• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Aponie et Ataraxie, à la lumière de la pensée d’Epicure

Aponie et Ataraxie, à la lumière de la pensée d’Epicure

APONIE ET ATARAXIE, A LA LUMIERE DE LA PENSEE D’EPICURE

Dans l’école du jardin fondée par Epicure[1], le bonheur qui est le centre de sa réflexion philosophique est identifié au plaisir. Cependant, il y a des plaisirs qui ne valent pas la peine d’être cherchés et des plaisirs qui doivent être cherchés ; car il y a des plaisirs qui sont naturels ; d’autres, non naturels ; certains sont à la fois naturels et nécessaires ; d’autres, non naturels et non nécessaires ; et certains autres sont naturels et non nécessaires. Parmi toutes ces classifications, dans sa lettre à Ménécée[2], Epicure affirme principalement que le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse.[3] Ce qui veut dire que pour lui, la vie heureuse ou le bonheur est avant tout les plaisirs stables et durables ; autrement dit, ceux qui garantissent l’Aponie[4] et l’Ataraxie[5]. Face à tout cela, des problèmes s’imposent : comment faire pour atteindre ce plaisir durable du corps qu’est la santé (ou l’aponie) et ce plaisir durable de l’âme qu’est la santé de l’âme (ou l’ataraxie) ? De cela, quels liens y a-t-il entre santé du corps (plaisir durable du corps ou aponie) et santé de l’âme (ataraxie) ?

 

De la description matérialiste du plaisir à l’aponie

 Le concept d’aponie est du grec qui se traduit littéralement comme l’absence des troubles physiques. Par rapport à cela, Epicure dit souvent que tout plaisir est bon et que toute douleur est mauvaise ; mais tout de même, on ne cherche pas tout plaisir disait-il, on ne cherche que le plaisir durable c’est-à-dire le plaisir sain, naturel et nécessaire[6] ; autrement dit, celui qui contribue à la santé du corps. Il faut tenir compte du fait qu’Epicure a hérité de la physique de Démocrite. Cela explique son côté matérialiste. Avec cela, la sensation est affirmée comme critère de vérité par excellence.[7] Ainsi, la raison n’est qu’une subordonnée par rapport à la sensation ; du fait qu’on ne peut pas comprendre le réel sans d’abord le sentir.[8]

 En effet, par quelques descriptions, avec l’œil qui est d’abord l’organe de la vue, beaucoup de choses peuvent empiriquement plaire aux yeux. Les beaux paysages par exemple, le coucher de soleil sur la plage ou le lever de soleil, la belle nature, les belles images, le fait de regarder une belle femme ou un beau jeune-homme, ou le fait de regarder la télévision, le fait d’admirer les étoiles la nuit, etc. Tout cela contribue au plaisir de la vue… En ce qui concerne ensuite le nez qui est l’organe de l’odorat, il est d’une évidence qu’il est très sensible à l’odeur. Par conséquent, il n’est pas si difficile de lui faire plaisir ; un bon parfum par exemple suffira, des nourritures de la cuisine qui sentent bon, le parfum des fleurs du jardin, etc… Quant à la langue, par contre, qui est l’organe du goût, des relativités s’y imposent ; parce que certains prennent plaisir de l’amertume, d’autres du salé et des tiers du sucré, du fade ou du pimenté. En tout cas, le plaisir du goût est à la base de la nutrition. Ce qui implique le fait que généralement, les bonnes nourritures et boissons sont les éléments essentiels à l’accomplissement de cette tâche… En outre, pour l’oreille qui est l’organe de l’ouïe, le plaisir en question est de l’ordre auditif. Autrement dit, c’est par le moyen du son que le bien-être parvient au corps. La belle parole d’affirmation et le chant d’un rossignol par exemple, stimuleraient bien notre côté volupté ; une belle musique ou une belle mélodie pourrait bien engendrer de la relaxation et de la tranquillité, voire du bien-être ; telle celle de Beethoven qui éprouvait une grande efficacité dans des soins psychiatriques. Certaines musiques apaisent, certaines provoquent un éveil telle une montée d’adrénaline ; mais dans les deux cas, elles impliquent une sensation de bien-être à celle ou à celui qui l’écoute… Et pour finir nos illustrations descriptives, la peau qui est l’organe du toucher joue un rôle ultime dans la quête du plaisir sensible, car, en tant qu’enveloppe couvrant du corps, elle est le pilier de la sensibilité. Ce qui veut dire que toucher et sentir ici sont à peu près une seule et même chose. La peau est le seul organe capable de rendre possible les contacts avec les choses et avec autrui. C’est avec elle que s’ouvre le chemin le plus sûr vers la sensualité et la sensibilité ; un bon bain chaud par exemple, la caresse ou le câlin de son bien-aimé, le rapport sexuel, etc. tout cela fait l’objet d’un plaisir lié à cet organe.

