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Accueil du site > Tribune Libre > Avez-vous lu « Sapiens » ? Un nouveau visage pour le « vivre-ensemble (...)

Avez-vous lu « Sapiens » ? Un nouveau visage pour le « vivre-ensemble »

Après le Greening of America de Reich, le Future Shock de Toffler, la Prophétie des Andes et tous les bouquins en mode révélation des années ‘’70, Sapiens, de Yuval Noah Harari, est le dernier en date de ces bestsellers qui proposent de nouveaux paradigmes à notre nouvelle société. La société née de l’industrialisation et de l’abondance qui en a résulté. C’est le dernier de ces messages et le plus ambitieux, car il clôt sur l’immortalité, la quête du bonheur éternel, met fermement Dieu au rancart sans aucune équivoque… et dit à l’Homme que Sa place est à prendre. Rien que ça…

On aime ou on n’aime pas le bouquin, mais il devrait être lu. Il y foisonne tant d’idées, que l’on y trouve, annoncées sans plus, des prévisions auxquelles l’auteur ne fait qu’allusion mais qui mériteraient bien plus d’attention…. Au cours des prochaines semaines, je veux souligner quelques-unes de ces prévisions quasi-laissées pour compte, parce que l’auteur avait déjà tant à dire. Tenez, aujourd’hui, une digression sur la façon dont évoluera la constitution des ménages, définissant ménage comme l’ensemble de ceux qui se partagent un logis. La façon dont des individus cohabitent dans un logis n’est pas anodin. Elle va se transformer. Il est bon de penser aux conséquences de cette transformation.

Pourquoi penser à une transformation ? C’est que les circonstances changent.

La société prindustrielle intégrait l’individu à une collectivité et à une structure familiale souvent élargie au sein de laquelle son rôle évoluait selon son âge. L’industrialisation exigeant une mobilité professionnelle accrue et une urbanisation croissante, c’est la famille nucléaire, réduite aux géniteurs et leurs enfants, qui est devenue la norme.

Et alors ? Alors, il est évident que la « vie à deux » conduit normalement à un veuvage, veuvage d’autant plus long que la différence d’espérance de vie entre les sexes est importante. Pour cette raison surtout, mais aussi parce que le mariage a cessé socialement d’être compris comme un engagement permanent, même la vie à deux est devenue plus précaire, et c’est vivre seul qui est devient de plus en plus l’option la plus probable et la situation par défaut. 

Une catastrophe. Car le ménage ‘’à un’’ constitue non seulement une solution économique calamiteuse - en forçant une multiplication inutile des équipements et en réduisant les occasions d’économies d’échelle et d’échanges de services - mais il est plus ardu, en notre époque trouble d’assurer la sécurité de ceux qui vivent isolés… Comme aussi de se protéger du risque accru de déviance chez ceux qui sont ainsi privés de la pression subtile pour la conformité qu’exerce sur chacun la simple présence des autres. Et ajoutons qu’il est désormais avéré que l’espérance de vie est moindre pour ceux qui vivent seuls !

Objectivement, il n’est pas bon de vivre seul. Il n’est donc pas étonnant de constater que, dès que les conditions le permettent, il se produit un ressac de la ‘’demande pour la solitude ’’ imposée par l’industrialisation. Parmi les facteurs qui contribuent au ressac, il y a un passage progressif au tertiaire de la main d’œuvre du secteur secondaire, il y a l’amélioration des moyens de communications et de transport qui permettent que le travailleur s’éloigne de son lieu de travail, mais il y a surtout le vieillissement de la population.

Pourquoi le vieillissement influe-t-il sur la structure de l’habitat ? Parce que la solution de regrouper les ainés qui sont en perte totale ou partielle d’autonomie, pour leur assurer les meilleures conditions de vie, au meilleur coût pour la société est de BEAUCOUP la plus raisonnable. Le maintien a domicile, sauf pour qui le choisit librement et en assume le prix caché (qui est énorme), est une arnaque sociale qui vise à faire porter hypocritement aux aidants naturels un poids que la société devrait assumer sans discussion. Si elle ne le fait pas, ce poids est intolérablement mal réparti et le deviendra de plus en plus.

