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Après les élections européennes, petit voyage dans la laideur de la modernité

De la fin des paysages, de l’école et des élections

Il y a quelque chose de fascinant à contempler le résultat des élections européennes de 2019. La victoire de l’oligarchie par l’intermédiaire de son nouveau parti politique, La République En Marche, a de quoi laisser pantois. Ce parti, comme en leur temps Les Républicains (et ses prédécesseurs : UMP, RPR) ou le Parti Socialiste, organise le pillage de la France, doublé de sa destruction, et parvient à se maintenir aux élections en plaçant son meilleur ennemi, le Rassemblement National, en tête. Il y a de quoi rester interloqué par le fossé qui existe entre un monde qui s’enfonce dans le néant du progrès et de la modernité et toute une partie de la population qui persiste à poursuivre la logique funeste d’un ordre social décadent. Il ne va pas s’agir ici de dire précisément qui sont les environs 20 % des inscrits qui votent avec entêtement pour ce parti, la plupart du temps contre leur propre intérêt, mais de comprendre comment on en est arrivé là, d’essayer de décrire le paysage funeste d’un pays en modernisation incessante qui s’enfonce dans le totalitarisme. Voici donc un texte qui pourra paraître décousu à certains mais qui, me semble-t-il, possède malgré tout sa cohérence.

La difficulté réside dans la complexité de l’effondrement que nous vivons, complexité qui vient de ce qu’aucun aspect de la vie n’est épargné. Regardons ce monde moderne, n’importe où. Prenons la banlieue parisienne par exemple : comment ne pas être frappé par l’omniprésence de la laideur en tout ? Tout y est hideux, tout ce qui a récemment été construit est laid. Paris et sa banlieue, comme tout autre ensemble urbain, ne sont plus qu’une suite de bâtiments juxtaposés les uns après les autres, une suite de voies de communication, de ponts tous plus affreux les uns que les autres (quand ils ont été construits après la seconde guerre mondiale) ; il n’y a plus de paysage mais un décor fait d’éléments ajoutés progressivement, au gré des besoins économiques, à la va-vite, éléments de décor qui ne sont pas faits pour être transmis mais pour servir vite à ce pour quoi on les destine.

L’urbanisation est le mouvement d’appropriation de l’espace par le mode de production capitaliste. La France, l’Europe et le monde sont en train d’être absorbés par ce monstre de laideur. La France était un pays d’une grande beauté : que l’on aille du paysage plusieurs fois millénaires de ce qui fut autrefois la Provence – et qui n’existe plus aujourd’hui, sabotée qu’elle est par les villas, les lotissements, les zones d’activités, et autres voies de communication – au bijou que fut la campagne normande à présent sabordée par la monoculture, l’agrochimie et le tracteur. Où que l’on regarde, il n’y a plus que laideur et désolation. Certains me répondront qu’il reste encore de belles zones. J’en conviens mais a-t-on conscience de leur rétrécissement progressif, de plus en plus rapide ? Même les terres les moins salis par le mode de production capitaliste en portent malgré tout les stigmates. Chaque maison moderne construite est une souillure esthétique portée sur ce qu’il reste de paysage... Tout prend la forme hideuse de ce système de domination totale qui nous fait entrer dans la nuit des peuples. Ce qu’il faut comprendre, c’est que, saisit par le mode de production capitaliste, l’espace enlaidi appauvrit les relations sociales. L’architecture aujourd’hui fait naître des rues désertes ; le seul moyen qu’elle ait trouvé pour pallier ce problème est l’adjonction de commerces qui vont faire se déplacer une certaine quantité de consommateurs, et l’on appellera ça du « lien social ». L’urbanisation et l’architecture, en sabotant toute identité, se sont simplifiées la tâche : il n’y a plus qu’à gérer un individu mondialisé qui ne sait plus ce qu’est l’action puisqu’il ne fait que se comporter en masse. Espaces standardisés, esprits embrigadés, notre temps incarne la fin de la poésie. Imagine-t-on une Lucienne Delyle chanter l’amour sous un pont moderne en béton, parcouru de voitures et de camions ?

Voici ce qu’Alain écrivait en 1912 :

« Un canal, avec ses beaux tournants ombragés, ses berges gazonnées, ses écluses bavardes, éveille des sentiments vifs et fait naître une poésie en action, sans doute parce que c’est une œuvre humaine revêtue des parures naturelles. Qui ne s’est arrêté à l’écluse pour considérer cette machine étonnante, simple, puissante, qui élève de marche en marche par-dessus les collines, un lourd bateau, une maison fleurie, de hardis enfants ? Chacun a désiré ces lents voyages où les moindres bruits courent et rebondissent dans le couloir sonore pendant que le navire, comme disait Virgile, coupe en deux l’image renversée des choses. Les fouets claquent ; les deux chevaux tirent habilement chacun à leur tour ; l’horizon glisse d’heure en heure ; les fleurs et les herbes saluent au passage. Heureux mariniers ! »i

Après les élections européenne, petit voyage dans la laideur de la modernité

« Une œuvre humaine revêtue des parures naturelles. » Aujourd’hui, tout dans nos constructions modernes pue la haine de la nature, avec ces formes géométriques qui envahissent tout, faisant plier la nature elle-même. Qu’on me dise quel « sentiment vif » peut émerger de l’architecture décadente de cette époque maudite qui est la nôtre, quel sentiment vif à part de la bêtise, de la superficialité, c’est-à-dire l’absence de sentiment justement ? Quelle profondeur peut naître quand tout est déracinement et perte d’identité ? L’individu de masse n’a d’autre choix que d’évoluer dans cette laideur utilitariste. Lui-même devient vulgaire, stupide et, face à un décor qui fait office de paysage, qui ne permet pas d’habiter mais juste d’utiliser l’espace, il perd alors l’idée de ce que pourrait être une autre vie, en dehors du marché, en dehors de la consommation. Dans ce rétrécissement intellectuel, l’individu est frappé de cécité et n’est même plus en mesure d’observer et de comprendre le sens de la laideur : il vit dans un monde d’où la beauté a disparu et n’a plus la capacité de le constater. L’individu de masse, le consommateur, est incapable de discerner le beau et le laid. Plus encore, il n’en a cure et préfère voir le positif dans la catastrophe. Frappé d’amnésie par l’idéologie du progrès qui interdit d’envisager que ce qui fut ait pu être meilleur que ce qui est ou sera, il vit sa vie en fantôme, consentant à toutes les « mises devant le fait accompli » dont il est victime. Il acquiesce à l’inacceptable parce qu’il vit une non-vie, entre l’exploitation qu’il subit sans même s’en apercevoir parce qu’elle a pris l’apparence de la normalité, le sport qui lui fait croire que la vie est compétition, et le divertissement composé de films stupides, de musiques décérébrées qui l’endorment et l’isolent dans un affreux paradis. Tout ici indique que nous sommes en route vers de nouvelles expériences qui feront passer Auschwitz pour le triste brouillon d’un calvaire encore plus absolu d’imbéciles heureux incapables de distinguer une cause de son effet, incapables de désigner un ennemi de classe et de le combattre collectivement avec entêtement. Quand la poésie disparaît, il n’y a plus de guerriers, juste des mercenaires ; quand le monde devient laid, il n’y a plus que des lâches. Comme l’écrivait Élisée Reclus, « Là où le sol s'est enlaidi, là où toute poésie a disparu du paysage, les imaginations s'éteignent, les esprits s'appauvrissent, la routine et la servilité s'emparent des âmes et les disposent à la torpeur et à la mort. » Nous y sommes.

À ce mouvement de destruction de l’espace s’ajoute la paupérisation généralisée des peuples transformés en population, c’est-à-dire en agrégats statistiques. Regardons les grandes villes. Qu’y voyons-nous ? Des individus isolés, paumés dans leur époque par une quête abrutissante d’un bonheur qu’on leur a mille fois promis mais qu’ils n’auront jamais. Des gens qui vivent mal leur temps, qui n’ont plus les moyens d’éclore tant les institutions de prises en charge de l’humain telles le complexe scolaire, le complexe médical, le complexe médiatique et culturel et tous les autres, les ont fanés. Mais soyons justes, il n’y a pas que le citadin : où que l’on aille, on ne retrouve de plus en plus qu’un seul modèle d’individu, le consommateur, l’individu désorganisé par excellence. Nourri par les écrans, adepte de sport, il assimile la culture aux produits de l’industrie culturelle, il croit que la connaissance sert à obtenir un emploi, d’ailleurs il n’envisage sa vie économique que sous l’angle du salariat ou plus exactement de l’argent. Étouffé par les normes, il questionne sans cesse la distance qui l’en sépare, soucieux de la réduire autant que faire se peut. Mais ces normes et leur origine restent, elles, inquestionnées. Obsédé par la forme, il n’a plus aucun fond. Occupé en permanence, il n’a jamais le temps de perdre son temps, jamais le temps de penser en profondeur, il n’est jamais le temps de réfléchir au sens de ce qui est car tout va de soi. Ce qu’il y a de frappant, c’est de voir à quel point l’énumération des domaines de cette ruine est infinie. Le désastre est partout : enlaidissement du monde, des personnalités, perte d’identité et d’autonomie des peuples, où que l’on regarde l’on ne voit que destruction de ce qui fut : ce qui est en train de disparaître depuis l’après-guerre est le fruit des millénaires qui nous ont précédés et nous nous retrouvons face à un chaos sans passé, sans mémoire.

Il est important de saisir à quel point la situation actuelle est le fruit d’un travail de désorganisation des populations mené par le pouvoir centralisé. Le mode de production – le capitalisme – lui-même se construit contre le peuple. Où que l’on regarde, tout n’est qu’attaque contre le peuple avec toujours la même obsession : altérer sa puissance. Prenons l’institution anti-peuple par excellence : l’école. Comment se fait-il que l’on ait abandonné toute critique de cette fabrique du fascisme qu’est l’école ? Des professeurs complètement embrigadés, persuadés que le projet « d’éducation nationale » – c’est-à-dire le projet de faire éduquer le peuple par une institution étatique – est légitime, légitime parce qu’ils méprisent le peuple, parce que leurs propres professeurs leur ont enseigné cette haine du peuple, ce manque de confiance, et qu’ils ont trop bien appris leurs leçons. Tout le discours scolaire est anti-sociologique : « il faut travailler plus », « il faut faire davantage d’efforts », comme si la connaissance était le résultat d’un effort individuel et non collectif. En isolant les élèves dans le travail individuel, l’école les condamne à rabâcher la connaissance établie par d’autres, elle en fait des perroquets sans cervelle. Mais il y a plus : l’école établit un lien magique entre diplôme (censé sanctionner un niveau de connaissance) et place dans l’appareil productif. Plus le diplôme est élevé, plus on peut prétendre à s’élever dans l’échelle salariale. Ainsi, dans cette mythologie, le savoir sert à quelque chose ; il n’est pas le fruit de la curiosité vis-à-vis du monde mais est destiné à nous faire progresser dans l’ordre social.

