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Accueil du site > Tribune Libre > Aux victimes de l’esclavage colonial

Aux victimes de l’esclavage colonial

Le 23 mai 1998, était organisée une Marche pour honorer la mémoire des victimes de l’esclavage colonial. Cette marche a amené des milliers de personnes de la place de la République à la place de la Nation et a eu un rôle important dans l’adoption de la loi Taubira reconnaissant l’esclavage comme un crime contre l’Humanité et dans les actions qui ont conduit à faire du 10 mai, la Journée Nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage et du 23 mai, la Journée Nationale en hommage aux victimes de l’esclavage

 

Le Comité Marche du 23 mai 1998 (CM98) organisait, le 23 mai 2018, une manifestation silencieuse de la place du Louvre à la place de la République :

Hier nous marchons pur nos aïeux, aujourd’hui nous marchons pour nos enfants.

Le matin, des cérémonies républicaines ont eu lieu dans différentes localités de l’Île de France : Creil, autour du monument des noms d’esclaves, Meaux,

Place Aimé Césaire, Grigny, Esplanade des droits de l’homme, autour du monument des noms d’esclaves, Saint-Denis, Monument aux Esclaves, Villeneuve Saint Georges, Sarcelles, autour du monument des noms d’esclaves, Marly-la-Ville, Garges les Gonesses, Rond Point Louis Delgrès, Villiers-le-Bel, Gonesse, Parvis de la Commémoration de l’Abolition de l’Esclavage. 

Place du Louvre a eu lieu une brève cérémonie de préfiguration du Mémorial des noms d’esclaves, animée par Greg GERMAIN, acteur et directeur de théâtre à laquelle ont pris la parole plusieurs personnalités dont le président de CM98, le Serge ROMANA, Professeur de médecine à Paris Descartes, Audrey PULVAR, Dominique SOPO, président de SOS Racisme, Mari-José ALIE, Aissa Maiga, le représentant d’Anne Hidalgo... et Christiane TAUBIRA, ancienne ministre de la justice qui a prononcé un discours remarquable.
La Marche s’est terminée par un spectacle Place de la République et d’autres prises de parole.

Le CM98 a mis en place un atelier de généalogie et a retrouvé les noms de 120 000 personnes affranchies et nommées en 1848 : 213 d’entre eux sont exposés sur des monuments à Sarcelles et à Saint-Denis, 1700 sur les Livres des Noms, aux Abymes en Guadeloupe. Cet atelier a permis à de nombreux Antillais de retrouver la trace de leurs ancêtres africains ainsi que l’origine de leur nom.

Le CM98 se déclare pour une mémoire de l’esclavage apaisée, débarrassée des ressentiments et permettant la Réconciliation des descendants d’esclaves avec les descendants d’esclavagistes… Il prône la fraternité contre le racisme qui trouve, en partie, ses origines dans l’esclavage colonial et la colonisation.

Les noms de ceux, Noirs ou Blancs qui ont contribué à cette abolition, sont plus ou moins connus : les victimes de l’esclavage ont disparu de l’histoire.

Le CM98 a obtenu la création d’un Mémorial au jardin des Tuileries, avec les noms attribués aux esclaves devenus libres après le décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848.

Quelques images

 

Le Président Serge ROMANA,

Aux victimes de l’esclavage colonial

Quelques intervenants

Aux victimes de l’esclavage colonial
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Sur la place du Louvre

Aux victimes de l’esclavage colonial
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Le défilé

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19 réactions à cet article    


  • Eric F Eric F 26 mai 2018 11:20
    « Hier nous marchions pour nos aïeux, aujourd’hui nous marchons pour nos enfants. »
    Cela ne me parait pas être un bon début pour des enfants de se voir apposer une étiquette de « descendant d’esclaves », tant pour l’image qu’ils vont se forger d’eux même, que celle qu’on leur donne aux yeux des autres.

