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Accueil du site > Tribune Libre > Arrêt de la Centrale de Tricastin

Arrêt de la Centrale de Tricastin

Pendant que toute la presse bien pensante, et ses lecteurs, se moque des cheveux violets de Mélenchon, j’ai juste une nouvelle à vous faire passer, et comme je n’aime pas me répéter à l’infini, je n’ai pas de commentaire à faire !

Je vous en souhaite bonne lecture

 

 

 

Tricastin-Danger : l'ASN impose à EDF d'arrêter la centrale nucléaire et à Areva de ne pas relancer deux de ses installations

Par rédaction le jeudi 28 septembre 2017, 15:06 - Tricastin - Lien permanent

tricatin-1-2.jpg Par décision du 27 septembre 2017, l’ASN vient d'imposer à EDF la mise à l’arrêt provisoire des quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin dans les délais les plus courts. Il en va de la sécurité et de la survie de toute une région face à la menace atomique. C'est une première en France. Si l'actuelle injonction de l'Autorité de Sûreté Nucléaire s'appuie sur un risque de rupture d’une partie de la digue du canal de Donzère-Mondragon qui protège en théorie le site atomique, une autre décision vise aussi deux des installations d'Areva implantées sur le même site. Et là ne réside pas toute la menace.

__

Alors qu'il y a un mois, le 18 août 2017, EDF avait déclaré à l’ASN un "événement significatif pour la sûreté" concernant un risque de rupture en cas de séisme de la digue du canal de Donzère-Mondragon bordant le site du Tricastin sur une longueur de près de 400 mètres : l'ASN feint de découvrir cette menace permanente sur toute la région.

Vue_Generale_site_nucleaire_Tricastin_France_800_copie.jpg Or ce n'est pas d'aujourd'hui qu'une inondation - liée ou pas à un séisme - conduirait inéluctablement à un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale atomique et rendrait impossible toute mise en œuvre de moyens de gestion d’urgence qu'ils soient internes ou externes. En effet l'ensemble du site atomique du Tricastin se trouve sous le niveau du canal de Donzère. Six mètres en dessous ! L'ensemble des huit autres installations nucléaires d'Areva implantées au Tricastin tout comme les deux du Commissariat à l'Energie Atomique ou l'installation nucléaire secrète militaire ne résisteraient pas non plus.

Ce 26 septembre 2017 les éléments complémentaires apportés par EDF - qui n'en est pas à son premier mensonge - à l'ASN pour la rassurer ont visiblement plutôt fait trembler. Le risque à court terme existe réellement. C'est ce que dit et démontre depuis plus de cinq ans la CAN-SE et le CAN-Vaucluse. La digue n'est qu'une illusion et des infiltrations pénètrent jusque dans les sous-bassement d'au moins un des réacteurs nucléaires. Si en plus, la digue constituée de remblais sablo-graveleux présente en plus des signes inquiétant de fragilité et rupture...

L'ASN met donc à l'arrêt la centrale atomique du Tricastin. Provisoirement. C'est une première en France. EDF est sommé de compléter ses "investigations géotechniques afin de caractériser plus finement la constitution de la partie de la digue concernée et procéder, avant le redémarrage des réacteurs, aux renforcements nécessaires pour assurer la résistance de la digue au séisme maximal retenu dans la démonstration de sûreté nucléaire".

Un état de délabrement qui doit conduire à l'intransigeance

Tricastin_reacteur_fissure.jpg Qu'on y prenne gare : la digue n'est qu'un des aspects menaçant la vie et la sécurité de toute la région car c'est tout l'état de délabrement de la centrale atomique qui est en cause. La centrale atomique n'a pas été conçue pour être reliée au réseau électrique mais pour fournir aux installations d'uranium d'Areva l'énergie dont elles avaient besoin pour produire leur produits de fission atomique, les réacteurs 1 et 3 sont au bout du rouleau, les autres ne vont pas mieux. Les enceintes béton sont fissurées, un des réacteurs repose sur une marne glauque sans stabilité ce qui impose un pompage permanent de l'eau en sous-sol, la tuyauterie est constamment sous tensions à l'image des salariés qui n'en peuvent plus (près de 30% sont sous médicaments tranquillisants ou ont consulté un médecin selon une enquête interne), les réacteurs sont gorgés du "Mox" instable d'Areva comme à Fukushima.

