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Au brevet des collèges 2007, les indices d’un programme réfléchi de désorientation

Un sujet d’examen permet de jauger au moins autant l’examinateur que l’examiné. La pertinence d’une question est aussi importante que celle de sa réponse. Les sujets de français donnés au brevet national des collèges donnent ainsi, chaque année, l’occasion de mesurer la qualité du savoir enseigné en la matière par l’Éducation nationale.

Or, si l’on s’en tient aux cinq académies du sud de la France (Toulouse, Montpellier, Aix-Marseille, Nice, Corse), il n’y a toujours pas de lieu de se réjouir : à la façon d’une carotte de roches extraite d’un sol, le sujet retenu à cette session de juin 2007 livre un nouveau sondage du piètre bagage culturel demandé à nombre de candidats à la veille de quitter l’école ou son enseignement général.

Le stéréotype humanitaire avec la caution d’un classique

- On serait pourtant tenté de saluer le choix qui a été fait cette année d’une page des « Misérables » de Victor Hugo : c’est toujours mieux que les élucubrations narcissiques tirées d’un pseudo-livre d’acteur à succès ou même d’un de ces produits primés par l’un ou l’autre de ces « comices littéraires » qui sévissent. Mais à quoi bon, si c’est pour parvenir au même but : stériliser la réflexion en s’en cachant derrière le paravent d’un grand classique !
- Qu’on en juge ! Cette page des « Misérables » relate un conflit opposant le héros bien connu Jean Valjean à un aubergiste qui ne veut pas le recevoir. Valjean vient juste de sortir de prison après avoir été condamné au bagne pour le simple vol d’un pain, et le patron de l’auberge où il vient de descendre refuse de le servir car il l’a reconnu. Valjean a beau faire valoir qu’il a de l’argent pour le payer, l’aubergiste ne veut rien entendre : l’hôtel est complet.
- Quelle rédaction les ingénieux inspecteurs pédagogiques ont-ils trouvé judicieux d’imposer dans un tel contexte ? « Imaginez la suite du texte : l’aubergiste raconte la scène à sa femme qui cherche à lui montrer qu’il a eu tort. » Sans plus de précisions pour les guider, on voit tout de suite le boulevard de stéréotypes humanitaires que les malheureux candidats sont invités à emprunter. Mon Dieu ! doivent-ils faire dire à la femme de l’aubergiste, "tu n’as pas le droit de te conduire ainsi ! Cet homme ne t’a fait aucun mal. Ce repris de justice a purgé sa peine, il a maintenant le droit d’être respecté comme tout le monde. Et puis, il n’avait volé qu’un pain, etc." Et de là à enfiler des perles sur la relation entre misère et délinquance, et faire offense à tous ceux qui, quoique pauvres, fondent leur dignité sur le respect de la loi, il n’y a qu’un pas. On peut ainsi habilement faire oublier aux élèves que la relation entre richesse et délinquance est beaucoup mieux établie. Faut-il donner des exemples d’aujourd’hui ?

Un beau sujet soigneusement évité

Pourtant, en ciblant explicitement plutôt la peine disproportionnée infligée à Valjean, n’y avait-il pas matière à faire réfléchir au contraire les élèves non sur des stéréotypes mais sur une donnée sociale structurelle diagnostiquée magistralement par Jean de La Fontaine ? « Selon que vous serez puissant ou misérable / Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir . » De « l’affaire d’Outreau » à « l’affaire Elf » en passant par les « affaires du RPR », ce n’étaient pas les exemples qui manquaient. Non, selon la morale officielle, les inspecteurs pédagogiques ont préféré enfumer les élèves aux vapeurs de l’humanitarisme larmoyant. La logorrhée pulsionnelle et compassionnelle de la charité plutôt que la justice ! Pourtant, n’est-ce pas la seconde qui doit être prioritaire ? « Il faut être juste avant d’être généreux, rappelle Chamfort, comme on porte des chemises avant de mettre des dentelles. »

L’erreur de logique et le préjugé

- À vrai dire, la seule différence avec le sujet donné au brevet en1995 par ces mêmes cinq académies - car elles se mettent en cinq pour une telle réussite ! - est que la désorientation de 2007 est plus subtile et peut même passer inaperçue. Il y a 12 ans, en effet, les élèves avaient été invités sans plus de manières à soutenir des arguments exactement contraires. L’extrait choisi d’un livre de Giono "Le Hussard sur le toit",(1951), mettait en scène en 1830 un voyageur étranger, prénommé Angelo, et une paysanne qui sans hésiter acceptait de lui offrir la tasse de café que, courtoisement, il lui avait réclamée. Et il avait alors été demandé aux candidats si « l’attitude accueillante de cette femme (pouvait) être généralisée à notre époque. »
- N’était-ce pas le type de question qui dictait la réponse attendue ? Outre la faute logique de la « généralisation » abusive d’un cas particulier et l’idéalisation insensée d’un passé plutôt connu pour son insécurité sans aucune mesure avec celle d’aujourd’hui, le corrigé donné aux correcteurs ne laissait aucun doute : une réponse négative était attendue en raison du "climat de violence et d’insécurité" de notre époque (sic).

Des notions et un langage approximatifs ou erronés

- On reste estomaqué enfin par l’invraisemblable approximation des notions théoriques de ces inspecteurs pédagogiques et même de leur langage. Or, si les choses ne sont pas nommées avec rigueur, quelle compréhension en avoir ? Ainsi, après avoir demandé de préciser la valeur de l’imparfait et du passé simple employés au début du texte, est-il demandé tout de go aux candidats « Sur quel personnage l’emploi de ces temps (attire) l’attention  ». A-t-on jamais vu un temps verbal attirer l’attention sur un personnage ? Ou encore on est surpris par cette question énigmatique : « Dans le reste du texte, quel nom reprend le terme d’ "aubergiste" ?  » Sauf erreur, "reprendre" (ou prendre à nouveau), c’est répéter et non remplacer. Victor Hugo emploie, en effet, le mot « hôte »... à la place d’aubergiste.
- Pardon ! On aurait dû dire, comme le questionnaire du brevet, « le narrateur » et non Victor Hugo, l’auteur ! Sinon on s’expose aux foudres des « précieux formalistes » qui ont investi l’université, l’école, et avec elles les magazines littéraires comme celui du journal « Le Monde » et ceux de France Culture. Comment - Misérable ! - oser confondre l’auteur et « le narrateur » ? Voici près de quinze ans, en effet, que l’on inculque aux malheureux élèves que le narrateur d’une histoire n’est pas l’auteur ! Qui est-il donc alors ? Sous prétexte qu’on ne saurait attribuer à un auteur tous les faits et paroles qu’il relate, on en est venu à inventer un fantôme, appelé « le narrateur », privé de toute existence sociale, sans intérêts ni préjugés, et qui s’intercale comme un écran entre l’auteur et son texte, avec toutes les conséquences dommageables qui en découlent.
- Il faut, en effet, n’avoir jamais écrit pour ignorer que tout mot, tout récit, tout personnage ne sont que les représentations toutes personnelles de la réalité livrées par un auteur. Flaubert l’a pourtant crié haut et fort sans craindre le paradoxe : « Madame Bovary, c’est moi ! » a-t-il prévenu. On ne peut mieux dire. Surtout cette dissociation artificielle entre l’auteur et son œuvre tend à faire oublier qu’un auteur est responsable de tout ce qu’il écrit. C’est pour l’avoir oublié que l’a payé de sa vie à la Libération - alors même que de hauts responsables politiques bénéficiaient de mansuétude - un écrivain comme Brasillach, fusillé en 1945 pour des articles haineux sous l’Occupation et des appels aux meurtres dont la responsabilité revenait non pas à un quelconque zombie de "narrateur" mais à leur auteur en chair et en os.

Qu’elle en soit donc à farcir la tête de ces élèves de toutes ces billevesées en dit long sur la désorientation programmée des esprits que continue d’assigner l’Éducation nationale à son enseignement du français.

Paul Villach


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87 réactions à cet article    


  • NPM 28 juin 2007 10:37

    « On peut ainsi habilement faire oublier aux élèves que la relation entre richesse et délinquance est beaucoup mieux établie. »

    Bein non, sinon les USA de la crise de 29 (avec un tier de la population au chomage !) aurait eté un vrai coupe gorge, or la délinquance y a trés trés faiblement augmenté. La délinquance vient de l’insuffisance de la représsion, uniquement.