    • mmbbb 26 mai 2018 14:11

      @Eric F je suis issu d une famille modete a la fois ouvriere et paysanne Je vais me coller deux plaque en memoire de mes ancetres lointans , serf sous l ancien regime et aussi l esclavagisme du proletariat En effet la condition humaine d un ouvrier dans une mine ou dans une usine durant la revolution industrielle n etait pas plus enviable qu un cueilleur de coton Un ouvrier a la mine crevait a 35 ans et dans d horribles souffrances Si chacun y va de son credo il me semble difficile de vivre dans la concorde .


    • Paul ORIOL 26 mai 2018 21:34

      @Eric F

      Il est très difficile de parler de l’identité des autres.

      J’en ai discuté, il y a une trentaine d’année avec un ami d’ami que le sujet préoccupait. Alors qu’il parlait français aussi bien que nous, connaissait la culture française comme nous et qu’il avait des talents de conteur...

      Je lui ai tenu des propos qui, je croyais, pouvaient l’aider, il s’est suicidé quelques années plus tard...

      Bien à vous.

      Paul



    • Paul ORIOL 26 mai 2018 21:59
      @mmbbb

      Je suis d’accord avec vous sur les esclavagismes internes, servage et exploitation ouvrière.
      Et c’est cela qui structure toute la politique française depuis 1789 entre ceux qui ont voulu, ceux qui veulent encore la liberté, l’égalité pour tous les hommes « Tous les hommes naissent et demeurent égaux en droit.... » . Même si par le chemin beaucoup...
      Tous les hommes, les paysans, les ouvriers et les autres et pas seulement les blancs, d’où l’abolition de l’esclavage en 1794 et, définitive, j’espère, en 1848... et tous ceux qui ne peuvent accepter cette égalité en droits.
      Et c’est la condition ouvrière qui est à l’origine de biens des luttes sociales que vous pouvez apprécier ou non mais qui ont laissé des traces sous différentes formes, pas seulement sous forme de plaques mais aussi sous forme de plaques.
      Ce n’est pas chacun son credo, ce sont les principes de la République qui sont sur tous les frontons.... et valables pour tous.
      Paul

    • Oceane 31 mai 2018 16:23

      @Eric F

      Leur cacher deliberement leur histoire ou plutôt l’occulter n’est pas la solution.


    • Jean Roque Jean Roque 26 mai 2018 11:21

       
      Le film de propagande ’Case Départ’ montre le juif et le noir, frères et victimes des blancs catholiques : « nous les juifs les nègres d’Europe », sauf que les juifs étaient les grands armateurs négriers :
       
      le juif
      Aaron Lopez la moitié du trafic négrier de New Port
       
      Comme des grands usuriers aussi. D’ailleurs le Code Noir du catholique Colbert réglementera les abus et renationalisera ce commerce très juteux ... Dès 538 le boboïsme chrétien y trouvait à redire à l’esclavage, et l’Eglise avait interdit l’usure aux chrétiens (L’Islam aussi d’ailleurs). Les vendeurs d’esclaves juifs suivaient déjà les armées romaines ... esclave slaves... Faut aussi que les pleureuse pro se masturbent pour eux.
       
      Producteur juif... 2 colons collabos.
       
      Lévitique :
      44 Comme pour vos esclaves, hommes et femmes dont vous pourriez avoir : vous pouvez acheter des esclaves, hommes et femmes parmi les nations qui sont autour de vous ...
      46 Vous pouvez les léguer à vos enfants après vous, d’hériter comme une possession pour toujours, vous pouvez faire des esclaves, mais sur vos frères, les enfants d’Israël, vous ne dominerez pas.


      • juluch juluch 26 mai 2018 11:57

        L’essentiel de la traite fut arabo musulmane et elle existe toujours....


        On en parle pas dans cet article qui fleure bon l’Anti France.