Areva aussi dans le viseur

La digue du canal de Donzère-Montdragon menace aussi les installations d'Areva qui menacent elles-mêmes et contaminent l'ensemble de la région. Ici Areva manipule jusqu'à 2000 tonnes d'uranium par an.

Areva qui a aussi été auditionnée par l’ASN le 26 septembre 2017 sur les conséquences d’une rupture d’une partie de la digue sur les 8 installations nucléaires (6 INB et 2 ICPE) qu’elle exploite sur le site du Tricastin est également visée par une décision similaire à celle de EDF.

Ainsi l'installation nucléaire ComurhexI-Areva est aussi dans le viseur de l'ASN. Elle est pour le moment en "arrêt technique". Là le nucléariste transforme le tétrafluorure d'uranium/UF4 (en provenance du site de Malvési dans l'Aude), en hexafluorure d'uranium/UF6, destiné à être ensuite traité dans l'usine Georges-Besse/Eurodif-Production pour produire de l'uranium enrichi destiné soit à l'armement soit à la fabrication de produits de fission atomique pour les réacteurs dit civil.

La reprise de l’activité de Comurhex 1-Areva est conditionnée elle aussi aux mises à niveau de sécurité indispensables. Mais pas que, car l’ASN lui prescrit aussi d'autres mesures telles la mise à niveau des moyens de limitation des conséquences des rejets chimiques tant pour Comurhex1 que pour une de ses autres installations, la "W" qui transforme l'hexafluorure d'uranium naturel appauvri en provenance de l'usine Georges Besse et de la SET/Georges Besse II, en oxyde d'uranium stable permettant un entreposage de longue durée. Mais là encore on a l'impression que l'ASN s'accommode de faire les gros yeux pour laisser ensuite carte blanche et toute latitude aux exploitants atomiques. Ainsi dans sa décision n° 2015-DC-0489 du 8 janvier 2015 l'ASN n'avait-elle pas déjà fixé à Areva les prescriptions à appliquer dare-dare au vue de ses inspections qui révélaient qu'on était bien loin d'une conformité de l’installation aux obligations minimales de sécurité ?

Alors " l'arrêt - très provisoire pour un mois - de la centrale atomique du Tricastin est-il pour l'ASN une manière de se redorer le blason alors qu'elle s'apprête à valider par ailleurs la cuve défectueuse de l'EPR de Flamanville ?"

les décisions de l'ASN :

0_logo_pdf.png 0_logo_pdf.png 0_logo_pdf.png 0_logo_pdf.png

 .

__

le communiqué commun de la Coordination antinucléaire du sud-est et du Collectif antinucléaire de Vaucluse :

L'ASN impose à EDF d'arrêter la centrale nucléaire du Tricastin et à Areva de ne pas remettre en services deux de ses installations du site du Tricastin (Vaucluse-Drôme). La Coordination antinucléaire du sud-est (CAN-SE) et le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) se réjouissent que l'ASN confirme par sa décision le bien fondé de leur lutte pour l'arrêt immédiat et inconditionnel du nucléaire.

Par décision du 27 septembre 2017, l’ASN vient d'imposer à EDF la mise à l’arrêt provisoire des quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin dans les délais les plus courts. Il en va de la sécurité et de la survie de toute une région face à la menace atomique. C'est une première en France.

L'actuelle injonction de l'Autorité de Sûreté Nucléaire s'appuie sur un risque de rupture d’une partie de la digue du canal de Donzère-Mondragon qui protège (en théorie) le site atomique. Cette menace conduit à une autre décision de l'ASN qui vise aussi des installations d'Areva implantées sur le même site.

