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Accueil du site > Tribune Libre > ASTRID : on vient de tuer un fantôme

ASTRID : on vient de tuer un fantôme

 

C'est article a été publié sur le site Europeanscientist.com Il a été écrit au nom de tous les ingénieurs et techniciens, dont des partenaires étrangers, qui ont permis à la France de maîtriser, à un moment, cette technologie futuriste, à l'époque et même aujourd'hui, et de placer notre pays à la pointe mondiale dans le domaine. 

L'arrêt officiel du projet ASTRID réjouit naturellement la mouvance anti nucléaire, néanmoins il a, comme d'autres sujets d'importance pour la France et son peuple, été relégué à l'arrière plan par la propagande sur le Climat, ou plus exactement sur l'Urgence climatique. Celle-ci est un mantra créé de toute pièce pour le monde fictif que les médias officiels construisent afin de détourner les gens des vraies questions que pose le monde qui les entoure,

Il y a pourtant beaucoup de choses qui concernent notre pays et notre avenir que cette affaire révèle. C'est ce que ce texte développe.

 

Le développement des réacteurs nucléaires rapides au sodium en France

Les études et les projets sur la filière des réacteurs nucléaires à neutrons rapides refroidis par le sodium ont été initiées au tout début des années 60. C’était un projet global très ambitieux parce que la plupart des choses, concernant la conception et la réalisation d’un réacteur de ce type, étaient à développer, à mettre au point, à imaginer même. Il y avait beaucoup d’éléments de base à maîtriser, notamment le combustible, dont l’idée, un oxyde mixte U-PuO2 constitué d’une poudre frittée, gainée par de l’acier inoxydable austénitique, avait été ramenée des USA par George Vendryes le responsable à l’origine du lancement de ce vaste programme au CEA, la technologie sodium, l’effet de l’irradiation par des neutrons rapides énergétiques sur l’acier de gainage, les cuves.... et à développer, notamment les calculs pour la neutronique, la Thermohydraulique sodium, la mécanique des composants et de structures, et des données à acquérir, sur les sections efficaces par exemple. On en était également au début du développement de grands code de calcul conçus pour tourner sur les gros ordinateurs de l’époque, lancés au départ pour des applications militaires, dans les domaines cités précédemment, neutronique, Thermohydraulique, mécanique, puis plus tard pour les études de sûreté.

Le programme “rapides” s’est déroulé en trois étapes principales constituées de phases d’études et de développements conclues par la réalisation d’un réacteur nucléaire. Le premier réacteur a été Rapsodie dont le coeur d’une puissance thermique de 20 MWth a ensuite été porté à 40 MWth sous l’appellation de Fortissimo. Il a divergé en 1967. Ses objectifs principaux étaient de tester le combustible et la technologie sodium.

Il est important de noter qu’au tout début des années 70 un projet pour la construction d’un réacteur nucléaire jumeau de Fortissimo en Inde a été engagé avec une équipe de projet mixte comprenant des ingénieurs français et indiens sous la direction d’un ingénieur indien. Cette équipe de projet s’est rapidement installée à Madras (aujourd’hui Chennai). Sous le nom de FBTR ce réacteur prototype n’a divergé qu’en 1985 à la suite de nombreux problèmes. Le fait qu’un pays émergent ait pu considérer (le programme “rapides” n’est pas abandonné en Inde) que les études sur la filière “rapide” pouvait lui permettre d’avoir une ouverture vers le plus haut niveau en sciences et technologie et lui offrir la possibilité de mettre en valeur le minerai de Thorium qui est en abondance dans ce pays, est à souligner. Pour obtenir du combustible nucléaire fissile à partir du Thorium, l’Uranium 233, l’idée est de placer le Thorium dans une couverture entourant le cœur rapide. Le cycle Thorium est naturellement beaucoup mieux exploité dans des réacteurs nucléaires à sels fondus, intégrés dans la perspective de la IV ème génération de réacteurs nucléaires électrogènes, mais ceux-ci sont encore à développer. On remarquera que le programme indien qui a donc été lancé dans une coopération étroite avec les ingénieurs français, n’a nullement été impacté par l’arrêt brutal de Super Phénix, ni par le rejet du monde politique, en France, de cette technologie nucléaire. C’est aussi le cas de la Russie qui est ainsi devenue le leader mondial en la matière.

Le démantèlement de Rapsodie a été entrepris dans les années 90. Il y a eu malheureusement un décès et des blessés à la suite d’une explosion d’hydrogène lors du nettoyage d’une tuyauterie sodium.

La deuxième étape du programme français sur les “rapides” à sodium menée en coopération avec l’Euratom et l’EDF a conduit à un prototype électrogène d’une puissance électrique de 250 MWe, Phénix. Ce réacteur “rapide” a été couplé au réseau électrique en 1974 et il a fonctionné à puissance nominale la grande majorité du temps. Quelques problèmes ont marqué sa vie et ont conduit à des arrêts assez longs. Ces problèmes de nature accidentelle souvent, - feu de sodium secondaire au niveau d’un échangeur intermédiaire, problème de fuite au niveau de la boite eau des GV (problème qui aurait pu être sérieux en occasionnant une réaction explosive, montrant combien les GV constituent un point très sensible sur cette filière) ... -, ont été maîtrisés de manière satisfaisante, hors la mystérieuse et unique occurrence de l’introduction d’une réactivité négative dans le cœur qui n’a pas été complètement interprétée. Sa vie a été prolongée jusqu’à 2010 afin de l’utiliser comme source d’irradiation de neutrons rapides pour faire des tests d’élimination de transuraniens et de produits de fission à vie longue en les introduisant dans du combustible. Méthode d’élimination qualifiée d’homogène. Les résultats de ces tests ont été satisfaisants mais partiels.

La troisième étape de développement et d’études était extrêmement ambitieuse. Son but était de lancer un prototype industriel de réacteur “rapide” au sodium d’une puissance électrique de 1200 MWe. C’était un saut sans doute trop ambitieux puisque l’on estimait qu’une puissance électrique de l’ordre de 600/800 MWe permettait de rencontrer tous les problèmes, scientifiques et technologiques, liés aux grands réacteurs de ce type, - cœur, structures, composants, ...-. C’était précisément le puissance de BN600 le projet soviétique à l’époque, et la puissance retenue pour ASTRID. Pour lequel la question du budget était tendue. En dehors de sa technologie d’avant garde, un autre point remarquable de Super Phénix était que son accident maximum, très hypothétique, devait être contenu dans le dimensionnement, au plus près du cœur.