Vivre en groupes serait une aubaine. Cela dit, peut-on penser que l’individu lambda, après des générations à devoir s’isoler, soit aujourd’hui devenu ouvert à se regrouper spontanément selon le modèle traditionnel de la famille élargie ? Tous les sondages indiquent que NON. Les exemples d’habitat intergénérationnel suscitent fort peu d’enthousiasme. Est-ce à dire que nous sommes condamnés à seuls Vivre ou au scénario actuel du regroupement odieux des vieux par décisions bureaucratiques ?

Peut-être pas… Il y a une troisième voie. On a dit que « Dieu nous donne des parents, mais qu’on peut choisir ses amis… » ? Pourquoi, des amis vieillissant ne choisiraient-ils pas, au lieu d’attendre que les circonstances les y obligent, d’acheter ou de louer en commun de leur propre chef un espace pour y créer un logis sur mesure en y investissant selon leurs moyens ? Ils pourraient alors, individus ou couples, organiser ensemble ce qui pourrait être la dernière étape de leur vie, mettant leurs intérêts communs et leurs affinités à profit pour que celle-ci soit mieux à leur convenance… Ne vaudrait-il pas mieux se retirer avec avec des amis plutôt que des étrangers ?

Dans un société où les changement pourront encore s’accélérer, l’avenir de l'habitat ne sera-t-il pas a des regroupements ‘’intra-générationnels’’ générations X, Y ou celles qui suivront privilégiant de vivre en retraités avec ceux de la même cohorte, et réduisant ainsi les inévitables malentendus avec ceux des autres cohortes dont ces changements auront fait pour eux des ‘’Martiens’’ ? 

Si cette tendance se manifeste, des groupes seront créés où chacun trouvera un environnement plus convivial, puisque les modalités de fonctionnement de chaque groupe seront différentes, infiniment adaptables, pourront répondre à la demande de copains millionnaires comme de copains smicards, pourrot regrouper aussi bien une demi-douzaine d’amis intimes qu’une trentaine de personnes unies pas une commune passion pour la musique…. ou quoi que ce soit. Ces groupes n’auraient touts en commun que deux (2) caractéristiques, les distinguant de simples maisons de retraite. 

Leur première spécificité sera c’est que ce sont les participants, les commensaux eux-mêmes, ou leurs tuteurs en cas d’incapacité, qui en serontnt les administrateurs et les patrons. Chacun ne serait donc jamais dépendant que des règles qu’il aurait lui-même acceptées au départ… et dont on peut penser qu’elle lui seraient donc plus acceptables que les tracasseries imposées par des fonctionnaires.

La seconde serait la règle de l’unanimité. Rien ne serait changé des conditions initiales d’adhésion sans que tous y consentent. Quand l’inévitable fera que quelques-uns ‘’n’en soient plus’’, c’est toujours à l’unanimité des survivants que devraient être accueillis ceux qui aspireront alors à se joindre au groupe.

Quel serait le résultat le plus immédiat et le plus visible d’un engouement pour cet habitation en commun ? Une hausse de la qualité de vie de ceux qui feront ce choix. Une baisse du cout de l’hébergement, bien sûr, mais aussi des économies d’échelle et une amélioration spectaculaire des services accessibles. J’en donne ici deux (2) exemples seulement, mais imaginez-en une multitude. A) Un groupe de dix (10) retraités a revenus moyens pourra facilement s’offrir la présence permanente en résidence d’une infirmière… et l’accord d’un médecin généraliste à venir y faire des visites à domicile…. B) Plutôt que d’acquérir une dizaine de véhicules, ils passeront un contrat avec un service de limousine avec chauffeurs de type Uber qui seront disponibles à tous en tout temps…

Si vous êtes un peu cynique, pensez aussi au non-dit qui va de soi : le groupe est un gros client. Comprenez que tout participant à un tel groupe sera perçu sur le marché comme disposant du revenu de tout le groupe… et jouira de la considération qui y correspond. Il ne fera plus la queue chez l’agent de voyage et c’est à lui qu’irra toujours le dernier billet ….