L'état de la digue est tel qu'il pourrait conduire par inondation ou séisme à un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale atomique et qu’il rendrait impossible la mise en œuvre des moyens de gestion d’urgence internes et externes

2011-03-19_Rassemblement-Tricastin_2.jpg La Coordination antinucléaire du sud-est (CAN-SE) et le Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84) se réjouissent, alors qu'elles dénoncent depuis plus de cinq ans les contaminations radioactives générées au quotidien par les installations atomiques du site du Tricastin et la menace qu'elles représentent sur la vie et le territoire, que l'ASN confirme par sa décision le bien fondé de leur lutte pour l'arrêt immédiat et inconditionnel du nucléaire.

Pour autant le danger demeure tant que le site atomique du Tricastin n'est pas définitivement mis à l'arrêt et fermé.

En effet le Tricastin (Vaucuse-Drôme) qui s'étend sur 650 hectares se compose non seulement de la centrale nucléaire de EDF mais aussi d'une autre installation EDF de matériels contaminés, de 8 installations nucléaires d'uranium de Areva - dont deux font l'objet aussi d'un refus de redémarrage de la part de l'ASN -, d'une installation nucléaire secrète militaire, de deux installations du Commissariat à l'Energie Atomique dont un tumulus de déchets radioactifs.

De fait : la zone Rhône-Durance/Paca est la région la plus nucléarisée d'Europe avec les sites atomiques du Tricastin (Areva-CEA-EDF), de Marcoule dans le Gard (Areva et CEA ), de Cadarache dans les Bouches du Rhône (Areva et CEA), de Cruas en Ardèche (centrale atomique de EDF). Ces quatre sites atomiques du sud-est regroupent à eux seuls près de 40 installations nucléaires (INB).

La CAN-SE appelle la population à exiger l'arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire partout en France. Il en va de la survie du pays, de nos territoires, des générations présentes et à venir.

_

 

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/09/28/Danger-%3A-l-ASN-impose-%C3%A0-EDF-d-arr%C3%AAter-la-centrale-nucl%C3%A9aire-du-Tricastin

 

Vous trouverez d’autres articles sur le web

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/09/28/edf-sommee-d-arreter-provisoirement-la-centrale-nucleaire-du-tricastin_5192946_3234.html

 


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196 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 30 septembre 08:49

    J’ai hâte de voir ce qu’ils vont faire de cette poubelle immonde...


    • Le421 Le421 1er octobre 09:56

      @Clocel
      Une pensée émue pour cette dame qui avait contrecarré (de façon bien piètre !!) Mélenchon à la télé lors de la présidentielle... Elle ne parlait qu’emplois, emplois et encore emplois.
      Les risques...


    • Clocel Clocel 1er octobre 10:07

      @Le421

      Désolé, je n’ai pas de télé, pas de temps de cerveau disponible pour ça... smiley


    • Le421 Le421 1er octobre 14:51

      @Clocel
      Je ne suis pas parfait, rassurez-vous.
      Petit avantage, j’en ai conscience !!  smiley


    • Fergus Fergus 30 septembre 09:46

      Bonjour, Alinea

      Merci pour l’info. On savait déjà que ce site nucléaire était l’un des plus exposés à un risque majeur en cas d’inondation catastrophique, et a fortiori de séisme suivi d’inondation.

      Ce document ne fait que conforter les craintes et nous oblige collectivement à faire pression sur les pouvoirs publics pour que les « poubelles » dénoncées ci-dessus par Clojea - à juste titre - soient définitivement mises à l’arrêt, quel qu’en soit le coût pour la collectivité.


      • sarcastelle sarcastelle 30 septembre 10:03

        La première chose à lire est bien entendu la décision de l’ASN du 27 septembre, le premier des 4 PDF dont le lien est dans l’article. 