    « « Selon que vous serez puissant ou misérable / Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir . ». De « l’affaire d’Outreau » à « l’affaire Elf » en passant par les « affaires du RPR », ce n’étaient pas les exemples qui manquaient. »

    Oui, un peu de populisme, c’est tout bon ca. Je propose même que les eléves puisse demander le casier judiciare de leur enseignants, ainsi que ses différentes notes universitaires et scolaires. Et l’obligation pour le fonctionnaire de déclarer ses engagement politique et syndical. Ainsi que sa fiche de paye,n pour savoir combien il vole à la communauté, son numéro de téléphone et son adresse.

    Sinon, a dire vrai, les enfants n’ont pas la capacité de penser quoique ce soit, surtout ceux qui n’ont pas une tradition famillial dans ce domaine (un prolo diplomé reste un prolo) et en plus -surtout- on se fiche de leur « pensée ». On leur demande juste de faire un machin a peu prés structuré, et bien entendu PC (c’est tout de même le but de l’école socialo-communiste actuelle) sur un sujet sans interet.


    • Garp Garp 28 juin 2007 16:26

      « La délinquance vient de l’insuffisance de la représsion, uniquement. »

      Pour reprendre votre exemple simpliste sur la crise de 29, si effectivement la délinquance venait UNIQUEMENT du manque de répression alors à contrario, tous les enfants battus seraient des anges...Ce qui est loin d’être le cas.

      La délinquance est un problème bien plus compliqué qui ne saurait se résoudre seulement par de la répression (ce que notre ex-ministre de l’intérieur avait du mal à comprendre). C’est à la fois un manque d’éducation, de répression dans une certaine mesure mais surtout un manque de respect mutuel entre les institutions et le délinquant. J’ose prétendre qu’on ne devient pas délinquant à la naissance mais à cause du milieu sociale dans lequel on évolue et dans lequel on ne se reconnait pas et où l’on est pas reconnu. C’est marrant comment les différents gouvernements aidés des médias ont réussi à faire croire que le délinquant a ça dans le sang, qu’il est né comme ça. Cadre familial éclaté, chomage de masse, institutions absentes ou trop corrompues sont autant de raisons qui poussent du coté obscure...


    • Serpico Serpico 29 juin 2007 11:24

      NPM :

      Bein non, sinon les USA de la crise de 29 (avec un tier de la population au chomage !) aurait eté un vrai coupe gorge, or la délinquance y a trés trés faiblement augmenté.

      ******************

      Mauvais exemple : les USA sont structurellement exposés à la délinquance. Ni le chômage ni rien d’autre ne changera significativement les choses dans un pays où le taux de criminalité est explosif depuis toujours.

      Je ne vois vraiment pas ce que ça change dans un pays où l’usage des armes à feu est presque une religion.

      Avec 30000 morts violentes par an, c’est Baghdad tous les jours.


    • NPM 29 juin 2007 11:28

      « Mauvais exemple : les USA sont structurellement exposés à la délinquance. Ni le chômage ni rien d’autre ne changera significativement les choses dans un pays où le taux de criminalité est explosif depuis toujours. »

      Tsss.. Désolé, mais c’est faux. Même si la criminalité remonte aujourd’hui, ils ont été en dessous de nous pendant pas mal de temps. Certes, du fait des immigrés, ils souffrent structurellement de la délinquances, comme nous. Mais 30% de chomeurs, c’est assez énorme, non ? D’ailleur il faudrait voir les chiffres pour les shleu et les rosbeef de l’époque. Reste que donc, le fait pour des dizaines de millions de gens de se retrouvé au chomage, sans rien ni espoir, ne les à pas conduit à violer la Loi.

      « Je ne vois vraiment pas ce que ça change dans un pays où l’usage des armes à feu est presque une religion. »

      Je ne vois pas le probléme. Avant la révolution tout le monde aussi était armée en France, sans que ca pose probléme.


    • NPM 29 juin 2007 11:35

      « si effectivement la délinquance venait UNIQUEMENT du manque de répression alors à contrario, tous les enfants battus seraient des anges...Ce qui est loin d’être le cas. »

      Et ca vient pas non plus q’un manque d’amour, puisque les enfants sodomisés ne sont pas tous normaux.

      « surtout un manque de respect mutuel entre les institutions et le délinquant. »

      QUOI ?! Un voyoux n’est que de la merde ! Un sous homme ! Une vermine ! Il n’a même pas le droit de vivre ! Ce type doit être abattu, rien de plus ! Il faut le tuer ! Il a violé la Loi, il n’y a AUCUNE considération à avoir d’un vulgaire salopard comme lui.

      « J’ose prétendre qu’on ne devient pas délinquant à la naissance mais à cause du milieu sociale dans lequel on évolue et dans lequel on ne se reconnait pas et où l’on est pas reconnu. »

      Oui, il faut limité la reproduction des pauvres, car les pauvres sont incapables d’élevé correctement leur enfants, qui deviennent des crimminels plus tard. C’est pour cela que donner des allocations sociales et autres aides est une trés mauvaises idées. Ces aides doivent être réservé aux diplomés, voir aux riches.

      « C’est marrant comment les différents gouvernements aidés des médias ont réussi à faire croire que le délinquant a ça dans le sang, qu’il est né comme ça. Cadre familial éclaté, chomage de masse, institutions absentes ou trop corrompues sont autant de raisons qui poussent du coté obscure... »

      Oui, oui, je comprend bien que Hitler avait des problémes, mais la n’est pas la question, on n’en a rien à foutre : ca dérange, on élimine, c’est tout. Croyez moi, lorsqu’on aura exécuté les 20.000 récidivistes de France, ca sera calme dans les cité.


    • sven 29 juin 2007 11:38

      pouvez vous me donner l’origine de vos statistiques sur la delinquance apres la crise de 29 ? merci d’avance


    • NPM 29 juin 2007 11:45

      J’ai lu ca dans un livre, mais c’est vieux. Alors, si je retrouve le titre, je ne manquerais pas de vous le communiquer.

      La délinquance à surtout a faire au manque de repression et de hiérarchie.


    • spartacus1 spartacus1 1er juillet 2007 19:34

      @NPM

      Vous ne cessez de dire des contre-vérités !

      Moins de criminalité aux USA ? Vous rigolez.

      Actuellement, il y a environ 2 millions de détenus aux USA pour une population d’environ 250 millions, soit 0,8 % de la population étatsunienne est en prison. Je cite mes sources et ne me réfère pas à un quelconque livre lu il y a longtemps et dont j’aurais oublié le titre : http://multitudes.samizdat.net/article463.html

      Rapporté à la population française, environ 60 millions, cela ferait 480.000 détenus en France, en réalité, il y en a environ 60.000. Proportionnellement à la population, il y a environ 8 fois moins de détenus en France qu’aux USA. Alors, si comme vous le dites, il y a moins de criminalité aux USA, il faut croire qu’il y a, aux USA une très très grand nombre de détenus qui sont totalement innocents.

      La vraie question à se poser par rapport aux USA, c’est de savoir pourquoi il y a autant de détenus aux USA. La société US est-elle tellement mal faite qu’elle est largement criminogène ? La main d’oeuvre carcérale est une source de profit intéressante ? Y-a-t-il des détenus pour faits d’opinions ?

      Pour moi, qui ai vécu et travaillé aux USA durant presque 20 ans, il y a un peu des trois réponses, la première (criminogène) étant prépondérante.

      C’est une parfaite escroquerie morale de parler des USA comme du pays de la liberté. Il y a, aux USA, proportionnellement à la population, 5 fois plus de détenus qu’en Chine ! Et on n’ose pas dire que la Chine soit un modèle de liberté et de respect des droits de l’homme.


    • JL JL 28 juin 2007 11:19

      «  »le corrigé donné aux correcteurs ne laissait aucun doute : une réponse négative était attendue en raison du « climat de violence et d’insécurité » de notre époque (sic).«  »

      A la lecture de votre texte, on pressent la déliquescence qui sévit dans l’éducation nationale : on n’y encourage pas l’originalité, mais le stéréotype. Ce système sélectionne les esprits formatés. En fait, avec un tel système, on élimine à la fois sur la forme et le fond. Ne sont gardés que les esprits bien formatés et brillants, et éliminés les médiocres et les contestataires potentiels.

      Un exemple type en est donné par le commentaire de NTM ci-dessus : ce commentaire pourrait visiblement être produit lors d’une épreuve au brevet des collèges : « démontrez que l’auteu de ce texte est stalinien ». NTM dans l’exercice aurait-il une bonne note ? Peut-être une bonne parce qu’il joue le jeu, peut-être une mauvaise parce que c’est peu convaincant.