Il est presque cocasse de voir à quel point cette mythologie est systématiquement foulée au pied par l’ordre social. Ainsi, dans l’habituel discours de haine du peuple qui se tient sous l’égide de l’école, il est dit que l’école sert « à s’en sortir », discours repris comme une prière en particulier par les femmes (femmes qui sont aujourd’hui, par la magie du féminisme, les principales collaboratrices de l’ordre en place). Mais « s’en sortir » de quoi ? Se sortir de sa condition sociale pardi ! De sa condition populaire ! Ainsi nous enseigne-t-on comme une vérité qui ne se discute plus que quand on vient des classes populaires, il faut s’extraire de sa condition, la refuser comme une honte. Pourquoi ? À cause de la pauvreté en premier lieu. Mais pourquoi les classes populaires sont-elles pauvres ? À cause de la domination économique et sociale intrinsèque au capitalisme (ainsi, il faut rappeler qu’au sortir du moyen-âge, les peuples étaient propriétaires des moyens de production. sur cette question, voir Karl Marx, Le capital, livre I, huitième section : « L’accumulation primitive » - p.801 et suivantes du livre 1. Quand on lit ça, on comprend mieux pourquoi l’école et le complexe culturel et médiatique ont pour obsession de nous dégoutter du moyen-âge, de le faire passer pour un âge sombre). Quelle solution propose l’école ? L’ascenseur social, bien sûr ! Par la magie de « l’ascenseur social », on « s’en sort », c’est-à-dire qu’on dynamise le système qui est la cause de pauvreté de la classe sociale d’où l’on vient. Ce faisant, on redouble la domination qui fait que les classes populaires sont pauvres, voire aujourd’hui miséreuses. La solution individuelle proposée par l’école entretien les causes qui font que les classes populaires vivent mal. C’est une solution anti-peuple déjà en ce que, quand on accepte l’idée « d’ascenseur social », on accepte aussi celle qu’il y a des étages. Une solution vraiment populaire consisterait à renverser l’ordre en place pour instaurer une société égalitaire qui autoriserait enfin les dépositaires d’habitus populaires à vivre dignement sans avoir honte de ce qu’ils sont, sans vouloir « s’en sortir ». Pour ce faire, on peut retourner l’affaire dans tous les sens, il n’y a qu’une solution : redevenir propriétaire des moyens de production…

Il est également cocasse de constater que plus on monte dans l’échelle salariale, plus on a affaire à des médiocres. Alain avait noté cela en son temps quand il affirmait que « la fonction de chef ne relève pas de la compétence ». Il écrivait : « dès que l’on s’élève, on règne sur des hommes, non sur des choses, et l’on a à considérer non pas les lois des choses, mais la marche des passions. […] Le vrai diplomate [comprendre ici le chef, l’administrateur] est celui qui ne pense rien. De là, un choix inévitable des médiocres pour la plus haute direction […]. »ii Bref, exactement l’inverse de ce que nous annonce la mythologie scolaire avec des diplômes censés sanctionner un niveau de connaissance permettant ensuite de parvenir aux meilleurs places. Le rôle de l’école ici est de légitimer le système hiérarchique en faisant passer les classes populaires pour des imbéciles alors que c’est exactement le contraire iii

Mais il y a plus encore dans l’immonde action anti-peuple de l’école. Elle crée, au sein du peuple, des ennemis du peuple. Comment nommer le jeune, gavé de séries policières, qui va s’engager dans les forces de l’ordre ? Plus compliqué : comment nommer autrement le jeune qui va s’engager dans des études de commerce ou de communication ? Que sont les études de commerce, de communication ? Des « études » qui vont enseigner aux jeunes les moyens de tromper le peuple, pour lui prendre cet argent auquel le capitalisme le condamne et dont il a, du coup, tant besoin. Des moyens pour prendre l’argent du peuple et le donner aux entreprises comme le chien qui ramène sa proie au chasseur. Le commercial est irrémédiablement l’ennemi du peuple. En rendant normaux de tels métiers, l’école désorganise le peuple, le transforme en agrégat statistique éclaté, sans cohérence, sans puissance.

Bien sûr, caractériser la façon dont le pouvoir central désorganise le peuple nécessiterait un livre entier, en fait plusieurs. Il faudrait parler davantage de l’école car, comprenons-le bien, il n’y aura jamais d’émancipation tant que l’école sera obligatoire (d’ailleurs Jules Ferry expliquait avoir rendu l’école obligatoire pour clore l’ère des révolutions : beau programme presque réussi…). Il faudrait parler aussi de l’industrie culturelle et des médias de masse, encore tout puissants, parler de la façon dont on oppose le sociétal au social avec les mouvements féministes, LGBT, de la façon dont le pouvoir manipule les jeunes en général, les jeunes femmes en particulier, pour en faire des suppôts du fascisme ambiant. Bref, la situation est extrêmement grave et confirme ce que bien des penseurs avaient vu à la fin de la seconde guerre mondiale, c’est-à-dire que rien de ce qui avait rendu le totalitarisme possible n’a été jugulé. Il faudrait se demander ce qu’est une foule fasciste si ce n’est une masse d’individus frappés de superfluité car désorganisés. Au regard de la place disponible pour cet article, nous nous contenterons d’indiquer qu’une foule fasciste se compose d’individus scolarisés ou anciennement scolarisés.

Là où les élections européennes de 2019 mais aussi présidentielle de 2017 nous intéressent, c’est dans la capacité du pouvoir à réorganiser la masse désorganisée en s’assurant qu’elle reste impuissante, car là est bien l’obsession du pouvoir. Les élections sont un événement parfaitement maîtrisé par l’oligarchie, à un point littéralement effrayant (nous n’aborderons pas ici l’importante question des tricheries qui ont lieu durant les élections, en particulier lors de la présidentielle de 2017 et qui montrent à quel point l’oligarchie a les mains libres). Ce contrôle signe la réalisation de la prophétie arendtienne d’un monde procédurisé dans lequel l’action a cédé sa place au comportement. Le comportement est ce qu’il reste quand le politique a disparu, c’est-à-dire quand la société devient un système qui fonctionne. Ainsi, il faut réfléchir au fait que la forme « gouvernement » ne va pas de soi, qu’elle est une arnaque qui permet aux classes dominantes de dérober le politique au peuple. Tout gouvernement observe la population qu’il domine à partir de grands nombres, de statistiques qui lui permettent de « gérer » cet ensemble comme un troupeau, comme du bétail. Les normes, les procédures et les lois empêchent toute action et ne reste alors qu’un comportement prévisible.

L’observation qui a constitué La République en Marche, le parti qu’a fabriqué l’oligarchie pour son poulain, Emmanuel Macron, a consisté à observer les grandes tendances comportementales, même en terme d’opinion. L’opinion, quand une population est standardisée, est, elle aussi, susceptible de créer de grands ensembles statistiques, cela va de soi. À partir de métadonnées, les statisticiens de l’oligarchie sont parvenus à composer de grands ensembles d’opinion. Concrètement, il n’y a rien qui lie le professeur de gauche féru de sport et de produits culturels hollywoodiens et le cadre de grande entreprise, sportif et adepte lui aussi de divertissements culturels, libéral atterré par l’arriération mentale de ces français qui empêchent les réformes qui permettraient le retour de la croissance. Il y a là deux individus différents qui ne feront jamais rien ensemble. Mais en un sens, ils partagent une sorte de monde commun. Non pas celui que décrit Hannah Arendt, constitué progressivement par l’action collective et l’expérience commune, mais un monde commun fabriqué à partir d’éléments standardisés, de marchandises matérielles et immatérielles, un univers préfabriqué qui va servir de matrice au seul fond commun qui peut désormais lier les individus modernes : l’aliénation. Les grands-messes sportives, la sortie des films de l’industrie culturelle, la lecture des médias de masse vont autoriser la constitution d’ensembles de population qui ne font rien ensemble, qui ne se connaissent pas, mais qui partagent une conscience commune : celle du consommateur, de l’individu aliéné, incapable d’être lui-même, condamné à errer de psychologues en coachs, admirateur des grands mythes de la modernité, haineux vis-à-vis de toute forme d’autonomie populaire. Voilà le grand malheur que révèlent les élections désormais. Le système, pour reproduire sa légitimité, n’a plus qu’à gérer une population abrutie et à l’assembler en groupes statistiques. Cela signe la fin de toute forme de politique mais plus encore, cela montre qu’il ne peut y avoir de salut par l’élection. L’échec d’un parti comme l’UPR démontre à quel point le système est verrouillé et que c’est par une autre porte qu’il faudra passer pour s’en extraire. Là encore, comment ne pas penser au mouvement pré-révolutionnaire que sont les Gilets Jaunes et le Referendum d’Initiative Citoyenne ? À travers le RIC, il apparaît possible d’entrevoir l’avènement d’une démocratie en France qui permettrait peut-être, à terme, de faire comparaître les traîtres actuellement au pouvoir devant des tribunaux populaires et d’en finir avec la forme « gouvernement » pour inventer un autre monde et changer enfin le mode de production capitaliste qui détruit l’humain et la planète. Le désespoir actuel ne doit pas annihiler toute perspective mais seulement nous indiquer la gravité de la situation que nous traversons et nous motiver pour aller au-delà du mal radical qui nous assaille.

 

Christophe Hamelin

 

 i Alain, Propos sur les pouvoirs, éditions Gallimard, collection Folio Essais, 1985, p. 89.

 ii Ibid., pp. 111-112.

 iii Il est d’ailleurs troublant de constater que les professeurs sont absents du mouvement des Gilets Jaunes, mais aussi de constater la vigueur intellectuelle qui règne sur les ronds-points, montrant que le tonus intellectuel ne se trouve pas chez les intellectuels et autres universitaires mais dans les classes populaires ou plutôt les classes moyennes inférieures (mais il faudrait encore caractériser quelles classes sont présentes sur les ronds-points). La pensée critique, expression qui tient du pléonasme, a déserté les amphithéâtres universitaires et autres lieux de pensée pour se retrouver sur les ronds-points. Cela revient à dire qu’il n’y a quasiment plus de pensée dans les milieux intellectuels.


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103 réactions à cet article    


  • kimonovert 30 août 10:59

    Cherchez pas l’explication, les Romains (non, pas Salvini !) savaient déjà : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Panem_et_circenses


    • Paul Leleu 30 août 15:27

      @kimonovert

      d’ailleurs c’est contre une légère baisse de pains et de jeux que les GJ ont défilé... c’est un peu l’ambiguité de ce mouvement


    • Arogavox 30 août 17:44

      @Paul Leleu
      erreur : c’est avant tout contre une goutte supplémentaire d’injustice qui ne s’est pas contentée de faire déborder le vase ... mais qui a amorcé un siphon 


    • Paul Leleu 30 août 21:42

      @Arogavox

      ça, nul ne le sait pour le moment... rien ne ressemble plus à une aube qu’un crépuscule... on verra...


    • Raymond75 30 août 11:04

      Je pense que vous avez une idée bien naïve et fausse du passé, même récent !

      **

      Les banlieues des grands ensembles sont laides, c’est vrai. Mais jusqu’en 1969 il y avait deux gigantesques bidonvilles à Nanterre et Champigny, dans la proche banlieue parisienne, et d’autres ailleurs. Le parc de logements avait été ravagé par deux guerres mondiales successives, et en 1962 il a fallut loger 1 000 000 de pieds noirs qui avaient tout perdu.

      Les logements populaires des villes étaient vétustes, sales, sans douche ni encore moins de bain, sans ascenseur, sans lumière. Souvent les toilettes étaient dans le couloir. Avez vous connu cela ?

      La nourriture mal gérée entrainait de nombreuses infections, souvent graves, et mortelles par milliers. Et la nourriture était chère.

      Dans les usines, les conditions de travail étaient très dures, avec des horaires à rallonge et peu de congés. Les accidents du travail étaient fréquents et considérés comme inévitables. Et il y a cent ans, les ouvriers étaient des esclaves.

      Il n’y avait pas d’électroménager pour alléger la charge des familles, qui faute de contraception avaient de nombreux enfants, dont beaucoup encore mourraient jeunes. La tuberculose et la polio étaient endémiques.

      Et seule les générations françaises nées après 1947 ont été épargnées par la guerre, fléau qui était imposé aux hommes, et qui frappait tous les civils.

      L’accès à la connaissance était limité aux classes aisées.

      Et dans le reste du monde, la misère et la famine étaient la règle. Si elle existe encore aujourd’hui, c’est pour des raisons politiques ou de guerre.

      En 1900, l’espérance de vie était en France de 50 ans ...

      Alors votre bon vieux temps si romantique, vous pouvez vous le garder.


      • chantecler chantecler 30 août 11:39

        @Raymond75
        Très juste ce que vous dites .
        « L’accès à la connaissance était limitée aux classes aisées ».
        Oui, encore faut il préciser que l’école pouvait encore remplir son rôle d’apporter des connaissances . Cf les vidéos de l’humoriste F. Lepage qui explique très bien le pourquoi -simple comme tout était à remonter et à faire il y avait du travail plus ou moins qualifié surtout dans les usines qui n’étaient pas encore délocalisées....
        On produisait « français ».
        Et encore faut il reconnaître que le classes ouvrières et salariées avaient accès au travail .
        Des grosses boites : EDF, SNCF embauchaient au niveau certificat d’études et des gens faisaient carrière par la formation et promotion internes .
        On a tendance à enjoliver , mythifier , les années d’après guerre en les englobant dans les « trente glorieuses ».
        Encore faut il préciser qu’à l’après guerre il fallait drôlement ramer .
        (regardez la série des Maigret qui se situe dans les années 55/65 pour en avoir une idée)
        Les bidonvilles étaient présents .
        Alors ces trente glorieuses cad l’enrichissement global de la société n’apparaissent véritablement que vers 1970 ...
        68 critique étudiante , petite bourgeoise , de la « société de consommation » , cad du matérialisme : le bonheur ne viendrait pas que du fait de posséder ....
        Cad à la fin d’un cycle : 1975 crise pétrolière puis économique : l’énergie, le pétrole subissent des hausses massives !
        Les cités se dégradent au fur et à mesure car les petites classes moyennes les fuient et ont accès à la propriété souvent grâce aux aides familiales , n’y laissant que le prolétariat à très petits revenus et les classes émigrées avec la seconde puis troisième génération , non intégrées et assez délinquante....


      • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 30 août 11:52

        @Raymond75
        Bonjour, je crois que le jugement que vous portez est marqué par le matérialisme. L’amélioration du confort que vous mettez en avant s’est fait dans la laideur et l’appauvrissement des relations sociales. Ecoutez donc cette chanson de Frehel qui décrit l’état d’esprit de cette population qui a été embourgeoisé par cet urbanisme que vous semblez chérir. Ecoutez celle-là aussi, ça ne vous fera pas de mal...
        De même, vous évoquez l’espérance de vie, l’habituelle tarte à la crème des progressistes. Mais il faut comprendre qu’elle n’est qu’une moyenne et que, passé 5 ans, on avait bien des chances de mener une vie quasiment aussi longue, à peu de choses près, qu’aujourd’hui. Il ne faut pas négliger également la forte baisse de la mortalité des femmes en couche, réel progrès que je ne nie pas mais je ne vois pas en quoi ce progrès justifie l’ampleur de ce que nous avons perdu. Il aurait été possible de prendre ce qui est bon sans verser dans la catastrophe actuelle. Votre progressisme et votre matérialisme vous aveugle.

        Comprendre l’ampleur de la débâcle nécessite de se pencher sur la mentalité passée et comprendre que le rapport à la vie et à la mort était complètement différent. Nicolas Bonnal évoque Taine sur les souvenirs de la grand-mère de George Sand. Il écrivait cela :

        "Est-ce qu’on était jamais vieux en ce temps-là ! C’est la Révolution qui a amené la vieillesse dans le monde.
        Votre grand-père, ma fille, a été beau, élégant, soigné, gracieux, parfumé, enjoué, aimable, affectueux et d’une humeur égale, jusqu’à l’heure de sa mort...
        On savait vivre et mourir alors. [...] Quand on était sage, c’était par goût et sans faire le pédant ou la prude. On jouissait de la vie, et, quand l’heure était venue de la perdre, on ne cherchait pas à dégoûter les autres de vivre.Le dernier adieu de mon vieux mari fut de m’engager à lui survivre longtemps et à me faire une vie heureuse« .

        Tout votre laïus progressiste sur la famine et autres plaies d’Égypte est marqué par votre méconnaissance de ce qu’étaient les sociétés traditionnelles. Je n’ai pas la place de développer ici mais renseignez-vous avant de juger ce monde que vous n’avez pas connu... Quant à vos propos sur le salariat aujourd’hui, je laisse les autres lecteurs juger...

        Je ne fais pas de »romantisme" sur le passé mais j’essaye de comprendre l’avènement du totalitarisme actuel, actualité que votre matérialisme vous empêche d’appréhender.


      • foufouille foufouille 30 août 11:59

        @Christophe Hamelin

        les WC était une cabane, le siège une planche de bois avec un trou. il fallait se torcher le cul avec des feuilles d’arbres ou le journal.

        Et l’hiver était bien, bourré de vinasse en bouffant surtout du pain.


      • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 30 août 12:04

        @foufouille
        Je viens de vous répondre plus bas...


      • Raymond75 30 août 12:06

        @chantecler

        Je ne suis pas matérialiste (en tout cas pas trop), mais sans bonnes conditions matérielles (ce qui ne veut pas dire richesse) il n’y a pas d’épanouissement. Nier cela relève d’une sorte de romantisme purement intellectuel.


      • foufouille foufouille 30 août 12:15

        @Christophe Hamelin

        https://www.votre-genealogie.fr/news/archives-culture-un-siecle-de-vie-quotidienne-en-france-de-1900-nos-jours

        je devrais pouvoir trouver d’autres liens de ton monde merveilleux.


      • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 30 août 12:19

        @chantecler
        Le rôle de l’école n’a jamais été d’apporter de la connaissance mais d’empêcher les révolutions en domestiquant le peuple en vue de l’intégrer dans l’appareil productif capitaliste, celui-là même qui détruit tout aujourd’hui.


      • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 30 août 12:32

        @foufouille
        « Ton monde merveilleux ». Bien sûr, il s’agit de pousser à l’extrême ma position pour lui faire dire ce qu’elle ne dit pas... Au fait, on se tutoie maintenant ? Attention, si j’étais devant vous, vous vous comporteriez mieux, sinon je vous calmerais. Mais bon... C’est ce que je dis dans l’article : dans ce monde de laideur, il n’y a plus que des lâches...

        Votre lien, typique de cette idéologie dominante à la fois matérialiste et progressiste, me rappelle l’arrivée du frigo. En fait, les gens n’en voulaient pas, ils ne savaient pas quoi en faire. Il a fallu leur expliquer qu’ils en avaient besoin, avec l’aide de revues tenues par de grandes entreprises comme Philips par exemple.
        Et puis penchez-vous sur ma réponse à Raymond75. Essayez de comprendre au lieu de vous énerver avec la morgue de l’individu standardisé qui refuse d’entrevoir d’autres mondes au risque de perdre son équilibre mental.


      • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 30 août 12:34

        @Raymond75
        Excusez-moi d’insister mais si, vous l’êtes, votre premier message n’a que l’argument matérialiste à opposer au texte.


      • foufouille foufouille 30 août 12:43

        @Christophe Hamelin

        on est sur internet et un forum, le tutoiement est l’usage depuis début 90.

        Un frigo est inutile sans électricité, on avait une cave et un cellier moins pratique surtout avec -20 dehors.

        Bien évidement, c’était mieux pour le bourgeois qui avaient des domestiques, dormant souvent au troisième, qui faisaient chauffer l’eau pour la baignoire, lavaient le linge au lavoir, un grand terrain pour ne pas avoir le tas de fumier sous ses fenêtres, etc.

        On ne va pas parler du niveau médical, de ton ordinateur inexistant comme le téléphone et des nombreux décès pour une infection ou accident.

        Personne ne t’interdit d’aller vivre dans le Morvan pour sa bonne température, il reste encore de vieilles maisons de l’époque.


      • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 30 août 12:54

        @foufouille
        Bon, ok sur le tutoiement, passons...
        Je crois que vous vous crispez et tentez de trouver des arguments coûte que coûte...
        Ainsi sur le frigo, on est dans les années 50, l’électricité était là. Ecoutez les chansons de Frehel que j’indique à Raymond75 ! Et essayez de comprendre !
        Quant à l’ordinateur et autres téléphones portables, alors là, je vois l’habituel marqueur idéologique de ceux qui préfèrent le confort à la liberté. Avez-vous conscience du fait que la technologie aujourd’hui nous construit une prison ?
        Vous parlez de médecine mais vous êtes aveugle de l’argument qui est que l’ancienne mentalité n’était pas obnubilé par la peur de mourir. Ce faisant, ils vivaient mieux.
        Arendt, suivant Montaigne, écrivait qu’un peuple qui met la vie comme valeur la plus haute est un peuple d’esclave. Traditionnellement, la valeur la plus chérie est la liberté...


      • foufouille foufouille 30 août 13:13

        @Christophe Hamelin

        Dans les villes certainement que tu avais l’eau courante en 50 mais pas en campagne, pareil pour le frigo, télé, WC, etc.

        Je ne parle pas de chansons mais de la vraie vie sans chauffage la nuit.

        Pas de salles de bains, même en ville.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 août 20:01

        @ Christophe Hamelin,
        Votre grand-père, ma fille, a été beau, élégant, soigné, gracieux, parfumé, enjoué, aimable, affectueux et d’une humeur égale, jusqu’à l’heure de sa mort...

        Vous décrivez là des rentiers qui n’ont jamais bossé de leur vie. Vous êtes conscient qu’il ne s’agissait au 18e et au 19 siècle que d’une minorité de privilégiés ? Et même pendant une bonne moitié du 20e siècle ?

        Les mineurs de fond, les ouvriers, les petits paysans, les servantes ne risquaient pas d’être élégants, soignés, gracieux, et parfumés ...


      • chantecler chantecler 31 août 08:56

        @Raymond75
        Mais je ne nie pas du tout ce que vous dites : sans doute me suis-je mal exprimé ?
        Les revendications étudiantes de 68 contre la société de consommation émanent bien des classes bourgeoises .
        Elles ne sont pas miennes .
        Il est bien connu que les plus virulents manifestant étaient des fils à papa , (cherchant à résoudre leur oedipe dans une critique radicale et violente de la société ? , ce qui explique encore les critiques récurrentes de l’autorité et avec le gaullisme il y avait beaucoup à dire (cf autorité légitime/ autorité hiérarchique ou religieuse)
        Les ouvriers de 68 pour la majorité ne vivaient pas dans l’opulence et leurs conditions de travail étaient dures .
        Bien évidemment qu’il ne peut y avoir épanouissement personnel dans la pauvreté, les fins de mois imbouclables et dans le stress du lendemain incertain ...
        Et comme quelqu’un l’a rappelé les taudis existaient largement , sauf que dans les quartiers tous étaient logés à la même enseigne , le sentiment d’inégalités et d’injustice étaient moins forts et la solidarité plus visible , plus structurée.


      • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 31 août 13:51

        @Fifi Brind_acier
        Vous avez raison sur cet argument. Cependant, je crois que la citation que j’indique à l’avantage de nous faire saisir l’état d’esprit qui régnait dans les temps pré-modernes et qui n’était pas encore complètement mort au XIXème. De plus, n’oubliez pas que les ouvriers que vous évoquez étaient déjà dans le capitalisme et souffraient de conditions de travail totalement inédites dans l’histoire. N’oubliez pas non plus qu’ils étaient de sacrés révolutionnaires, qui ont fait trembler le capitalisme ! De plus, il me semble comprendre que ces gens étaient plus joyeux que nous, qu’ils n’étaient pas encore frappés par la morgue actuelle même si, j’en conviens, leurs conditions de travail étaient affreuses et n’entraînaient pas la franche rigolade... Je crois, de ce que j’en comprends, qu’ils étaient moins contrôlés dans leurs têtes, moins happés par les normes que nous le sommes, donc plus libres intellectuellement. De plus, n’oublions pas que la révolte est joyeuse !
        Enfin, il faut se souvenir de ce qu’ont pu être les campagnes et la mentalité des paysans d’alors ! Tout cela semble s’être éteint au XIXème siècle mais de ce que j’en sais, il y avait encore des personnalités de ce calibre jusque dans la deuxième moitié du XXème, des gens nés au XIX, encore marqués par cette mentalité. Tout cela est fini maintenant.


      • samy Levrai samy Levrai 30 août 11:11

        Très intéressant , merci.


        • foufouille foufouille 30 août 11:33

          l’auteur peut vivre comme en 1900 avec les wc dehors, pas de chauffage dans 2 pièces.

          bouffon de bourgeois.


          • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 30 août 12:03

            Vous n’avez que le matérialisme à opposer à cet article, ce qui montre l’appauvrissement mental d’une population suffisamment aliénée pour faire du confort l’alpha et l’omega de la vie. Le totalitarisme ne s’installe pas de force mais par la désorganisation du peuple. Le matérialisme est une des expressions de cette désorganisation : en état d’amnésie sur ce qu’était la vie bonne, la population embrigadée se félicite de vivre dans le contrôle total et le confort.

            De plus, par rapport à votre « bouffon de bourgeois », je vous invite à être poli étant donné que si vous étiez devant moi, en réalité, vous auriez été beaucoup plus poli. Sur internet, l’honneur est de ne pas insulter.

            Bien à vous...


            • foufouille foufouille 30 août 12:18

              @Christophe Hamelin

              moi, j’ai vécu sans eau courante ni chauffage, WC pour savoir à quoi ça ressemble.

              et pas dans le sud de la France.


            • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 30 août 12:20

              @foufouille
              Et allez, maintenant, on étale nos médailles ? Vous voulez mon CV ?
              A part ça, des arguments ?


            • Emohtaryp Emohtaryp 30 août 13:46

              @Christophe Hamelin

              Demander des arguties à coucouille, c’est comme demander à un aveugle de conduire une voiture....

              Pour lui le « crétinisme » imposé par la propagande fonctionne à merveille, voilà le parfait spécimen avec un cerveau en forme de gruyère.....comme l’oligarchie les fabrique et les aime !

              Et ceux qui ne correspondent pas à ce schéma sont des « conspis ».....cela va de soi ! smiley


            • foufouille foufouille 30 août 13:55

              @Emohtaryp

              Tu es un vrai lobotomisé avec ta terre creuse, tes complots mondiaux délirants de conneries qui sont un bel écran de fumée pour crétin avec trois neurones.