        .
        Qu’y lit-on ? 
        .
        Que la digue résiste au plus fort séisme local historiquement vraisemblable, c’est-à-dire basé sur une période de mille ans. 
        Que la digue ne résiste pas au séisme forfaitairement majoré, c’est-à-dire au précédent affecté d’un coefficient multiplicateur tenant compte du fait que si on n’a pas de bol, il peut y avoir demain un séisme plus fort que celui qu’on n’a pas eu en mille ans. 
        .
        Qu’une solution provisoire de renforcement proposée ne permet pas de repasser, dans un délai court, de la résistance face au séisme millénaire à la résistance demandée au séisme millénaire majoré. 
        .
        Donc on arrête la centrale pour ne pas s’exposer aux conséquences de la survenue dans les temps qui viennent d’un séisme plus fort que celui qu’on n’observe déjà pas en mille ans. 
        .
        ....................................................
        .
        Eh bien, voilà du bon boulot.
        On arrête la centrale, alors même que naguère on aurait presque haussé les épaules devant le critère de sécurité retenu. De quoi dès lors se plaint-on ? 
        .
        ....................................................
        .
        A noter que l’impossibilité de repasser à court terme de la sécurité face au séisme millénaire à la sécurité face au séisme millénaire majoré, s’est vue transformer sur une grande radio (je l’ai hier entendu personnellement) en risque d’inondation à court terme, ni plus ni moins. Voilà pour nos media honnêtes et compétents. 
        .
        ...................................................
        .
        Le reste de l’article n’appelle pas de commentaire particulier : c’est le train-train normal des accusations d’enceintes fissurées et de mensonges d’état, la simple routine écologiste. 





        • Fergus Fergus 30 septembre 11:49

          Bonjour, sarcastelle

          La catastrophe de Fukushima a montré qu’en matière de sécurité nucléaire, il faut toujours aligner les normes sur le plus fort risque - aussi élevé soit-il -, eu égard aux conséquences pour les populations des villes, notamment en aval, et par conséquent soumises aux courants d’eau ou aux vents pollués (Orange, Avignon, Nice, Aix et Marseille).

          En Bretagne, les spécialistes estiment que la probabilité d’un séisme supérieur à une magnitude de 4 est très faible, et celui qui vient de toucher la région de Rennes avec 3,9 reste dans ce schéma. Mais tel n’avait pas été le cas en 2002 à Hennebont où l’on avait atteint une magnitude - jamais mesurée en Bretagne - de 5,4. Cela pour dire qu’il y a toujours un moment où les prévisions les plus pessimistes sont atteintes, voire dépassées.

          Or, le site de Tricastin est dans une zone de sismicité plus élevée que la Bretagne et de surcroit proche de zones encore plus exposées. En réalité, le niveau de sismicité de Tricastin est à peu près identique à celui de la Vendée où, à la fin du 19e siècle, a été enregistré un séisme évalué par les experts à 7,4. Une puissance qui, dans la vallée du Rhône, pourrait sinon détruire les installations de la centrale mécaniquement, du moins détruire les digues et provoquer un accident nucléaire, tout particulièrement si l’épicentre est proche du canal de Donzère-Montdragon.


        • nono le simplet nono le simplet 30 septembre 12:05

          @sarcastelle
          c’est le train-train normal des accusations d’enceintes fissurées et de mensonges d’état, la simple routine écologiste. 

          arg, nuages en vue, mais là c’est mon tour !
          l’Etat, actionnaire majoritaire d’EDF, de plus macroniste, serait à la solde de l’écologie ?
          l’ASN serait une succursale de Green Peace ? 

        • sarcastelle sarcastelle 30 septembre 13:02

          @nono le simplet

          .
          Je n’ai pas compris le sens de vos deux questions. 

        • sarcastelle sarcastelle 30 septembre 13:05

          @Fergus

          .
          C’est une autre affaire si votre étude sismique personnelle est plus pessimiste que celle qui a précédé l’installation de la centrale, et vous devez transmettre vos conclusions à l’ASN. 

        • Fergus Fergus 30 septembre 13:47

          @ sarcastelle

          Tout d’abord, un erratum : le séisme vendéen s’est produit non à la fin du 19e siècle, mais du 18e.

          Je n’ai pas d’études personnelles sur la question, et cela d’autant plus que je ne suis en aucune manière spécialisé, ni en matière de sismologie, ni en matière de sûreté nucléaire.

          Je dis simplement que l’on doit toujours envisager la configuration la pire, aussi improbable soit-elle, particulièrement en ce qui concerne l’industrie nucléaire, de loin la plus dangereuse.