      • NPM 28 juin 2007 11:44

        « A la lecture de votre texte, on pressent la déliquescence qui sévit dans l’éducation nationale : on n’y encourage pas l’originalité, mais le stéréotype. »

        N’importe quoi. C’est vous qui êtes décadent ! Un gosse est là pour apprendre et la fermer. Son avis sur le théoréme de x ou le style de bidule, on s’en branle. L’éléve est un inférieur, il est la pour apprendre. Plus tard, peut être, à l’age adulte, il sera créatif, mais ca, ca ne dépend pas de l’éducation, mais du caractére, donc largement des génes. En tous cas, on n’est pas un créateur sans avoir longuement copier et imité les maîtres.

        « Ne sont gardés que les esprits bien formatés et brillants, et éliminés les médiocres et les contestataires potentiels. »

        Non, au contraire. On enseigne Marx, mais point Pareto. Parce que justement Marx est contestataire, donc vachement bien vu des fonctionnaires, Pareto par contre est explosif pour l’idéologie dominante des fonctionnaires.

        « Un exemple type en est donné par le commentaire de NTM ci-dessus : ce commentaire pourrait visiblement être produit lors d’une épreuve au brevet des collèges : »démontrez que l’auteu de ce texte est stalinien « . »

        Je vous rappel que l’auteur peste contre l’orientation idéologique de l’épreuve, non pas contre le fait que l’épreuve doivent être orienté idéologiquement : qui est la Stalinien alors ?

        « NTM dans l’exercice aurait-il une bonne note ? Peut-être une bonne parce qu’il joue le jeu, peut-être une mauvaise parce que c’est peu convaincant. »

        Par quoi n’êtes vous pas convaincu ? Vous pensez bien que l’Etat ne s’est pas fatigué à détruire l’école libre pour rien ! Et oui, tout ce que vous y avez appris n’était que mensonges...


      • ZEN ZEN 28 juin 2007 20:19

        @ NTM

        Il faut arréter le café...


      • spartacus1 spartacus1 1er juillet 2007 19:59

        ZEN a écrit : @ NTM

        Il faut arréter le café...

        AMHA, NTM devrait arrêter autre chose que le café, cela ne fait pas que de rendre sourd LOL, LOL, LOL.


      • Aldoo Aldoo 28 juin 2007 12:02

        @Paul Villach :

        - Quel est le problème de l’humanitarisme, que vous qualifiez de « larmoyant » (pourquoi donc ?) ? Certes il y a d’autres sujets de réflexion plus excitants... mais ce n’est pas tellement important ici.

        - Quel est le problème d’un sujet demandant d’argumenter sur un problème quel qu’il soit tant qu’il est en rapport avec le texte, et qu’il est traitable par un élève de troisième, ce qui est le cas ici ? C’est une problématique du quotidien, un stéréotype, comme vous dîtes. On ne leur demande pas d’adhérer à l’un des points de vue, mais juste d’être capables d’imaginer des arguments dans les deux sens et de les organiser. Il n’y a aucune sélection idéologique. Il n’est pas dit que l’aubergiste ou sa femme doit avoir raison.

        - Quel est le problème de cette distinction auteur/narrateur ? Elle est pourtant très claire (je ne vous fait pas l’insulte de vous la rappeler !). Pour ce qui est du choix des temps et de la langue, la distinction n’a effectivement pas trop d’intérêt puisque tout ce qu’écrit l’auteur se retrouve dans la bouche du narrateur. Mais des questions comme « Que pense l’auteur ? » et « Que pense le narrateur ? » (qui peut-être un personnage de l’histoire) ont souvent des réponses différentes, même si les deux rôles ne sont jamais complètement dissociables.

        - Enfin, quand bien même toutes vos critiques seraient justifiées, il n’y a pas mort d’homme. Votre article est une tempête dans un verre d’eau !

        Au final, votre prose me donne l’impression que vous aviez simplement envie de cracher sur ce sujet pour vous défouler contre l’éducation nationale. À votre décharge, il faut dire qu’après 34 ans dans la maison, il y a de quoi avoir les nerfs ! M’enfin là franchement, je vous trouve un peu obtus...



        • jay 28 juin 2007 13:05

          « Un gosse est là pour apprendre et la fermer. Son avis sur le théoréme de x ou le style de bidule, on s’en branle. L’éléve est un inférieur, il est la pour apprendre. Plus tard, peut être, à l’age adulte, il sera créatif, mais ca, ca ne dépend pas de l’éducation, mais du caractére, donc largement des génes. » votre discours serait risible s’il n’était pas dangereux, surtout la partie sur les gènes. quant à l’avis des gosses, même s’ils sont là pour apprendre, non on ne s’en fou pas. vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi Einstein n’a obtenu son diplôme de secondaire qu’à près de 50 ans ? Peut-être se posait-il trop de questions ?


          • NPM 28 juin 2007 13:12

            « votre discours serait risible s’il n’était pas dangereux, surtout la partie sur les gènes. »

            La Vérité est parfois dangereuse, certes.

            « quant à l’avis des gosses, même s’ils sont là pour apprendre, non on ne s’en fou pas. v »

            Si si, on s’en branle totalement. Ce n’est que de la masturbation, destiné à faire croire au gosse qu’il est trés important, un génie, et que tous le monde attend ses avis éclairés pour fonctionner : ce n’est pas le cas. Ce n’est que de l’égalitarisme/démagogique à 2 balles. Un gosse n’a aucun avis il ne fait que répéter ce qu’il a entendu, soit du prof, soi de ses parents, rien de plus. Inutile de valoriser le néant.

            « vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi Einstein n’a obtenu son diplôme de secondaire qu’à près de 50 ans ? Peut-être se posait-il trop de questions ? »

            Et vous, vous avez vu le nombre de génie que « mon » systéme a engendré ? Ou sont ils, vos Racine, Voltaire et Co ? Nul part, parce que un gosse habituer à prendre son opinion pour importante n’écoute personne et n’a plus l’humilité necessaire pour comprendre sa véritable place, place trés inférieur évidement.


          • JL JL 28 juin 2007 14:19

            inénarrable NTM : «  »Einstein n’a obtenu son diplôme de secondaire qu’à près de 50 ans«  » smiley

            Qu’attendez-vous pour y retourner, à l’école, cela vous ferait du bien.

            Vous m’avez demandé d’oublier ce que j’avais appris à l’école libre. Pour moi la seule école libre, il y a plus d’un demi siècle, c’était l’école républicaine, dite l’école laïque. C’est elle qui m’a tout appris de ce qu’un citoyen doit savoir, et même plus.


          • bozz bozz 28 juin 2007 16:36

            Jay, je vous croyais historienne, alors avant de dire des bêtises, retournez aux sources !

            Einstein a fait ses études primaires et secondaires à la Hochschule d’Aargau et a eu son diplôme le 30 septembre 1896 soit à 17 ans et non à 50 ! il est ensuite rentré à l’école polytechnique fédérale de Zurich la même année et en sortira avec son diplôme en 1900 !!

            désolé mais Einstein n’était pas un cancre loin de là, il détestait seulement les sciences humaines et biologiques !!

            pour le reste je crois qu’il ne faut pas non plus exagérer un des grands torts de l’éducation nat. c’est d’avoir fait croire aux élèves que l’instruction ne nécessitait pas d’efforts, qu’ils pouvaient eux-même créer leur savoir ! c’est criminel ! on ne ré-invente pas thalès tous les jours et certainement pas sans avoir de background considérable en géométrie ! Les prof. sont maltraîtés car ils sont ainsi devenus inutiles aux yeux des élèves, le prof ne sait rien, on sait mieux que lui et de toute manière nous avons raison sur tout ! Avant d’être créatif, il faut avoir des acquis importants (on n’invente jamais une démonstration de novo !!) la part génétique de la créativité peut aussi être présente (inné / acquis le débat est vaste) comment nier qu’il existe des familles entières d’artistes (en plus évidemment de l’apprentissage qui peut être prépondérant) mais je pense que renoir le cinéaste n’avait pas appris grand chose du peintre sur son métier...


          • jay 28 juin 2007 16:51

            c’est vrai, j’avais entendu une rumeur (ce n’était que ça) sur einstein et je suis aller trop vite en voulant m’en servir pour répondre à NTM (consultation ultra rapide de wiki sur une autre fenetre, date qui me saute aux yeux, etc....)comme je le disais à tab, je fais amende honorable et ça m’apprendra à me laisser emporter par mes nerfs.


          • jay 28 juin 2007 16:53

            faute de frappe : NPM


          • jay 28 juin 2007 17:05

            @ bozz (je vous ai mis un petit post plus haut)

            un bon petit trollage fait toujours du bien

            au passage, j’ai pas fait d’histoire de l’art (en tout cas pas spécifiquement) et je ne suis pas une gauchiste !!!! t’inquiète pas Tab, smiley


          • bozz bozz 28 juin 2007 17:20

            quoi !?! je suis déçu mais déçu... vous ne pouvez pas savoir à qu’elle point ! et même pas gauchiste ? alors de gauche, non ? même pas ? pff j’ai perdu tout mon pif moi...