Il faut tout de même noter que certes, la contemplation des yeux, le bon parfum du nez, le bon goût de la langue, les belles musiques des oreilles, le sexe du toucher font tous indéniablement plaisir ; cependant, nous ne cherchons pas tout cela ; nous ne cherchons que l’équilibre lié à la tranquillité du corps qu’est l’aponie. Ce qui veut dire qu’il faut bien savoir doser le plaisir et se le procurer avec modération. Mais il faut reconnaitre qu’il y a une chose qui commande cette modération. Cela n’est autre que la différence entre plaisir naturel, plaisir non naturel, plaisir nécessaire et plaisir non nécessaire. Et le seul et vrai plaisir, selon Epicure, c’est le plaisir durable[9] ; c’est-à-dire, il n’est durable que s’il est nécessaire et il est nécessaire que s’il est naturel. Ce qui nous fait revenir à dire que le vrai plaisir et le seul qu’il faut se contenter de chercher, c’est le plaisir naturel et nécessaire. Mais comment peut-on arriver à dire cela ? – En partant du plaisir comme principe de toute action ; c’est-à-dire le plaisir comme souverain bien, comme fin de toute action.[10] Cela implique que le plaisir est un sentiment de satisfaction et de consentement qui accompagne une action réalisée. Par exemple, quand l’œil est satisfait par la belle vue, on est content. Certes, le but de l’œil est de voir ; mais est-ce que cela suffit ? Le but du corps est de toucher et d’être touché ; mais est-ce que cela suffit ? Tout cela ne serait-il pas seulement ceci : plaire et être ? Ce qui veut dire que le seul plaisir c’est la conservation du corps. Parce que la conservation du corps est non seulement la durabilité ; mais aussi, le sentiment de vivre et d’être. Et être véritablement, c’est demeurer à l’abri de toute souffrance. Seulement, il y a des douleurs (telle une potion amère ou médication) qui doivent être endurées pour recouvrir ce plaisir suprême du corps qui est de se conserver (en luttant par les médications contre les maladies).

 

L’Ataraxie

Ce concept d’ « ataraxie » est aussi du grec qui se traduit littéralement comme l’absence des troubles moraux. Il peut aussi signifier tranquillité de l’âme. Cela pourrait aussi être le nom d’un médicament pharmaceutique utilisé à titre de calmant pour certaines affections psychiques. Certes, les œuvres de charité pourraient également engendrer la tranquillité de l’âme chez certains gens ou chez certains religieux ; mais l’ataraxie dont il est question ici avec Epicure est associée à des maximes morales, voire des remèdes psychologiques face à toute sorte de crainte, d’angoisse et d’anxiété qui pourront nous faire priver des bonheur dans notre courte existence, tel le cas de la superstition liée à la crainte des dieux[11], la crainte de la mort, la crainte de la souffrance et la peur de ne pas pouvoir atteindre le bonheur dans la vie.

Face à tous ces problèmes qui font barrage à notre épanouissement, Epicure nous propose son «  tétrapharmakos ». « Tétra », c’est la quatrième lettre de l’alphabet grec ; « pharmakos », c’est comme la pharmacie, un remède ; d’où « Tétrapharmakos », c’est les quatre remèdes du bonheur. Cela s’annonce comme suit :

 

  • IL N’Y A RIEN A CRAINDRE DES DIEUX

En effet, par rapport à la crainte des dieux, Epicure dit dans sa « lettre à Ménécée » qu’il n’y a rien à craindre des dieux. Pourquoi ? La réponse à cette question nous oblige à préciser que tout repose sur la physique épicurienne, c’est-à-dire de son matérialisme. Et l’ouvrage d’Epicure qui traite cela est la « lettre à Hérodote »[12]. Dans cette lettre, il précise que tout ce qui existe, c’est-à-dire l’univers, est formé d’atomes et du vide ; et que c’est le vide qui permet aux atomes de se mouvoir ; cela dit, sans le vide, il n’y a pas de mouvement.[13] En ce qui concerne les atomes, les choses inanimées, les plantes et les animaux sont fait d’atomes simples ; tandis que l’homme, il est fait d’atomes subtiles en raison de la subtilité de son âme. Cela nous montre d’emblée que l’âme humaine est matérielle, car elle est faite d’atome subtile ; et plus que cela, elle est mortelle : elle meurt avec le corps.[14]