          Pour mémoire, rappelons-nous de la catastrophe maritime de 1953 aux Pays-Bas. Les digues avaient été entretenues sans trop de zèle en se basant sur les rapports des experts du moment qui les estimaient en l’état aptes à résister à n’importe quelle dépression. Or, contre toute attente, la conjonction d’une violente tempête et d’un coefficient de marée élevé a entraîné une surcote de 4 m qui a éventré les digues en divers points et précipité la mer à l’assaut des polders à une vitesse telle que les paysans ont été piégés. Résultat : plus de 2 500 décès, des dizaines de milliers d’animaux morts, et des milliers de maisons et de fermes détruites !

          Depuis, les experts néerlandais ont repensé les systèmes d’endiguement et considérablement revu à la hausse leurs normes de sécurité. Mais il aura fallu, comme pour le Japon à Fukushima, une catastrophe majeure !


        • pipiou 30 septembre 14:00

          @Fergus

          C’est très théorique, car on ne peut pas prevoir le pire.
          Imaginez qu’une meteorite tombe dans l’atlantique et qu’un tsunami déferle sur la France.
          Toutes les centrales seront balayées par la vague.
          On sera tous irradiés, mais comme on aura été noyés auparavant ça n’est pas un problème.

          Sérieusement, on est un pays plutôt parano, principe de précaution, ceintures et bretelles, on ne pas pas empiler les coefficients de sécurité à l’infini.

          Cet article est surtout là pour agiter les peurs, l’auteur n’étant pas spécialement une experte en génie civil.


        • Fergus Fergus 30 septembre 15:48

          Bonjour, pipiou

          On est là sur une hypothèse qui sort de l’épure des évènements dont la probabilité de survenue est relativement élevée à une échelle de temps humain. Et les mesures de précaution relatives à ce type d’évènement sont impossibles à prendre.


        • alinea alinea 30 septembre 16:04

          @Fergus
          Je pense qu’en ce domaine les Français « experts » ont un petit complexe de supériorité malgré leur carence certaine en philosophie humaniste ! C’est beau la foi, mais cela devient dangereux quand les fidèles croient savoir !!


        • amiaplacidus amiaplacidus 30 septembre 16:21

          @Fergus
          Bonjour Fergus,

          La durée de vie des déchets nucléaires sort totalement de l’échelle de temps humaine. Il suffit de comparer la durée de vie moyenne des êtres humains, admettons 80 ans, avec la demi-vie des actinides qui se chiffres en millions d’années.

          Sans compter que leur désintégration génère souvent des produits encore plus nocifs. Par exemple le thorium, demi-vie de 14,5 milliards (14’500 millions) d’années, relativement peu actif à cause de cette durée de vie, se désintègre en radium et radon, infiniment plus toxiques.

          Alors, parier sur une gestion des déchets à très long terme humain, par exemple maîtriser cette gestion sur 1000 générations (20’000 ans), vraiment raisonnable ou le pari de Dr Maboul ? 


        • sarcastelle sarcastelle 30 septembre 16:33

          @alinea

          .
          C’est beau la foi, mais cela devient dangereux quand les fidèles croient savoir !!
          .
          Aussi avez-vous choisi une foi où l’on ne croit pas savoir parce qu’on ne veut surtout rien savoir, moyennant quoi on est fondé à signifier à qui sait quelque chose qu’il n’est pas fondé à faire usage de ses connaissances. 
          On ne peut qu’admirer cet humanisme. 

        • sarcastelle sarcastelle 30 septembre 16:34

          @amiaplacidus

          .
          Cela tombe bien puisque dans les réacteurs à thorium ce métal dangereux sera détruit ! 



        • amiaplacidus amiaplacidus 30 septembre 17:19

          @sarcastelle

          Détruit pour fabriquer quoi ?
          .
          Si j’en crois votre message, vous semblez savoir qu’EDF/Areva laisse(nt) tomber l’EPR pour passer à la filière thorium.
          Décidément, en matière de désinformation, vous n’avez peur de rien.