        • Hecetuye howahkan 26 mai 2018 18:27

          @juluch


          La pratique de l’esclavage par les Juifs, et particulièrement du commerce des esclaves, est attestée depuis les premières sources historiques, depuis l’Antiquité


        • popov 27 mai 2018 09:21

          @Hecetuye howahkan

           
          Bonjour
           
          Tous les peuples de la terre ont pratiqué l’esclavage, même les Amérindiens.

        • Oceane 31 mai 2018 16:28

          @Robert Lavigue

          L’exploitation de l’homme par l’homme n’est pas une spécificité des « coutumes » africaines. Traites esclavage, colonisation, neocolonisation : malgré les formes, le fond demeure.


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 26 mai 2018 12:17
          On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, si « Noir n’est pas mon métier » alors on ne peut pas être « de la race de ceux qu’on opprime »

          Ce cirque est ridicule, et il n’y avait pas beaucoup de monde.

          L’inévitable Christiane T. , bien sûr smiley

          En bref, c’était bien une manifestation anti-républicaine smiley

          • Michael Gulaputih Michael Gulaputih 26 mai 2018 19:31

            @Paul ORIOL


            Sur le fond : tous les avis sont respectables s’ils sont argumentés.

            Sur la forme :
            Vous avez raté votre vocation : c’est à ParisMatch que vous auriez dû envoyé vote article !
            47 photos pour un texte de 11 phrases (longues pour certaines mais quand même).

            Vite je vais me jeter sur mon appareil photo pour écrire des articles sous Agorastagram (nom commercial déposé à l’instant) !


            • Paul ORIOL 26 mai 2018 22:15

              @Michael Gulaputih

              Bien sûr, j’aurais pu faire un article idéologique sur un mouvement dont j’ignorais tout.
              Il m’a paru que les photos étaient plus probante pour faire savoir les revendications d’un tel mouvement.

            • Eschyle 49 Eschyle 49 26 mai 2018 21:37

              Je me marre ! Mon trisaïeul , auteur d’un ouvrage exhaustif en trois volumes , dédié au duc de Broglie  ( http://www.academie-francaise.fr/reponse-au-discours-de-reception-de-m-gabriel-de-broglie ),
              il intègre la commission constituée par François Arago , aux côtés de Victor Schœlcher , Henri-Joseph Mestro , Adolphe Gatine et Charles Gaumont ( choisis à raison de leur appartenance à la franc-maçonnerie ) , sans préjudice d’Auguste-François Perrinon et Louis Percin ( choisis à raison de leur origine martiniquaise , en clair , de leur couleur de peau ) ; Perrinon , Gatine & Gaumont étant remplacés, le 10 juin 1848 , par François Mongin de Montrol , Pascal Duprat & Pierre Vinçard ;
              Henri Wallon, le seul catholique, aux côtés de six francs-maçons notoires et de deux nègres ( peut-être francs-maçons ), avait donc été recruté exclusivement à raison de sa compétence , inversement proportionnelle à celle des autres membres .
              Bref , il rédigea le décret d’abolition du 27 avril 1848 , les treize décrets organiques d’application , la loi d’indemnisation du 30 avril 1849 , les décrets des 24 novembre 1849 et 10 octobre 1850 , enfin organisa l’indemnisation des planteurs , sous la forme de parts de capitaux des banques coloniales créées en 1851 ; en résumé , il a aboli l’esclavage ; mais comme il est catholique , il est inhumé au Montparnasse (18e division , angle avenue du Nord/avenue de l’Est) , le Panthéon étant réservé aux francs-maçons  ( nul n’est parfait ! )
              Ce qui m’autorisa , le 25 octobre 2013 , à accueillir le Garde des Sceaux en ces termes : « Madame le Ministre , c’est d’autant plus pour moi un honneur de vous accueillir , que c’est mon trisaïeul qui a affranchi le vôtre ! »



              • popov 27 mai 2018 08:50

                Il vaut mieux dénoncer un esclavage qui a été aboli qu’un autre qui existe encore, comme en Mauritanie ?