              Ton parti ne seras jamais élu puisque les gens sont tous manipulables et que tu te prends pour une race supérieure. Idiot utile des bourgeois.

              Essaye donc de convaincre les abstentionnistes que ton dieu es mieux, pour voir.


            • Emohtaryp Emohtaryp 30 août 14:16

              @coucouille

              Imbécile heureux à la tête creuse, pour ta gouverne je ne suis encarté nulle part.....et toi tu es un complot d’inepties à toi tout seul, je ne sais même pas pourquoi on te répond ? On ferait mieux de tirer la chasse, tu ne sers à rien, dégage !.....smiley smiley


            • foufouille foufouille 30 août 14:30

              @Emohtaryp

              c’est ce que disent tous les lobotomisés UPR ............


            • Paul Leleu 30 août 15:49

              @Christophe Hamelin

              le problème c’est que les peuples européens n’en veulent / peuvent plus de la transcendance... l 20ème siècle leur a donné deux guerres bien déguelasses... la société de consommation a donné un peu de couleurs au peuple qui n’en voyait jamais qu’en rêve ou en prières...

              oui, c’est un vrai problème politique, puisque nos système et notre pensée se sont formés dans un monde où la consommation n’existait pas... le problème ne se posait donc pas.

              on a bien vu avec les GJ, et tous les populismes en Europe en général... le passage à la violence, et nécessairement au martyr est une ligne compliquée... on ne sacrifie pas sa vie pour offrir une société de consommation aux autres... en tous cas il n’y a pas beaucoup / pas assez de volontaires... ça peut plus faire poids ni sens.

              en outre, il n’y a plus de culture populaire authentique. Il y a la consommation du peuple d’une culture faite pour lui (et non plus par lui)


            • foufouille foufouille 30 août 15:57

              @Paul Leleu

              Tout le monde n’a pas envie de te servir de martyr.....


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 août 19:03

              @foufouille
              Pour une fois je suis d’accord avec vos commentaires. J’ai vécu en montagne, et l’hiver, aller rincer les draps en cassant la glace du lavoir au jardin ne m’a pas laissé des souvenirs impérissables ..


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 août 19:51

              @Christophe Hamelin

              Le mode de vie que vous critiquez, ce sont les USA qui l’ont développé après la guerre. Ils ont imposé, en échange des prêts du Plan Marshall, que les salles de cinéma passent un maximum de films américains pour imprégner les européens de « l’américan way of life ». La télé a continué plein pot !

              1946 Le Plan Blum Byrnes et l’hégémonie du cinéma américain.

              (...) En contrepartie des accords signés avec les pays européens, les Etats Unis demandent une large libéralisation des échanges, la réduction des tarifs douaniers et la suppression de la préférence nationale en matière de commerce. Le but est de faciliter l’entrée sur le marché européen des produits de grande consommation venant des Etats-Unis, ainsi que de la bibliothèque de plus de 2 000 films tournés pendant la guerre et prêts à déferler sur l’Europe."


            • Paul Leleu 30 août 21:44

              @foufouille

              « Tout le monde n’a pas envie de te servir de martyr..... »...

              c’est exactement ce que je dis... mais il faut aussi en mesurer les conséquences


            • foufouille foufouille 31 août 09:43

              @Paul Leleu mais toi tu peux servir de martyr donc tu es mort.

              tu me fais penser à un mec du NPA, absent depuis un certain temps, qui voulait que les invalides en fauteuil et les bébés viennent dans sa manif pour servir de martyr.


            • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 31 août 14:03

              @Paul Leleu
              Mais ces guerres n’étaient-elles pas une façon de faire table rase de l’ancien monde, de détruire la paysannerie par exemple, pour nous imposer la modernité ? Certes, plusieurs générations ont cru à la société de consommation, et ce n’est pas fini, mais ont-ils eu vraiment le choix ?
              Ce que vous écrivez sur le martyr est intéressant. Effectivement : se battre mais pour quoi ? Si la perspective est la société de consommation alors oui, cela n’a pas de sens, vous avez raison. Mais je crois qu’il pourrait y avoir une issue : il faudrait déjà se réapproprier les moyens de production et instaurer une démocratie. Ce serait plus motivant, non ? Cela entraînerait certainement la fin du mode de production actuel, donc de la société de consommation. Mais tout cela n’est que vague supposition...
              Ha oui, dernier point sur ce que vous dites sur la culture populaire. 100% d’accord avec vous et cela est un problème majeur car nous ne sommes plus en mesure de faire exister une conscience collective qui ne soit pas manipulée par les classes dominantes. Dur dur...


            • Désintox Désintox 31 août 19:02

              @foufouille
              Si seulement vous pouviez vivre sans internet...


            • foufouille foufouille 31 août 19:09

              @Désintox

              Si seulement tu pouvais vivre avec le SMIC ..........


            • Paul Leleu 2 septembre 20:20

              @foufouille

              je crois que tu n’as rien compris... tu es trop intoxiqué par la propagande musulmane à la télévision... pour eux un « martyr » c’est un enfant qu’on sacrifie pour faire des images à la télé... je parle du sacrifice des combattant adultes et conscientisés par l’enjeu... ce qui est très différent...

              et je dis qu’effectivement on n’a pas envie d’offrir sa vie dans le combat, pour des gens qui en piétineront la mémoire et l’honneur en se vautrant dans le consumérisme... donc, on reste chacun chez soi.


            • Paul Leleu 2 septembre 20:29

              @Christophe Hamelin

              « il faudrait déjà se réapproprier les moyens de production et instaurer une démocratie »... oui, le communisme en gros...

              le problème, c’est que pour s’approprier les moyens de production, il faut déjà exproprier les capitalistes qui les possèdent, et s’affronter aux gardes-chiourmes qui les protègent... ce qui implique une bataille sanglante, et donc un sens du sacrifice. Et il se pose donc, d’entrée de jeu, la question du lien culturel et d’honneur entre les gens... car comment exiger un sacrifice, si ensuite ce sacrifice est trahi ? Je pense que la première question est culturelle, dans ce sens de culture profonde... mais c’est un tabou de nos jours, car aucun mouvement radical (de droite ou de gauche) ne remet en question la sous-culture américaine dont nous sommes tous abreuvés.

              Il n’y a pas de remise en cause de la prison sémantique et esthétique dans laquelle nous sommes enfermés... les gens sont dans le droit à jouir individuellement... point barre... on peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre... sur le « choix », il me semble qu’il reste toujour le choix spirituel, moral (je sais, c’est des gros mots) de l’individu... on ne peut pas résumer tout à un effet de système et dédouaner entièrement les individus

              sur le demantèlement de la paysannerie... oui, l’industrie a dégommé les anciennes structures... parce-que la propriété industrielle rapporte plus que la propriété terrienne... donc les bourgeois ont dégagés les nobles


            • Gollum Gollum 30 août 12:22

              Très bon texte. Je me suis demandé si l’auteur n’aurait pas été un lecteur de Guénon. J’ai vu dans un post qu’il citait Nicolas Bonnal donc oui l’auteur à dû lire Guénon. Nous sommes donc en phase sur la laideur du monde moderne.

              On pourrait ajouter à ce noir tableau la nourriture industrialisée, sans goût (impossible de retrouver des pommes de terre nouvelles comme autrefois (où l’on se battait entre frangins pour en avoir toujours plus)), les nuits sans étoiles (les nuits étoilées d’autrefois qui invitaient à se poser des questions métaphysiques), les paysages à couper le souffle, et invitant à la contemplation, en régression, la biodiversité en berne, etc, etc, etc...

              M’enfin, après les Ténèbres il ne reste qu’à attendre que quelqu’un appuie sur l’interrupteur. smiley


              • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 30 août 12:37

                @Gollum
                Merci ! Non, je dois dire que je n’ai pas lu Guénon dont je ne connais l’existence que depuis un an environ. Il est au programme de mes lectures !
                Autrement, oui, le tableau que je brosse est bien incomplet, vous avez raison. La liste est longue !


              • Gollum Gollum 30 août 14:15

                @Christophe Hamelin

                D’accord. Commencez donc par Le règne de la Quantité... Sans doute un de ses meilleurs.

                Sinon je ne saurai trop vous recommander ceci : https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/les-idees-a-l-endroit-no22-rene-80827


              • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 31 août 14:06

                @Gollum
                Super, c’est noté ! Et je suis en train de télécharger la vidéo. Merci !


              • Yann Esteveny 30 août 12:48

                Message à Mr Christophe Hamelin,

                Merci pour le partage de votre texte sur un sujet important. Votre approche holistique des problèmes justifie sa longueur et son aspect « décousu ».

                La destruction de la Nature est indispensable pour nous vendre l’Ecologie. Le reformatage scolaire est indispensable pour nous vendre une « libération » par la soumission et la servilité. La destruction du Beau est indispensable pour nous vendre du Beau Moderne frelâté. L’identité est remplacé par la consommation.
                Le peuple est segmenté socialement par le Capitalisme, cloisonneé socialement par le Marxisme, fragmenté en communautés immigrés, monté les uns contre les autres (genre, âge, couleur,...) . Les réels intellectuels sont éclipsés par des pseudo-intellectuels de spectacle et des universitaires aux ordres.
                Le mensonge est présent partout et même malheureusement dans votre texte.

                Qui est victime d’un pays ou un empire décadent ? Le peuple. Mais le peuple est également complice lorsqu’il participe à l’élimination des gens qui refusent cette décadence. Cette participation est particulièrement perceptible dans des élections douteuses où les images de spectacle et les flatteries démagogiques saturent l’espace médiatique du peuple. Un peuple décadent vote pour sa décadence.

                Respectueusement


                • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 30 août 13:00

                  @Yann Esteveny
                  Merci pour votre commentaire. Difficile d’y rajouter quoi que ce soit tant il est clair et concis. Il aurait pu être un paragraphe de ce texte. Il est dur d’avaler qu’un peuple décadent vote pour sa décadence mais je crois que c’est pourtant bien ce qui se passe.
                  Cordialement


                • eau-pression eau-pression 30 août 13:51

                  @Yann Esteveny
                  La déconstruction était bien en place quand il fallait admirer Sartre prétendant « l’enfer, c’est les autres ».
                  Tous ces fétichés qui ne voyaient pas que sans les autres, ils n’étaient rien.


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 août 19:11

                  @Christophe Hamelin
                  Il est dur d’avaler qu’un peuple décadent vote pour sa décadence


                  Pipeau, les peuples ne sont pas idiots, ni masos, ils sont manipulés.
                  Les relations publiques sont devenues des industries à part entière qui brassent des milliards de $. « PSYWAR la guerre psychologique »

                  Et les médias qui transmettent cette propagande appartiennent soit à l’ Etat, soit aux milliardaires.


                • Yann Esteveny 30 août 21:20

                  Message à avatar eau-pression,

                  Vous donnez un exemple très pertinent qui mériterait de nombreuses lignes en réponse.

                  « L’enfer, c’est les autres » est à la fois une désorientation, un désespoir et un mensonge qui est devenu la référence de l’époque actuelle.
                  « L’enfer, c’est les autres » invite à une défiance du collectif. Elle est la participation à une contre-Eglise terrestre individualiste sous prétexte de sublimer notre existance. Tout cela préfigure le vrai Enfer.

                  Comment une personne joue un rôle positif/négatif dans le collectif et comment le collectif joue un rôle positif/négatif sur la personne ? Collectif peut éventuellement s’entendre comme peuple. Dans une situation saine du peuple, c’est le peuple qui sert l’individu qui naît puis l’individu devenu adulte sert le peuple. Je ne rentre pas dans le rôle indispensable des parents qui participent également dans le trait d’union entre le « je » et le « nous » de l’individu.

                  L’Eglise c’est plus que cela. Cela dépasse la notion de peuple en y joignant la notion de foi chrétienne. Dans la foi chrétienne, entretenir ou non le péché et ses mensonges sur Terre nous rend complice de l’Adversaire de Dieu. L’Eglise c’est le peuple qui va au-delà de son moi collectif. L’Eglise c’est chacun de nous chrétiens qui nous dirigeons vers Dieu. Dans l’Eglise, l’autre est notre frère. Evidemment l’Adversaire met tout en oeuvre pour anéantir l’Eglise, semer le trouble, désorienter tout le monde...Mais cela n’est pas nouveau.