En outre, les dieux aussi sont fait d’atomes, selon Epicure ; mais pas de n’importe quel atome, car ils sont fait d’atomes très subtils et parfaits.[15] De cela, le matérialisme d’Epicure nous affirme que les dieux sont, ils sont fait d’atomes, contrairement aux humains doté d’imperfection, les dieux sont parfaits, et ils vivent dans l’intermonde[16]. Mais ne vous fatiguez pas de leur prier, dit-il ; car non seulement ils ne vous écoutent pas, mais aussi ils ne se soucient pas des affaires des hommes[17]. Comment des êtres heureux, comblés de leur perfection vont-ils se donner du mal à se soucier des affaires des imparfaits ? La simple logique nous montre que si les dieux se mêlent des affaires des hommes, c’est qu’ils ne sont pas parfaits ; ce qui n’est pas le cas d’ailleurs. Donc, il ne faut pas avoir peur d’eux, étant donné que l’idée des dieux juges et vengeurs sont ici exclus et considérés comme utopique.

 

  • IL N’Y A RIEN A CRIANDRE DE LA MORT

Et face à la crainte de la mort, Epicure dit dans la « lettre à Ménécée » : « prends l’habitude de penser que la mort n’est rien pour nous »[18]. La mort ici se définit comme la désagrégation ou la décomposition des atomes.[19] De cela, elle « (…) est la privation de toute sorte de sensibilité »[20] ; ce qui veut dire qu’elle est une délivrance de tous biens et de tous maux. Cela nous donne déjà une raison de ne pas la craindre, car quand on meurt, on ne sentira plus rien, plus aucune douleur. Autrement dit, quand nous aurons cessé d’exister, nous aurons cessé de sentir. Mais le raisonnement d’Epicure sur ce propos ne s’arrête pas là, il va même jusqu’à rendre absurde l’idée de la mort elle-même en disant : « La mort, n’est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n’est pas, et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus. Donc la mort n’existe ni pour les vivants ni pour les morts  »[21]. Par conséquent, craindre la mort est comparable à une crainte du « ce qui n’est pas » ou du « ce qui ne sera jamais », voire une crainte absurde.

 

  • ON PEUT SUPPORTER LA DOULEUR

En ce qui concerne la crainte de la souffrance, Epicure avance son troisième tétrapharmakos en disant : « on peut supporter la douleur »[22] et qu’il n’y a pas à avoir peur de souffrir au nom du souverain bien. Cela dit, la souffrance ici n’est qu’un état intermédiaire, voire un passage nécessaire pour atteindre le bonheur à proprement parler. D’autant plus, même si tout plaisir est bon et que toute douleur est mauvaise ; « il y a des douleurs que nous estimons valoir mieux que des plaisirs  »[23]. L’explication de cette théorie implique une forme de morale arithmétique évaluant le taux du plaisir et de la douleur par rapport à une situation donnée, et choisir celle ou celui qui représente le moins de risque ou le plus d’avantage au nom du bien-être. C’est-à-dire, si par calcul vigilant, la douleur est minime par rapport au plaisir, il va de soi d’opter pour le plaisir ; mais dans le cas contraire, si la quête en question représente un plaisir éphémère au prix d’une grande douleur, il faut avorter sans hésitation la quête ; autrement dit, il faut s’abstenir. C’est justement à ce moment-là que rime cette maxime épicurienne qui recommande le fait qu’on peut supporter la douleur causée par l’abstinence. Car, la voie de la sagesse nous montre que mieux vaut souffrir en s’abstenant plutôt que de jouir et subir le pire. En somme, il s’agit ici d’opter pour une douleur passagère à une fin plus grande. En d’autres termes, s’il faut passer par la douleur pour avoir le plaisir, il sera impératif que ce plaisir soit durable, naturel et nécessaire.

 

