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Accueil du site > Tribune Libre > Au-delà du POUR ou CONTRE la « réforme du collège »

Au-delà du POUR ou CONTRE la « réforme du collège »

De quel type de changement à besoin notre "système d'enseignement des élèves entre 11 et 15 ans" ? 
Un changement de type (1) adaptation, ajout de couche, modifications de détails de l'organisation
ou
un changement de type (2) qui toucherait le système lui-même.

Osons la comparaison avec les problèmes que rencontre l'agriculture dite intensive et qui est en fait un "Système Industriel de l'Alimentation" et ce qu'est devenue l'Education Nationale (dérive existant dans tous pays) à savoir un "Système Industriel d'Education".

Osons proposer des réponses similaires à celles qui ont été faites dans le domaine alimentaire, à savoir une "Education Bio"

Incontestablement, l’efficacité du système éducatif français, notamment dans sa composante « Collège (d’enseignement général) » est en cause.

Si l’on considère les attendus principaux - que l’on peut toutefois discuter - visés par cet outil de l’Education Nationale, il est clair que le dispositif mis en place « rend de moins en moins bien le service » attendu.

En termes de « Qualité » dans le sens restrictif que lui donne l’AFNOR1, il y a manifestement ici un déficit important et celui-ci se creuse d’années en années.

Pour repérer la nature de cette « non-qualité », regardons une des propositions innovantes proposées par la « réforme du collège ».

Dans la droite ligne des tâches qui nécessitent une interdisciplinarité, (dans la ligne des défuntes IDD2) la réforme propose la mise en place d’Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI).

A quoi répond donc ce nouveau « produit » ? Les mots « pratique  » et « interdisciplinaire  » vont nous aider à le comprendre.

Si l’on admet que pratique est en grande partie le contraire d’abstrait et interdisciplinaire celui de purement disciplinaire, il s’agirait donc de « rajouter » par-dessus le produit une couche particulière (car de nature radicalement différente du contenu du produit lui-même) qui viserait à combler une déficience du produit, la non satisfaction d’un besoin du (ou des) client(s)3.

Osons un parallèle avec un autre système de production industriel4 : celui du type d’agriculture qui couvre la plus grande partie du territoire français. Nous y verrons mieux les carences, et la manière dont le système lui-même tente de les combler, voire de les dissimuler ou-même de réorienter les besoins du « client » en faisant de ces carences mêmes un attrait.

agriculture industrielle

Chacun de nous a déjà goûté (certains ne connaissent plus que cela) la tomate sans gout ou le poulet sans saveur, dont la chair se détache d’elle-même à la cuisson et d'autres aliments produits par le « système industriel du manger »5.

Cette non-qualité une fois mise en évidence (en premier lieu par la frange des clients les plus exigeants), quelle est la réponse de ce système de production ?

Elle est de deux natures :

  • La diversion  qui consiste notamment à se concentrer sur les fonctions du produit accessibles à l’amélioration par l’industriel, comme par exemple l’aspect, les garanties de sécurités (à ne pas confondre avec la sécurité elle-même), le confort de la distribution etc.
  • L’ajout d’une surcouche qui va masquer (tout comme le maquillage peut le faire pour les rides) la déficience du produit, notamment en matière de goût (la surcouche sert aussi pour l’aspect : injection diverse, en particulier de colorants, de conservateurs ...)

Les cultures traditionnelles se sont toujours méfiées de la sauce par exemple, qui est un des moyens d’occulter un mauvais goût (ou l'absence de saveur) – en particulier à la ville où les denrées « peuvent » être plus souvent avariées que sur les sites de production –

Dans les EPI, proposées comme un des remèdes pour le Collège, on retrouve cet aspect « sauce ». Il s’agit de combler un déficit de « pratique  » autant que les excès d’une spécialisation à outrance des disciplines, par une couche, sans réelle rapport avec le reste du produit, censée redonner de la saveur et du liant à celui-ci. (on écartera ici toute éventuelle intention de maquillage ou de poudre aux yeux en supposant exclusivement une réelle volonté d'amélioration du système).

