est un chiffre par défaut.

                    QUE FAUT IL RETENIR

                    Au grand maximum, les gilets jaunes représentent 1% de la population.

                    ils veulent négocier avec macron qui représentent 10% de la population.

                    Ou est la France dans ce débat ?

                    Quand les 90% de français vont se rendre compte de la supercherie - que se passera-t-il pour Macron et pour les gilets jaunes  ?


                    • Alain 21 janvier 16:43

                      @MagicBuster
                      MagisBuster ne sait-il pas que si 1% des gens mettent un gilet jaune le samedi, il y’a plus de 60% des français qui les soutiennent sans mettre de gilets jaunes le samedi ?


                    • MagicBuster 21 janvier 16:54

                      @Alain

                      D’où ça sort >60% des français ?
                      C’est du BFMTV à tous les coups ?

                      Vous savez que même sans les gilets jaunes.
                      Les 80.000 policiers et crs

                      sont embauchés et payés.

                      Les gilets jaunes ont pérennisés les emplois des crs ,
                      Bravo les gilets jaunes , envoyez vos CV ( Hôtel de Beauvau ; Place Beauvau, Paris 8e )



                    • Alain 21 janvier 19:22

                      @MagicBuster
                      Les + de 60%, c’est des sondages en cours depuis plusieurs semaines, tout comme ceux qui disent que 5% des français sont satisfaits de la politique de Macron. Comme si y’avait que BFM qui faisait des sondages.
                      Quand à ta contre manif gilet jaunes, c’est mis en place par des mecs de LREM(1), et y’a même des ministres qui veulent y participer. C’est dire...

                      T’as rien compris aux chiffres. T’es sourd ? 80000 forces de l’ordre et 84000 gilets jaunes. Propagande d’état. 
                      Et puis le syndicat de police qui parle de 350000 gilets jaunes le samedi n’est pas vraiment FN, mais bon... propagande. 

                      Soit t’es trop bête, soit t’es payé pour dire des conneries (il y’en a malheureusement)..

                      (1) Il sont deux à la base du mouvement « foulard rouge » : un dénommé Théo et un dénommé Laurent . Le deuxième est un fan de Macron.


                    • Feste Feste 21 janvier 17:58

                      Aaaaah encore un article de Kirki, le Rakoto spécialisé en gilet jaune et en sauvons la France qui travaille vraiment autour du gouvernement. Plein de chiffres du ministere de l’interieur et de pensées pour Macron.

                      L’anarchiste liberal soutenu par les directeurs financiers d’ago (si si il y en a ) et les ledo et autres Pipiou. 

                      C’est bien continuez Kirkitadze, vous avez exactement la meme fonction que Rakoto, celui de couler le sujet que vous traitez smiley


                      • Alain 21 janvier 19:27

                        @vasco
                        T’aimes pas les larves en jaunes mais tu préfères les voleurs en costard :
                        Info du jour :
                        Entre 2010 et 2017, les impôts versés par les entreprises du CAC 40 ont baissé de 6,4 % en valeur absolue, alors que leurs bénéfices cumulés ont augmenté de 9,3 % et les dividendes versés aux actionnaires de 44 % en valeur absolue également sur la même période, tandis que leurs effectifs en France ont baissé de 20 %.

                        Les 8 premiers milliardaires français possèdent autant que les 30% les plus pauvres.
                        En France, en 2018, les 5 % les plus riches détenaient 40 % des richesses nationales. Et les 1 % les plus riches en détenaient 20,6 %.

                        C’est un joli pays, il n’est pas jaune, mais il te baise bien.


                      • Feste Feste 21 janvier 19:38

                        @vasco
                        Oooooh le frere à ledo.... y a une portée smiley


                      • Feste Feste 21 janvier 21:22

                        @vasco
                        Ooooh il réfléchit à des insultes super originales le clone à ledo. Il vient déposer son petit caca et faire son rototo sur ago. Allez plus que 4 ou 5 ans et tu pourras non seulement insulter, mais tu auras aussi l’age d’aller voter Macron smiley


                      • michalac michalac 22 janvier 16:35

                        @Feste

                        Quel sens pratique !

                        L’avantage de tels « commentaires » est qu’ils sont réutilisables à volonté, en suite d’articles même sans rapport...

                        Peut-être êtes vous l’inventeur du commentaire recyclable !
                        On ne sait encore rien de ses bienfaits pour la planète...
                        Mais on en connaît déja ici le risque pollueur...


                      • bachar03 21 janvier 19:32

                        Ouh !..., qu’il est laid le Nicolas qu’à des titres ronflants et.... creux. D’ailleurs, citer

                        les chiffres du ministère de la Répression, et la presse du dictateur (Pinochet ou Pinocchio, au choix ! )... ça, c’est de l’objectivité d’historien. Allez, Nicolas, comme Macron, dégage !

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