          • ZEN ZEN 28 juin 2007 20:26

            .« Un gosse n’a aucun avis il ne fait que répéter ce qu’il a entendu, soit du prof, soi de ses parents, rien de plus. Inutile de valoriser le néant. »

            L’enfant=un néant d’être.Original comme théorie psychopédagogique....Rousseau doit se retourner dans sa tombe


          • jay 28 juin 2007 13:25

            Il y a une différence entre s’extasier sur ce que tout ce que dit un enfant et l’encourager à se poser des questions. lui apprendre à remettre en cause ce qu’il apprend ainsi que ses propres opinions. je vous accorde qu’une certaine « révolution » de l’éducation qui à eu lieu en 68 allait trop loin, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut jeter le bébé avec l’eau du bain. Entre les tenants de l’autorité et juste l’autorité dont vous faîtes partie (au moins pour l’éducation) et ceux qui prônent l’idéologie soixante-huitarde, il y a un point commun, c’est une sorte d’extremisme. et l’extremisme est une grille de lecture qui n’est jamais efficace pour comprendre la réalité et donc agir sur elle de façon pertinente. et je maintiens ce que j’ai dit de votre pseudo « vérité » sur le caractère majoritairement défini par les gènes. les gènes sont une base, un potentiel. l’environnement fait le reste.


            • NPM 28 juin 2007 13:51

              « Il y a une différence entre s’extasier sur ce que tout ce que dit un enfant et l’encourager à se poser des questions. l »

              En quoi est-il « extraordinaire » qu’un enfant se pose des question ??? Je ne comprend pas.

              « lui apprendre à remettre en cause ce qu’il apprend ainsi que ses propres opinions. »

              Non, il n’a pas les connaissances et les régles de raisonnement disponible pour cela. Sans blague, vous vous imaginez qu’un gosse va remettre en cause ce que lui apprend un prof de chimie qui à étudier son sujet pendant 5 ans ??? Ou discuter d’Histoire avec son prof ????? Arf ! On ne peut pas parler sérieusement d’un sujet si on ne la pas étudier quelques années au moins ! Sinon, on est comme ces gens qui parlent du catholicisme, sans rien y connaitre. Ils feraient mieux de pisser dans un violon, leur argument à autant de valeur..

              « ’est une sorte d’extremisme. et l’extremisme est une grille de lecture qui n’est jamais efficace pour comprendre la réalité et donc agir sur elle de façon pertinente. »

              Tsss.. C’est a peu prés comme si vous me disiez, Mozart est un musicien, tous le monde connait la gamme, donc tous les eleves doivent concurencer mozart ! Soyons sérieux ! Le génie, ca existe. Le gosse est là pour apprendre aussi la hiérarchie, que tous ne se vaut pas, et qu’il est incapable de faire ce que d’autre ont fait. Il est là pour voir ce qu’il à a atteindre, peut être, par son travail.

              « et je maintiens ce que j’ai dit de votre pseudo »vérité« sur le caractère majoritairement défini par les gènes. les gènes sont une base, un potentiel. l’environnement fait le reste. »

              Actuellement, on est pour 50 à 60% de dépendance au génes. Donc certes, l’environement (la famille, l’école) joue un rôle. (Encore que, Pascal et les Maths...)

              Mais un con, quelque soit les cours, restera un con. Par contre, on peut effectivement « bousiller » un gosse, ce que fait l’éduc nat, pour éviter les inégalités...


            • JL JL 28 juin 2007 14:22

              Continuez NPM, la bêtise ne tue pas sur AVox ! smiley


            • JL JL 28 juin 2007 14:24

              « les esprits médiocres condamnent d’ordinaire tout ce qui passe à leur portée » La Rochefoucault.

              Paul Villach, votre titre en a attiré ici comme des mouches.


            • claude claude 28 juin 2007 22:27

              bonsoir,

              npm est l’accronyme pour « n’a pas de méninges »... smiley


            • Vincent 28 juin 2007 13:39

              Il me semble que le but de cette épreuve et de valider des connaissances. Dans ce sujet il est demandé aux élèves de poursuivre un dialogue dans lequel s’opposent deux contradicteurs sur un sujet assez bateau.

              Par ailleurs à 14 ou 15 ans aujourd’hui, je doute que ces élèves aient entendu parler des affaires : Elf, des emplois fictif de RPR ou autres affaires.

              Quand bien même ils en auraient entendu parler et les maîtriseraient, il aurait été scabreux pour eux de les évoquer.

              L’exercice demandé est avant tout un exercice de structuration des idées à l’écrit, dans lequel, selon moi, l’examinateur, vérifiera la cohérence du discours, la construction des phrases et l’orthographe.

              Peut importe les idées véhiculées ou défendues dans ce discours, ce qui compte toujours selon moi, c’est la pertinence et la structuration du discours.

              Ils auraient très bien pu proposer un extrait de Oui-Oui dans lequel :

              Potiron, le nain qui vit dans un champignon, le meilleur ami de Oui-Oui aurait subit une vilaine farce de la part de Mademoiselle Ouistiti.

              Le sujet aurait été :

              Pouvons nous, aujourd’hui rire de tout ou Les handicapés physiques peuvent subir de blagues sans que cela soit perçu systématiquement comme un preuve de mauvais goût.


              • JL JL 28 juin 2007 14:28

                à Vincent, je ne vous ferai pas l’injure de vous dire ce qu’est un corrigé , ni ce qu’il implique. Paul Villach a écrit :

                « le corrigé donné aux correcteurs ne laissait aucun doute : une réponse négative était attendue en raison du »climat de violence et d’insécurité" de notre époque (sic). C’est là le problème !


              • Paul Villach Paul Villach 29 juin 2007 11:25

                À Vincent.

                Vous écrivez :« Peu importe les idées véhiculées ou défendues dans ce discours, ce qui compte toujours selon moi, c’est la pertinence et la structuration du discours. »

                C’est bien là la ligne de partage des eaux qui nous oppose.

                1- L’apprentissage de l’expression tant écrite qu’orale trouve sa finalité dans les idées non à « véhiculer », comme vous dites, mais à défendre ou à combattre. Une idée ne se véhicule pas dans « une benne de camion », mais elle se défend ou se combat.

                2- Des idées à défendre ou à combattre justifient pour une personne son apprentissage des meilleures techniques pour y parvenir. Elles motivent et mobilisent la personne.

                3- Dans le cas contraire, ces techniques perdent de leur intérêt. À quoi bon perdre son temps à les apprendre si rien ne vaut la peine d’être défendu ! À quoi sert de se fatiguer à apprendre l’art de la guerre s’il n’y a rien à défendre !

                4- Est donc instillée simultanément et sournoisement dans les esprits l’idée fausse que toutes les idées se valent, que tous les intérêts sont respectables.

                5- C’est, je crois, ce que Platon reprochait déjà dans son dialogue « Gorgias » aux sophistes capables de soutenir tout et le contraire de tout : leur amoralisme qui est la mort de toute société

                Voilà où en est l’Éducation nationale. À quoi s’ajoute un « corpus » d’erreurs incroyables dans le domaine de l’information... Mais ça ne gêne personne, surtout pas évidemment ceux qui en tirent bénéfice. Paul Villach


              • le pen la vie la vraie 28 juin 2007 13:59

                J’ai rien compris, mais vous auriez dû mettre plutôt une photo de jean gabin, même si j’adore aussi ventura mais pas forcément dans ce film d’hossein je crois


                • leréveur 28 juin 2007 15:16

                  Monsieur Villach,

                  vous parlez comme un homme qui serait né en 1945 et qui donc aurait fait un primaire entre 1951 et 1955 (4 points par faute dans une dictée de 3 pages ; donc 0 à la dictée avec 5 fautes) et qui aurait fait ses humanités entre 1955 et 1965

                  ne me dites que vous n’avez pas une idée précise du niveau d’un prof de français d’aujourd’hui

                  la question posée montre simplement que les examinateurs sont eux même incapables de lire un ouvrage classique

                  un professeur disait récemment dans Le Fig qu’il ne lirait pas la lettre du jeune Guy Moquet parce qu’il n’a aucun élève dans ses classes qui serait capable d’en comprendre le contenu ; quant à écrire quelque chose d’équivalent ...


                  • Paul Villach Paul Villach 28 juin 2007 16:25

                    Vous comptez bien sur vos doigts ! Bravo !

                    Faut-il pour autant se résigner à cette désorientation mûrement réfléchie ?