D’autres éclairages de la réforme nous montreraient que le facteur principal en cause dans cette dégradation des résultats (du point de vue du résultat final sur un élève) est précisément cette industrialisation (massification) de l’enseignement. En effet l’amélioration même de la pédagogie et des technologies dont elle dispose pour faire entrer les savoirs (=pour persuader6), en maîtrisant mieux les objectifs outils (en les visant pour eux-même c'est à dire en les considérant comme des fins en soi), expulsent tout le non-maîtrisable qui était essentiel à l'atteinte des objectifs réels de l'éducation/enseignement à savoir donner les bases d'un développement futur de la personne et de ses connaissances (<> savoirs).

production industrielle

Si l’on convient qu’une réforme du système est indispensable, notamment parce que ceux qui en étaient les agents (enseignants spécialistes d’une discipline, inspecteurs en charge d’une discipline, éditeurs de manuels disciplinaires) l’ont détourné en l'adaptant à leurs objectifs à court terme (contenus disciplinaires), il s’agit maintenant de se demander si la réponse proposée par la réforme est adaptée aux déficits à combler.

Prolongeons l’analogie avec « l’industrie du manger  ».

La réponse d’une surcouche, ou de l’ajout d'outils (nouvelles technologies ou méthodes pédagogiques) au service des disciplines, est-elle la bonne ?

(On peut faire une pause de quelques seconde sur la question "En forçant l’élève résistant à l’apprentissage7 LUI rend-on réellement service ?" ...)

Examinons les réponses alternatives faites dans le domaine du « manger  » et tentons de découvrir leur analogue dans « l’éduquer 8 »

Une partie non négligeable des « consommateurs » et de la « production » s’est orientée vers ce qu’il est habituel de nommer « le bio » («  le vivant  »)

Ne peut-on imaginer une Education Nationale (ou régionale, ou …) « bio  » ?

Diminution de la taille des lieux de production, des quantités produites (moins consommer pour consommer mieux), cohérence (densité) du produit auquel il ne serait plus nécessaire d’ajouter des « compléments alimentaires » (souvent mal incorporés par l'organisme) parce que tout serait à l’intérieur, acceptant qu'extérieurement l’aspect ne soit pas toujours « brillant  ». Plus grande confiance faite à la nature (ici, de tous les acteurs, notamment l’élève), dont on chercherait moins à réguler (voir à éradiquer) les « accidents de parcours » (avec des moyens analogues aux insecticides, herbicides, engrais, ralentisseurs, accélérateurs etc.9.) moins de contrôles destructifs10

Cela suppose également bien-sûr, une diminution de la spécialisation, l’enseignant devra être capable d’ancrer la notion abordée dans le temps, le vécu de l’élève, en faisant des ponts (certains nomment cela digression, il s’agit de ce que l’on désigne dans certaines méthode de remédiation sous le nom de transfert, transposition ou généralisation). Pour cela il devra augmenter sa culture générale pour alimenter l'élève en tout ce qui lui permet de faire des liens (dans le temps du cours, de l'année, ou plus tard dans son cursus) Il est tout à fait étrange qu'un professeur qui enseigne en collège n'ait pas une idée à peu près claire de tout ce que l'on demande à un de ses élèves dans toutes les matières, que l'on exige de ceux-ci des compétences qu'il n'aurait pas ou plus.

Alors, pour ou contre la réforme du collège ?

Il est clair que derrière les annonces du projet on peut deviner des sensibilités en rapport avec ce qui est évoqué ici. À savoir une école qui tiendrait davantage compte de l’individu au niveau de ses différents besoins : temps, espace, repos, rythme, dépense physique et mentale, (dans un monde, où pour ce qui est de l'élevage on commence à se poser la question du nombre pertinent de m² nécessaire pour une certaine quantité de "bêtes" d'un genre donné.) et reviendrait sur l’appropriation totale du "système de production" par les contenus disciplinaires (parce que c'est ce qui est le plus facile à enseigner et à contrôler. Le reste étant une affaire de savoir-être qui pose bien plus de problème) ainsi que sur l’enseignement par le canal exclusif de l’abstraction y compris dans les matières non scientifiques.