                  Un peuple décadent vote pour sa décadence parce qu’il raisonne en peuple individualiste sans vouloir rendre compte de ses actes tout comme l’existentialisme de Sartre. Il est fin et but en même temps. Un peuple décadent se noie dans les idéologies démagogiques populaires :
                  - liberté, égalité, fraternité,
                  - race supérieure ou peuple élu,
                  - totalitarisme du peuple.


                • chantecler chantecler 31 août 09:23

                  @eau-pression
                  Lisez le théâtre de Sartre et vous comprendrez sans doute de quoi il parle .
                  Et ne faites pas d’erreur d’anachronisme : Sartre c’est juste l’après guerre . !
                  Tiens : « le diable et le bon dieu » par exemple .


                • eau-pression eau-pression 31 août 10:29

                  @chantecler
                  Dans l’immédiat après-guerre, nous n’étions même pas nés. L’ambiance de l’époque nous est connue par nos parents. En sentant ces millions de morts on ne devait pas donner bien cher de la vie humaine. De presque rien à rien il y a le mystère de l’essence, voir les discussions sur le dt dans un fil de discussion récent sur ce forum.

                  Le but n’est pas de vous entraîner sur le terrain scientifique, mais c’était le mien à l’époque, ce qui me laissait libre de choisir mes lectures. Il faut avoir lu Sartre pour être in ? Et bien soyons out ! Le talent du bonhomme était évident dans Les Mots, et en plus on pouvait lire par fragments.

                  Voici un lien dans lequel P.Magnard explique les coulisses de l’époque


                • Emohtaryp Emohtaryp 30 août 13:39

                  Bonjour,

                  Triste constat, effectivement... Merci de votre texte argumenté !

                  « L’échec d’un parti comme l’UPR démontre à quel point le système est verrouillé et que c’est par une autre porte qu’il faudra passer pour s’en extraire. »

                  Là, vous êtes dur, je ne pense pas qu’il faille parler d’échec mais plutôt d’un manque évident de visibilité et de diffamations bien orchestrées....et pour cause ! la maffia financière/politico/médiatique a bien senti le danger pour ses fesses.....

                  Je crois que les Français en général ont toujours été très long à la détente, tellement endormis depuis des lustres, les GJ sont une vraie amorce sur ce qu’il va se passer dans les mois/années qui viennent....Soyez-en certain ! smiley


                  • Paul Leleu 30 août 16:05

                    @Emohtaryp

                    nul ne peut savoir ce que deviendront les GJ...

                    mais c’est difficile de savoir ce qu’ils veulent vraiment... c’est la protestation des strates inférieures de la classe moyenne, paupérisés par l’austérité depuis 2008.. mais leur protestation est encore une agglomaration de revendications individualistes (tant matériellement que culturellement)... ils disent nous sommes le peuple, mais ils ne sont encore que la foule...

                    les poujadistes ont fait un foin pas possible, avant de disparaitre totalement... c’était juste le chant du cygne d’une population qui disparaissait... peut-être que les GJ ne sont qu’un chant du cygne aussi... tout comme les autres populismes en Europe de l’Ouest d’ailleurs...

                    l’individualisme est peu porteur en terme du renversement du pouvoir... d’ailleurs, quand ils ont voulu se donner une idéologie, les GJ ont pris l’anarchisme, qui est un individualisme.


                  • Arogavox 30 août 17:53

                    @Paul Leleu
                    poujadisme ? individualisme ? ...

                     Comment des gens peuvent-ils à ce point oser des jugements qui prouvent qu’ils n’ont pas eu la décence de se renseigner et de côtoyer ceux qu’ils méprisent pour ne les avoir jamais rencontrés ?!
                     


                  • Paul Leleu 30 août 21:49

                    @Arogavox

                    ok... c’est quoi le problème ? parce-que je me prosterne pas devant les GJ... vous croyez que je n’en cotoie pas ? vous croyez que je vis sur la planète Mars ?

                    les GJ ont une attitude assez typique de l’individualiste occidental déculturé : refus de la moindre contradiction... le complexe de l’enfant-roi hérité de Cohn-Bendit : chacun doit se prosterner devant moi dès que je dis un truc ou que je réclame quelque chose... c’est toute une mentalité

                    c’est justement un des exemples que j’essaye de mettre en perspective... les blocages fondamentaux au sein même de la population... je dis pour ma part, qu’il est impossible de remettre en cause un système dont on intègre autant les valeurs... voilà tout


                  • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 31 août 14:12

                    @Emohtaryp
                    Oui mais toutes ces diffamations orchestrées ne sont-elles pas le signe que le système est bien verrouillé ?<br />
                    Ceci dit, j’ai vu qu’un autre commentaire critique cette phrase que j’ai mise sur l’UPR. J’ai hésité à la mettre à vrai dire. Peut-être ai-je été trop rapide dans mon écriture...


                  • ETTORE ETTORE 30 août 13:41

                    Quand je vois tous ces nouveaux « bobos » s’agglutiner en masse dans des lotissements aux maisons « cubes » toutes de blanc et gris, avec, toutes, le même mobilier de jardin en pvc tressé gris, le petit arbre boule factice, devant l’entrée et la porte de garage, 2 voitures, tout aussi grises.....

                    Cette forme de kibboutz architectural qui n’as de pareil que la bétonisation des villes avec ces « silos Neue Stadt » à étages, aux ouvertures condamnées pas plus grandes que des meurtrières.

                    Partout cela se répand, partout cela gangrène la vue, l’odorat, la vie.

                    Et le sang qui parcours cette ville est affublé de gogos à trottinettes, écouteurs vissés sur les oreilles , portable devant le nez, en attendant le moment jouissif de l’acculturation, à se clouer devant l’écran, et ingurgiter un plat, fabriqué on ne sait où par je ne sais qui, mais livré à bicyclette écolo par les nouveaux forçats du consumérisme paresseux.

                    Cette fragilité de profondeur saute aux yeux de tous ceux qui veulent bien s’assoir un moment, et regarder passer cette humanité soldée, au déplacement erratique, meublée de regards vagues, car regarder autrui est devenu provocation.

                    Louer sa maison, mais ne pas y être !

                    Revendiquer l’égalité à tout prix, alors que la seule obsession de leur course à la vie est d’être « supérieur »

                    Dire vouloir vivre en communion avec SES idées, et vouloir les imposer à tout à chacun, sous peine de les qualifier de tous les termes qui vous mettent au ban de cette « ruche » si bruissante et si..... improductive !

                    N’obéir qu’aux relents de compassions légitimés par l’état.

                    Ne pouvoir porter QUE la pancarte autorisée et surtout se prendre des milliers de fois en selfies, pour prouver aux autres yeux globuleux que « vous y étiez ».

                    (fragilisation de la mémoire sans doute, à prendre 50 fois la même photo en rafale)

                    Plus belle ?.....LA VIE ?


                    • Paul Leleu 30 août 15:54

                      @ETTORE

                      je vois pas le rapport avec les « bobos »... vous parlez là de la masse des français (de souche et immgrés), et notamment des classes populaires...

                      il y a une certaine hypocrisie à parler des « bobos »... comme si « le peuple » était sain et parfait... alors que c’est bien le problème... celui qui fait l’histoire, c’est le peuple et pas une tranche de bobos (quoi qu’on pense d’eux)... et pour l’instant, je dirais que le peuple « laisse faire l’histoire »


                    • Désintox Désintox 31 août 19:03

                      @ETTORE
                      bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo bo


                    • alinea alinea 30 août 14:11

                      Quand j’ai lu pour la première fois un de tes textes, sur les banlieues de Marseille, l’étang de Berre, j’ai été littéralement ébaubie ; celui-ci est du même tonneau.

                      Mais redescendant sur terre je vais faire deux remarques sans signifiance !

                      D’abord les bons élèves ne sont que rarement des élèves intelligents, ils sont juste adaptables au moule dans lequel on les formate. Ce sont les mêmes qui choisissent « l’opposition » pour faire jaillir leur talent !

                      Et puis la haine du peuple par le peuple honteux d’en être, date de l’exode rural ; il fallait perdre son accent et glisser quelques mots d’anglais pour être in ! la propagande fut à son comble, l’eau chaude au robinet, la salle de bain et les WC à l’intérieur, au treizième étage escalier Z valant bien toutes les beautés du monde rural et ses duretés.

                      Je te donne à lire cet article, qui témoigne que tout n’est pas forcément perdu :

                      https://lundi.am/Gard-Ils-ont-dit-Les-Gilets-Jaunes-sont-morts

                      Merci sincère à toi


                      • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 31 août 14:22

                        @alinea
                        Salut Alinea, toujours un plaisir de te lire.
                        Tout à fait d’accord sur les « mauvais élèves », par contre je ne suis pas sûr de comprendre ton propos sur « l’opposition ». Qu’est-ce à dire ?
                        Quant à l’exode rural, oui, tu as peut-être bien raison. D’ailleurs, chez les jeunes, le terme « paysan » peut servir d’insulte. Hallucinant !
                        Je télécharge l’article que tu m’indiques (car je n’ai pas d’internet chez moi). J’aime beaucoup la photo au début, avec cette perspective sur ce dessous de pont horrible.


                      • alinea alinea 31 août 15:59

                        @Christophe Hamelin
                        Je te propose celle-la que j’adore, va savoir pourquoi ! et qui ne se chanterait pas sous un pont aujourd’hui :
                        https://www.youtube.com/watch?v=HLDeefdBlrc
                        et celle-ci pour les paroles ! :
                        https://www.youtube.com/watch?v=_tb_wspY-pk

                        Oui, je pense qu’il y a tout un tas de bons élèves qui écrivent, filment ou photographient, pour le climat, les bêtes, contre le nucléaire,etc, avec foi voire passion, mais qui s’arrêtent exactement devant la ligne invisible pour eux, tracée par la bien-pensance

                         ; pour moi ils font partie d’une opposition utile, même indispensable, à un régime qui veut se faire croire à la démocratie, et qui sans eux eux se ferait taxer de dictature, mais pour lequel ils ne représentent aucune espèce de danger.
                        Quand il y a danger, le gouvernement cogne, censure ou emprisonne.
                        Et ceux-là aussi furent de bons élèves.Disons qu’ils servent notre monde en apportant une touche, même factice, de libre pensée.


                      • pallas 30 août 14:33
                        Christophe HamelinBonjour,

                        Cette laideur (notre civilisation), est simplement le reflet de votre existence, tel la Gorgone ne pouvant ne pouvant pas ce regarder dans le miroir, car finissant en pierre.

                        Bien, il est temps de vous regardez dans le miroir, voir votre laideur.

                        Il ni a pas d’avenir pour les peuples faibles ayant sombrer dans les tenebres, simplement la mort.

                        C’est la loi de la nature, celle du plus fort, et La France en est a apprendre cette leçon, il n’y a pas de sauveur, pas Macron, rien, juste « seul face à son destin ».

                         smiley

                        Echec et Mat

                        Salut


                        • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 31 août 14:25

                          @pallas
                          Je vous trouve bien dur mais je crois que je sais me regarder dans une glace et y voir ma laideur, c’est-à-dire tout ce qui a été abîmé en moi, frelaté.
                          Un dernier mot sur la loi de la nature. Une société normale jugule la loi de la nature, l’éloigne du monde des hommes. Il faut revenir à ce standard.


                        • pallas 30 août 15:09
                          Christophe Hamelin

                          Pour finir,

                          J’ai vu les fameux festivals techno et transe, il n’y a plus de témoins, tous morts.

                          C’est cela La France, un lieu de mort, un vulgaire tombeau.

                          Dans l’ancien Testament, Dieu est digne de « Morgoth ».

                          Nul n’échappe à son destin, le prix est dans sa propre chair et ame, c’est en «  »nature«  »«  ».

                           smiley

                          Comme je m’amuse bien

                          Salut


                          • Traroth Traroth 30 août 16:08

                            « il n’y a plus qu’à gérer un individu mondialisé qui ne sait plus ce qu’est l’action puisqu’il ne fait que se comporter en masse »

                            C’est ce qu’Alain Damasio appelle un dividu, dans « La zone du dehors ».


                            • Dantès 30 août 16:16

                              « Il est également cocasse de constater que plus on monte dans l’échelle salariale, plus on a affaire à des médiocres. »

                              Dans le monde du faux omni-présent, tout est inversé. Les plus grands ratés du monde réel se sont érigés en aristocratie du faux. 


                              • pallas 30 août 16:41

                                @Dantès

                                Bienvenu dans l’ancien testament.