                    Jusqu’à quand la Préciosité formaliste qui fait la loi pour tout ce qui touche comme « ils » disent à « l’écriture », va empoisonner les esprits, en faisant croire que toutes les idées se valent ?

                    Écoutez donc, si vous pouvez, une émission de France Culture comme « Tout arrive » (à partir de 12h) et bien d’autres sur cette radio ! Blindez-vous ou alors amusez-vous à enregistrer ces paroles vides de sens qui meublent le temps d’antenne, qu’il s’agisse de roman, de film, de danse ! Réécoutez-les ! Il y aurait de quoi nourrir une nouvelle comédie dans le genre des « Précieuses ridicules » !

                    À quoi bon jongler avec « un discours argumentatif », comme « ils » disent, si l’on ne sait pas identifier une représentation de fait plus fiable qu’une autre ?

                    Est-il indifférent d’apprendre à argumenter sur des erreurs ou des stéréotypes ou à parler pour ne rien dire ? Que reste-t-il dans le cerveau de « l’apprenant » comme « ils » disent, après ce genre d’exercice ? Paul Villach


                  • claude claude 28 juin 2007 22:20

                    @ le reveveur,

                    n’est-ce pas le rôle des professeurs d’apprendre aux élèves à réfléchir sur le sens des mots ? arrêtons de stigmatiser nos enfants, et de les prendre pour des neu-neu : ils sont le resultat de ce que l’on veut en faire : si on leur apprend à se servir de leurs neurones, ils sauront comprendre la belle lettre de guy moquet.

                    laissons les profs faire leur boulot correctement, et nos enfants seront bien instruits...


                  • bozz bozz 28 juin 2007 23:37

                    et les parents ma chère Claude, et les parents !! le mal est là aussi, dans le désintéret des parents


                  • claude claude 29 juin 2007 13:00

                    ma chère bozz,

                    comme on parlait de lécole, je citais l’éducation nationale.

                    mais je suis entièement d’accord avec vous : nous devons en tant que parents, éduquer nos enfants pour qu’ils deviennent des adultes responsables . le rôle des profs c’est de les instruire.

                    l’un n’allant pas sans l’autre : les romains avaient l’habitude de dire : « Orandum est, ut sit mens sana in corpore sano » juvenal (Il faut prier afin d’obtenir un esprit sain dans un corps sain") smiley


                  • claude claude 29 juin 2007 13:29

                    le cas npm,

                    je viens de lire les derniers posts de la journée, notamment ceux de npm de 11h28 à 11h45... smiley smiley smiley

                    c’est une prototype raté de l’évolution intellectuelle humaine.

                    npm veut en en fait dire « Nanocerveau Plutôt Médiocre »

                    pour le « n » je n’emploie pas le mot « nain » car c’est insulter profondemment les personnes de petites taille.

                    en y réfléchissant bien c’est un « Nuisible Protozoaire Méphitique * »

                    * méphitique : se dit d’une exalation toxique et puante (def petit robert)


                  • claude claude 29 juin 2007 13:32

                    oups ! désolée ! le post ci-dessus devait être en bas du fil... smiley


                  • jay 28 juin 2007 15:42

                    @ JL inénarrable NTM : «  »Einstein n’a obtenu son diplôme de secondaire qu’à près de 50 ans"

                    en fait il reprenait une phrase d’un de mes posts. et oui, ce n’est pas forcément très connu, mais Einstein est né en 1847 et n’a obtenu son diplôme de secondaire qu’en 1896, soit à 49 ans ! incroyable, mais vrai !! smiley


                    • Tab Tab 28 juin 2007 15:55

                      Ca me semblait aussi bizarre, 1947. Ca aurait voulu dire que Einstein a publié ses premiers papiers à plus de 50 ans, et qu’il serait mort à plus de 100 ans (rappellez-vous la fameuse histoire de la bombe durant le guerre).

                      Révisez, mon vieux, révisez. Einstein est né à Ulm en 1979.

                      1896, ça lui faisait donc 17 ans si mes calculs sont bons. Cela dit, il est vrai que l’ecole n’a pas su discerner son potentiel. Mais on parle de l’école française, et Einstein était allemand.

                      Je ne prend pas parti, je remet juste les pendules à l’heure. Il faut toujours vérifier ses sources et ne pas fonctionner sur les ragots.


                    • Tab Tab 28 juin 2007 15:55

                      Incroyable, donc. D’autant plus que c’est faux. smiley


                    • Vincent 28 juin 2007 16:12

                      Ca me semblait aussi bizarre, 1947. Ca aurait voulu dire que Einstein a publié ses premiers papiers à plus de 50 ans, et qu’il serait mort à plus de 100 ans (rappellez-vous la fameuse histoire de la bombe durant le guerre). Révisez, mon vieux, révisez.

                      1896, ça lui faisait donc 17 ans si mes calculs sont bons. Cela dit, il est vrai que l’ecole n’a pas su discerner son potentiel. Mais on parle de l’école française, et Einstein était allemand.

                      C’est vrai, Einstein est né à Ulm en 1979 ça ? Einstein et sa théorie de la relativité l’a appliqué à lui même il mort avant d’être né, il a du comprimé l’espace temps..... Mais vous aviez raison il fallait remettre les pendules à l’heure !!!!!!


                    • Tab Tab 28 juin 2007 16:17

                      1879.

                      erreur de frappe

                      je pensais que vous l’aviez compris !


                    • Tab Tab 28 juin 2007 16:19

                      Et il faut aussi comprendre 1847 au lieu de 1947.

                      Mais le plus important, c’est la différence entre une information fausse et une erreur de distraction que tout le monde aura remarqué.


                    • bozz bozz 28 juin 2007 16:40

                      et oui mon Tab, la misère de wiki c’est que les gens ne savent plus lire le prénom de l’individu qu’ils cherchent !! c’est son père qui est né en 1847 ! mais bon laissons leur dire des âneries, c’est plus facile que de taper einstein sur un moteur de recherche.


                    • claude claude 28 juin 2007 21:58

                      @ tab,

                      1947, 1847, 1879...

                      la date de naissance d’einstein, est somme toute, rélative...cela dépend dans quel univers et à quelle vitesse on se situe... smiley


                    • JL JL 30 juin 2007 18:16

                      à Jay et d’autres, Wikipédia dit : «  »C’est le 14 mars 1879, …, que naît Albert Einstein., … Il décide alors de préparer le concours de l’Ecole polytechnique de Zurich. Il l’obtient à la deuxième tentative, en 1896. «  » soit à 17 ans.


                    • goc goc 28 juin 2007 15:46

                      malheureusement vous n’avez rien compris

                      dans cette nouvelle periode de liberalisme sarkozien, la meilleure note sera pour celui qui osera

                      et en particulier osera dire ceci

                      « connard t’es un minable, tu refuse le fric du premier venu, tu crois qu’on roule sur l’or, on t’a pas dit a l’école que l’argent n’a pas d’odeur, alors file le rattraper et profites-en pour lui soutirer le max de fric, espèce de socialiste, va !!! »

                       smiley


                      • jay 28 juin 2007 15:48

                         smiley smiley smiley


                      • jay 28 juin 2007 16:02

                        @ tab vous avez raison de me remettre les pendules en place ;je me suis effectivement trompé, il est né en 1879 et avait 17ans lors de l’obtention de son diplome de secondaire.

                        je me relirai une biographie d’einstein comme punition ;_)


                      • jay 28 juin 2007 16:03

                        @ tab vous avez raison de me remettre les pendules en place ;je me suis effectivement trompé, il est né en 1879 et avait 17ans lors de l’obtention de son diplome de secondaire.

                        je me relirai une biographie d’einstein comme punition smiley


                      • Tab Tab 28 juin 2007 16:22

                        Je vous conseille celle de François de Closets. Elle est remarquable.

                        http://www.evene.fr/livres/livre/francois-de-closets-ne-dites-pas-a-dieu-ce-qu-il-doit-faire-10469.php

                        Le résumé est trompeur, en réalité, ce livre couvre toute la vie d’Einstein. Ca se lit comme un roman.


                      • jay 28 juin 2007 16:18

                        ouaioh vincent, c’est rigolo ton comprimé d’espace temps, mais c’est qu’une faute de frappe, tu charries là. smiley


                        • Tab Tab 28 juin 2007 16:24

                          C’est vrai, j’aurais dû le voir comme ça. Je manque d’humour...

                          Mais je m’amende, je m’amende.


                        • jay 28 juin 2007 16:24

                          Merçi Tab, c’est cool


                        • bozz bozz 28 juin 2007 16:46

                          et ho le snoopy sarkozyste juste au dessus ! alors comme ça on te surprend à fricoter avec des historiennes de l’art de gauche dès qu’on a le dos tourné, c’est ça ? allez pour punition tu es condamné à lire l’oeuvre complète de Bonnet, résidu de capote schultzienne va !!