        • alinea alinea 30 septembre 17:32

          @sarcastelle
          Ce que je sais, c’est qu’à partir d’un certain niveau de mauvaise foi de l’interlocuteur, mieux vaut se retirer ! smiley


        • Self con troll Self con troll 30 septembre 17:45

          @alinea
          Y’a des mecs sur ce forum. Vous savez comment ils lisent !


        • HELIOS HELIOS 30 septembre 17:49

          @alinea


          surtout que ... quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage, n’est-ce pas ??

        • pipiou 30 septembre 18:46

          @alinea
          En matière de croyances il y a la bonne foi et la mauvaise foi


        • alinea alinea 30 septembre 18:52

          @pipiou
          Je ne doute pas que sarcastelle soit de bonne foi vis à vis d’elle même, c’est la définition du sarcasme,non ? smiley


        • pipiou 30 septembre 19:00

          @alinea

          Non, je ne pense pas.Le sarcasme est souvent une façon peu agréable de dire une vérité.
          La mauvaise foi, elle, est sournoise.


        • sarcastelle sarcastelle 30 septembre 19:00

          @alinea

          .
          à partir d’un certain degré de mauvaise foi...
           ;
          Zut, les nuages ! 

        • sarcastelle sarcastelle 30 septembre 19:03

          @amiaplacidus

          .
          Qu’est-ce que vous racontez, vous ?!

        • alinea alinea 30 septembre 19:08

          @pipiou
          Non, c’était une boutade, le sarcasme est une ironie amère et ces ironiques là manipulent bien avec la mauvaise foi !
          Les gens de bonne foi font plutôt figure de niais, de naïfs ! j’en sais quelque chose !! dans les rapports de pouvoir, la mauvaise foi est supérieure !


        • Ratatouille Ratatouille 1er octobre 00:53

           @alinea
          mieux vaut se retirer !
          en 30 minute tu est NEW YORK

          Avec sa « Big Fucking Rocket », Elon Musk veut rallier Paris à New-York en 30 minutes
          ... Elon Musk a aujourd’hui dévoilé une utilisation inédite de la BFR : convoyer des passagers d’un point à l’autre de la planète en moins d’une heure. Et ce, pour le même prix qu’un billet en classe économique dans un avion conventionnel.

          Atteignant une vitesse maximale de 27 000 km/h, la BFR pourra ainsi relier Hong Kong à Singapour en 22 minutes. smiley
          https://www.youtube.com/watch?time_continue=113&v=zqE-ultsWt0
          dieu à intérêt à planquer son trou de balle.

          en plus c’est cabanel qui va être content ça marche aux pets de vache et l’ oxygène.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er octobre 07:35

          @alinea
          Les gens de bonne foi vous expliquent qu’il n’y a pas de production d’énergie qui ne pose de problèmes. Que ce soient les panneaux solaires ou les éoliennes, leur fabrication nécessite des terres rares ou de l’acier en quantité.


          Ce qui va poser, à terme, la question de ces ressources, si on veut les appliquer dans le monde entier. Par exemple, si l’ Afrique, quasiment pas électrifiée, veut l’électricité partout...

          La seule énergie qui ne pose pas de problème, c’est celle qu’on n’utilise pas.
          Or, « la modernité » implique toujours plus d’électricité, l’Etat propose des aides financières pour acheter des voitures électriques...

        • alinea alinea 1er octobre 12:01

          @Fifi Brind_acier
          Bien d’accord Fifi ! et bien consciente de cela depuis fort longtemps.


        • FreeDemocracy FreeDemocracy 30 septembre 10:36
          bonjour alinea,

          si je ne m’abuse le problème avec la digue n’est pas d’hier donc pourquoi maintenant ? est ce fondé ? 

          • JMBerniolles 30 septembre 11:26
            C’est le genre d’article dont ce site devrait se garder.

            L’auteur fait « passer » une information orientée (émanant de groupuscules de moins en moins représentatifs animés par des responsables à multiples casquettes) que visiblement elle ne comprend pas elle-même.
            Je me gardera de provocations bien que l’allusion à Mélenchon, dont elle ne veut visiblement pas reconnaître qu’il déçoit beaucoup de gens y compris chez ses partisans, y invite.

