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Allons-nous continuer à laisser nos plus belles entreprises se faire « bouffer » par l’ogre étasunien ?

Je viens d’écouter avec une attention matinée de sarcasme le récit de Frédéric Pierucci, ancien patron d’une des filiales d’Alstom qui il y a quelques années, a été arrêté à New York par le FBI et poursuivi pour une affaire de corruption. Derrière : le racket d'état étasunien.

Il s’agissait de 72 millions de dollars de pots-de-vin versés aux autorités indonésiennes et à l’entreprise publique d’électricité du pays pour obtenir un contrat concernant la construction d’une centrale électrique, appelé le projet Taharan. La routine, toutes les entreprises internationales versant ce genre de « frais d’approche » aux décideurs… La morale et le business, ça fait deux.

Les États-Unis, dans le cadre de la guerre économique sans merci qu’ils mènent contre le reste du monde, utilisent la justice de leur pays pour influencer, menacer, affaiblir, rançonner puis racheter à bas prix pour les piller les entreprises les plus juteuses dans le monde. Du pur racket organisé par un État-voyou.

Un véritable chantage a été mis en place pour obliger Alstom à payer la plus gigantesque amende jamais infligée par les États-Unis, sous couvert du Foreign Corrupt Practices Act, et à se vendre à General Electric, son grand concurrent américain. Montebourg, alors ministre de l’économie en France, n’a rien pu faire pour empêcher cette razzia. Quant à Macron, alors conseiller à l’Elysée et futur successeur de Montebourg à l’Économie, il a laissé faire… Voilà comment un des plus beaux fleurons de l’industrie française a été avalé par l’ogre étasunien.

Cette collusion entre la « Justice », l’État et les multinationales étasuniennes est une arme redoutable. Elle a permis de croquer Alstom mais pas seulement. Alcatel, Technip, Total, la Société Générale, BNP Paribas ont aussi été rackettées. Toutes ces entreprises françaises se sont retrouvées, ces dernières années, poursuivies par la justice américaine pour des affaires de corruption ou de contournement d’embargos. Le sauve-qui-peut de toutes nos entreprises d’Iran entre aussi dans ce cadre.

Elles sont victimes de ce qu’on appelle l'effarante autant que scandaleuse « extraterritorialité du droit américain ». C’est le gros bâton du sinistre Oncle Sam. Il s’agit d’une série de lois qui permet de poursuivre des entreprises non étasuniennes à l’étranger, à condition qu’elles aient un simple lien, même ténu avec les États-Unis. Il suffit que les entreprises effectuent une transaction en dollars ou qu’elles utilisent une technologie américaine - utiliser une puce électronique, un iPhone, un hébergeur ou un serveur américain - pour que des poursuites puissent être engagées. Et comme l’essentiel des opérations commerciales s’effectue en dollars, toutes les entreprises ayant des activités internationales tombent sous la menace de ce racket.

C’est une stratégie délibérée des États-Unis qui consiste à mettre en réseau leurs agences de renseignements et leur justice afin de mener une véritable guerre économique à leurs concurrents. Résultat, ces dernières années, plus de 20 milliards de dollars d’amende ont été infligés par la justice américaine à des entreprises européennes. La prochaine victime est le plus beau fleuron de l’industrie française et européenne : Airbus.

De par leur puissance et l’hégémonie de leur monnaie, les États-Unis n’ont même plus besoin de verser des pots-de-vin pour enlever les marchés. Ils se contentent d’influencer, au besoin par la menace de fermer leur marché intérieur, les clients et les États. Les pots-de-vin, c’est pour les gagne-petit… On en a un exemple flagrant avec l’achat par la Belgique d’avion de combat étasunien F35 au détriment des avions européens Rafale et Eurofighter. Oncle a su secouer son gros bâton...