                          @Jay, désolé mais comme tout bon troll, je ne pouvais pas m’empêcher de foutre toute courtoisie en l’air, surtout avec un sarko-dépendant snoopiforme. ceci est donc un trollage et n’exprime que dérisions et bonne humeur

                          bien cordialement


                        • Tab Tab 28 juin 2007 16:51

                          C’est pas gentil, Bozz !

                          j’m’étais fait des-z-amis.

                           :/-(


                        • Tab Tab 28 juin 2007 16:52

                           smiley

                          sorry


                        • jay 28 juin 2007 17:06

                          @ tab et bozz, j’ai mal placé un post, cf. plus haut


                        • jay 28 juin 2007 17:22

                          @ bozz : smiley smiley


                        • Tab Tab 28 juin 2007 17:23

                          Me voilà rassuré smiley


                        • bozz bozz 28 juin 2007 17:24

                          comment ça Tab ? tu crois que le fait de t’avoir outer en tant que sarko-snoopy-boy va te faire perdre des amis... mais non, les gens sont tolérant en général (sauf nous car de droite, tu devrais le savoir !)


                        • Tab Tab 28 juin 2007 17:43

                          Ca fait du bien de se faire rappeller les fondamentaux.


                        • bozz bozz 28 juin 2007 18:14

                          et oui ! c’est toujours quand tu domines les fondamentaux que tu peux faire éclater ton jeu ! il faut avoir des ballons sinon tu prends la pression (c’est pas beau ça ?)


                        • leréveur 28 juin 2007 18:24

                          Veut on du Philippe Meirieu dans le texte ? Gageons que vous ne savez pas ce qu’est un projet :

                          « Projet : dans le registre de la didactique, ce terme désigne d’abord l’attitude du sujet apprenant par laquelle il se trouve en situation active de recueil et d’intégration d’informations ; les informations ainsi intégrées et mentalisées peuvent être considérées comme des connaissances. Par extension, ce terme peut désigner la tâche qui finalise les activités de recueil d’informations du sujet »

                          in « Apprendre ... oui mais comment ? ESF 1987 ».

                          vous n’attendez quand même pas qu’après s’être gavé de ces vocabulaires abscons, des enseignants soient capables d’expliquer Victor Hugo à de jeunes cervelles


                          • jay 28 juin 2007 18:30

                            @ bozz, si c’est beau.... tiens un autre beau truc :

                            « Déconner, c’est se vider de la connerie acquise par osmose. » Frédéric Dard


                            • bozz bozz 28 juin 2007 18:42

                              elle est pas mal celle là ! mais j’aime bien assumer ma propre connerie bien endogène, certains diraient héréditaire et non épigénétique, tiens on retombe sur nos pattes !!

                              ben oui quand on est con on est con pour citer ce cher Georges


                            • jay 28 juin 2007 18:45

                              c’était pas ironique, le coup des ballons et de la pression, j’la ressortirai à l’occasion si tu m’y autorises...


                            • bozz bozz 28 juin 2007 18:55

                              mais moi non plus ce n’était pas ironique !!! j’aime beaucoup le fredo mais sur ce coup il n’a pas totalement raison

                              Ps : c’est libre de droit, je l’ai énormément utilisée au rugby !


                            • jay 28 juin 2007 19:04

                              moi, a ct’heure de la semaine je lui demande pas d’avoir raison, juste de me faire marrer smiley

                              je viens de lire une phrase qui est attribué à einstein (et oui je retourne le couteau dans ma plaie) qui m’a fait rire (je sais c hors sujet mais faut pas perdre une occasion de rigoler) : "Si vous vous plaignez d’avoir des problèmes en maths que diriez-vous si vous aviez les miens ..."


                            • jay 28 juin 2007 19:27

                              aller une petite dernière qui est vraiment dans le sujet cette fois, mais pas très drôle (mais toujours d’Einstein haha) :« C’est le rôle essentiel du professeur d’éveiller la joie de travailler et de connaître. »


                            • anny paule 28 juin 2007 18:34

                              Il est bien des remarques, dans ces commentaires, qui passent à côté du discours de l’auteur.

                              Je partage tout à fait ses analyses sur les sujets des brevets des collèges et sur les Inspecteurs de L’éducation en général.

                              J’ai enseigné, moi aussi, les lettres à divers niveaux de notre système éducatif... et partage tout à fait cette analyse (question de génération, je suis née en 1943).

                              Deux anecdotes me viennent à l’esprit pour étayer son propos :

                              Lors de la visite d’IPR de lettres dans le collège où j’enseignais alors, (c’était dans les années 80), il m’a été dit que je n’avais à développer ni la curiosité littéraire de mes élèves, ni leur esprit critique, ni leur sensibilité ... mais que le rôle du prof de lettres devait en tout premier lieu, se limiter à les « conformer à des normes ». Je n’ai obtenu aucune réponse du dit inspecteur lorsque j’ai demandé : « quelles normes ? établies par qui ? et pour quoi ? »

                              Au cours d’une séance d’aide au travail d’élèves de 6° en difficulté, le collègue qui en avait la charge m’avait demandé de leur apprendre de manières de varier les formes pour éviter des répétitions. Après une batterie d« exercices, j’ai eu la stupéfaction d’entendre un gamin me dire : »Mais alors, madame, c’est ça la reprise anaphorique !"

                              Si je précise que le même groupe d’enfants était capable d’énoncer sans sourciller : « adjectif du verbe X », ou « sujet du pronom Y »... cette remarque sur la reprise anaphorique, au demeurant exacte, était tout à fait surréaliste dans ce contexte !

                              Les instructions, les programmes, les manuels sont truffés de jargon inutile. Depuis des lustres, on n’enseigne plus la recherche du SENS, on n’étudie plus les auteurs classiques (démodés !) mais on se gargarise de mots dont nos jeunes ne comprennent pas la signification.

                              Comme le suggère l’auteur à propos de La Fontaine, nombre de questions pourraient être plus intéressantes... mais elles impliqueraient la REFLEXION, L’ESPRIT CRITIQUE, LA CONNAISSANCE d’OEUVRES CLASSIQUES, DES REFERENCES... et ce n’est plus dans l’esprit du temps !

                              Je souscris totalement à cette analyse et suis loin de considérer, comme certains, qu’il s’agit de battre l’eau avec un bâton. Le prétexte pris de l’épreuve du brevet des collèges n’est qu’un prétexte qui permet d’entrevoir l’entreprise d’abêtissement, concertée en haut lieu, qu’est aujourd’hui notre système éducatif.

                              Je ne pense pas que mon commentaire soit « constructif », je crois seulement qu’il est honnête et que chacun devrait réfléchir à la fonction de notre système d’éducation : quels futurs adules former ? quel projet de société est sous-tendu par nos divers enseignements ? quelle est la place de la transmission du savoir ? de quel savoir ?

                              Merci à l’auteur de l’article.


                              • bozz bozz 28 juin 2007 18:50

                                mais ma bonne dame (vous permettez ?) le système éducatif est sclérosé depuis très longtemps (vous savez un certain « il est interdit d’interdire »). Toutes les politiques éducatives mises en place se sont basées sur les constats de mai 68 et nous en avons les résultats aujourd’hui ! les gamins n’ont pas le niveau ! c’est pas grave on « réajuste les notes » (valable jusqu’au master tout de même !) les diplômes ne correspondent pas à un même socle de connaissances ? (pff pas besoin de toute manière il seront au chômage !)

                                Nous ne pouvons pas réformer des systèmes qui ne veulent surtout aucune réforme : regardez l’université, nous formons d’excellents chercheurs prisés partout dans le monde mais nous laissons de côté des millions de jeunes qui ont été sélectionnés par l’échec (et oui la sélection est rude à l’université), nos belles âmes ne veulent pas entendre parler de sélection donc elle n’existe pas sauf dans les faits....

                                mais bon je m’égare !


                              • Paul Villach Paul Villach 28 juin 2007 19:19

                                Je vous remercie à mon tour de faire état de votre expérience qui corrobore la mienne. Je l’ai plus amplement développée dans un ouvrage « Les infortunes du savoir sous la cravache du pouvoir : une tragi-comédie jouée et mise en scène par l’Éducation nationale ». Et je ne crois pas que nous sommes les seuls à faire ce constat

                                Ce qui est affligeant, tout de même, c’est la facilité, voire l’insouciance avec laquelle nos « chers collègues » sont capables d’ enseigner des erreurs pour obéir aux ordres ! Car, en leur for intérieur, certains au moins doivent bien sentir que ce qu’ils enseignent, ça ne tient pas la route ! Paul VILLACH


                              • claude claude 28 juin 2007 22:11

                                @ anny et à paul,

                                merci pour l’article et votre intervention.