  • ON PEUT ATTEINDRE LE BONHEUR

Et quant au dernier tetrapharmakos, Epicure affirme sans hésitation qu’on peut atteindre facilement le bonheur.[24] Son premier ingrédient c’est l’indépendance. « C’est un grand bien (…) que de se suffire à soi-même  »[25], dit Epicure ; autrement dit, être indépendant est un bien supérieur. Afin que cela devienne possible, il faut être capable de se contenter de peu. Ce fait de se contenter de peu ici est comparable à un vaccin ou à une prévention médicale ; Autrement dit : « …si l’abondance nous manque, nous sachions nous contenter du peu que nous aurons… ».[26] Lucrèce partage aussi cette idée en affirmant que la plus grande richesse pour l’homme est de vivre le cœur content de peu. Car si toute souffrance provoquée par le besoin est effacée, « des mets simples donnent un plaisir égal à celui d’un régime somptueux… »[27], les nourritures simples deviennent un plaisir intense après une privation. Ainsi, l’habitude d’un aliment simple est convenable pour la santé du corps, pour la liberté d’employer pleinement son temps aux devoirs de la vie, pour nous mettre à mieux apprécier les repas somptueux quand on aura l’occasion de les avoir, et afin de nous placer en situation de ne pas avoir peur de la mauvaise fortune. Le second ingrédient du bonheur est celui dont Epicure ne cesse pas de préconiser, c’est le fait de ne chercher que le plaisir stable qui est seule source de sérénité. Cela dit, tous plaisirs en mouvement qui entravent l’âme sont déconseillés. La réalisation de tout cela repose sur le troisième ingrédient qui n’est rien d’autre que la prudence. Celle-ci est une vertu, disait Epicure ; une vertu faite pour être la source de toutes les vertus. En cela, il est clair que la prudence va au-delà de la philosophie ; cependant, Il existe une conciliation harmonieuse entre elles. Car il n’y a pas de philosophie sans prudence et il n’y a pas non plus de prudence sans philosophie ; c’est-à-dire que philosopher, selon Epicure, c’est travailler à la santé de l’âme et travailler à la santé de l’âme, c’est philosopher.[28]

 

La philosophie du jardin consiste donc en un équilibre psycho-physiologique ou à un dosage intelligent des plaisirs naturels et nécessaires par la raison vigilante. Et par rapport au tétrapharmakos, le sage serait, selon Epicure, celui qui arrive à pratiquer perpétuellement ces remèdes, tout en conformité avec la doctrine qui conditionne le principe et la finalité de la vie heureuse. Et ceux ou celles qui parviennent à réaliser tout cela, vivront comme des dieux parmi les hommes. En outre, Il ne faut pas oublier qu’au-delà de tout ce dont on a parlé, Epicure valorise la vertu de l’amitié. C’est la raison pour laquelle tout le monde était la bienvenue à l’école du jardin quel que soit l’âge (vieux ou jeune), le sexe (homme ou femme) et le statut social. Il y avait même des prostitués et des homosexuels qui assistaient à son enseignement, du fait que pour lui, tout le monde a droit à la vie heureuse.

 

[1] Epicure est un philosophe grec du 341 à 270 avant Jésus-Christ. Il est le précurseur du courant philosophique connu sous le nom de l’hédonisme.

[2] Ménécée, c’est le nom d’un de ses disciples, voire une amie proche à lui.

[3] Epicure, Lettre à Ménécée, version éléctronique du Livre X des vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laerce, §124, https://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/Lettre-%C3%A0-M%C3%A9n%C3%A9c%C3%A9e.pdf, Les Échos du Maquis, janvier 2011, §126, page 5

[4] Terme grec désignant la santé du corps

[5] Terme grec désignant la tranquillité de l’âme

[6] Epicure, Lettre à Ménécée, version éléctronique du Livre X des vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laerce, S129, https://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/Lettre-%C3%A0-M%C3%A9n%C3%A9c%C3%A9e.pdf, Les Échos du Maquis, janvier 2011, §126, page 5

[9] Epicure, Lettre à Ménécée, version éléctronique du Livre X des vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laerce, S129, https://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/Lettre-%C3%A0-M%C3%A9n%C3%A9c%C3%A9e.pdf, Les Échos du Maquis, janvier 2011, §126, page 5

[10] Idem ; page 5

[11] Au temps d’Epicure, le polythéisme régnait encore dans la cité grecque, d’où la désignation de dieu au pluriel.

[12] Hérodote est aussi un des disciples d’Epicure, voire son ami.

[16] intermonde, chez Epicure c’est l’espace entre deux ou plusieurs monde. C’est là où les dieux se logent.