Mais cette prédation économique va encore plus loin. Ils imposent aux entreprises « prises la main dans le sac » (!) de se mettre en conformité avec les lois et les normes étasuniennes, ce qui coûte aux entreprises étrangères les yeux de la tête et engraisse les bataillons d’avocats-rapaces de ce pays nuisible. Ce n’est pas tout. Au terme de cette remise aux normes anglo-saxonnes, l’entreprise est généralement placée ensuite sous surveillance. C’est ce qu’on appelle la phase de « monitoring ». Un « monitor » au service de la justice étasunienne est désigné pour « surveiller » la bonne marche de l’entreprise. Il a accès, pendant trois ans, à tous les comptes, à tous les projets, à toute la stratégie de cette entreprise. C’est un véritable espion au sein des cercles les plus hauts du pouvoir de cette entreprise. Avec rapport annuel au ministère de la justice étasunien, lui-même en rapport avec…les concurrents étasuniens de l’entreprise visée !

Voilà comment travaillent nos « amis américains ». Avec des amis pareils, pas besoin d’ennemis.

Ceci nous donne un angle de vision plus critique sur l’affaire Carlos Ghosn au Japon. Parce que les Japonais, depuis la guerre qu’ils ont perdue, sont sous l’influence étroite des Étasuniens. Ils en ont pris le meilleur mais peut-être aussi le pire. On ne va pas pleurer sur Carlos Ghosn, un homme qui « gagne » 45 000 euros par jour, mais la pression sur le patron de Renault ressemble fort aux méthodes étasuniennes que nous venons d’approfondir !

Eh ! Ci-devant président Macron, si vous mettiez cette humiliante soumission à l'impérialisme économique étasunien dans votre Grand débat ? Difficile ? C’est vrai que vous avez été un peu complice du dépeçage d’Alstom…

 

P.S. - Je dis toujours « Étasuniens » et pas « Américains » pour ne pas faire insulte aux autres nations du continent nommé Amérique par les voleurs de terres.

Illustration X - Droits réservés

 


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75 réactions à cet article    


  • François Pignon François Pignon 17 janvier 09:56

    Le dépeçage n’a pas de patrie, il est cosmopolite.

    La mondialisation néolibérale est une forme d’évolution du capitalisme fondée sur la recherche de gains de productivité que permet le commerce mondial au niveau de la planète. On le voit à travers les performances « record » réalisées par les grandes entreprises multinationales dans le but d’enrichir leurs actionnaires.

    Des marges toujours plus grandes impliquent de réduire toujours plus les coûts. Cela s’est traduit dans les pays développés par le dépeçage de l’état considéré par les maitres de Davos comme étant aux mains d’une classe moyenne défendant ses « privilèges ».

    Ils y sont parvenus en imposant la toute puissance du marché et en mettant en concurrence les travailleurs de ces pays avec ceux des pays moins développés. Dans les pays pauvres, ils ont réussi à déjouer les nationalismes par les privatisations, en ouvrant les marchés et en mettant en place un contrôle des dépenses publiques par l’intermédiaire de l’OMC.

    Les ogres ne sont pas plus étasuniens qu’autre chose : ils sont hors-sol.


    • V_Parlier V_Parlier 17 janvier 20:35

      @François Pignon
      Je suis d’accord avec votre conclusion à ceci près : Les étasuniens souhaitent, même s’ils n’y arrivent pas toujours, conserver la propriété des multinationales qu’ils possèdent (et acquérir celles qu’ils ne possèdent pas) même s’il n’y a plus aucun américain qui y travaille (80% de l’activité y est effectuée en Chine, en Inde et dans certains pays de l’Est, bien qu’eux aussi commencent à devenir trop chers. Et je parle du développement des produits, pas de la production où c’est encore pire). C’est pour conserver leur poids dans le monde de plus en plus remis en question par la concurrence. A défaut de domination physique, on fusionne de grands groupes transnationaux (mais à capitaux américains). C’est là que les chemins des impérialistes US et des mondialistes se séparent, alors que jusqu’ici leurs intérêts convergeaient souvent.

      Quand une boîte européenne est rachetée par des étasuniens, il y a toujours un paquet de gens qui se sentent valorisés et qui déchantent très rapidement : La politique d’externalisation des ressources déjà pratiquée en masse dans les grands groupes français s’accélère de plus belle une fois que l’entreprise devient américaine. Au pire, l’acquisition servait juste à acquérir le portefeuille de clients et dans les années qui suivent on ferme le site français.