                                ma fille a 18 ans, et passe son bac, mais lorsqu’elle était au collège j’ai été désarconnée et déconcertée par le nouveau codage de la grammaire. les formules étaient devenues alambiquées et difficiles à retenir. les analyses grammaticales devaient presque se faire, glossaire en main.

                                apprendre à construire correctement une phrase avec tout ce galimatia alambiqué relève de la haute voltige. résultat : ma fille ne sait toujours pas quand les verbes du 1° groupe se terminent en « er », « é,ée », « ait », « ez »... heureusemnt que cette année, elle a philo, car l’en dernier elle caracollait joyeusement avec plus de 80 fautes dans sa copie : celle-ci était devenue violette suite à la correction !!!

                                j’ai constaté qu’entre mes 2 enfants, 26 et 18 ans, l’enseignement du français (et ce n’est pas de la faute des profs, qui souvent essayent d’allumer la flamme de la curiosité chez leurs élèves) s’était bigrement appauvri, et il est des mots qu’actuellement, ma fille ne connais pas, alors qu’ils sont usités par son frère.

                                j’espère que l’on va revenir au bon vieux « b,a-ba » et nos compléments d’objets directs de nos grands pères .

                                euh... smiley puis-je demander : qu’est-ce une « reprise anaphorique » ?


                              • La Taverne des Poètes 28 juin 2007 20:45

                                « Victor Hugo emploie, en effet, le mot « hôte »... à la place d’aubergiste ». Il est heureux qu’il n’ait point usé du terme « tavernier » non plus que « taverneux ».


                                • anny paule 28 juin 2007 22:59

                                  La personne qui répond en termes de « ma bonne dame », même s’il l’euphémise d’un « si je peux me le permettre », et qui étale des lieux communs du genre « mai 68 » ou « il est interdit d’interdire », ou encore « les gamins n’ont pas le niveau », il faut qu’on « réajuste les notes » dans des « systèmes qui ne veulent aucune réforme » ne comprend pas le sens de mes paroles...pas plus que celles de l’auteur de cet article.

                                  La sélection existe, dans notre système, elle fait même partie des trois fondements des réformes inaugurales de cette V° République. L’exposé des motifs de l’ordonnance Berthoin de 1959, contient ces trois termes : « observation », « orientation », « sélection ».

                                  Cette réforme est celle qui a été présentée comme la grande réforme de démocratisation de notre système éducatif. Or, il n’en est rien, et au lieu d’envoyer dans des études secondaires des enfants qui avaient des aptitudes suffisantes et un intérêt réel pour l’Etude, tous sont entrés au collège, puis ont continué, sans but réel, jusqu’à ce qu’une « sanction » (qui peut être un examen) décide de leur devenir. Cette sanction, progressivement, s’est située de plus en plus loin, dans le temps scolaire : 4°, puis fin de 3°, puis terminale, puis Deug, licence, et maintenant master 1.

                                  Si, avant 1959, n’entraient en 6° que ceux qui avaient satisfait aux conditions de l’examen d’entrée, depuis lors, tous suivent leur chemin scolaire (avec le moins possible de redoublement de classe/ coût de l’élève oblige !) jusqu’au moment où leurs résultats les condamnent à une orientation par défaut.

                                  Ceci n’était pas mon propos, pas plus que celui de l’auteur de cet article ( du moins, tel que je l’ai compris). La question résidait dans le sens à donner à nos enseignements, dans la manière dont les différents corps d’inspection (qui « font » la Loi dans le secondaire) véhiculaient des instructions, présidaient à la conception des programmes et des épreuves d’examens, et conduisaient à une médiocrité tout à fait en phase avec ce monde pré pensé ou prêt à penser (et dépouvu de Pensée tout court !).


                                  • Paul Villach Paul Villach 30 juin 2007 09:55

                                    Nous nous sommes bien compris. Malheureusement certains lecteurs s’égarent ou fuient le problème. Paul Villach


                                  • gabisu 29 juin 2007 11:11

                                    Je vois mal comment on peut nier l’importance de l’aspect économique et d’exclusion sociale dans la criminalité et sa répression. On sait qu’un fils d’ouvrier a plus de chances d’aller en prison qu’un fils de médecin, alors si on écarte la raison économique il reste quoi ? Les pauvres sont plus méchants que les riches ? Ca fait très XIX° siècle ce genre de réflexions, les « classes dangereuses » seraient plus violentes que les « classes bourgeoises ». Pour croire encore à ça en 2007, il faut vraiment en tenir une couche. Alors bravo aux pauvres qui respectent la loi. Ils en sont d’autant plus moraux et digne de respect.

                                    Bien sûr il y a d’autres raisons, l’intérêt que porte la justice aux crimes de pauvres par rapport aux crimes de riches. Là je vous rejoins, l’absence de répression vis à vis des crimes en col blanc, du patron verreux au politicien fan des marchés truqués est un véritable problème qui valorise les tricheurs. Même chose pour la fraude fiscale, les délits d’initiés,... Il est vrai que la nature de ces crimes ne facilite pas les choses. C’est pourquoi je pense qu’un gros effort financier devrait être fourni ainsi qu’une réforme pénale en profondeur (12 ans ferme plutôt que 12 mois avec sursis)

                                    Gageons que Nicolas Sarkozy saura faire le ménage dans cette justice à deux vitesses, qui semble d’une étonnante clémence vis à vis des délinquants les plus puissants, qui sont pourtant les plus dévastateurs pour notre beau pays.


                                    • NPM 29 juin 2007 11:22

                                      « alors si on écarte la raison économique il reste quoi ? Les pauvres sont plus méchants que les riches ? »

                                      Evidement. D’ailleur lorsqu’on lutte contre la criminalité, la gauche parle de « criminalisation de la pauvreté », preuve que les pauvres sont des voleurs et des assassins même pour le PSF.

                                      « Pour croire encore à ça en 2007, il faut vraiment en tenir une couche. »

                                      On n’est pas voleur parce qu’on est pauvre, on est pauvre parce qu’on est voleur.

                                      D’ailleur la politique économique et sociale n’a aucun effet sur la délinquance. Par ex avec le socialiste Blair, elle est plus importante que sous la Droite, en UK. Et sous Jospin, elle à explosé.

                                      Quoiqu’il en soit, la seul réponse possible est une repression implacable. Tout autre position serait une lacheté, celui qui céder à la violence : impossible. Il faut rétablir la peine de mort, et purger la société de ses rebuts.

                                      « Là je vous rejoins, l’absence de répression vis à vis des crimes en col blanc, du patron verreux au politicien fan des marchés truqués est un véritable problème »

                                      L’absence de repression traduits surtout l’absence de crime. Pas comme pour les autres infractions, qui elles manque de place en tôle.


                                    • docdory docdory 30 juin 2007 10:01

                                      @ Paul Villach

                                      Les aberrations que vous analysez si justement dans votre article commencent dès l’école primaire . Ma fille a neuf ans et finit son CM1 : les enfants ne font plus de « rédactions » , mais des « créations narratives » , ce qui revient exactement au même !

                                      La différence entre ces deux concepts est que , lorsque j’avais son âge , si les dictées étaient notées « cinq fautes = zéro » , les rédactions avaient également droit à un zéro s’il y avait dix fautes , car ces rédactions étaient notées autant sur le fond que sur la forme !

                                      En revanche , ces « créations narratives » ne sont notées que sur le fond , les fautes d’orthographe ni sont ni soulignées , ni corrigées par l’institutrice ! Quant aux dictées , le système de notation est des plus laxistes : en effet , une dictée de cinquante mots dont quarante cinq sont correctement écrits vaut quarante cinq sur cinquante ! Je suis donc obligé de dire à ma fille qu’à mon époque , une telle copie valait zéro . J’observe d’ailleurs un contraste surprenant entre les dictées de ma fille , dans lesquelles il n’y a presque plus de fautes , et ses « créations narratives » , dans lesquelles il y a une faute tout les deux mots ! Tout se passe donc , pour ma fille , comme s’il y avait deux sortes de langues françaises : celle des dictées , qui doit être écrite correctement , et celle du reste de l’existence , pour laquelle l’orthographe n’a aucune importance ! J’observe d’ailleurs que les fautes d’orthographe ne sont pas non plus corrigées dans les interrogations d’histoire ou de géographie ... Quelle pédagogie !


                                      • Paul Villach Paul Villach 30 juin 2007 10:50

                                        Je ne peux que souscrire à vos observations.