                 
                On ne parle pas beaucoup de l’esclavage islamique car il ne faudrait pas traumatiser les enfants issus de l’immigration pour les crimes de leurs ancêtres, mais on peut le faire de l’esclavage colonial justement dans le but de traumatiser les enfants français qui n’en sont pas responsables.
                 
                Il faudrait peut-être rappeler à la Taubira qu’elle a probablement beaucoup plus d’ancêtres esclavagistes BLANCS que le plupart des Français.

                • eddofr eddofr 28 mai 2018 15:21
                  Vous parlez de réconciliation entre les descendants d’esclaves et les descendants d’esclavagistes ...
                  Et les descendants de non esclavagistes, alors ?

                  Non, je dis ça parce que je ne crois pas que le paysan Corrézien, Ardennais ou Auvergnat ai jamais eu quoi que ce soit à voir avec l’esclavage.

                  Je suis blanc de peau (enfin, rose, quoique non, moi ce serait plutôt beige en hivers et marron clair en été).
                  Je descend de bergers (du sud de l’Italie) par mon père, de fermiers (au sens premier, paysans sans terre) par ma mère (probablement d’Auvergne, mais pas sur à 100%) ...
                  Aucun bourgeois, aucun marin, aucun soldat, aucun colon, ...

                  Du coup, je ne vois pas bien ce que les descendants d’esclaves auraient à me pardonner.

                  Je compatis à la souffrance de leurs ancêtres, mais je n’en porte aucun poids, aucune culpabilité, ni pour moi, ni pour mes ancêtre, ni pour Ma France ... qui n’a rien à voir, ou pas grand chose, avec celle des Nantis et des Esclavagistes (passés ou modernes).

                  • Paul ORIOL 28 mai 2018 16:43
                    Je ne parle de rien. Je donne la parole à...
                    Comme vous, je n’ai rien à voir avec les esclavagistes d’hier ou d’aujourd’hui. D’un côte, provincia de Huesca en Espagne, de l’autre Ariège.
                    Je n’ai rien à voir avec 1789 et pourtant je me reconnais dans les valeurs de 1789 et 1794... dans le principe d’égalité et de liberté pour tous. Dont je sais qu’il n’est pas appliqué et qu’il ne le sera jamais totalement...Guère plus pour les descendants de paysans et d’ouvriers que des descendants d’esclaves.
                    J’appartiens à un pays qui a été esclavagiste jusqu’en 1848. Qui a eu des colonies et n’a pas su et ne sait gérer ni la colonisation (voir Mayotte), ni la décolonisation Algérie)...
                    Il me semble que ce mouvement ne parle ni de repentance, ni de pardon. Ils demandent simplement la reconnaissance de leur identité, un mémorial des victimes de l’esclavagisme et leur acceptation comme citoyens.
                    C’est tout.

                    • eddofr eddofr 29 mai 2018 15:58

                      @Paul ORIOL

                      Ainsi présenté j’agrée.

                      J’espère cependant que du fait de cette « reconnaissance », certains d’entre eux ne commettront pas l’erreur de ne se définir que par cela.

                      Je dis ça parce qu’aujourd’hui être « victime » n’est plus le constat d’un préjudice, c’est carrément devenu un statut (avec prérogatives et privilèges).

                      Ne se définir que par « ses origines » :
                      C’est s’interdire et interdire aux autres d’exister en tant qu’individus.
                      C’est se figer dans une « posture » (généralement victimaire) et tenter d’incarcérer les autres dans un « rôle » (généralement de tortionnaire).
                      C’est, en fin de compte, se fermer à la vie et au champs des possibles.

                    • Paul ORIOL 16 juin 2018 19:29
                      @eddofr
                      Oui, je regrette beaucoup que la lutte des communautés remplace souvent la lutte des classes. Que la concurrence des victimes remplace l’union des victimes. De toutes les victimes. En reconnaissant leur spécificité.

                      Il fut un temps où on ne reconnaissait que la lutte des classes et on oubliait les autres exploitations, discriminations...

                      Il faut être reconnu pour pouvoir être ensemble.

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