Mais ces annonces préalables n'ont pas été suivies. En effet la suite de ce projet de réforme a donné lieu à une lente, mais irrésistible récupération de celui-ci par ceux la même qui depuis toujours ne voient que par les disciplines distinctes (les inspecteurs des matières11, les enseignants de ces matières). On pourra s'interroger à ce propos sur la "RÉACTION" CONTRE unissant des syndicats qui ont toujours été opposés (SNALC et FO par exemple) et la crispation tétanisée, majoritaire parmi les enseignants, sur les heures d'enseignement dévolues aux matières.

A l’heure actuelle, de ce projet, il ne reste plus grand-chose des intentions originales tendant vers un collège ouvert à l’enseignement incluant la pratique et, non pas une vague interdisciplinarité, mais la connaissance finale, celle où les savoirs disciplinaires se mêlent au point qu’on ne puisse plus les y distinguer (tout le poulet et son goût propreet non pas celui du petit sachet de poudre ou de la sauce qu’on lui rajoute dans le plat.)

Alors, un enseignement bio ? A espérer pour quand ? Malheureusement, il semblerait qu’il n’y ait pas de raccourci dans les processus de progrès et que l’école, tout comme l’agriculture et l’élevage, doivent aller jusqu’au niveau de l’intolérance et de l’évidence des dégâts, avant de s’orienter vers une production qui, à première vue semblerait elle aussi, plus désorganisée et moins efficace, mais qui, plus encore s’agissant ici du petit d’homme, est de loin préférable, tant du point du vue du trajet, que de celui de la destination finale, à notre système actuel d’enseignement industriel qui nourrit de moins en moins le collégien.

  


1 L’aptitude du produit à satisfaire le besoin explicite ou non du client
2 Itinéraires De Découverte

3 Les clients des systèmes sont nombreux : l’état (future contribution au PIB et à la défense nationale), les entreprises, les parents, (voire même les professeurs, lorsqu’ils cherchent à « produire » de bons élèves). Et comme les décrits Henri Roorda (« Le pédagogue n’aime pas les enfants ») l’enfant n’est absolument pas client du système (ou plutôt, il est le client largement – la plupart du temps – oublié) 4 Ce qu’est bien évidemment l’éducation nationale, dotée de ses établissements calibrés (tous semblables à d’infimes nuances près), de ses programmes, de ses ouvriers spécialisés certifiés à différents niveaux (enseignant), de ses réseaux de contrôleurs (inspecteurs), de ses systèmes de contrôle qualité (examens) etc. 5 Nommé ainsi pour faire simple, et qui comprend notamment : l’agriculture industrielle, le conditionnement industriel, la distribution industrielle. 6 On saisit à quel point la pédagogie n’est pas un outil pour révéler l’être à sa pensée et lui faire accéder à la compréhension d’une situation, lorsqu’on voit l’utilisation qui est faite (sans complexe) de ce mot par exemple par les hommes politiques. La pédagogie sert à persuader l’autre que celui qui en fait usage à raison, il s’agit de convaincre, de faire entrer un « savoir estampillé » en aucun cas d’aider à la compréhension, ici l’un donne l’autre doit recevoir. Si l’autre n’admet pas ce que l’on a dit c’est qu’ « on a pas suffisamment fait preuve de pédagogie ». Joseph Jacotot évoquait le maître explicateur qui rentre dans l’esprit de l’élève et qui est bien plus dangereux (violent) que celui qui en châtie le corps. Chacun contribuant à réduire le corps des apprentissages au squelette (ou la cartographie) du membre que traite sa spécialité. 7 Toujours pour de mauvaises raisons, pense le pédagogue, sans envisager la possibilité que cette résistance ait un sens, et qu’il ne faut peut-être pas forcer la porte …peut-être renvoyer l’apprentissage à plus tard (voir à jamais si ce n’est qu’un apprentissage outil, non nécessairement utile à la suite du parcours de l’élève.) 8 Qui inclue « l’apprendre » 9 On laissera ici le soin à chacun de trouver la correspondance dans l’enseignement 10 Le contrôle non destructif (CND) est un ensemble de méthodes qui permettent de caractériser l'état d'intégrité de structures ou de matériaux, sans les dégrader, soit au cours de la production, soit en cours d'utilisation, soit dans le cadre de maintenances. Note : Le contrôle non destructif est souvent indirect. 11 Chargés d’assurer la mise en place de la réforme ( !) 