Cette histoire montre combien le développement d’une technologie nucléaire avancée jusqu’au stade industriel est une longue aventure de plusieurs dizaines d’années. C’est naturellement aussi valable pour les réacteurs nucléaires à sels fondus. Ce sont à la fois des études dans des installations et labos dédiés sur les technologies, - sodium, combustible, composants, manutention,..-, et des développements pour les études de Thermohydraulique, de Neutronique, de Mécanique, puis de Sûreté, notamment au niveau du développement de codes de calcul. A ce propos il ne faut pas oublier qu’au début des années 60 on en était à l’aube de l’utilisation des grosses unités centrales d’ordinateur. Il était aussi nécessaire d’acquérir des données de base dans divers domaines, - sections efficaces pour la Neutronique.., tenue du combustible et de matériaux sous irradiation..-. Tout cela oblige à procéder par étapes dans une construction de moyens, de techniques et de connaissances.

Enfin il est nécessaire d’insister sur le fait que tout cela repose, in fine, sur les capacité de l’Industrie de fabriquer et de traiter des matériaux très spéciaux, de réaliser de soudures complexes... tout en respectant des règles de construction très strictes.

Ce très long temps de développement a un inconvénient majeur du fait que lorsque le stade industriel est atteint les équipes des études initiales, celles qui possèdent le savoir faire non écrit, sont soit à la retraite, soit malheureusement disparues. C’est encore plus vrai pour la fusion contrôlée thermonucléaire.

 

Les surgénérateurs

 

La surgénération de combustible dans un réacteur nucléaire, soit à partir de l’Uranium naturel ou du Thorium, est la caractéristique principale de ce qui a été défini comme la quatrième génération de réacteurs nucléaires électrogènes. Les “rapides” au sodium répondent naturellement à ce critère. Ils peuvent générer du Pu 239, 241.. mais aussi de l’Uranium 233 à partir de Thorium disposé dans une couverture comme dans le projet indien.

Les réacteurs à sels fondus fonctionnant sur un cycle de régénération Thorium/U233 en utilisant des flux de neutrons thermalisés, sont aussi de cette nouvelle génération.

Il est nécessaire de rappeler les grands avantages que procurent les “rapides” au sodium :

* D’abord une capacité à ‘brûler’ l’Uranium naturel de 60 à 80 fois plus que dans un réacteur classique à eau pressurisée ou bouillante.

* Un meilleur rendement, 40%, sur la production électrique par rapport aux REP. Qui pourrait être augmenté avec des rapides à gaz, envisagés dès le début mais posant de gros problèmes technologiques et éventuellement de sûreté si l’on envisage des cycles directs ...

* Une auto élimination d’actinides et de produits de fission par fission ou transmutation.

* Une évaluation retenue officiellement a montré que la centrale Super Phénix rejetait de l’ordre de 40 fois moins d’éléments radioactifs qu’une centrale PWR existante.

* La flexibilité et la réactivité de son cœur neutronique permettraient à une centrale du type Super Phénix, si on le désirait, de suivre le réseau électrique. C’est à dire de répondre aux variations instantanées de la demande d’électricité sur le réseau.

* Enfin comme on l’a vu plus haut, le dimensionnement de Super Phénix avait été conçu pour contenir l’accident grave maximum, très hypothétique, de perte de refroidissement sans chutes de barres de contrôle de la puissance neutronique.

Cet accident qui amène immédiatement à une excursion de puissance due à une réactivité prompte (qui s’éteint d’elle-même à un moment à la suite d’un effet physique sur les sections efficaces de fission) a été étudié théoriquement et dans des installations nucléaires à la pointe mondiale pendant des années. Les phases accidentelles qui sont nombreuses et complexes, avec notamment une deuxième excursion nucléaire, ont été difficilement maîtrisées et conduisent à l’évaluation d’une puissance maximum relâchée dans l’accident en MégaJoules. L’évaluation de 800 MégaJoules estimée de manière primaire au début du projet est dépassée. Un ordre de grandeur de 1500 MégaJoules serait plus réaliste.

L’abandon et le sabotage de Super Phénix

D’un point de vue comptable simple le désastre lié l’arrêt de Super Phénix a été évalué par une commission parlementaire dans les années 90. Au total la France avait engagée 60 milliards de francs (9 milliards d’euros à réévaluer) pour les études et réalisations sur la filière rapide. De plus des aides extérieures sont à ajouter de la part de l’Euratom et surtout de l’Allemagne et de l’Italie pour Super Phénix. Il faut aussi tenir compte du manque à gagner sur les MWh et le coût d’un démantèlement, plusieurs milliards d’euros engagés sans capitalisation. Le seul fait d’avoir engagé le projet ASTRID en 2006 est une reconnaissance du non sens de cet abandon.

Quand Super Phénix a été arrêté en 1997, il venait de fonctionner une année à pleine puissance. Le fonctionnement de Super Phénix n’a pas seulement été stoppé, des dommages irréversibles ont été volontairement infligés à ses cuves primaires de manière à interdire toute reprise du réacteur. C’est un autre aveu du fait que l’intérêt potentiel de cette technologie était bien connu des responsables politiques auteurs de ce crime contre la science, contre leur propre pays, contre les français en tant que consommateurs d’électricité, de citoyens et de contribuables.

Dans le courant du XX ème siècle la France s’est assurée une place de choix dans le contexte mondial. Les efforts déployés dans le domaine du nucléaire, où des savants français avaient figuré parmi les pionniers, lui avaient procuré une place de leader mondial sur les réacteurs électronucléaires. Avec des choix intelligents comme celui des PWR plutôt que des BWR, dont on a pu saisir les problèmes en cas d’accident grave à Fukushima Daiichi. Schématiquement, bien que la réalité soit plus complexe, au niveau de l’accident grave c’est TMI versus Fukushima Daiichi.

Bien qu’il y ait encore de graves foyers de guerre dans le monde, les guerres se sont déplacées sur le terrain de la haute technologie et de l’économie.

Si l’on considère le déclin économique de la France on peut le lier, à la racine, avec l’abandon de Super Phénix ainsi qu’au quasi moratoire sur l’électronucléaire de Civaux, centrale nucléaire mise en service en 1991, et l’année 2006 où le projet de l’EPR de Flamanville, ainsi que le principe d’un projet de réacteur rapide au sodium prototype, ASTRID, ont été lancés. On constate maintenant que cela a eu des effets très néfastes au niveau de l’industrie nucléaire nationale, malgré des contrats pour l’étranger.

Il est à retenir qu’en France, cette affaire Super Phénix marque la première grande intrusion de la Politique, et ses aspects de démagogie, dans un grand domaine scientifique et technique.

ASTRID

Le projet ASTRID d’un réacteur “rapide” à sodium d’une puissance électrique de 600 MWe a donc été lancé, avec un gros problème de financement, dans le contexte décrit plus haut de pertes de connaissances et de savoir faire, ainsi que de compétences au niveau industriel.

 Beaucoup d’installations nucléaires et autres, ainsi que des réacteurs nucléaires d’expérimentation, pour les études de sûreté notamment, avaient été fermés.

Ainsi on ne dispose plus aujourd’hui de source de flux d’irradiation en neutrons rapides pour des études décisives. Le réacteur Jules Horowitz qui devait permettre des irradiations avec neutrons rapides (objectif irréaliste par ailleurs) a mis des années à simplement sortir de terre. Il a pourtant un rôle important et unique en France dans la fabrication de sources radioactives pour les applications médicales.

Dans ce contexte terrible et déprimant le projet ASTRID pouvait difficilement être autre chose qu’un projet papier. C’était en quelque sorte un fantôme, une fiction dans laquelle on maintenait des équipes d’études pour garder sous perfusion une vocation nucléaire dans un organisme que l’on oriente, dans un volontarisme politique mal fondé sur le plan scientifique et technique, vers d’autres énergies.

C’est donc un fantôme dont les premières orientations et premiers dessins avaient le tort de trop rappeler Super Phénix, qui vient d’être tué. En France, nous avons la particularité insensée d’avoir placé notre Industrie sous la tutelle d’un ministère de l’ “écologie”. C’est certainement la raison de cet abandon officiel.

Mais est-ce si facile de tuer un fantôme qui a une âme ?

 

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63 réactions à cet article    


  • San Jose 2 octobre 11:04

    Pour la compréhension des articles sur le nucléaire ne pas manquer de lire mon article de base sur la radioactivité, refusé et donc accessible à tous les modérateurs ! sauf bien entendu au graphite et à l’eau lourde. 


    • alexis42 alexis42 2 octobre 13:58

      @San Jose
      Je ne connais qu’une seule personne capable de comprendre la partie technique du début de l’article : monsieur Cabanel, qui a prouvé l’innocuité des patates électriques et des prises multiples auto-génératrices d’électricité.
      Mais cet article ne fera certainement pas changer d’avis partisans et adversaires du nucléaire.


    • foufouille foufouille 2 octobre 15:24

      @alexis42

      Attention car cabanon peut te censurer pour avoir osé critiqué son génie.


    • Onecinikiou 3 octobre 09:13

      Bonjour M. Berniolles,

      Autre excellent papier concernant cet arrêt, et plus généralement la décision  le crime  commis par nos pitoyables responsables et pseudo-dirigeants politiques (élus n’est-ce pas) de bazarder notre filière électronucléaire sous pression des ignares, des traitres et autres démagogues...

      https://revue-progressistes.org/2019/09/22/larret-du-programme-astrid-une-etude-de-cas-de-disparition-de-letat-stratege/?fbclid=IwAR2fqCST1N6u8jbUnGJ5oPxKd68Smg3_gRsJJSSOg47yCCgsrWsrsgR7thM


    • JMBerniolles 3 octobre 20:26

      @Onecinikiou

      Bonjour,
      Merci pour votre commentaire.
      Je tiens à répéter que cet article, écrit au départ pour une revue scientifique, représente des équipes de chercheurs et techniciens. 


    • San Jose 2 octobre 12:03

      Article bien trop technique pour nos commentateurs. Ils n’en connaissent pas la moitié des termes. Par chance Victor Aïoli a déjà fait un autre article sur le sujet, et bien plus objectif : 

      .

      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nucleaire-astrid-souleve-son-164603

      .

      (@ JM Berniolles : c’est de l’humour...)


      • leypanou 2 octobre 12:33

        @San Jose
        rien ne vous empêche de vous y mettre pour que l’article devienne « self-contained », terme couramment utilisé dans les textes scientifiques anglo-saxons.


      • JMBerniolles 2 octobre 13:09

        @San Jose

        De l’humour gaulois lorsqu’il s’agit du fringant Victor.


      • San Jose 2 octobre 13:10

        @leypanou
        .
        Voyez la dernière ligne de mon commentaire de 12:03


      • sweach 2 octobre 12:13

        Triste nouvelle smiley

        Avec ce choix, la France perd un gros avantage industriel et militaire, cela présage un avenir plutôt funèbre pour notre nation.

        On peut noter que le refroidi au sodium n’était pas indispensable, uniquement là pour un usage militaire, mais augmentait considérablement le risque de sûreté de cette technologie.

        Quoi qu’il arrive un devra un jour ou l’autre utiliser des Réacteurs à Neutron Rapide, car c’est le seul moyen de réduire la durée de vie de nos déchets nucléaires actuellement jalousement stockés pour le futur.

        Pour ceux qui l’ignore Astrid visait à multirecycler le plutonium - même de qualité dégradée, ce qui permet de réutiliser des déchets déjà disponible en abondance et réduire leur duré de vie.

        Vivement des politiques Nationalistes pour nous remettre sur de bon rail.


        • JMBerniolles 2 octobre 16:42

          @sweach

          Excusez moi, c’est fou le nombre d’erreurs que l’on peut faire en trois lignes de commentaires.

          • Le sodium est là pour la « transparence » aux neutrons. Afin que le cœur soit rapide. C’est à dire que les fissions (cela peut être de Pu239, 241... ou bien U235...) soient provoquées par des neutrons rapides (2 Mev d’énergie initiale). On peut aussi penser à l’Hélium ce qui donnerait un rapide à gaz. Toutefois sa conception de sa technologie seraient différentes et plus complexe.
          •  On a étudié les feux de sodium sous toutes leurs formes pendant plus de vingt ans dans une installation unique en Europe. Au passage où l’on constate qu’un feu de sodium ou de kérozène ne peut faire fondre l’acier du plancher, ce qui s’applique à 11/9... On a éteint des feux de sodium secondaire survenu sur Phénix....
          •  Dans l’article j’ai listé les avantages de la filière rapide telle qu’elle a été développée en France

        • Onecinikiou 3 octobre 09:24

          @JMBerniolles
          ll n’y a nul besoin de « faire fondre » un matériaux quel qu’il soit pour obérer sa capacité de résistance mécanique par fluage ou flambage, et entrainer la ruine de l’édifice qu’il supporte.
          Evidemment le rôle d’une cuve (et de son plancher) n’est pas exactement le même que celui d’un plancher d’un bâtiment. L’un a un rôle essentiellement de confinement, quand l’autre participe d’une structure porteuse. Les conséquences attendues ne sont donc pas les mêmes eu égard à la résistance des matériaux. 
          http://bastison.net


        • JMBerniolles 3 octobre 17:46

          @Onecinikiou

          Merci pour votre commentaire qui me permet de préciser ma pensée.

          Le Fluage c’est l’accumulation de défauts, dans une réaction dite thermiquement activée, dans un matériau soumis à une charge permanente. Le Flambage est aussi lié à une contrainte résultant d’une compression aux deux extrémités d’une barre par exemple. Il ne s"agit pas de cela.

          Ma remarque était relative à la chute des tours du WTC le 11/9 qui a été attribuée à l’effet d’un feu de kérosène. Or un tel feu (d’autant plus que la majorité du kérosène a brûlé à l’extérieur) est incapable de faire fondre les armatures aciers des tours. C’est un argument qui figure dans les études des scientifiques qui analysent ces attentats sous l’angle scientifique et technologique.


        • titi 2 octobre 13:10

          @l’auteur

          L’abandon d’Astrid est un vrai abandon de souveraineté nationale.

          Tout cela à des fins de clientélisme électoral.

          C’est très dommage.


          • JMBerniolles 2 octobre 13:22

            @titi Merci. C’est plus qu’un abandon, c’est une déroute. Bien entendu tout cela est caché aux gens... Il n’y a pas de démocratie possible sans une information bonne et honnête


          • sweach 2 octobre 16:38

            @titi
            *L’abandon d’Astrid est un vrai abandon de souveraineté nationale*
            Je suis totalement d’accord.

            Comme si notre nation n’avait plus d’ambition pour l’avenir.


          • JC_Lavau JC_Lavau 3 octobre 12:14

            @sweach. Perdre toute ambition pour l’avenir, voire perdre tout avenir, c’est bien ce qui est exigé de nous par l’oligarchie anglo-sioniste. Enfin quoi ? Qu’est-ce que c’est que ce pays désobéissant qui refuse d’aller faire la guerre aux irakis quand on leur en donne l’ordre ? Qu’est-ce que c’est que ce pays rebelle qui ose constater que la caste ashkenaze est une caste sûre d’elle-même et dominatrice ?
            Delenda est Gallia ! 


          • biquet biquet 16 octobre 17:54

            @JMBerniolles
            Désolé mais l’abandon c’est le CEA qui l’a décidé, pas les politiques. Ce sont près de 500 ingénieurs (dont vous peut-être ?) qui ont travaillé sur cette étude financée par le grand emprunt de Sarko. Croyez-vous que lorsqu’on travaille pendant 6 ans sur un dossier, on l’abandonne aussi facilement ? 200 millions d’euros étaient versés pour chaque période deux ans. A la fin de chaque période de 2 ans, l’avancement des travaux devait être évalué. L’a-t-il été ?


          • JMBerniolles 16 octobre 18:26

            @biquet

            Merci pour ce commentaire. Bien sûr je suis vraiment désolé pour les ingénieurs et techniciens qui ont travaillé sur ce projet. Insuffisamment financé malgré tout.. 
            Réfléchissez et regardez de près le bilan de Macron. Vous verrez qu’il a pour mission de détruire notre pays.


          • Ruut Ruut 2 octobre 15:46

            Ce qui à tué le Nucléaire, c’est la désinformation Politique et Médiatique autour du Nucléaire et des dangers réels qui a flingué la confiance et donc tout argument sur ces sujets.
            Le coupable c’est juste la désinformation mise a jours lors de Tchernobyl Fukushima et maintenant l’usine Lubrizol qui confirme que les autorités et les Médiats aux ordres, en France, sont incapables de transparence.
            Sans transparence pas de confiance.


            Les citoyens face à une désinformation massive et organisée ont parfaitement raison de rejeter toute technologie dangereuse sur plusieurs générations.


            • titi 2 octobre 17:07

              @Ruut

              Ce n’est pas un manque d’information : c’est de l’hystérie.

              Pour Lubrizol, tant que le gouvernement ne dira pas « vous allez tous mourir dans d’atroces souffrances », personne ne le croira.
              Que ce soit vrai ou pas, c’est ce qui est attendu et toute autre vérité sera rejetée.... parce que nous sommes devant de l’hystérie.


            • CN46400 CN46400 2 octobre 18:01

              @Ruut
              « Ce qui à tué le Nucléaire »
              Ok, en France peut-être, et encore... , mais à partir du moment où des pays comme la Chine, l’Inde et la Russie sont pro-actifs dans le domaine, c’est un voeux pieux !


            • Ruut Ruut 2 octobre 18:44

              @titi
              Le problème n’est pas la catastrophe.
              C’est le manque d’information utile voir à la limite du mensonge dont nous inonde nos Officiels et Médiats.

              Ce que le citoyen attend :
              C’est :
              1. Une information fiable
              Expliquer les faits connus. (Ne pas attendre 5 Heures pour sonner les alarmes).

              2. Des informations sur les conséquences à court et moyens termes fiables.
              ex :
              Ne pas respirer la fumée toxique car elle est toxique si vous vous sentez mal foncez aux urgences.
              Ne touchez pas la matière gluante noir dans votre jardin.

              3. Des consignes fiables des actions à mener pour minimiser les impacts sur notre santé et celles de nos proches et enfants.

              Ce n’est quand même pas difficile…

              4. Lorsque les analyses sont faites une explication (claire précise et honnête)
              Par exemple de ce que contenait des nuages et eaux noires des robinets avec les consignes pour minimiser les effets néfastes sur notre santé.

              Mais lorsque tu vois une fumée noire qui pue et qui te fait vomir et des oiseaux qui tombe du ciel, tu t ’attend à autre chose que l’air est de qualité normale.

              Si l’eau noir du robinet est dangereuse pour la santé il FAUT le dire et expliquer pourquoi elle est noire et est (ou n’est pas) dangereuse.

              L’histoire que le citoyen puisse se rassurer en vérifiant de son coté ce qu’il peut vérifier.

              5. Ne pas rendre inaccessibles les résultats d’analyse des citoyens.

              Juste le BON sens.


            • titi 2 octobre 19:50

              @Ruut

              Sauf que l’info des oiseaux qui tombent du ciel est un fake.

              Quelles explications donner à un fake ?


            • kimonovert 3 octobre 14:29

              @Ruut

              Ce qui ruine l’information c’est la désinformation ! Sous cette lapalissade se cache une vérité que vous ne connaissez pas car votre post présent sensiblement hors sujet est un tissu d’aneries ! Ainsi en deux posts votre ignorance est dévoilée !



            • Ruut Ruut 3 octobre 17:00

              @Ruut
              source : http://www.roueninfo.fr/rouen-des-oiseaux-morts-retrouves-ce-matin-sur-les-quais/
              Mise à jour (2) : La véracité des photos

              Nous avons bien évidemment vérifié ces photos : elles ont bien été prise devant un établissement de restauration sur les quais de Rouen le matin du 27 septembre 2019. En plus des deux photos de cet article, le photographe nous à également transmis quatre autres photos de la même scène. Nous avons également une copie des fichiers originaux des photos.
              Des membres du personnel du restaurant, qui étaient présent lors de la découverte des oiseaux, ont pu s’exprimer à ce sujet avec des journalistes de LCI qui ont réalisés un travail d’investigation sur la situation des animaux dans la région (l’article est disponible ici).


            • titi 8 octobre 00:28

              @Ruut

              Je pensais que vous faisiez référence à cela :
              https://twitter.com/AuroreBergee/status/1177533993820069888/photo/1?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1177568450975358976&ref_url=https%3A%2F%2Ffrance3-regions.francetvinfo.fr%2Fnormandie%2Fseine-maritime%2Frouen%2Fattention-aux-fake-news-incendie-lubrizol-1728105.html

              ... qui sont des photos qui datent de 2011 en Louisiane.

              Mais votre réaction traduit exactement ce que je disais.
              Deux pigeons morts sur les quais ! Wahou ! En effet, il faut évacuer d’urgence tout le secteur, que dis-je le département, voir opérer le déplacement de toute la population au nord de la Loire.

              C’est bien ce que je dis : de l’hystérie.


            • San Jose 3 octobre 08:14

              @Ruut

              .

              Citation  : le coupable, c’est juste la désinformation

              .

              Je partage cet avis sur la pataphysique nucléaire distillée sur ce site par des fanatiques. 


              • pierrot pierrot 3 octobre 10:09

                Bonjour,

                je regrette l’arrêt du projet de réacteur à neutrons rapides Astrid. Mais , comme le CEA, je pense que cela n’est pas fondamental dans la mesure où ce type de réacteur de quatrième génération n’était pas prévu à l’industrialisation avant les années 2040 au mieux.

                Actuellement les projets concernent quasi exclusivement les réacteurs de troisième génération de type EPR entre autres, qui se développeront pendant la période de 2015 à 2050.

                Rien n’empêche la France de signer des accords de coopération sur ce type de réacteurs avec la Russie et la Chine qui poursuivent ce projet.


                • Matlemat Matlemat 3 octobre 11:58

                  Pour sauver la France, relancer la fuite en avant nucléaire, c’est juste pitoyable.


                  • JMBerniolles 6 octobre 10:13

                    @Matlemat

                    Oui comme vous le dites le nucléaire c’est un grand pas en avant


                  • kimonovert 3 octobre 16:35

                    Mais est-ce si facile de tuer un fantôme qui a une âme ?

                    Là, voyez vous je me marre...car cette question existentielle précéde un « crobar » de la pire espèce ! Cela rejoint parfaitement la profondeur du sujet en référence au « Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours » !


                    • JMBerniolles 3 octobre 18:05

                      @kimonovert

                      Je propose des choses et les gens en pensent ce qu’ils veulent.

                      Mais le problème est de comprendre.

                      • Sur l’âme... Ici cela veut dire « idée », une « idée » qui n’est pas exploitée mais qui reste dans la connaissance. Ici c’est l’ « idée » des surgénérateurs au sodium ou autre... C’est amusant que cette « idée » se matérialise en Inde parce qu’il y a, là bas, une croyance en la réincarnation.

                      Plus généralement on voit que l’Eurasie s’est saisie de l’ « idée ». Tandis que notre civilisation et particulièrement notre pays plongent dans la crise, le déclin, la corruption et la déliquescence morale même, l’Eurasie émerge à tout point de vue et instaure déjà un monde multipolaire. Des imbéciles, à l’ouest c’est le cas de le dire, ont sanctionné la Russie si bien que ce grand pays bascule vers l’Eurasie dont il comporte quelques racines.

                      Le dessin, c’est parce qu’il y a des droits d’auteur sur des figures qui ne sont de toute manière pas très compréhensible facilement. C’est aussi une allusion au fait qu’ASTRID reprend les traits principaux de Super Phénix.

                      L’idéologie remplace pour vous la réflexion. C’est sans doute aussi parce que pour comprendre il faut faire des efforts.



                    • kimonovert 3 octobre 21:15

                      @JMBerniolles

                      Je vous laisse à votre interprétation sur l’idéologie... Pour cadrer votre papier, lire ceci : https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/astrid-reacteur-nucleaire-a-neutrons-rapides

                      où on comprend, en plus du croquis, que « Une phase d’avant-projet dit détaillé est prévue jusqu’à fin 2019 pour permettre, en fonction des décisions qui seront prises à ce moment-là, le début de la construction du démonstrateur industriel. Cette dernière durera environ 5 ans. Ce calendrier peut être adapté en fonction des décisions à venir et des étapes réglementaires. »

                      En fait, pour raison de financement (effet incontournable des Gilets Jaunes ?), « La construction du réacteur prototype de 4e génération ASTRID »n’est pas programmée à court ou moyen terme« et la perspective d’un déploiement industriel n’est plus envisagée avant 2050, a annoncé vendredi le Commissariat à l’énergie atomique (CEA). » Cf. https://www.connaissancedesenergies.org/afp/la-construction-du-reacteur-de-4eme-generation-astrid-nest-plus-envisagee-190830

                      Donc le projet n’est pas abandonné, mais simplement retardé...CQFDire...


                    • JMBerniolles 3 octobre 23:19

                      @kimonovert

                      Je vous invite à réfléchir vous me sortez des papiers bateaux.
                      A ce moment là il vaut mieux se référer au rapport du CEA disponible sur le net.

                      Le problème de fond que vous n’avez pas compris, c’est d’une part la perte de connaissances (même si les moyens de calculs sont infiniment plus performants aujourd’hui) et d’autre part la perte également de capacités au niveau industriel.

                      La situation actuelle, sur les sujets essentiels, économie, énergie, politique et géopolitique -, exige un effort personnel de compréhension. Par exemple je viens de faire un effort personnel justement pour comprendre la crise des REPO, échanges financiers interbancaires qui conditionnent le volant de liquidités dont dispose une Banque, parce que dans notre système notre avenir est suspendu à cela...