                                        Nous connaissons une « nouvelle préciosité » : « création narrative » remplace « rédaction », comme « conseiller des grâces » remplaçait « miroir » chez « les Précieuses ridicules » de Molière. Vous trouvez également sur le sujet de Français du Brevet : « Critères de réussite » au lieu de « Critères de notation » pour indiquer aux élèves les règles à respecter. On connaît aussi les collèges à la dérive classés « Ambition réussite » !

                                        Seulement cette Préciosité n’a plus seulement une fonction de distinction sociale, mais une fonction politique de désorientation, comme Orwell l’a si bien analysé dans « 1984 » avec le « novlangue » : la « guerre » devient « la paix », etc.

                                        L’indigence de la réflexion qu’il convient de transmettre, est masquée sous les paillettes du « jargon illusionniste de la Com’ ». Paul Villach


                                      • clairette 1er juillet 2007 20:36

                                        @ Docdory :

                                        Heureuse de lire votre commentaire qui recoupe exactement ce que je vois à travers mes petits-enfants (8 et 11 ans) et leur manière d’appréhender le français ! Je fulmine lorsque je vois les fautes d’orthographe non soulignées dans la « création narrative ». Quant aux dictées, bien sûr, moins de fautes : c’est qu’elles doivent être préparées la veille à la maison, en devoir du soir ! alors ça explique (dans ce cas-là) qu’il y ait moins de fautes, effectivement !!!

                                        Mais ça ne veut pas dire que ces chers enfants maîtrisent mieux l’orthographe et la grammaire (juste de la mémoire toute fraîche) : j’ai fait l’expérience : la même dictée huit jours plus tard (sans révision) deux fois plus de fautes !!!

                                        C’est désolant !


                                      • Mango Mango 1er juillet 2007 22:58

                                        @ Docdory.

                                        L’exemple que vous prenez est une dérive typique des réformes « pédagogisantes » dont chaque nouveau ministre se fait un devoir de ponctuer son passage.

                                        Ainsi, nous assistons régulièrement à de prétendues « innovations » qui ne sont en fait que des resucées de pédagogies alternatives, qui en soi, ne sont pas pires que les autres ( il faut rappeler ici qu’un enfant sans problème, c’est- à - dire sécurisé, aimé, respecté, soigné et le ventre plein, sera naturellement curieux et avide d’apprendre), mais dont un ou deux éléments, isolés et sortis d’un contexte qui en assure la cohérence, ont des effets désastreux et son même de nature à mettre en difficulté des enfants qui ne le seraient pas !

                                        D’après ce que vus en dites, cette fameuse « création narrative » n’est rien d’autre que le « texte libre » de Freinet, sauf que le vieux Célestin doit se retourner dans sa tombe en apprenant qu’ils ne sont plus corrigés !

                                        En effet, dans le cadre de la pédagogie coopérative, ces textes sont destinés à être envoyés à des correspondants, imprimés dans un journal, à être lus et compris, et dans ce but, ils se doivent d’être irréprochables, y compris sur le plan orthographique !

                                        Les « premiers jets » sont donc retravaillés, enrichis, et IMPERATIVEMENT corrigés, soit, idéalement, par l’enfant lui-même grâce à toute une batterie d’outils auto-correctifs (mais après que l’enseignant ait signalé les erreurs), soit par l’enseignant seul (on ne va pas exiger d’enfants de fin-CP ou début CE1 qu’ils maîtrisent le passé simple (temps qu’ils utilisent souvent dans leurs récits car c’est celui des contes, et ça nous donne de savoureux « il apparaissa » et « il se retrouvi »).

                                        En aucun cas un texte ne devrait être laissé sans correction. Que les erreurs ne soient pas sanctionnées dans le cadre d’un texte libre peut se concevoir, car dans ce cas, il y a fort à parier que soit les enfants n’écriraient plus, soit ils n’écriraient que les mots qu’ils connaissent et ça n’avancerait pas vite. En revanche, il est inconcevable que les erreurs ne soient pas relevées. Sinon, comment l’enfant pourrait-il progresser ? Mais ça suppose des corrections plus longues car les textes ne sont pas tous les mêmes, de faire des propositions de vocabulaire adaptées à chacun pour enrichir les textes, de préparer des progressions grammaticales différenciées pour une meilleure structuration...

                                        Quel instit est prêt à un tel investissement aujourd’hui, alors qu’il est souvent là par défaut, payé 1, 3 fois le SMIC pour un débutant, qu’il est déconsidéré par la population qui lui reproche en vrac ses vacances, sa sécurité de l’emploi et ses horaires, et par sa hiérarchie qui lui demande d’appliquer des « recettes » soi-disant universelles ?

                                        Décomplexez-vous, et allez demander des explications !

                                        Ceci dit, il faut essayer de ne pas tomber dans ce travers qui consiste en ce que chacun se croit autorisé à avoir un avis compétent sur l’école au prétexte que chacun l’a fréquentée. On tombe alors trop souvent au niveau « café du commerce », extrêmement agaçant pour un professionnel, qu’il soit garagiste (« Mais puisque je vous dis que mon beau-frère a dit que c’était le carbu !!! »), médecin (« Moi, je suis sûre que c’est le foie ! J’ai vu à la télé qu’il y avait un nouveau médicament, Docteur. Vous m’en mettez deux boîtes. Et pour mon mari aussi, ça lui fera pas de mal... ».) ou prof (« de mon temps... Une baffe à l’école, deux à la maison... Z’ avez qu’à lui en coller une ! »).

                                        Mais une discussion courtoise, argumentée, pourquoi pas ?

                                        Un bon instit a réfléchi chaque minute du temps qu’il passe en classe et saura vous en expliquer clairement les objectifs sans jargonner. C’est comme un bon médecin : il doit être capable de vous expliquer de quoi vous souffrez même si vous n’avez pas fait 7 ans d’études. Sinon, c’est qu’il n’est pas lui-même convaincu de la pertinence de son action, et vous lui rendrez service (ainsi qu’aux enfants) en l’obligeant à clarifier ses options pédagogiques.

                                        Et puis rassurez-vous : « cordonnier mal chaussé », je n’ai jamais eu le temps d’aider mes enfants à faire leurs devoirs, ni les moyens de les faire aider par d’autres, et au gré de mes mutations, ils se sont parfois retrouvés dans des écoles sinistrées où des collègues usés, fatigués et désenchantés faisaient « bouffer de la copie » à des classes terrorisées ou surexcitées (ça dépendait du style du dépressif), eh bien ils s’en sortent bien, l’important, en tant que parent, étant avant tout de s’intéresser à eux, d’être attentif à leurs talents et à leurs passions. Quand la confiance en soi et la passion sont là, la motivation vient à bout de tous les théorèmes et de toutes les subtilités de notre belle langue !

                                        Je la trouve bien conciliante votre fille, et bien futée aussi : conciliante car elle accepte bravement de se soumettre à des dictées qui n’ont aucun sens pour elle, puisqu’ elle ne voit pas l’intérêt de respecter l’orthographe en d’autres circonstances, et futée car elle a parfaitement compris qu’il est inutile de se fatiguer à réinvestir d’un côté ce que l’on a appris de l’autre puisque personne ne s’intéresse à ses « créations narratives », à part papa que ça énerve, mais bon... C’est tellement bien un papa qui s’intéresse à vous, même si c’est pour râler !

                                        Mais vous n’avez pas dit si elle écrit de beaux textes ?

                                        Si oui, prenez un peu de temps pendant vos congés, corrigez les fautes avec elle, rajoutez de belles illustrations (dessins, collages, photos...), une belle reliure, et hop ! Son premier livre...

                                        Cordialement.


                                      • Leekid 1er juillet 2007 13:17

                                        @ Claude :

                                        Il y a deux approches de l’anaphore : l’une rhétorique, l’autre linguistique. Du point de vue rhétorique, l’anaphore est la répétition d’un segment en vue de produire un effet de sens ou de style. Par exemple, dans le célèbre poème de Victor Hugo qui dit « Oh ! combien de marins, combien de capitaines...combien...combien... » => la répétition du mot ’combien’ tout au long du poème est une anaphore. Du point de vue linguistique, se dit ’anaphorique’ un élément qui dans un texte nécessite le report à un segment antérieur pour pouvoir être interprété. Exemple : « Paul a tué trois lions. Il est très fort. ». Pour connaître le référent de ’il’ (c’est à dire de qui il s’agit), l’on a besoin de la phrase précédente pour savoir que c’est Paul. Dans ce cas précis, il s’agit d’une anaphore pronominale : un pronom reprend un nom. J’espère vous avoir éclairé un peu :)

                                        Cordialement.

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