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10 réactions à cet article    


  • Allexandre 17 juin 2016 13:30

    Vous parlez de réforme, je parle de déformation. Le terme enseigner, dans son sens latin signifie "donner des connaissances pour mettre en alerte (in segnare) la capacité de comprendre et de réfléchir à partir des connaissances. Aujourd’hui, c’est moins il y aura de connaissances, mieux cela sera. Moins les élèves réfléchiront plus maniables ils seront une fois adultes. Par conséquent, bio ou pas, la réforme est avant tout un enième poison de l’esprit. Et toute notre société en est la victime. Les effets des précédentes réformes sont déjà à l’oeuvre. Des jeunes adultes de plus en plus ignares, incapables d’écrire et de parler leur langue maternelle ; quant aux connaissances classiques et basiques, c’est le désert de Gobi.


    • Comeau-Montasse Comeau-Montasse 18 juin 2016 11:49

      @Allexandre
      Pour aller de l’avant (en matière d’enseignement comme ailleurs) il est utile de voir ce qui globalement est à l’oeuvre. 

      L’économie d’échelle que donne à croire la production standardisée est une erreur. Elle mène, dans l’industrie de la nourriture, à ce que l’on connait (ou pas, pour ceux qui s’y sont habitués) de la dégradation des valeurs nutritives et du gout (réel) des aliments. Pour l’enseignement c’est la même chose qui est à l’oeuvre.
      Le bio que j’évoque (c’est un raccourci) est précisément le contraire de cette dépersonnalisation.
      Il s’agit de redonner de la marge de manœuvre à l’opérateur, de rendre à nouveau le terrain vivant (dans l’enseignement aussi on produit hors-sol) 
      Dans un enseignement bien compris, le contenu n’est la plupart du temps (en particulier avant le lycée) qu’un prétexte à développement de l’individu (que ce soit le théorème de Pythagore, Virgile, La civilisation Égyptienne, ...) c’est l’enseignant par sa culture personnelle, la manière dont il vit l’utilité de ce qu’il y a derrière cette connaissance enseignée, permettra le PASSAGE et la FORMATION de l’individu par l’assimilation de cette connaissance à son vécu propre.
      L’industrialisation de l’éducation nationale conduit à une dépersonnalisation des enseignements (standardisation produite par tous les documents figés dans l’écrit, le son ou la vidéo) la transmission n’est plus vivante, elle est centrée sur elle-même. Ce que l’on produit à la fin n’est pas une personne intégrée à des connaissances, mais ... un ELEVE PROFESSIONNEL.
      C’est ce qui explique à quel point il y a un décalage entre les lauréats des examens et concours et leur efficience réelle (professionnelle et vie privée)

      Tant que les crispations entre la défense de la culture ancienne et la nécessité de former au travail de demain (le plus vite possible à l’école) sera l’angle d’entrée du pour ou contre, il sera impossible de réformer réellement un système qui appauvrit de plus en plus l’enfant qu’on lui confie.

    • philippe baron-abrioux 17 juin 2016 14:03


       Bonjour ,

      « de quel type de changement à besoin » ....

       On ne peut pas dire que votre article commence de la meilleure façon !

       P.B.A


      • Comeau-Montasse Comeau-Montasse 18 juin 2016 11:23

        @philippe baron-abrioux
        Merci de me signaler cette faute d’orthographe.


        J’ai relu plusieurs fois, (nous ne sommes pas le meilleur relecteur de nos écrits) et cette coquille est passée à travers.