    • V_Parlier V_Parlier 17 janvier 20:41

      @V_Parlier
      J’anticipe déjà les réponses : « la silicon valley et blabla » et « les nouvelles technologies blabla » et « quelle vision rétrograde blabla » : Des boîtes aux US qui font certes un tas de fric et qui emploient en Californie des salariés très bien payés et... en nombre insignifiant à l’échelle de l’industrie et de la « high tech » ! C’est ce qu’on appelle une niche, et à chaque fois on veut nous faire croire que des millions de personnes feront ça dans le monde et en France. Les contes de fées néolibéraux, je ne m’y habitue pas. Ils ne finissent pas de m’exaspérer.


    • michalac michalac 19 janvier 17:30

      @V_Parlier

      Il est quand même curieux que, dans le même temps, vous ne soyez pas autant exaspérer par le cas trop connu de ces industries ancetrales qui fournissent pas plus d’emploi que les nouvelles. Et qu’il a fallu porter à bout de bras par d’illusoires subventions publiques inutiles à corriger l’obsolescence d’une industrie vouée, comme toute autre, aux vieillissement.

      Où se trouve donc le scandal de nos impots mal dépensés ?

      Les acieries du Nord, l’industrie textile du Nord-est et, plus récemment, le cas d’Heuliez en Poitou-Charente au secours duquel a volé Ségolène Royal, présidente d’alors de cette ancienne région... A grands frais.

      On peut se réjouir de ce que les « industrieux chrono-figés » de votre sorte n’aient pas décidé du maintien à tout prix de l’activité des Corderies royales de Rochefort s/ mer à l’avènement de la vapeur et du mazout... On en serait encore à subventionner la production inutile et invendable de cordages pour la marine de sa majesté...


    • Insidebox 20 janvier 10:58

      @michalac

      Oui, c’est facile de répondre par la dérision. Mais prenons Heuliez par exemple. Quand je vois tous ces bus et autocars qui circulent en France payés par l’argent public et achetés à des constructeurs étrangers, je me dis que le système est à l’encontre du bien commun. Si nous ne prenons pas le pouvoir, nous serons tous réduits å l’esclavage.


    • Spartacus Spartacus 17 janvier 10:09

      Hypocrisie. Pas certain que les USA soient les pires à ce jeu là.

      C’est l’équivalent des normes européennes, qui imposent aux entreprises étrangère à augmenter leurs coût et les dissuader de vendre en Europe.

      Les droits de douane en France sont élevés.

      Il n’y a que dans notre France collectiviste qu’on harcèle les voyageurs aux aéroports pour des achats aux USA supérieurs à 430€.

      Le Maire veut bien faire une taxe ciblée aux « GAFA » sociétés toutes Américaines.

      Les niches fiscales Françaises sur l’innovation sont faites pour attraper les bureaux de recherche de tous les pays.

      Les USA sont une cible facile, mais dans la réalité, ils ne font que ce que tous les autres font de manière moins directe et visible et souvent pire à la libre circulation des biens.


      • Doume65 17 janvier 11:29

        @Spartacus
        Non, sans dec’ (comme dirait notre Président), tu connais un autre pays qui :
        a des lois qu’il impose au reste du monde
        se permet un regard permanent sur tout ce qui se passe dans le reste du monde
        possède une monnaie de singe qui lui permet d’acheter ce qu’il veut sans que ça ne lui coûte rien
        — décide des pays qu’il va mettre sous embargo économique
        ... ?


      • Spartacus Spartacus 17 janvier 14:48

        @Doume65
        des lois qu’il impose au reste du monde ?
        Oui. L’Europe et la France avec ses réglementations.

        se permet un regard permanent sur tout ce qui se passe dans le reste du monde

        Oui l’ONU. la Russie, la France.
        Y’a même un président Français qui donne son avis sur le refus des USA ou du Brésil de signer les pactes de communisme écologique.

        possède une monnaie de singe qui lui permet d’acheter ce qu’il veut sans que ça ne lui coûte rien
        Oui l’europe avec l’€uro

        décide des pays qu’il va mettre sous embargo économique

        Oui l’Europe. la Russie est bien sous embargo par l’Europe.
        Elle essaye aussi de contraindre les anglais a ne pas la quitter par un embargo réglementariste douanier.