                                Sodome et Gomorrhe

                                Salut


                              • Eric F Eric F 30 août 19:19

                                L’urbanisation mentionnée dans l’article n’est pas spécifique au capitalisme, elle existait (en plus sinistre encore) dans les régimes communistes. C’est surtout l’augmentation démographique et des considérations technologiques qui l’ont entrainé, phénomène mondial dans toute culture (hormis les Khmers rouges ...je ne plaisante qu’à moitié) et sur tout continent.

                                Paradoxalement, c’est justement dans la période actuelle avec la désindustrialisation, les communications à haut débit, le maillage des réseaux de transport, que notre modèle a les caractéristiques qui permettraient de « désurbaniser ». Ah oui, mais cela conduit à bétonner la campagne, or l’écologie actuelle préférerait des « grands ensembles » à meilleur coefficient thermique et limitant les déplacements, le « retour à la terre » n’a plus le label vert.


                                • Désintox Désintox 31 août 19:06

                                  @Eric F
                                  Tout se discute. On peut imaginer une société faite de villages conviviaux et une économie rurale revitalisée.
                                  Ce serait l’idéal.
                                  Hélas, dans nos sociétés, le péri-urbain ne fonctionne pas comme ça.


                                • foufouille foufouille 31 août 19:24

                                  @Désintox

                                  Une société de bourgeois est impossible.

                                  Il te faut ton cantonnier payé 800€.


                                • Cincinnatus 30 août 19:34

                                  Je voulais mettre excellent, sauf que la petite phrase finale sur l’UPR sonne comme une incongruité...Dommage.


                                  • San Jose 30 août 20:46

                                    @l’auteur

                                    .

                                    Fadeur, géométrisation, normalisations, sont les caractères les plus flagrants de l’architecture et de l’urbanisme contemporain. Les architectes se veulent des artistes, et comme les peintres ou les musiciens, ne veulent pas refaire ad vitam aeternam des variations sur le classique. Il en résulte de la merde qui ne durera pas à l’échelle des temps, mais hélas durera plus que nous quand même. 

                                    .

                                    Voilà le caractère du paysage contemporain. Il est fort insatisfaisant et remplace différemment le paysage d’autrefois, qui quant à lui était fort insatisfaisant autrement : pouilleux, putride, misérable. Je me rappelle la bicoque de mes dix premières années avec étonnement qu’on osât y parquer des humains !

                                    .

                                    Bref, toutes les époques furent et restent dégueu pour le plus grand nombre. Certes il y a des changements. De nos jours l’ennui existentiel dans des volumes cubiques aux murs blancs, meublés de toc variablement géométrique, a replacé le putride et l’infection de jadis ; il les a à peu près éradiqués, mais au temps des maladies infectieuses à tous les coins de rue on avait en contrepartie moins d’isolement et d’ennui, de motifs de suicide pour rien. 

                                    .

                                    Votre extrait d’Alain ne décrit en fait pas une époque, mais un cadre de vie qu’une minorité a toujours pu trouver et continuera à trouver. Personnellement j’ai fui voici un quart de siècle ce que Paris pouvait offrir à mes moyens financiers (cité HLM) pour vivre en Creuse dans du granit radifère smiley au milieu de deux hectares de prés à chevaux entre un réseau serré de hautes haies. Pleurer le passé ne sert à rien ; il faut se remuer... !


                                    • pallas 30 août 20:55

                                      @San Jose

                                      Bah

                                      J’ai une envie personnel de l’architecture.

                                      Avec moi on ne s’ennuie jamais, surtout moi.

                                       smiley

                                      Salut


                                    • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 31 août 14:36

                                      @San Jose
                                      Je ne suis pas d’accord sur ce que vous dites sur le « paysage d’autrefois ». Les centres historiques des villes sont protégés plus ou moins parce qu’ils sont beaux ! De plus, les gens qui s’achètent des résidences secondaires (ce qui est une honte mais bon, passons) s’achètent de l’ancien, parce que c’est beau ! Toutes les époques n’ont pas été moches. Je crois que là, vous faites erreur. D’ailleurs, dans la Creuse, c’est joli, non ? Parce que c’est issu de l’architecture de l’ancien mode de production.
                                      Il ne s’agit pas de pleurer sur le passé mais de faire le constat de ce que nous vivons. Or, pour juger du présent, il faut se référer au passé. Sans passé, pas de réflexion. Il doit éclairer notre époque non pas pour revenir en arrière mais pour nous dire ce qui est souhaitable ou pas pour l’avenir.


                                    • ddacoudre ddacoudre 30 août 21:02

                                      Bonjour

                                      Quel réquisitoire et fondé Un glissement c’est opéré celui de la rationalité comptable Tout se normalise et cette normalisation rationaliste à envahie les comportement humains et leur pensée. Nous ne pourrons en sortir que par les savoirs pour retrouver l’usage de l’intelligence pu l’on met l’humain d’abord. https://mobile.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=63736 https://mobile.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=217545

                                      Cordialement ddacoudre OverBlog


                                      • Julot_Fr 30 août 21:13

                                        On a laisse la creation monetaire aux banques (loi pompidou rostschild 73..) et voila le resultat.. l’etat nourrit 60% des francais (fonctionnaire, retraites, multinationales..) + ou - directement a different stades de parasitage.. tant qu’on ne fait pas cette analyse, on ne peut expliquer les faits ni trouver de solution


                                        • Eric F Eric F 30 août 22:16

                                          @Julot_Fr
                                          décidément, cette loi de 1973 donne lieu à tous les fantasmes et légendes urbaines, elle ne porte absolument pas sur la création de monnaie par les banques commerciales sous forme de crédit (qui est un mécanisme planétaire), mais elle encadre -sans les interdire- les avances de la banque de France au budget de l’état. .


                                        • chantecler chantecler 31 août 09:44

                                          @Eric F
                                          " mais elle encadre -sans les interdire- les avances de la banque de France au budget de l’état. .

                                          « 
                                          voici un bel euphémisme :
                                          l’encadrement ça veut dire que l’état doit nécessairement emprunter avec intérêts aux capitaux privés .
                                          Pompidou/Giscard ont fait un magnifique travail :l’état au lieu de pouvoir se financer à taux zéro , mais avec des risques d’abus, je vous le concède est obligé de s’endetter .
                                          40 ans après quel est le montant de la dette  ?
                                          On a largement dépassé les 1000 milliards d’euros !
                                          Et combien le contribuable doit payer à la finance chaque année rien que pour les intérêts d’emprunt ?
                                          Une grande partie de ses rentrées fiscales .
                                          Mais cépétout : Les intérêts étant en ce moment à taux négatif , Macron est tout content de continuer à s’endetter , en affirmant via les médias MST que ça ne nous coûte rien !
                                          Il oublie tout de même de préciser qu’un emprunt quelque soit le taux d’intérêt se doit d’ être remboursé .
                                          Ben oui !
                                          Et si demain les taux augmentent sous décision de je ne sais quelles banques ou agences de notation , qui va raquer ?
                                          En attendant il y a tellement plus de capitaux que d’opportunité à faire du profit car les marchés regorgent de pognon ( 1000 fois ou 10 000 fois les PIB ou l’économie réelle) que si le choix a été fait d’accepter des taux négatifs il faut en déduire que perdre un peu sur les intérêts c’est tout de même plus sûr pour conserver le capital .
                                          Parce qu’il est plus que probable que vues les sommes en jeu , nous sommes à la veille d’une crise financière sans précédent .
                                          Un dernière chose : ces endettements absurdes servent à justifier la »rigueur" avec laquelle il faut contenir les revendications populaires .
                                          Et là il ne s’agit plus seulement de l’UE enclave du néolibéralisme mondialisé mais de tous les pays adhérents .



                                        • Eric F Eric F 31 août 11:15

                                          @chantecler
                                          ce n’est pas un euphémisme, cette loi ne faisait que formaliser des dispositions qui étaient pour la plupart déjà appliquées, et le Parlement pouvait réajuster le plafond, ce qu’il n’a pas fait à cause des attaques contre le franc.
                                          Le problème vient de ce que les conséquences de la crise pétrolière ont conduit à augmenter les déficits à partir de 74, et de ce fait le besoin d’emprunt. Mitterrand a utilisé jusqu’en 83 les avances et prets de la BDF, mais les multiples dévaluations ont conduit à renoncer pour préserver la monnaie ...certes au détriment de la dette.


                                        • Eric F Eric F 31 août 11:17

                                          Je ne dis pas qu’il n’y a pas de problème de création de monnaie et d’emprunts publics, mais que c’est à tort qu’on pointe la loi de 73 sur tous ces points.


                                        • Julot_Fr 31 août 18:36

                                          @Eric F
                                          La loi 73 est emblematique d’un processus de transfer du controle de la monnaie (plus exactement du credit) de l’etat vers les banques donc le prive.. il y a une video de l’association de Cheminade tres bien pour expliquer cela.. bref tous les commentaires manquent le point important.. plus de 60% des francais vivent au bon crochet de l’etat par ses subventions (redistributions en tous genres).. comment peut-on esperer que les zombies passifs receveurs levent le petit doigt pour nous aider a nous tirer de la merde ???


                                        • socrate&co 31 août 17:50

                                          C’est bien de le dire. On dira jamais assez toutes ces choses. Mais, un jour ou l’autre, il faudra bien poser la vraie question : nos élections sont-elles démocratiques ou encore sont-elles truquées ? Un certain geoffroy didier est aujourd’hui député européen alors que personne ne connait ce « protégé » de sarkozy, pécresse, guéant, etc. Bon, il a des amis, mais est-il compétent ? Là c’est une autre question. Etre élu... sans passer devant les électeurs, c’est à peu près la situation ! Donc ne pas s’étonner de la suite tant que ce problème ne sera pas résolu !


                                          • shadrack shadrack 31 août 19:26

                                            @Christophe Hamelin

                                            Bonjour,

                                            La lecture de votre article m’a laissé pantois, jusqu’à en découvrir les dernières lignes :

                                             « À travers le RIC, il apparaît possible d’entrevoir l’avènement d’une démocratie en France qui permettrait peut-être, à terme, de faire comparaître les traîtres actuellement au pouvoir devant des tribunaux populaires et d’en finir avec la forme « gouvernement » pour inventer un autre monde et changer enfin le mode de production capitaliste qui détruit l’humain et la planète ».

                                            Au-delà de l’extrême noirceur de vos propos, reflet manifeste de votre situation personnelle, et je compatis à votre désespoir affiché, croyez-le bien, je ne peux que vous inviter à réaliser que vous ne représentez qu’une petite partie de la population française, population qui ne se sent peut-être pas du tout ’aliénée’ selon votre propre paradigme sociétal, radical et révolutionnaire délirant. Vous ne devriez pas penser à la place des autres, chacun est libre de ses opinions, de ses valeurs et de sa vie. 

                                            Quant aux innombrables contradictions politiques de vos propos, il en devient in fine difficile de vous situer : marxiste, anarchiste, écologiste radical ou adhérent UPR ? Un mix ? Quelle pétaudière !

                                            Par ailleurs, vos propos sont globalement une insulte dogmatique à la société civile et à tous les marqueurs qui la composent dans sa diversité. 

                                            Enfin, votre critique d’un soi-disant totalitarisme actuel constitue un défi à l’esprit humain tant vous opposez tout et n’importe quoi dans un joyeux capharnaüm.

                                            Cordialement.


                                            • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 1er septembre 03:30

                                              @shadrack
                                              Merci pour votre commentaire mais il me semble qu’il est l’archétype de l’individu désorganisé que j’évoque dans ce texte.
                                              Tout d’abord, votre phrase : « Au-delà de l’extrême noirceur de vos propos, reflet manifeste de votre situation personnelle »
                                              Vous prenez des risques en écrivant cela car vous ne me connaissez pas, mais il est vrai que l’anonymat sur internet fait que les mots ne valent pas chers... Au delà de cela, je vois dans votre propos l’expression de la violence du système idéologique. En effet, vous tentez de psychologiser la démarche qui me mène à écrire un tel texte. Or, le rôle de la pensée sociologique, quand elle est bien menée, est justement de faire en sorte que l’individu ne vive plus ses expériences comme des épreuves personnelles de milieu mais comme des enjeux collectifs de structures sociales. Bref, votre propos ne commence pas fort en ce qu’il porte immédiatement le sceau de la violence idéologique... En d’autres termes, ne vous préoccupez pas de ma situation personnelle, analysez les arguments (ce que vous ne faites pas dans votre commentaire, bien entendu).