[18] Epicure, Lettre à Ménécée, version éléctronique du Livre X des vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laerce, §124, https://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/Lettre-%C3%A0-M%C3%A9n%C3%A9c%C3%A9e.pdf, Les Échos du Maquis, janvier 2011, page 3

[20]Epicure, Lettre à Ménécée, version éléctronique du Livre X des vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laerce, §124, https://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/Lettre-%C3%A0-M%C3%A9n%C3%A9c%C3%A9e.pdf, Les Échos du Maquis, janvier 2011 ; page 3

[21] Idem ; page 4

[22] Cf. Epicure, Lettre à Ménécée, version éléctronique du Livre X des vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laerce, §124, https://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/Lettre-%C3%A0-M%C3%A9n%C3%A9c%C3%A9e.pdf, Les Échos du Maquis, janvier 2011

[23] Idem ; page 5

[24] Cf. Epicure, Lettre à Ménécée, version éléctronique du Livre X des vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laerce, §124, https://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/Lettre-%C3%A0-M%C3%A9n%C3%A9c%C3%A9e.pdf, Les Échos du Maquis, janvier 2011

[25] Idem ; page 5

[26] Idem ; page 5

[27] Idem ; page 5

[28] Epicure, Lettre à Ménécée, version éléctronique du Livre X des vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laerce, §124, https://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/Lettre-%C3%A0-M%C3%A9n%C3%A9c%C3%A9e.pdf, Les Échos du Maquis, janvier 2011, §122, page 1


Moyenne des avis sur cet article :  2.25/5   (8 votes)




Réagissez à l'article

14 réactions à cet article    


  • Schrek Docteur Faustroll 15 octobre 10:00

    C’est vraiment très intéressant.


    • Schrek Docteur Faustroll 15 octobre 10:13

      @Docteur Faustroll

      J’ai joué avec Descartes Kant est venu le moment d’Epicure avec la pandémie.


    • Gégène Gégène 15 octobre 10:53

      @Docteur Faustroll

      il ne faut pas avoir peur d’Epicure !


    • Schrek Docteur Faustroll 15 octobre 11:11

      @Gégène

      Un médecin doit prêter le serrement d’Hyppocrate, et une infirmière, celui d’Epicure.


    • Gégène Gégène 15 octobre 11:23

      @Docteur Faustroll

      c’est du Geluck, osons le dire . . . 


    • pierrot pierrot 15 octobre 11:14

      Très bon article didactique concernant la philosophie d’Epicure (et de Lucrèce).

      Ses pensées sont un phare pour le matérialisme, le bonheur et le refus de l’action des dieux, le raisonnement rationaliste. etc.


      • Jean 15 octobre 11:19

        @pierrot
        t’es pas un peu dans la provoc ?


      • eau-pression eau-pression 15 octobre 11:54

        @pierrot

        N’empêche qu’Epicure ne me dit pas de quoi avaient été faits les atomes plus que parfaits dont j’étais fait du temps où j’étais un Dieu, ni comment ils se sont dégradés en atome presque parfaits dont on parlera à l’imparfait après ma mort.
        Pas sûr que le Dieu Chronos soit présent en diachronie.


      • pierrot pierrot 15 octobre 12:30

        @eau-pression
        certains ont voulu faire d’Epicure le précurseur de l’atomistique, mais cela est erroné.

        C’est juste une notion philosophique.
        L’essentiel est qu’il ne niait pas l’existence des dieux grecs mais pensait qu’ils n’intervenaient pas dans la vie des hommes.
        Ses pensées concernent aussi la recherche du bonheur de façon simple et d’affirmer que la mort n’est rien pour les vivants, ni pour les morts (par définition).

        Ses pensées me semblent pertinentes à notre époque matérialiste liée à l’argent à tout prix, pour beaucoup.


      • MKT 15 octobre 11:48

        La démarche d’Epicure est vraiment remarquable.

        Bien que cela soit impensable à son époque, il pose les premières bases d’une pensée athée.

        Ce qui est très curieux c’est que dans la même période (-500) de notre ère, il y a aussi l’apparition de la pensée bouddhique.

        Combien même bouddha a une autre position concernant les dieux, il prône aussi la modération comme voie d’atteinte du bonheur.


        • Mellipheme Mellipheme 15 octobre 12:21

          @MKT
          Très juste. Certains « maitres » bouddhistes ont du reste souligné les similitudes (partielles bien sur) entre les pensées d’Épicure et de Bouddha.
          En tout cas merci à l’auteur pour cet article d’initiation à la pensée d’Épicure.


        • pierrot pierrot 15 octobre 12:33

          Il est bien dommage que la majeure partie des pensées d’Epicure ai disparu.

          Mais Lucrèce a repris le flambeau.


          • Tesseract Tesseract 15 octobre 14:17

            Chez les anciens, l’athéisme était toléré dans les cercles philosophiques.

            Ce qui était puni, c’était l’impiété publique, c’est à dire le fait de se moquer des dieux en public, de troubler les processions ou le culte. Pour le reste, ils s’en foutaient.


            • Effondré remonté Effondré remonté 15 octobre 17:05

              ...très proche du bouddhisme avec sa « Voie du Milieu »...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité