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Accueil du site > Tribune Libre > Au bistrot de la toile : de l’autocoït palmaire à la chasse aux (...)

Au bistrot de la toile : de l’autocoït palmaire à la chasse aux vieux

 

- Alors Loulle, quoi de neuf dans tes canards ?

- Une nouvelle bien triste tout d’abord Victor. Hefner est mort… Ouais, ce pauvre Hefner de Play-Boy, l’homme qui aurait « bénéficié des bontés » de plus de 3 500 jolies femmes. Enfoncé Don Juan, à la retraite Casanova !

- Ah ! Play-Boy. Une revue qui se lisait d’une seule main. Rappelle-toi quand on était encore plus jeune Loulle : à treize ou quatorze ans, ta console de jeux, c’est ta bite ! Avec la mort du créateur de Play-Boy et de ses superbes femmes à poil, Loulle, c’est toute une époque heureuse, vivante qui s’en va, sans complexe, hédoniste, libérée du carcan de tous les tristes ratichons de toutes des religions… On peut dire, Loulle, que tous les branleurs du monde sont en deuil !

- C’est vrai ça Victor. Tè ! En sa mémoire, je vais déboucher une bouteille de champagne, pas une Veuve Cliquot mais une Veuve Poignet !

- Bonne idée. Quoi d’autre d’intéressant ?

- Après c’est moins marrant. C’est le coup de rabot sur les revenus des retraités…

- C’est la chasse aux vieux ! Salauds de vieux ! Ça pue les vieux, ça se pisse dessus, ça renverse sa gamelle, et en plus ça gueule, c’est jamais content ! Et puis ça bouffe les vieux ! Et ça dure longtemps ! Ça refuse « d’optimiser la vie » les vieux, c’est-à-dire de crever lorsque la société de la « concurrence libre et non faussée » les trouve trop vétuste !

- Ouais, mais ils ne l’ont pas volé leur retraite les vieux ! La retraite n’est qu’un salaire différé que je sache.

- Tu as entièrement raison Loulle. Mais ce n’est pas de la saine gestion ça ! Faut réduire la sacro-sainte Dette ! Chasser les dépenses non rentables donc inutiles. Alors en loucedé, dans les coulisses des gouvernements, dans les « think tanks » ultralibéraux, il y en a qui travaillent sérieusement sur l’avenir de ces parasites de vieux. Et pas que des vieux, aussi des comateux, des handicapés, des trop malades. Bientôt pourquoi pas des trop moches, des trop récalcitrants à l’idéologie dominante, « pour abréger leurs souffrances », bien sûr. À la discrétion des autorités médicales ou à la demande des familles des « impétrants » à l’euthanasie. Euthanasie, tiens, en voilà un joli mot ! Ça fait savant, propre sur soi, pas comme ces vieux qui bavent, pissent et se chient dessus. Et qui coûtent si cher à la Sécu !

- T’envoies pas le bouchon un peu loin, Victor ?

- Pas du tout, Loulle. Ces lois sociétales soi-disant modernistes « d’optimisation de la vie » (euthanasie, suicide assisté, procréation médicalement assistée, gestation pour autrui) sont en passe d’être imposées à la masse populaire par les puissants lobbies de bobos influents. Eux-mêmes manipulés par le culte du pognon de la société ultralibérale : élimination des gens qui ne seront plus productifs, économies conséquentes sur les retraites, remise à flot de la Sécu. Une journée d’hôpital coûte cher à la collectivité donc, en ces temps d’austérité, abréger la vie ou suggérer aux patients que ce serait mieux qu’ils cessent de vivre parce que leur vie est devenue indigne va faire faire à la société de substantielles éconocroques !

C’est choquant ? Eh… Ouvre les yeux. En Belgique, les vieux ont une peur panique d’aller à l’hosto. En Hollande la question du vieillissement de la population et de son coût pour la société a été clairement posée puis lâchée tant elle choquait la population…

- Bè tu vois, Victor, à la lumière de cette conversation, on peut regretter la mort de ce vieux formidable qu’était Hepner, le maître de l’autocoït palmaire !

 

Illustration : merci au regretté Chimulus


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7 réactions à cet article    


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 29 septembre 2017 13:23

    Ils ont même inventé des cercueil pour FOETUS de paille : LA GPA.


    • Christian Labrune Christian Labrune 29 septembre 2017 17:23

      suggérer aux patients que ce serait mieux qu’ils cessent de vivre parce que leur vie est devenue indigne

      à l’auteur,
      Mieux vaut effectivement mourir au début de sa vie qu’à la fin - encore que la fin puisse être au début si on meurt au berceau, mais je pense qu’en dépit de cette difficulté logique, on m’aura compris. Madame de Sévigné écrit quelque part à sa fille qu’elle aurait préféré « mourir entre les bras de sa nourrice ». Moi, j’aurais préféré ne pas naître du tout.

      En tout cas, il faut que CELLES et CEUX à qui on ne tardera pas à proposer l’euthanasie n’aient rien à débourser. Il faut dès maintenant militer pour une euthanasie gratuite. EN MEME temps, s’il apparaît que cela coûte trop cher à la société (mais il ne sert à rien, Dieu merci, d’utiliser pour ce faire d’onéreuses seringues aseptisées !) il faudra accorder des facilités de paiement. Un crédit réparti sur deux ans, ce serait bien le minimum, et le taux de crédit ne devrait en aucun cas dépasser 15% : au delà, ce serait usuraire et, n’hésitons pas à le dire, carrément scandaleux.
       