        Votre remarque est intéressante parce que précisément 
        ce qu’il est possible d’industrialiser en français est l’orthographe ou la grammaire, ou même l’analyse de texte. Et précisément c’est là que se concentre l’enseignement de cette matière.

        L’orthographe est la partie directement préhensible de ce texte. Un très bon (meilleur que le mien) correcteur orthographique (machine) peut s’en charger.
        En tant que personne, maintenant, qu’avez vous à dire ce cette industrialisation de l’enseignement, et du changement de système proposé ?

      • Le p’tit Charles 18 juin 2016 08:44
        POUR ou CONTRE..ça dépend..y en a qui sont pour ce qui sont contre..et y a ceux qui sont contre ceux qui sont pour.. !

        • Comeau-Montasse Comeau-Montasse 18 juin 2016 11:51

          @Le p’tit Charles
          Et vous, où en êtres vous ? (sourire)²


        • Hector Hector 18 juin 2016 11:05

          C’est l’optimisation de la production d’une fabrique de crétins. Encore gagné !!
          Mais tant que je gagne, je joue.


          • Hector Hector 20 juin 2016 08:57

            @Hector
            Ou plutôt tant qu’ils gagnent, ils jouent.


          • Comeau-Montasse Comeau-Montasse 18 juin 2016 11:56

            Au niveau de votre alimentation quels choix faites vous
            N’êtes vous pas un tant soit peu acteur comme consommateur ?

            Alors ...
            Faut-il laisser se poursuivre cette industrialisation (profitable pour tous ceux qui vivent du système) de l’enseignement ?

            • Sergio Sergio 18 juin 2016 17:28

              Bonjour,

              En tant qu’OS dans une usine de production de futurs citoyens (c’est du moins l’intitulé qui figure sur ma fiche de paie, intitulé qui m’a d’ailleurs poussé à prendre le job) je confirme que nos produits ne correspondent pas au cahier des charges.

              Enseigner (la définition donnée par @Allexandre me convient parfaitement : donner des connaissances pour mettre en alerte la capacité de comprendre et de réfléchir à partir des connaissances, et je rajoute : pousser à tout considérer d’un oeil critique, y compris et surtout l’enseignement donné) n’est plus à l’ordre du jour, si ça l’a jamais été : lors des pauses, certains de nos plus anciens collègues parlent pourtant bien d’un temps disparu où la production répondait au cahier des charges. La qualité du produit était grande, disent-ils, du temps des petites manufactures d’antan.

              Je veux bien croire que c’est vrai, mais la quantité, elle, n’était pas au rendez-vous. Or, comme on dit, que vaut quelque chose qui n’est pas partagée ?

              Pourtant, la « direction générale » a fait en sorte de ne pas concilier la quantité (scolarisation en masse) et la qualité de l’enseignement. Elle a fait en sorte d’empêcher une indispensable démocratisation scolaire : des « licenciements » (80000 postes supprimés, une décimation), et des « conditions de travail » insupportables (les « cadences infernales » !). Les produits sont devenus de ce fait, et volontairement, insipides et aseptisés, car c’est ainsi que les veut notre véritable client : le monde du travail.

              La réforme n’arrange rien, au contraire : gaver nos élèves, juste à l’âge où ils commencent à structurer leurs connaissances, avec une bouillie infâme dans laquelle tout se vaut, et rien n’a vraiment de sens (pour qu’il y ait interdisciplinarité, il faut bien qu’il y ait d’abord des disciplines, avec leurs visions propres et complémentaires entre elles du monde qui nous entoure, me semble-t-il...) ne risque pas d’améliorer la qualité des « produits ».

              Pour conclure : d’accord pour le « bio » (= qualité), mais pour tous, et à condition qu’il y ait des normes (la qualité doit être vérifiée, et surtout la même du nord au sud de l’espace que nous nous donnons pour commun).

              L’Éducation Nationale, si on lui en donne les moyens, et lui assigne cet objectif, est capable d’y arriver : viser le mieux pour tous.

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