                      Personne ne vous explique pourquoi le débouché industriel serait en 2050, pourquoi ne pas profiter au plus tôt des avantages de la filière, *mieux utiliser le Pu qui ne manque pas que dans le recyclage dans les REP, le Mox, *arriver le plus tôt possible au niveau industriel (les russes ont fait démarrer un réacteur « rapide » de 800 MWe il y a peu) * il y a aussi l’avantage sur les rejets de la centrale *l’élimination de PF à vie longue et d’actinides … Posez vous la question de ce que signifie le contexte énergétique actuel, qui en fait est lié à l’anti nucléaire et surtout à la récession économique grave que l’on cache aux français. 


                    • kimonovert 4 octobre 11:47

                      @JMBerniolles Gardez vos invitations à réfléchir pour vous, svp ! Je serai vous, se voulant objectif, que déjà je me présenterai, faisant ainsi valoir le crédit à apporter à mes dires et écrits...Il n’en est rien et vous voulez derechef poser votre point de vue en tant que défenseur d’une option ! Je ne vous conteste pas votre option sauf que des le début de votre papier vous vous mettez en position de déni des droits du lectorat à penser autrement et à vous interpeler sur l’objectivité et votre compréhension du problème...En bref, vous êtes partisan... Je voudrais simplement attirer votre attention corporatiste, oui VOUS voulez modestement parler pour les autres « Au nom de tous les ingénieurs et techniciens qui ont permis le développement de la filière « rapide » à sodium jusqu’au plus haut niveau mondial. »

                      Un peu de modestie voyons, montrez nous votre mandat ! Enfin vous ne dépareiller par ici... Sachez tout de même qu’un programme national est régi par une organisation qui prévoit diverses étapes, à savoir un avant projet sommaire puis un avant projet détaillé et que le programme est suspendu suite à la finalisation de l’APS ce qui la logique de son existence, à savoir évaluer un coût à plus ou moins 30% de la réalité, ce qui veut dire simplement qu’on pense en ayant défini sommairement les composants du programme, on cerne son coût avec plus ou moins (en réalité, c’est toujours dans le sens moins...) un tiers de défaut sur la réalité du cout final... La phase suivante sera d’entrer dans le détail, d’ou le terme d’APD pour détaillé, de la définition des composants pour envisager un coût final avec plus ou moins un dixième du cout d’incertitude...

                      Clairement pour un coût à obtenir de 100, un APS devrait l’avoir évalué entre 70 et 130, puis l’APD le resserrera entre 90 et 110... Il est évident que l’incertitude sera un coût sommaire de 70, resserré à 90 de coût détaillé pour constater un coût réel de 110...ce qui reste du domaine du rêve confronté que l’homme est aux tristes réalités financières du temps qui passe...incompétence et inflation faisant le reste ! Les décideurs qui ne sont pas pour une fois aussi sots que vous le laisser entendre, ont pris une décision motivée par le simple fait que l’argent pour aller plus loin vers l’APD n’est déjà pas disponible et qu’il serait illusoire de croire que comme je vous le démontre cet APD diminuerait par miracle le coût envisagé...Donc on surcroît, point barre ! Le reste n’est que propagande farcie de complotisme...


                    • San Jose 4 octobre 12:46

                      @kimonovert
                      .
                      Vous êtes bien sévère envers Berniolles. Tant d’exigence n’est pas dans la tonalité d’Agoravox, où j’ai remarqué que l’ignorance et la stupidité, le disputant à la volonté de clore le bec au contradicteur en l’insultant, n’ont jamais été considérées comme un obstacle à l’expression antinucléaire la plus démagogique. Soyez ainsi plus compréhensif. 


                    • kimonovert 4 octobre 13:14

                      @San Jose

                      Si je vous comprends bien, vous voudriez que mon exigence vis à vis du présent papier que nous pouvons considérer comme pro nucléaire soit de ma part contrebalancé par une exigence identique vis à vis des papiers anti nucléaires ! Eh bien, non, je ne perdrais pas mon temps à discuter les assertions anti car sans être stupidement pro je veux uniquement attirer l’attention de l’auteur sur le fait suivant : s’il veut le crédit de ses lecteurs, qu’il fasse l’effort de ne pas employer les moyens des antis...ce qui veut dire d’une part qu’il évite de considérer que tout débat est un combat ce qui suppose que le choix des armes supplante le choix des arguments et d’autre part, qu’il fasse crédit à ses lecteurs de leur intelligence pour le lire voire le comprendre ! J’ai horreur de cela et de lire sur AngoraVox des papiers qui m’arrachent les poils des hémisphères cérébraux au prétexte que l’auteur se supposant seul à penser, tous les autres sont des cons et qu’il faille qu’on leur délivre la conclusion avant d’avoir situé dans une introduction digne de ce nom, l’opposition qui réside entre la thèse et l’antithèse...On comprendra alors que son option se respecte car elle laisse le droit d’exister aux autres...


                    • JMBerniolles 4 octobre 13:21

                      @kimonovert

                      Un baratin un peu confus là…

                      Oui, je suis clairement engagé dans la défense de notre électronucléaire.
                      Est-ce que je suis représentatif et capable de parler pour une communauté ?

                      Je pense que oui. Sinon je ne me serais pas permis de parler au nom d’équipes de chercheurs et de techniciens. Je vous ferai remarquer qu’étant donné la large diffusion de cet article les personnes concernées sont les premiers lecteurs.
                      Beaucoup des gens impliqués dans le nucléaire échanges dans le cadre de groupes de discussions. C’est ainsi que l’on m’a demandé d’écrire ce texte.

                      Il y a des années j’avais initié une pétition de scientifiques contre la fermeture de Fessenheim. Elle a été signée par beaucoup de personnes de haut niveau scientifique dont des membres de l’Académie des sciences, beaucoup d’anciens du nucléaire, et elle a été soutenue par Michel Rocard, encore en vie à ce moment là.
                      Je voudrai aussi ajouter qu’elle a été signée par le Professeur Pellerin. Je l’avais eu au téléphone pour cela peu avant sa mort. A la suite des attaques injustes et du harcèlement dont il était victime de la par des soi-disant « écolos » menés par ce bouffon de Noël Mamère, il vivait en reclus, malade, isolé.. c’était déjà une victime de la police de la dictature « verte »

                      L’arrêt de Fessenheim qui pouvait encore fonctionner pendant plus de 20 ans, qui a fait l’objet de travaux de renforcement dans le cadre du grand carénage, est une nouvelle forfaiture. Elle est exécutée pratiquement sous l’exigence des allemands qui ont demandé son arrêt de manière officielle.