       


      • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 29 septembre 2017 18:16

        @Christian Labrune
        En voilà une idée qu’elle est bonne : instituer un crédit pour son euthanasie, comme il y a des crédits pour ses études et même pour ses obsèques. L’assassinat volontaire à la portée de toutes les bourses. Enfin, surtout pour les pauvres... On pourrait l’appeler d’un joli terme, genre « déparheureux » ou « morchoisy », on peut faire confiance aux créatifs des compagnies d’assurance et des banques pour ça. Avec même des abondement des entreprises pour les salariés et de l’Etat à travers la Sécu.
        Le voilà l’avenir rayonnant en Mac’Kronistan !


      • Christian Labrune Christian Labrune 30 septembre 2017 13:38

        Victor,
        J’ai cru comprendre que vous étiez un familier des bistrots. Moi aussi. Je préfère ceux dont la clientèle est discrète, où l’on n’entend pas de musique, où l’on ne voit pas d’écrans video, mais dans les plus proches où je me rends deux fois par jours, hélas, pour la corvée de cigares-qui-tuent, il y a tout ça, et c’est probablement un mal nécessaire. On donne tant d’argent aux pauvres et aux inutiles, aux « fainéants », comme dirait notre Emmanuel le Bien-Aimé qui a toujours le sens du mot juste, ce serait un scandale s’il n’était pas possible d’en récupérer au moins une partie, et les billets de je ne sais quelles loteries, les imprimés que des machines délivrent à CELLES ET CEUX (mais plutôt « ceux » en général) qui s’enthousiasment pour ces bourrins qu’on voit courir sur les écrans, papiers qui s’entassent peu à peu au bas du zinc comme les feuilles des marronniers en septembre, c’est au fond une très bonne chose.

        C’est dans ces sortes de lieux qu’il faudrait organiser l’euthanasie, et faire en sorte qu’à ces jeux de la Française Des Jeux, il n’y ait jamais de perdant(e)s. Certain(e)s pourraient gagner le gros lot, mais EN MEME TEMPS, à CELLES ET CEUX qui n’auraient pas gagné, et qui sont légion, on offrirait, dans une petite arrière-salle ad hoc, une confortable euthanasie gratuite (*) et immédiate qui les consolerait immédiatement de n’avoir pas remporté le gros lot.

        « Assommons-les pauvres », disait Baudelaire dans l’un de ses « Petits poèmes en prose », mais il avait tort d’être ironique : l’extinction du paupérisme passe par l’euthanasie. Le progrès est EN MARCHE, on ne l’arrêtera pas.

        (*) Plus haut, j’avais proposé un paiement échelonné sur deux ans, mais le surendettement, pour nos banques, est un redoutable problème. S’il faut, au bout du compte, après toute sorte de frais de justice, effacer l’ardoise des insolvables, mieux vaut carrément la gratuité. La plupart du temps, les morts sont insolvables. Un écologiste proposerait probablement qu’on fasse du compost avec les malheureux restes des morts insolvables, mais l’écologie n’est vraiment pas ma passion.


        • Le421 Le421 30 septembre 2017 15:31

          Je les trouve « zarbi » les Macron.
          Encore que Jupiter, n’ayant pas d’enfant réellement de son sang, doit avoir une conception étrange de la cellule familiale.
          Mais sa mamy est plus proche de la maison de retraite que du collège.
          Encore que chez ces gens là...


          • Christian Labrune Christian Labrune 30 septembre 2017 16:27

            toute une époque heureuse, vivante qui s’en va, sans complexe, hédoniste, libérée du carcan de tous les tristes ratichons de toutes des religions [...]
            En sa mémoire, je vais déboucher une bouteille de champagne, pas une Veuve Cliquot mais une Veuve Poignet !
            -------------------------------------------------------
            Victor,
            « tristes ratichons de toutes les religions ». Je vous vois venir. En tant qu’imam, je suis absolument outré de lire ces énormités qui procèdent de la pire islamophobie. Je ne sais pas en quels termes les autres religions parlent de la veuve Poignet, mais je puis vous assurer que l’islam, sur la question, est capable d’adopter les positions les plus nuancées, et il convient de les faire connaître.

            A cette page, d’un site tout à fait autorisé :

            https://www.maison-islam.com/articles/?p=88

            Je trouve les précieuses indications suivantes :

            Malgré tout cela [ il vient d’être question de tous les moyens qui sont offerts par la résistance intérieure, autrement dit le jihad ], il peut arriver qu’un jeune homme ressente une poussée de l’instinct telle qu’il « n’en puisse plus » et qu’il craigne de tomber dans la fornication (az-zinâ, relation sexuelle hors du cadre permis). Dans ce cas et en dernier recours, face à deux maux (la fornication et la masturbation), certains ulémas musulmans sont d’avis qu’il peut être amené à avoir recours au moindre mal (cf. Al-halâl wal-harâm, al-Qardhâwî, p. 153, et aussi Majmû’ ul-fatâwâ 34/230), et ce seulement s’il y a risque réel pour lui de tomber dans la fornication. C’est ce qui est connu en droit musulman comme « akhaffu-dh-dhararayn » (le moins grave de deux maux). Soulignons-le : cela reste quelque chose du dernier recours uniquement, et seulement si le jeune n’a vraiment pas les moyens de fonder un foyer et qu’il craint vraiment de tomber dans un mal plus grave.

             

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