            Les réacteurs nucléaires du Tricastin dont une des fonctions premières est d’alimenter l’usine de séparation isotopique de Pierrelatte, qui mobilise à pleine charge 3 réacteurs nucléaires sur 4 environ, ont toujours par ailleurs alimenté le réseau électrique. [il y a peut-être une confusion avec G1 G2 et G3 à Marcoule à destination militaire initialement qui ont ensuite été couplés, G2 et G3 au réseau électrique].

            On peut même dire que la centrale de Tricastin est d’une importance clé pour l’alimentation électrique du sud-est de la France et de la région PACA en particulier. Avec l’inconvénient d’un réseau électrique mal structuré où une ligne à très haute tension fait défaut.

            Une ligne à très haute tension est tirée entre Tricastin et Cadarache afin d’alimenter les expériences de Fusion contrôlée (Tore Supra d’abord puis ITER ensuite) Ces expériences mobilisent la puissance d’un réacteur nucléaire dans leur phase d’expérience sur le plasma.

            Donc la centrale de Tricastin a une utilité fondamentale et multiple.

            C’est pourquoi l’arrêt est provisoire.

            Cet arrêt provient d’un problème qui n’est pas nouveau. Régulièrement le tenue au séisme de la digue (et des réacteurs nucléaires) est examinée. C’est l’EDF qui a informé l’ASN qu’il faudrait renforcer la digue sur certain points sensibles. 

            Le site du Tricastin est très loin d’être le lieu le plus exposé au séisme de la vallée du Rhône.
            La valeur du séisme historique retenue est un peu supérieure à 4. Le séisme de Lambesc au début du XXéme siècle à été supérieur à 6.

            Les calculs de résistance au séisme prennent en compte un séisme de référence majoré de deux degrés (cela donne le séisme de sécurité. Dont le niveau a néanmoins été atteint sur le site de Fukushima Daiichi par exemple). 

            l’EDF a lancé un grand programme de renforcement de sa sûreté dans l’optique de Fukushima Daiichi précisément. On ne peut pas à la fois en dénoncer le coût (100 milliards d’euros environ au total) et ne pas reconnaître ses effets bénéfiques.

            Si la digue venait à céder, ce n’est qu’hypothétique compte tenu de son renforcement, le site de la centrale serait inondé mais cela ne provoquerait pas la fusion des réacteurs.

            On notera que l’EDF renforce la digue ce qui a effet général bénéfique et ne choisit pas une solution de digue autour de la centrale par exemple.

            En décembre l’affaire sera close parce que Tricastin est indispensable cet hiver. 

            J’imagine que le déchainement des groupes anti nucléaires du sud-est, agents commerciaux des courants éoliens et photovoltaïque, est aussi du au rejet des éoliennes par les populations, particulièrement marquée dans le sud-est, mais aussi dans les Pyrénées.

























            • capobianco 30 septembre 12:32

              @JMBerniolles
              « Je me gardera de provocations bien que l’allusion à Mélenchon, dont elle ne veut visiblement pas reconnaître qu’il déçoit beaucoup de gens y compris chez ses partisans, y invite. »

              Une réalité ou un « espoir » ? La campagne anti JLM continue de plus belle, peut-être que la FI commence à inquiéter très sérieusement, c’est bien !


            • JMBerniolles 30 septembre 12:45
              @capobianco

              Non. L’arnaque Mélenchon ne me plait pas du tout, mais je reconnais volontiers qu’il y a derrière lui des forces progressistes..... 

              Mélenchon est par ailleurs un anti nucléaire primaire ignorant. Le domaine de l’énergie est un terrain où il étale sans complexe cette ignorance et où il délivre ses affirmations absurdes 

            • alinea alinea 30 septembre 16:07

              @JMBerniolles
              Je ne vois pas ce que Mélenchon vient faire là-dedans, mais puisqu’on y est, parlez nous de la compétence de Macron, de Sarkozy, de Chirac, de Mitterrand et de Giscard en matière d’énergie.
              Quant à de Gaulle, il s’était entouré de bons et loyaux ingénieurs qui avaient fait leurs classes, plus ou moins officiellement, aux USA, mais je ne suis pas sûre que lui-même était un « expert » !