      • samuel 17 janvier 15:36

        @Spartacus

        En fait c’est vous le spécialiste du WHATABOUTISME !


      • sleeping-zombie 17 janvier 16:14

        @samuel @spartacus @Victor

        A ma connaissance, aucune loi ne force qui que ce soit à commercer en dollars. Ni en Euros.
        Aucune loi ne vous force à commercer avec les EU, ou avec l’UE.

        Mais si un jour vous décidez d’utiliser des dollars ou des euros, monnaies garanties par les lois Américaines ou Européennes, vous avez le devoir de vous plier aux lois qui les régissent, les bonnes comme les mauvaises.

        Vouloir le confort du dollar sans en payer le prix, c’est vouloir le beurre et l’argent du beurre.
        Les lois « extra-territoriales » des UE ne sont pas une aberration. Vous voulez y échapper ? simple : commercez en bolivar. Le bolivar subit un crack ? tant pis pour votre gueule...


      • Spartacus Spartacus 17 janvier 16:45

        @sleeping-zombie

        Commercez en cryptomonnaies privées et indépendantes des états.

        J’ai des Bitcoins mais je trouve que ça s’échange pas assez et pas assez vulgarisé. Va y avoir mieux


        Une grosse évolution et un changement va venir bien plus vite que les intello politiques attaché a leur monnaie de pays imaginent.

        Je prévois un changement majeur corrélé avec le développement des applications internationales sur téléphone qui voudrons se faire payer en évitant les déboires des politiques économiques des états..

        Très intéressant la nouvelle monnaie « stablecoin » développée par l’application whatapps. Elle va faire un carton.

        Dans 20 a 30 ans nous commercialiserons en cryptomonnaies privées et en concurrence.


      • biquet biquet 17 janvier 17:39

        @Spartacus
        Y’a même un président Français qui donne son avis sur le refus des USA ou du Brésil de signer les pactes de communisme écologique.
        Là, je crois que le sujet est vraiment atteint ; ne peut-on pas faire quelque chose ?


      • Alren Alren 17 janvier 17:44

        @sleeping-zombie

        « le confort du dollar »

        Pouvez-vous m’expliquer le confort qu’il y a à utiliser une tierce monnaie dans les échanges commerciaux entre deux pays qui ont leur propre monnaie ? Monnaie de singe qui plus est.

        On n’est pas obligé d’utiliser le dollar pour les paiements internationaux mais ceux qui veulent y déroger, l’Irak de Sadam Hussein, la Lybie de Kadhafi, ou le Venezuela de Maduro le paient très cher. Je veux dire que leurs peuples le paient très cher !

        En fait la grande révolution mondiale devra commencer par la substitution d’une monnaie fictive, issue d’un « panier » de monnaies réelles, au dollar US.


      • sleeping-zombie 17 janvier 18:00

        @Alren
        Pouvez-vous m’expliquer le confort qu’il y a à utiliser une tierce monnaie dans les échanges commerciaux entre deux pays qui ont leur propre monnaie ?
        L’absence de confiance réciproque entre les 2 pays concernés, et la confiance qu’a chacun des 2 pays dans la stabilité du dollar.
        Si c’est vraiment stupide de commercer en dollar, pourquoi tout le monde le fait ?
        Soit parce que tous les gens concernés sont stupides, soit parce qu’ils ont compris un truc que tu n’as pas compris. Que nous dit le principe de parcimonie ?

        On n’est pas obligé d’utiliser le dollar pour les paiements internationaux mais ceux qui veulent y déroger, l’Irak de Sadam Hussein, la Lybie de Kadhafi, ou le Venezuela de Maduro le paient très cher.


        Oui, l’oncle Sam utilise sa monnaie comme levier politique. Et ça marche. Mais ils ne sont grands que parce que nous ne sommes que des nains.

        En fait la grande révolution mondiale devra commencer par la substitution d’une monnaie fictive, issue d’un « panier » de monnaies réelles, au dollar US.