                                              Vous écrivez :« Vous ne devriez pas penser à la place des autres, chacun est libre de ses opinions, de ses valeurs et de sa vie. » Bon, déjà c’est faux, chacun n’est pas libre de ses opinions. Des mécanismes sociaux nous influencent puissamment. Je dirais même qu’il faut être complètement aliéné pour se sentir libre dans notre société. La profondeur de notre sentiment de liberté est proportionnelle à celle de notre aliénation. De plus, en quoi un article pense-t-il à votre place ? Êtes-vous en train de dire qu’il ne faut plus écrire d’article d’opinion ? En fait, votre démarche est très autoritaire, très intolérante. Il ne faudrait plus écrire ce que l’on pense parce que ça pourrait froisser sa majesté le consommateur. Plus de débats d’opinion, juste la soupe BFM TV qui se fait passer pour des faits objectifs... Vous réalisez la gravité de ce que vous écrivez ?

                                              Ensuite, vous m’invitez « à réaliser que vous ne représentez qu’une petite partie de la population française ». Bon, il faudrait quand même, avant d’écrire des commentaires, s’appliquer à comprendre le propos de ce qu’on lit. Mais où avez-vous donc lu que je pensais que mon opinion était répandue ? Honnêtement, je ne vois pas le passage... Il me semble même que je passe l’idée contraire puisque je pense que nous sommes dans un système totalitaire. Ce faisant, j’affirme que le peuple est transformé en population et n’a plus conscience de la gravité de la situation, exactement ce que je vois dans votre commentaire d’ailleurs. 

                                              Après je vois que le fait de ne pas parvenir à me situer vous pose problème. Encore un autre signe d’aliénation : tout ce qui ne rentre pas dans une norme est inquiétant et doit être vilipendé.

                                              Enfin, j’aurais bien aimé que vous m’expliquiez davantage où se situent les « contradictions politiques » de mon propos que nous puissions en débattre, si vous n’avez pas trop peur que je vous impose mes idées, pour que je puisse me corriger la prochaine fois. Bon courage !
                                              Bien à vous


                                            • shadrack shadrack 1er septembre 09:36

                                              @Christophe Hamelin

                                              Bonjour,

                                              Merci pour votre réponse dont je viens de prendre connaissance.

                                              Je n’ai pas le temps de vous répondre aujourd’hui aussi le ferai-je d’ici demain, n’en doutez pas.

                                              Je ne crains jamais le débat contradictoire, il est la source.

                                              Bien cordialement.


                                            • shadrack shadrack 2 septembre 16:02

                                              @Christophe Hamelin

                                              Comme promis, je vous réponds. J’ai relevé quelques mots-clés dans vos propos.

                                               néant du progrès
                                               décadence
                                               totalitarisme
                                               fascisme
                                               aliénation
                                               haine du peuple
                                               population abrutie

                                              Ce qui me frappe est votre absence de discernement constitutif de votre idéal révolutionnaire exalté.

                                              Le néant du progrès consiste de facto à nier e.g. toutes les avancées acquises en matière de santé publique : l’allongement de l’espérance de vie en constitue un exemple concret. De même, et toujours à titre d’exemple, le numérique qui nous permet d’échanger. Tout ce qui excessif est insignifiant, c’est ici un euphémisme.

                                              Le totalitarisme que vous évoquez en France est pour ma part le fruit d’une profonde contradiction intellectuelle. Par définition, un totalitarisme récuse toute opposition (via un parti unique), ce qui n’est factuellement pas du tout le cas de la France qui est en ce sens, et ne vous en déplaise, une démocratie représentative. Si vous avez bien le droit de souhaiter une démocratie plus participative, il ne vous appartient pas de truquer le concept des systèmes politiques, a fortiori à l’aide d’une profonde incohérence pour ne pas dire un contresens.

                                              Vous critiquez globalement l’école, sa fonction et sa destination. Mais vous faites là encore preuve d’une totale incohérence : comment qualifier la quête du savoir de fascisme et d’aliénation quand e.g. Hugo écrivait « la liberté commence où l’ignorance finit » ? Vous ne pouvez pas faire l’apologie du « tonus intellectuel sur les ronds-points » (sic) tout en niant la possibilité de ce même tonus intellectuel que seule autorise l’acquisition du savoir. L’élévation intellectuelle et culturelle ne se fait pas par enchantement et on ne peut pas avoir une chose et son contraire.

                                              Vous citez Marx, que je considère pour ma part comme un grand penseur en philosophie politique. Mais qui peut nier que celui-ci s’est factuellement et totalement trompé en théorisant que le capitalisme portait en ses gènes les conditions de sa disparition au profit de l’avènement nécessaire et automatique du communisme ? Ce même communisme qui, a propos de totalitarisme, a montré toute l’étendue de son absolutisme à travers les deux plus grands criminels de l’histoire que furent Mao Zedong et Joseph Staline. Et ce même communisme qui a globalement disparu, rejeté par l’ensemble des sociétés humaines pour les raisons évoquées. A cet égard, des gens comme Claude Lefort ou Cornelius Castoriadis ont parfaitement montré que les germes du totalitarisme étaient bien présents dans la pensée de K. Marx, quelque soit par ailleurs sa pertinence en matière de lutte des classes, nécessaire pour réguler le capitalisme. Il en va de même pour l’absurdité qui consiste à qualifier le fonctionnement actuel de la France de fascisme puisque ce système politique s’oppose de facto à toute démocratie parlementaire. Encore une fois, soyons sérieux. 

                                              Je vous rejoins sur un point : le capitalisme porte bien en lui une certaine destruction des traditions en étant voué à l’innovation permanente, comme l’ont montré e.g. K. Marx ou M. Heidegger. Paradoxalement, le capitalisme est plus destructeur des traditions que les mouvements pseudo-révolutionnaires comme Mai 68 qui ont in fine contribué à accroître la puissance de la société de consommation sur les individus. En ce sens, des slogans comme « jouir sans entraves », « sous les pavés la plage » ou « il est interdit d’interdire » sont d’obédience typiquement libérale. JP Sartre s’est bien moqué du monde.

                                              Je suis pour ma part adepte de la mesure et du compromis. « Etre de gauche, être de droite, c’est être hémiplégique » dixit e.g. R. Aron. En ce qui me concerne, la pire aliénation se trouve dans les positions dogmatiques, intransigeantes, excessives... Dans son ouvrage phare, Tocqueville a parfaitement théorisé ceci : privilégier la liberté se fait toujours au détriment de l’égalité ; privilégier l’égalité se fait toujours au détriment de la liberté. La démocratie n’est pas exempte de défauts (cf. le célèbre mot de Churchill) mais elle est porte en elle les fruits du dialogue indispensable à l’équilibre entre les êtres humains. Et, que vous le vouliez ou non et si les mots ont un sens commun, la France est bien une démocratie.

                                              Cordialement. 

                                               


                                            • Attilax Attilax 2 septembre 16:18

                                              @shadrack

                                              « si les mots ont un sens commun, la France est bien une démocratie »

                                              Non.

                                              Si les mots ont un sens, alors la France est une république qui « ne saurait être une démocratie », dixit Seyes.

                                              République ne veut en aucun cas dire démocratie, ou alors faut rajouter « représentative » derrière, et ce n’est donc plus une démocratie -qui par essence doit être directe. Un oxymore dont on nous rabat les oreilles 100 fois par jour, et ce n’est pas un hasard.

                                              Essayez donc de trouver un bâtiment officiel avec « démocratie française » marquée dessus. Bonne chance.


                                            • shadrack shadrack 2 septembre 16:53

                                              @Attilax

                                              Ce n’est pas parce qu’on qualifie la France de démocratie qu’on ne la qualifie pas de république : ce n’est pas exclusif, il n’y a pas d’opposition formelle.

                                              Sinon, vous avez parfaitement raison, la France est une république constitutionnelle qui fonctionne sur le principe du régime semi-présidentiel ou semi-parlementaire, i.e. sur le principe de la démocratie représentative (comme j’ai pris soin de l’écrire dans mon propos...) basée sur la séparation des pouvoirs exécutif et législatif.

                                              Enfin, je vous laisse volontiers l’utopie de l’exercice de la démocratie directe.

                                              Bonne chance.


                                            • Attilax Attilax 2 septembre 17:11

                                              @shadrack

                                              Si les mots ont un sens comme vous dites, c’est forcément exclusif : une république ne saurait être une démocratie, c’est bien pour ça qu’il faut rajouter ce non-sens de « représentative » derrière pour faire vaguement coller le concept à la réalité officielle. L’opposition est plus que formelle entre les deux systèmes, c’est la même qu’entre un citoyen et un électeur, entre un acteur et un simple témoin.

                                              Aucun pays « démocratique » n’est une démocratie à l’heure actuelle, tous sont des oligarchies où le pouvoir est entre peu de mains.


                                            • shadrack shadrack 2 septembre 18:03

                                              @Attilax

                                              Tant que vous respectez l’ordre public, la radicalité de vos propos ne me pose pas de problème.


                                            • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 2 septembre 23:22

                                              @shadrack
                                              Merci pour votre réponse.
                                              Tout d’abord, commençons par les mots. Vous évoquez un « idéal révolutionnaire exalté ». Je ne pense pas que le texte fasse montre du moindre idéalisme, bien au contraire. Il s’agit juste d’un texte critique qui tente, à la fin, d’imaginer une porte de sortie en des termes très vagues, par le RIC par exemple alors même qu’il n’est pas encore formalisé à proprement parler. Donc, attention aux mots : je ne vois pas trace d’idéalisme dans mon texte et, en fait, je m’oppose furieusement à tout idéalisme.

                                              Pour ce qui est de la critique du progrès, je vous renvoie à la réponse que j’ai faite à Raymond75. J’y rajoute que l’espérance de vie est une statistique trompeuse à manipuler avec prudence. Ainsi, l’espérance de vie d’un individu de classe populaire du nord de la France est inférieur à 60 ans (à vérifier, de mémoire). De plus, cet argument porte en lui une approche de la vie tout à fait particulière, regardez ma réponse à Raymond.
                                              Il en va de même pour le numérique qui n’est pas un moyen d’échange mais de contrôle dont auraient rêvé les pires dictateurs du 20ème siècle. La cage technologique qui est en train de nous enrober est un des éléments clairement totalitaire de notre temps.

                                              A propos du totalitarisme, votre définition est proche de celle d’un Aron ou d’un Lefort avec, en particulier, cette affaire de parti unique. La critique que j’adresse à cette position est d’être non pas une définition mais une description historique. Ils n’ont pas saisi l’essence du totalitarisme et de sa déclinaison fasciste qui est, à mon sens, une civilisation, un modèle civilisationnel issu des Lumières.
                                              Vous affirmez que la France est une démocratie représentative mais il s’agit d’un oxymore ! Un mot et son contraire ! La représentation est oligarchique et il n’est qu’à se pencher sur la structure de classe du pouvoir pour s’en convaincre : nous sommes dans une ploutocratie, une oligarchie de riches. Le trucage du système ne vient pas de moi, comme vous le dites mais des puissants qui ont désigné un mot par son contraire : oligarchie par démocratie, empêchant par là le crime de la pensée...

                                              Sur l’école, vous l’assimilez à la connaissance. C’est, me semble-t-il, une erreur. L’école enseigne un certain type de connaissance, celui des classes dominantes (sur ce point, voir Bourdieu). Cela ne veut pas dire que les peuples non scolarisés, comme l’étaient nos ancêtres, étaient des incultes ! Toute la connaissance actuelle vient de sociétés non scolaires ! Un paysan pré-moderne parlait plusieurs langues, avait une connaissance de l’environnement précise et était dépositaire d’une mémoire et d’une culture orale d’une grande beauté. Vous croyez qu’aujourd’hui, nous sommes les Rolls de la connaissance ? Regardez l’inculture qui règne de partout, dans tous les peuples scolarisés. Ne nous payons pas de mots et reconnaissons que l’ignorance règne à notre époque comme jamais. Jetez un oeil à ce documentaire si vous parlez anglais.

                                              Pour ce qui est de Marx, vous faites allusion à l’échec du matérialisme historique. Je suis d’accord, c’est pourquoi je suis marxien mais pas marxiste cherchant ainsi à éviter l’eschatologie marxiste.

                                              Vous écrivez : "Il en va de même pour l’absurdité qui consiste à qualifier le fonctionnement actuel de la France de fascisme puisque ce système politique s’oppose de facto à toute démocratie parlementaire.« A partir du moment où vous acceptez l’oxymore de démocratie représentative, vous acceptez l’idée du parlementarisme. Je suis ici d’accord avec les remarques que vous adresse Attilax. Il ne faut pas se payer de mots ! Ce n’est pas parce que les classes dominantes nous présentent une arnaque idéologique (donc »démocratie représentative" par exemple) qu’il faut croire que c’est la réalité. Pour ce qui est du fascisme, je vous renvoie ici.