            • capobianco 30 septembre 16:11

              @JMBerniolles
              « mais je reconnais volontiers qu’il y a derrière lui des forces progressistes.....  » Vous êtes trop bon, et vous vous classez parmi eux peut-être ?

              Evidemment JLM est « anti nucléaire primaire ignorant » alors que tous les autres politiques sont de vraies pointures en ce domaine. On sent bien dans vos propos « mesurés » cette objectivité qui semble la règle sur avox depuis quelques temps.


            • JMBerniolles 30 septembre 17:02

              @alinea

              C’est vous-même qui avez introduit Melechon dans votre article. Mitterand était un opportuniste qui a échangé Plogoff (avec raison. Je pense qu’il fallait respecter le site de la pointe du raz comme il faut préserver les baies bretonne de l’éolien offshore au coût exorbitant par ailleurs) contre le développement du reste du palier 900MWe avec EDF. Les autres sont des anti nucléaires par adhésion au néo libéralisme dont l’écologie politique est un agent actif.

              Je ne savais pas que l’école des Mines et d’autres grandes écoles d’ingénieurs étaient aux USA. De Gaulle était tellement apprécié des américains que la CIA a cherché à le tuer plusieurs fois. Le seul problème de cette époque c’est le fait d’avoir donné la bombe atomique aux israéliens.

              De Gaulle a donné sa vraie place au nucléaire. C’est à dire un domaine stratégique pour l’indépendance politique, pour la recherche, la santé et naturellement l’énergie. Je n’étais pas gaulliste, j’ai défilé souvent contre sa politique sociale, mais je dois reconnaître qu’il était un grand dirigeant. Tous les suivants sont des nains politiques par rapport à lui.


            • alinea alinea 30 septembre 17:27

              @JMBerniolles
              Ah c’est vrai ! mais c’était tellement insignifiant et rien à voir avec le nucléaire que j’avais oublié avoir mentionné son nom !
              Vous ne manquez pas de cran de dire que l’écologie est l’alliée du libéralisme ! vous êtes abusé quand ça vous arrange !
              Quant aux ingénieurs de De Gaulle, je parle de bien avant, pendant la guerre, parce que, pour avoir des enseignants à Polytechniques, il fallait des professeurs ! et ceux-ci de la France Libre étaient allés travailler aux US pendant que de Gaulle était à Londres,et étaient revenus avec des trésors de guerre !
              Pour ma part, je n’aime pas laisser ma vie entre les mains de ces gens-là, ma vie, ça ne serait rien, mais de tout ce que j’aime dans ces coins ! Alors j’ai confiance pour l’avenir, la recherche, et le respect de l’autre,quel qu’il soit.


            • JMBerniolles 30 septembre 18:12

              @alinea

              Vous lisez comme cela vous arrange. Je parle de l’écologie politique. Cohn-Bendit est un vrai laquet du néo libéralisme au Parlement européen. Je n’ai rien contre la défense de l’environnement, au contraire.

              Nicolas Hulot c’est le business qui s’empare du thème de l’écologie et c’est la compromission tout azimuts, y compris dans le sens du nucléaire s’il le faut.

              Ce que j’ai vu dans les classes de prépa c’est l’enseignement de sommets de la pensée humaine en maths et en physique. Avec une très grande présence de savants français.

              L’obscurantisme anti nucléaire c’est la négation et la mort de tout cela. De ce qui a fait notre force.

              D’ailleurs notre pays est en train de sombrer définitivement.


            • JMBerniolles 30 septembre 18:44

              @capobianco

              Melenchon n’est pas l’objet de l’article.

              Conformément à la volonté politique de Nicolas Hulot de fermer des centrales nucléaires, L’ASN, qui est une administration qui dépend du ministère de l’environnement et non un gendarme, monte des problèmes en épingle pour aboutir à cela.

              Cela fait partie intégrante du plan Macron, sous la tutelle allemande comme le montre, entre autres l’affaire Alstom, de désintégration de notre pays.

              Au passage Melenchon et une bonne partie de la Phi a voté Macron.

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