                      C’est cela votre pays aujourd’hui… 


                    • JMBerniolles 4 octobre 16:42

                      @kimonovert

                      Il me semble assez clair, dans mes réponses notamment que je respecte les gens. Je ne vous réponds pas de manière méprisante... Maintenant, vous ne connaissez visiblement pas le contexte, la défense du nucléaire est un combat. Que nous menons à quelques uns en étant censurés régulièrement dans les médias dominants. Qui sont caractérisés par une propagande anti nucléaire faite de mensonges à travers des informations manipulées, des reportages bidonnés....

                      Les seules fois où nous sommes entendus par le monde politique, le sont à la suite d’avertissements de risque de Black out général et éventuellement européens lorsque l’ASN arrête arbitrairement des réacteurs nucléaires comme à l’automne 2016.

                      Agoravox est un des seuls sites généralistes où on peut faire passer un article en faveur du nucléaire. Ensuite une nuée de commentaires s’efforcent d’étouffer le message. Donc les échanges peuvent être rudes et les egos peuvent en ressortir un peu froissés.


                    • pemile pemile 4 octobre 16:50

                      @JMBerniolles « Agoravox est un des seuls sites généralistes où on peut faire passer un article en faveur du nucléaire. »

                       ???

                      On peut avoir les noms des sites qui « refuseraient » les articles en faveur du nucléaire ?


                    • kimonovert 4 octobre 18:25

                      @JMBerniolles

                      Mais monsieur, la seule chose que je vous reproche c’est que si vous voulez être convaincant, et à la limite je ne suis pas votre cible n’ayant aucun levier du pouvoir entre les mains, c’est d’être convainquant ! Comment convaincre ? Simple, c’est d’établir un état contradictoire des avantages et des inconvénients de cet objet en devenir, et d’en faire objectivement au final la balance... Je trouve sur internet ceci : ARA_RNR_Rex_et_Dev_mod_UARGA_2014-11.pdf qui a le mérite d’être vulgarisateur...

                      Ceci dit, le refroidissement par sodium liquide a été utilisé ici : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/USS_Seawolf_(SSN-575) avec ce résultat : https://fr.wikipedia.org/wiki/Réacteur_rapide_refroidi_au_sodium

                      Et ici : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/K-27 sous cette forme : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Réacteur_S2G avec ce résultat : https://www.dissident-media.org/infonucleaire/K27.html

                      Ceci dit, le procès initial réside dans la désinformation de l’abandon alors qu’il n’en est rien et que simplement pour une fois une motivation recevable de la part des décideurs élus, c’est à dire le souci de ménager ma contribution actuelle aux projets étatiques, me semble devoir être plutôt louangé !


                    • JMBerniolles 4 octobre 19:18

                      @pemile

                      Exactement tous ceux qui font le black out sur la dénonciation du scandale éolien, qui taisent l’opposition importante à des choses insensées comme l’éolien offshore au large de Noirmoutier dans les prestigieuses baies bretonnes…. 

                      Nous avons essayé de faire passer notamment la pétition contre la fermeture qui avait son poids de scientifiques si j’ose dire aux DNA, dernières nouvelles d’Alsace, blocus. La rédacteur en chef contactée nous a dit exactement : « messieurs vous savez bien comme moi que tout cela est politique ».

                      Le Monde, Libé, Arte la télévision nationale.. sont anti nucléaires de manière primaire… 


                    • JMBerniolles 4 octobre 19:22

                      @kimonovert

                      On a compris que je ne vous avais pas convaincu…. 

                      C’est un sujet où il faut faire des efforts pour comprendre, et surtout il faut que vous considériez que c’est un domaine qui vous concerne vous, votre famille, vos enfants…. Cela fait partie de la destruction de la France… qui est en œuvre depuis Mitterrand exactement.


                    • JL JL 4 octobre 19:28

                      @JMBerniolles
                       
                       ’’ l’éolien offshore au large de Noirmoutier dans les prestigieuses baies bretonnes…. ’’
                       
                      Noirmoutier est en Vendée ; vous devez confondre avec le parc éolien dans la baie de Saint-Brieuc.


                    • JMBerniolles 4 octobre 20:10

                      @JL

                      Il y a des projets à Noirmoutier et dans les baies bretonnes…. si vous êtes un supporter naïf de cela il faut au moins être au courant, si j’ose dire.

                      Le meilleure article que je connaisse sur les raisons profondes de toute cette esbrouffe dite « verte » et l’article du professeur William Engdahl, ici.
                      On comprend les formidables enjeux financiers des politiques énergétique dites « vertes ». Ce que Cameron alors premier ministre anglais qualifiait de « green craps »


                    • kimonovert 4 octobre 22:31

                      @JMBerniolles Bien sûr que le nucléaire me concerne et surement d’une façon plus proche que vous semblez le penser soit environ 7 km et 2 réacteurs de 900MW...au sein de la vallée du Rhône qui me semble être la plus forte concentration au monde de trucs et machins nucléaires ! Convenez que même partisan de cette technologie garantie par le monde scientifique comme présentant peu de risques au stade des labos et des essais, on puisse douter de son inocuité une fois aux mains d’industriels et de « braves » gens au quotidien ! Je crois que le défi n’est pas scientifique mais qu’il est dans la prise de conscience qu’il existe aujourd’hui une perte de discernement lié aux activités quotidiennes et à la course aux profits d’une façon ou d’une autre...Votre combat devrait être pour la conquête de la confiance pour vite faire oublier l’incompétence qui préside par exemple à la realisation de l’EPR de Flammenville...et pour cela il faut se battre sans concession pour que l’argent qui doit être investi le soit là où cela est nécessaire pour notre sécurité, avant de poursuivre l’évolution qui effectivement semble inéluctable vers l’emploi de l’U238 et des autres déchets de la filière actuelle. Un focus sur l’incendie de Rouen doit nous le rappeler.


                    • JMBerniolles 5 octobre 08:30

                      @kimonovert

                      Les centrales nucléaires de la vallée du Rhône ont chacune quatre réacteurs nucléaires... Vous n’avez pas tort de mettre en avant les pertes de capacités et de compétences. Mais il se trouve que le nucléaire est très surveillé, c’est un bon côté de l’anti nucléaire.. Ce qui ne l’est pas par contre, c’est la Chimie. Vous seriez étonné du nombre de sites Seveso, y compris de niveau 3 de la Vallée du Rhône et d’ailleurs. La Chimie est protégée par des organisations comme Greenpeace. Je comprends que vous n’êtes pas dupe de cette fiction crée par les médias qui remplace l’information.

                      Et sans doute du rideau de fumée que le pouvoir oppose à tout questionnement sur les événements de Notre Dame, de Rouen.... Et par un renversement de type orwellien, toutes les personnes qui se posent des questions sont des complotistes


                    • JL JL 5 octobre 08:43

                      @JMBerniolles
                       
                      Vous avez peut-être simplement oublié un « et » dans la phrase que j’ai signalé ? Pas de quoi me faire une théorie inutile.
                       