        Commencer par ça ? la grande révolution mondiale sera donc initiée par ceux qui ont les moyens de prendre ce genre de décision ?
        ... c’est pas absurde, mais il faudra alors accepter que nos futurs héros s’appellent Bill Gates, Eric Schmidt, Jeff Bezos et Elon Musk. Oups :D


      • sleeping-zombie 17 janvier 18:05

        @Spartacus
        Je ne partage pas du tout ce point de vue, mais je sais que là on tombe sur une divergence majeure entre nos idéologies.
        et d’après ce que je peux lire, le principe d’une stablecoin est d’être adossée à une monnaie étatique, justement pour assurer sa stabilité. Donc finalement, ça reste un dollar, seule la partie « matérialisation physique » change.


      • Désintox Désintox 17 janvier 18:30

        @Spartacus
        Bitcoin = instrument de mafiosi, qui consomme plus d’électricité que 159 états dans le monde.

        Le bitcoin est de la fausse monnaie. Ses utilisateurs doivent être jugés en conséquence.


      • foufouille foufouille 17 janvier 18:39

        @Désintox
        les crypto-monnaies sont légales. fais toi soigner.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 janvier 20:03

        @Spartacus

        Il est au contraire absolument certain que les USA soient les pires a ce jeu. Parce qu’ils sont le plus forts. Comme il est absolument certain que Spartacus soit un agent américain. ... Lassant d’en parler davantage. Chacun a seulement le devoir moral de faire TOUT en son pouvoir pour affaiblir puis un jour détruire la préponderance américaine. Il n’y a pas de petits gestes. Ne PAS acheter un produit américain n’est pas insignifiant. Prendre la part de toutes les victimes des USA, est une action méritante. Delenda est Cartago

        PJCA


      • sylvain 17 janvier 20:26

        ne faudrait il pas aussi essayer de changer la nature des relations internationales ?

        si ca continue d’etre la foire d’empoigne, ca finira forcément par dégénérer . Quel serait la réaction des EU si on arrivait à les écraser aujourd’hui ?

        Si les relations internationales continuent d’être à peu près uniquement de la concurrence, on aura une 3eme guerre mondiale, qui risque fort d’être la dernière pour de bon


      • Doume65 17 janvier 20:42

        @Pierre JC Allard
        « Comme il est absolument certain que Spartacus soit un agent américain »
        Pourquoi ? Parce qu’il est néolibéral ? Ce serait trop beau si tous les néolibéraux étaient de l’autre côté de l’Atlantique. Au fait, le libéralisme économique est né en Europe.


      • Julot_Fr 17 janvier 20:43

        @Spartacus

        L’article integre le fait qu’il n’y aie pas que les usa qui utilisent les pots de vins mais les autres sont qualifies de “gagne petit”. En quand on regarde la taille des victimes (Alstom, Technip, vw..) => ca disqualifie ton commentaire comme quoi les autres sont aussi nefastes.


        Au passage, Goshn/Renault a des soucis avec la justice. Mais aussi : les pdg de vw et daimler ont ete changes dernierement et le pdg de Fiat vient de mourrir.. ca alimente les speculations.


        Ceci dit, si la paire “justice US + service secrets US” sont un bon outil, pour les vrais coupables, je regarderais plutot du cote des groupes d’influence tel le Bilderberg (les boss de Macron) car la concentration d’entreprise resultant de la prise de controle ou des rachat est en totale convergence avoir leur objectif de concentrer leur control de l’economie mondial et la creation de monopole.


      • V_Parlier V_Parlier 17 janvier 20:49

        @sleeping-zombie
        Mais si un jour vous décidez d’utiliser DE NE PAS UTILISER des dollars... (alors qu’aucune loi officielle ne vous y contraint, certes)
        ... et bien d’un seul coup, il va vous arriver des misères. Le nombre d’attentats sur votre territoire va décupler(*), vous allez être frappés de sanctions pour un pet de travers (alors qu’avant on vous pardonnait éventuellement bien pire), et dans le pire des cas : L’OTAN viendra démolir sur place vos infrastructures et renverser votre gouvernement (pour la vieille Europe ça n’est pas encore possible mais ailleurs...).

        Donc, c’est sûr que beaucoup préfèrent utiliser le dollar et payer des amendes.

        (*) Je ne prétends pas que les attentats sont nécessairement des « faux » mais c’est toujours très facile d’agiter les pré-terroristes déjà existants, moyennant diverses formes de soutien et de stimulation depuis l’extérieur.