                                              Vous êtes adepte de la mesure et du compromis. Je ne veux pas être blessant mais quand on ouvre les yeux sur l’ampleur catastrophique du mouvement historique que nous vivons, j’interprète votre position comme de l’extrémisme puisque vous espérez la survie de ce système pourtant funeste. Je vous renvoie à ce commentaire d’un de mes articles où j’essaye d’expliquer cela. Comment pouvez-vous voir une démocratie en France avec toute notre histoire ? La Première Guerre Mondiale, la Seconde, la Commune, l’actuel mouvement des Gilets Jaunes et son affreuse répression. J’ai bien peur que dans votre esprit, l’idéologie soit plus forte que la réalité, que des mots non remis en cause dirigent votre regard. Nous ne sommes pas dans une démocratie mais dans une dictature fasciste.
                                              Cordialement


                                            • Attilax Attilax 2 septembre 23:52

                                              @shadrack

                                              Radical : proche de la racine. Et oui, dans ce cas précis ça a du sens.

                                              Mais qu’est-ce que l’ordre public vient faire dans cette discussion et en quoi mes propos pourraient-ils le troubler ou vous poser un problème ? C’est intéressant, pourriez-vous développer ?


                                            • Gollum Gollum 3 septembre 09:36

                                              @Christophe Hamelin

                                              On a la sensation que shadrak ignore, ou feint d’ignorer, le concept de totalitarisme soft, un totalitarisme qui aurait toutes les apparences de la liberté tant que l’essentiel pour le pouvoir n’est pas remis en cause.

                                              Mao Ze Dong distinguait les contradictions antagonistes et les contradictions non antagonistes. Ces dernières pouvaient être tolérées par le pouvoir bien que n’étant pas dans la doxa marxiste, stricto sensu. Mais les premières non. 

                                              On a la même chose dans nos sociétés occidentales. Vous pouvez tout faire. Sauf ce qui remet trop en question l’essentiel : le règne de l’argent roi, la non considération de la nature, etc... le RIC bien évidemment.

                                              On accorde quelques contradictions, non antagonistes, pour reprendre le vocabulaire de Mao, comme les syndicats, quelques partis censés être contestataires, des pratiques contestataires, le bio par exemple, tant qu’elles restent minoritaires... C’est là l’essentiel : ne pas dépasser un certain seuil. Afin d’amuser la galerie et donner un semblant d’espérance. Mais, dans le fond, rien ne change jamais, et même tout s’aggrave : l’Amazonie part en lambeau réduisant à néant des décennies de pseudo-préservation de l’environnement, etc...

                                              Il est bon de rappeler Aldous Huxley dans ces anticipations de société avancées.. de totalitarisme soft, alors que Orwell nous décrivait plutôt un totalitarisme à la soviétique..

                                              Notons que shadrak se disant catholique, il est pour l’ordre social, comme son prédécesseur St Paul nous disant que tout pouvoir vient de Dieu. Il n’y a pas d’esprit révolutionnaire chez le catholique, qui défend d’un côté le christianisme censé être transformateur de l’humain et donc du social, donc d’essence révolutionnaire, tout en ne contestant jamais les pouvoirs et en particulier le pouvoir de l’argent roi d’aujourd’hui, au mépris de l’avertissement du Christ : tu ne servira deux maitres : Dieu et Mammon...

                                              Laconique, sur ce site, est dans la même dynamique d’acceptation tacite de n’importe quel pouvoir quelqu’il soit...

                                              D’où le conformisme du catholique de base, bien rangé derrière l’opinion commune : nous sommes bien en démocratie, tout ne va pas si mal (ce qui est vrai pour l’instant) et bla, bla, bla, et bla, bla, bla...
                                              Le catholique est devenu bourgeois, ce qu’avait déjà constaté Léon Bloy, ça ne date pas d’hier donc, mais de beaucoup plus loin dans le temps... En même temps, quand on vous a appris la soumission pendant des siècles... faut pas s’étonner.

                                              Un mot quand même sur l’esprit révolutionnaire : j’entends par là ce terme au sens de révolution spirituelle et non pas au sens marxiste du mot, qui a d’ailleurs montré sa toxicité depuis des lustres...


                                            • shadrack shadrack 3 septembre 12:04

                                              @Gollum

                                              Vous répondez à quelqu’un qui considère, sans rire, que la France est actuellement une dictature fasciste. Pour un totalitarisme soft, vous repasserez.

                                              Par ailleurs, le Christ lui-même était pour l’ordre social et la hiérarchie humaine issue de la structure pyramidale de toute société, sans aucune ambiguïté.

                                              Quant à « tu ne serviras deux maîtres : Dieu et Mammon... », vous avez parfaitement raison. C’est dans cet esprit que l’on pratique la charité paulinienne, vertu théologale majeure, à destination des plus démunis chez Saint Vincent de Paul.

                                              Enfin, je ne ressens pour ma part aucune soumission à Dieu, bien au contraire.
                                               


                                            • Laconique Laconique 3 septembre 13:34

                                              @Gollum

                                              Je n’accepte pas n’importe quel pouvoir quel qu’il soit. Je détestais Sarkozy. Mais je n’attends pas d’une hypothétique révolution qu’elle amène la Parousie sur Terre. Le rapport de Dieu à ce monde vous échappe. C’est pourquoi vous reprochez sans cesse au christianisme de n’avoir pas changé la vie en vingt siècles, ce qu’il n’a jamais promis. Le saint Esprit rend libre à l’égard des puissances terrestres, il ne prend pas leur place. Et c’est vous qui êtes conformiste, en refusant le saint Esprit vous tombez dans toutes les déterminations sociologiques de l’époque : vous êtes écologiste, anti-humaniste, anti-UE, effondriste, etc.


                                            • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 3 septembre 15:49

                                              @shadrack
                                              Vous écrivez : « Vous répondez à quelqu’un qui considère, sans rire, que la France est actuellement une dictature fasciste »
                                              Pour moi, fin du débat. Vous payerez pour votre aveuglement (vous payez déjà en fait mais comme le vocabulaire vous empêche de mettre en mot votre situation, vous ne le savez pas) et vous entraînez, par votre adhésion à l’ordre fasciste, tout le monde vers le désastre. Les aveugles de votre espèce ont une responsabilité majeure dans la catastrophe qui s’annonce et dont nous ne sentons que les prémices.
                                              L’embrigadement est un signe des temps, comme le disait Ferré.


                                            • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 3 septembre 15:55

                                              @Gollum
                                              Intéressant cette distinction entre les deux formes de contradictions. Très éclairant. Je trouve votre commentaire très lucide.
                                              Pour ce qui est de shadrak, il n’est que l’expression de l’humeur du monde. Une humeur de désastre qui montre que nous n’apprenons rien de l’histoire. Je ne peux m’empêcher d’avoir des sueurs froides face à cela. Que faire ! Mais que faire !! C’est affreux cette impuissance et ce sentiment qu’une bonne partie de la population adhère aux causes du désastre.


                                            • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 3 septembre 15:59

                                              @Gollum
                                              Holala, shadrak a écrit ça : « et la hiérarchie humaine issue de la structure pyramidale de toute société »
                                              Et dire que c’est lui qui croit que l’école apporte la connaissance alors qu’il est dans une ignorance totale de ce que sont les sociétés humaines, loin d’être toute pyramidales. Misère de misère...


                                            • Gollum Gollum 4 septembre 08:32

                                              @Christophe Hamelin

                                              Intéressant cette distinction entre les deux formes de contradictions.

                                              Oui c’est de la dialectique marxiste améliorée. Mao semble avoir tout simplement pompé allègrement sur la dialectique chinoise taoïste traditionnelle, qui d’ailleurs voit moins des contradictions que des complémentarités mais ça c’est une autre histoire.. Toujours est-il que la dialectique marxiste russe a fonctionné avec deux pôles, d’où une certaine rigidité, alors que la dialectique chinoise fonctionne avec 4 pôles d’où plus de souplesse en théorie... Le côté franchement capitaliste de l’économie chinoise ressort-elle de cette souplesse ? On peut se poser la question..

                                              Pour ce qui est de shadrak, il n’est que l’expression de l’humeur du monde.

                                              Voir l’iceberg qui fonce droit sur vous n’est jamais facile. On préfère détourner les yeux et boire du champagne en écoutant l’orchestre..

                                              Que faire ! Mais que faire !!

                                              Ben pas grand chose.. Avertir. Mais cela a été amplement fait et la majorité s’en fout.. Donc mettez vous à l’abri tant qu’il est temps.. smiley

                                              Tournez le dos au monde dans la mesure du possible. C’est d’ailleurs un conseil biblique. Toute la Bible n’est qu’avertissement de se mettre à l’abri afin de ne pas subir le jugement de Babel... 

                                              Curieusement nos catholiques d’aujourd’hui ignorent délibérément ce genre d’avertissement.. On se demande bien pourquoi. Mais p’têt que שׁדרך pense qu’il sera sorti du feu et de l’épreuve par la main de Yahvé lui-même..


                                            • Gollum Gollum 4 septembre 08:42

                                              @shadrack

                                              Par ailleurs, le Christ lui-même était pour l’ordre social et la hiérarchie humaine issue de la structure pyramidale de toute société, sans aucune ambiguïté.

                                              Elle est raide celle-là. Pourquoi alors l’éloge de la lutte pour la justice dans les 8 béatitudes ?

                                              Et si on ne peut servir Mammon cela implique bien d’en tirer toutes les conséquences ? Si vous êtes passif face à Mammon, vous servez Mammon. Vous êtes un collaborateur, certes moins critiquable qu’un agent actif du système, mais vous l’êtes quand même.

                                              Est-ce que votre phrase implique soumission à la structure pyramidale de la société nazie ou bolchévique ? Si oui je me fais du souci pour vos capacités éthiques.

                                              Enfin, je ne ressens pour ma part aucune soumission à Dieu

                                              Un vrai chrétien vous répondrait que de ne pas être soumis à Dieu implique ipso facto une soumission au monde. Mon joug est léger dit Christ. Léger mais pas sans joug.


                                            • Gollum Gollum 4 septembre 08:58

                                              @Laconique

                                              Je détestais Sarkozy.

                                              La belle affaire. Et vous adorez Macron qui est tellement un clone de Sarkozy que ce dernier fréquente assidument Macron, car il s’y voit en miroir, et le fait savoir partout autour de lui... 

                                              Mais je n’attends pas d’une hypothétique révolution qu’elle amène la Parousie sur Terre.

                                              Moi non plus.

                                              Le rapport de Dieu à ce monde vous échappe.

                                              Diantre ! Et à vous le patron a fait des confidences ? Vous allez surpasser Pascal L là...

                                              C’est pourquoi vous reprochez sans cesse au christianisme de n’avoir pas changé la vie en vingt siècles

                                              Non c’est aux chrétiens que je reproche de ne pas avoir changé la vie. Un chrétien qui ne change pas la vie n’est pas un vrai chrétien. Tout arbre qui ne porte pas du fruit sera brûlé au feu. Et vous osez dire que le Christ n’a rien promis ? Il n’a fait que ça. On reconnaitra le bon arbre aux fruits. S’il n’y a pas de fruits c’est qu’il n’y avait pas d’arbre..

                                              Et c’est vous qui êtes conformiste, en refusant le saint Esprit vous tombez dans toutes les déterminations sociologiques de l’époque

                                              Oh moi la porte est ouverte. Si le St esprit veux venir qu’il vienne..

                                              vous êtes écologiste,


                                              Voui et c’est pas bien ? Il vaut mieux être pour l’industrie et la destruction de l’environnement ? C’est vrai qu’on n’entend pas bien les chrétiens sur la protection de la nature ils n’en ont rien à faire... eux ce qui les intéresse c’est ce qui tourne autour de la quéquette : les mœurs, la sacralisation du mariage, la chasteté, l’onanisme, que des trucs fondamentaux... smiley

                                              anti-humaniste,

                                              Ah... J’étais même pas au courant...

                                              anti-UE,

                                              Affirmatif. Donc le chrétien est pour l’UE je ne suis pas surpris.. Continuons la bonne vieille collaboration avec les pouvoirs en place, ne changeons rien surtout...

                                              effondriste, etc.

                                              Ben oui. Cela va mal. Partout. Environnement, économie, crise monétaire insoluble... Mais il n’y aura pas d’effondrement parce qu’un chrétien bisounours en mal de désir de protection maternelle en a décidé ainsi. Le culte de la Ste Vierge a des effets collatéraux désastreux..

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