                       ’’ l’éolien offshore au large de Noirmoutier et dans les prestigieuses baies bretonnes…. ’’


                    • kimonovert 5 octobre 10:48

                      @JMBerniolles

                      Je parle de Saint Alban dont j’ai visité en 85 la 2eme tranche en construction, au démarrage de sa 1ere tranche de 1300 MW...J’y suis retourné il y a peu dans le cadre de JPO mais il n’y a rien à voir...Il y a à lire surtout : https://www.asn.fr/Controler/Actualites-du-controle/Avis-d-incident-des-installations-nucleaires/(adv-inb-ville)/Saint-Alban Et je me souviens avoir lu sur le doc de la CLI que recoit ma mairie, un truc du genre en réponse à un incident « Attente du changement de la référence... » (il me faudrait retrouver ce doc, dont la réponse voulait dire que la limite étant dépassée, l’action corrective proposée consistait à changer cette référence...donc à casser le thermomètre quand il mesure la fièvre !!!!) Qui est au courant de toutes ces choses ? Ici, il y a beaucoup de personnes qui travaillent sur le site car il y avait une cité EDF, maintenant lotissement communal, et de personnes de passage en location, qui font les opérations d’entretien


                    • kimonovert 5 octobre 11:00

                      @kimonovert

                      ...suite.... ...on apprend ainsi qu’il existe une certaine inquiétude chez les « EDF » vis à vis des secondes ! Quand j’ai eu mon Permis de construire il y a 10 ans, la mairie y avait joint un doc sur les risques : point de mention du CPN situé à moins de 10 km ! Un jour on nous a informé que des pastilles d’iode étaient à nouveau disponibles en pharmacie !!! Bien sûr la manne EDF déferle sur la ruralité ambiante, on ne manque apparemment pas de stades, piscines et autres commodités qui apaisent le malaise sur le retard de modernité... Peut être que les gens comprennent...de là, à ce qu’ils ne soient pas trop favorables au truc nucléaire, faut pas s’étonner du bon sens paysan...


                    • kimonovert 5 octobre 11:28

                      @kimonovert

                      ...suite... Je relationne ici par tablette sous Android et c’est pas top pour insérer des liens...donc le précédent est d’actualité et en voici le libellé : Publié le 02/10/2019

                      Centrale nucléaire de Saint-Alban - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

                      Détection tardive d’une non-qualité de maintenance sur un des deux diesels de secours du réacteur 2 Le 25 septembre 2019, l’exploitant de la centrale nucléaire de Saint-Alban/Saint-Maurice a déclaré à l’ASN un événement significatif pour la sûreté relatif à l’indisponibilité d’un des deux groupes électrogènes de secours à la suite d’un défaut de maintenance.

                      Voyez vous c’est le genre d’infos qu’il importe de stabilobosser...


                    • JMBerniolles 5 octobre 11:42

                      @kimonovert

                      OK. Il s’agit du palier N4. ... Oui il y a eu effectivement des problèmes de maintenance sur des diesels de secours.. Les contrôles sont faits pour détecter ce genre de problème et éviter qu’ils aient des conséquences.

                      Comme je l’ai dit dans l’article, un accident nucléaire grave sur un REP, c’est à dire avec fusion partielle ou totale cœur, donnerait un scénario TMI et non pas Tchernobyl et Fukushima Daiichi. Cet accident aurait de bonnes chances d’être contenu dans l’enceinte. Mais effectivement la prise d’iode (y compris sous forme de teinture d’iode !) serait prudent. Il y a une partie de l’iode radioactif qui se trouve sous forme gazeuse.


                    • kimonovert 5 octobre 14:01

                      @JMBerniolles

                      Ne convenez vous pas qu’il est plus urgent de « faire marcher » le présent au risque d’hypothèquer le futur ?

                      Aux dernières nouvelles ce pays, mon pays, est au bord du bordel (Rouen, PP de Paris, etc...) et ce n’est pas la seule faute des « élites » tant le peuple se vautre avec délectation dans l’abrutissement mondialisé !

                      Que je sache c’est ce peuple qui vote et installe ses élites...c’est donc lui qui se doit de se rendre compte de lui-même ! Les boucs émissaires sont la dernière espèce en voie d’extinction...


                    • JMBerniolles 5 octobre 16:41

                      @kimonovert

                      Dans le présent il faut bien pour une part préparer l’avenir. Mais je suis d’accord que notre présent à un sérieux problème. Mais on sort du cadre de l’article.


                    • leypanou 6 octobre 11:24

                      @kimonovert
                      Je serai vous, se voulant objectif, que déjà je me présenterai, faisant ainsi valoir le crédit à apporter à mes dires et écrits... 

                       : bravo, le probablement multi-pseudo kimonovert "Cet auteur n’a pas encore renseigné sa description

                      " 0 article 362 commentaires donne des leçons au NON multi-pseudo JMBerniolles 39 articles 3379 commentaires.


                    • kimonovert 6 octobre 16:50

                      @leypanou

                      Ah ! Les voici donc les petits comptes sordides d’un apprenti gestapokagébiste sournois...


                    • Désintox Désintox 3 octobre 19:40

                      Je n’ai jamais réussi à me faire une opinion sur le surgénérateur « Superphenix ». Était-ce un truc de fou ou bien un projet brillant injustement mis au rebus ?

                      Par contre, son abandon semble avoir entraîné une perte de savoir faire de l’industrie nucléaire française, dont on se demande aujourd’hui si elle est encore capable de fabriquer des réacteurs. L’EPR sème le doute !


                      • Ruut Ruut 3 octobre 22:14

                        @Désintox
                        C’est surtout l’outsourcing qui a provoqué LA perte de savoir-faire.
                        C’est commun à TOUTES les entreprises qui outsource leur cœur de métier ou ce qui les rend uniques.

                        Mais comme c’est à la mode, c’est de plus en plus pratiqué avec à la clef en général une faillite ou un surcout monstrueux en support puis pour ressourcer en interne avant qu’il ne soit trop tard.


                      • San Jose 3 octobre 20:54

                        Citation  : un projet brillant injustement mis au rebus ? 

                        .

                        En rebus et même en charade :

                        Mon premier transpire

                        Mon second a des enfants sans être mère

                        Mon troisième porte une robe étoilée et tient une baguette magique

                        Mon quatrième était la neige au temps de César

                        Olivier Cabanel a visité mon tout et fort embarrassé ses ingénieurs par ses questions percutantes. 

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