      • sleeping-zombie 17 janvier 22:11

        @V_Parlier
        Tu as l’air de faire référence à des cas très précis. Tu peux citer tes exemples ?


      • Spartacus Spartacus 18 janvier 10:46

        @sleeping-zombie
        Le stablecoin whatapps est adossé au dollar « pour le moment », mais c’est une base de départ. Quand le marché sera demandeur et les concurrents vont apparaître, la base de départ elle sera loin.

        Mais c’est pas ça qu’il faut voir, c’est l’effet levier et l’effet d’entrainement de Whatapp avec 1.2 milliards d’utilisateurs et qui coure vers plusieurs milliards en expansion et en plus souvent ciblés dans les pays à monnaie instable.
        Les concurrents vont vouloir faire pareil et mieux.
        C’est la fin de la marginalité des cryptomonnaies. C’est la fin des monopoles d’état sur les monnaies.

        C’est pour le segment des cryptomonnaies passer du minitel à l’ordinateur.
        C’est la vulgarisation de la cryptomonaie pour des milliards de gens.


      • Alren Alren 18 janvier 17:28

        @sleeping-zombie

        Merci pour le tutoiement qui te classe aussitôt dans une certaine catégorie !

        Ce que tu ne comprends pas, mec, c’est qu’il y a deux sortes de dollars !

        Il y a le dollar qui sert dans les échanges internationaux comme repère entre les monnaies nationales des pays qui commercent. Il est de l’intérêt des parties que ce repère soit stable et que ce soit les monnaies qui fluctuent par rapport à lui.

        Et puis, il y a la monnaie de singe fabriquée sans mesure par les USA pour combler leur déficit abyssal et une dette qui ne sera jamais remboursée.

        Ce deuxième dollar met en péril le premier qui ne « tient » que parce que les utilisateurs étrangers font semblant de ne pas voir qu’il s’appuie sur du vent.

        Avant que la catastrophe n’arrive, je propose, après d’autres, que l’indispensable monnaie repère des échanges internationaux soit une monnaie fictive, à seul usage de « monnaie-pont ».

        On fixerait sa valeur soit en fonction du prix de l’or (mais les cours de l’or peuvent flamber artificiellement) soit à partir d’un « panier » de grandes monnaies. Ainsi l’effondrement inévitable du dollar, ne provoquerait pas un désastre financier mondial.

        Pigé ?


      • Alren Alren 18 janvier 17:33

        @Alren

        Naturellement, dans ce panier de monnaies, le dollar serait apprécié à sa valeur réelle en fonction du volume dantesque de son émission rapportée à la valeur des biens auxquels il correspond.
        C’est-à-dire pas grand chose au regard du yuan, de l’euro, du yen ou du rouble.


      • V_Parlier V_Parlier 18 janvier 19:41

        @sleeping-zombie
        Les cas précis récents : Irak et Libye (pour cette raison précise. Il y a bien entendu eu d’autres ravages pour d’autres raisons allant contre les inérêts US)


      • Désintox Désintox 18 janvier 20:46

        @foufouille
        Nous venons de crypter votre disque dur.
        Pour récupérer vos données, veuillez payer cette rançon en bitcoins....


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 19 janvier 01:31

        @sylvain

        Personne ne va « écraser » les USA. Ce pays va simplement se désagréger parce que, derrière une ostentatoire fierté nationale véhiculée par les médias, il n’y a plus que des individus disposés à s’entretuer à la première bonne occasion. On cherchera à cacher ce dénouement en favorisant la fusion des USA dans une « Union Nord Americaine » qui s« élargira pour devenir »Panamericaine" d’un pôle à l’autre, mais le resultat, c’est que l’on se débarassera du poids d’un passé auquel personne ne veut plus s’identifier. Etre americain est devenu une honte dont chacun voudra de défaire.

        PJCA


      • sleeping-zombie 19 janvier 12:19

        @Alren
        Pigé ?

        ... ce que j’ai pigé : tu proposes de remplacer une monnaie absurde qui ne repose que sur un accord tacite (le dollar), par une autre monnaie absurde qui ne repose que sur ...la fiabilité des autres « grandes » monnaies ? autrement dit, un autre accord tacite.
        Incidemment, tu supposes que l’effondrement du dollar, que tu perçois inévitable (moi pas d’accord) n’aura pas d’impact sur les autres grandes monnaies (moi pas d’accord à nouveau).
        Ca me parait aussi déconnecté que Spartacus qui voit les monnaies étatiques disparaitre au profit des crypto monnaie. Et si j’avais à parier, pour les mêmes raisons : tu laisses parler ton idéologie.

        (et si le « tu » t’ennuies, j’en suis désolé, j’ai toujours tutoyé sur internet, et réservé le vouvoiement aux gens auxquels je me force à parler)


      • sleeping-zombie 19 janvier 12:23

        @V_Parlier
        pour d’autres raisons

        Oui, l’abandon du dollar et l’arrivée des bombes sont effectivement corrélés, mais ce sont des incidences d’un 3eme fait : se déclarer ouvertement anti-US.


      • Ruut Ruut 21 janvier 08:10

        @Désintox
        Quel niveau de sécurité It minable pour en arriver la.
        Un bon technicien te récupère ta machine en 5 minutes chrono sans que tu paye de rançon.

        Mais c’est sur que si ta boite a fait le choix de la sous traitance ......
        C’est pas cher, mais le service est aussi minable.


      • foufouille foufouille 21 janvier 08:29

        @Désintox
        pas possible, le dossier user demande un mot de passe sous linux pour ce genre de truc. il faudrait démonter le système ce fichiers .......


      • JL JL 17 janvier 10:16

        Si nos « plus belles entreprises » ne nous coutaient pas un bras, alors je dirais bravo à votre article.

         

         On est loin du compte.

         

         Corruptions, subventions, exonérations, désocialisation, etc. etc.


        • Alren Alren 17 janvier 17:47

          @JL
          Les grandes entreprises qui exportent rapportent à la collectivité, rapporteraient plus encore si on limitait le salaire des dirigeants à 15 fois le SMIC (et qu’ils ne se plaignent pas !) et si on limitait les dividendes servies aux actionnaires.


        • V_Parlier V_Parlier 17 janvier 20:54

          @JL
          Je dirais surtout : délocalisation. Le reste pourrait encore être pardonné dans une certaine limite si ces entreprises françaises n’étaient pas devenues simplement... des sociétés à capitaux français et à main d’oeuvre « externe », et si au moins des français pouvaient en vivre. Donc de ce côté, c’est vrai que ça ne changera plus grand chose qu’elles soient bradées...

          MAIS : Le danger demeure néanmoins dans la cession d’entreprises stratégiques, comme c’était déjà le cas pour la délocalisation de leur main d’oeuvre. Mais ça, c’est carrément de la haute trahison, comme d’autres l’ont souvent fait déjà remarquer.


        • V_Parlier V_Parlier 17 janvier 20:58

          @Alren
          Une fois qu’une entreprise est cotée en bourse c’est le doigt dans l’engrenage. Il n’y a pas de retour en arrière. Ca vous « booste » eu début mais ça se paye après. Une fois que les actionnaires deviennent prépondérants ils tiennent le destin de la boîte en main : Soit ils récoltent les mêmes dividendes qui chez les concurrents (présents auc quatres coins du monde), soient ils vous lâchent en masse et la boîte s’écroule dans la foulée. C’est pourquoi je me fais peu d’illusions sur le salut des multinationales en temps de crise. 2008 c’était encore du pipi de chat.


        • JL JL 18 janvier 09:39

          @V_Parlier
           
           ’’des sociétés à capitaux français et à main d’oeuvre « externe », ’’
           
           Des capitaux français ? Voire ! J’en viens à penser que la nationalité d’une multinationale n’est plus qu’une étiquette qui est choisie par ses dirigeants en fonction de la réponse à une question très simple :
           
          «  Quelle est la meilleure nationalité pour la firme en terme de rapport subventions/impôts ? »


        • V_Parlier V_Parlier 18 janvier 19:45

          @JL
          Certes. Mais c’est là que l’entreprise va domicilier « officiellement » ses capitaux. smiley


        • JL JL 18 janvier 20:08

          @V_Parlier
           
           je n’ai pas dit le contraire.

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