Pour que les habitudes se modifient et que de tels groupes se constituent, il suffirait qu’un moyen pratique existât qui permette à ceux qui ont des besoins communs et des affinités de se rencontrer. Dans un monde parfait, l’État mettrait en place une structure pour faciliter ces rencontres…. Dans un monde d’Internet, on peut prévoir qu’un entrepreneur avisé le fera rapidement… Il y a là un service à rendre et un profit à prendre. Moi-même, plus jeune… . « Il eut suffi de presque rien, peut-être de dix ans de moins… » J

Cette idée tout à fait pratique m’est venue à la lecture de « Sapiens ». Je crois que ce livre m’en proposera d’autres... Et à vous aussi, sans doute.

 

Pierre JC Allard


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42 réactions à cet article    


  • mmbbb 9 décembre 2017 11:43

    « Objectivement, il n’est pas bon de vivre seul....... » certes mais comme les relations sont de plus en plus ténues et que j ai vu tant de couples éclatés , in fine un jour ou l autre on se retrouve seul.
    je n ai pas de temps a perde , être chez soi avoir son jardin secret et basta 


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 décembre 2017 15:26

      @mmbbb


      Nous avons le même argumentaire, mais je ne baisse pas les bras. C’EST PARCE QUE... « les relations sont de plus en plus ténues et que l’on voit tant de couples éclatés » qu’il faut passer a un autre type de relations affectives qui ne mette pas tous les attachements dans un meme panier.... 

      PJCA


    • Ankhe 11 décembre 2017 12:11

      @mmbbb

      Désolée de vous contredire, mais psychologiquement, la solitude est une tueuse. L’humain est un animal social par nature : seul, il développe plus de maladies, plus d’états dépressifs, plus de névroses, il vit plus mal et il meurt plus vite. La science est formelle sur le sujet.
      http://www.entelekheia.fr/solitude-tue-affirment-psychologues/


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 décembre 2017 16:37

      @Ankhe


      «  la solitude est une tueuse ». Merci de le confirmer

      PJCA



    • Clark Kent Jeussey de Sourcesûre 9 décembre 2017 11:50

      Je partage votre appréciation positive sur « Sapiens ».

      Yuval Noah Harari a écrit et publié « homo Deus » plus récemment.
      C’est aussi assez impressionnant.

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 décembre 2017 15:34

        @Jeussey de Sourcesûre


         « Sapiens » est d’une extrême intelligence ; avec  Homo Deus, il ajoute une extrême imagination... et ça nous change des incessantes jérémiades sur les politique de Trump ou de Macron, qui n’apportent plus rien sur ce site, parce que tout été dit et répété et que les jeux sont faits : personne ne changera plus d’opinion et on attend des faits nouveaux.

        PJCA

      • BA 9 décembre 2017 13:10

        Le cri d’alarme de quinze mille scientifiques sur l’état de la planète.


        « Le Monde » publie le manifeste signé par 15 364 scientifiques de 184 pays, à paraître lundi dans la revue « BioScience ».


        Il y a vingt-cinq ans, en 1992, l’Union of Concerned Scientists et plus de 1 700 scientifiques indépendants, dont la majorité des lauréats de prix Nobel de sciences alors en vie, signaient le « World Scientists’Warning to Humanity ». Ces scientifiques exhortaient l’humanité à freiner la destruction de l’environnement et avertissaient : « Si nous voulons éviter de grandes misères humaines, il est indispensable d’opérer un changement profond dans notre gestion de la Terre et de la vie qu’elle recèle. »


        Dans leur manifeste, les signataires montraient que les êtres humains se trouvaient sur une trajectoire de collision avec le monde naturel. Ils faisaient part de leur inquiétude sur les dégâts actuels, imminents ou potentiels, causés à la planète Terre, parmi lesquels la diminution de la couche d’ozone, la raréfaction de l’eau douce, le dépérissement de la vie marine, les zones mortes des océans, la déforestation, la destruction de la biodiversité, le changement climatique et la croissance continue de la population humaine. Ils affirmaient qu’il fallait procéder d’urgence à des changements fondamentaux afin d’éviter les conséquences qu’aurait fatalement la poursuite de notre comportement actuel.


        Les auteurs de la déclaration de 1992 craignaient que l’humanité ne pousse les écosystèmes au-delà de leurs capacités à entretenir le tissu de la vie. Ils soulignaient que nous nous rapprochions rapidement des limites de ce que la biosphère est capable de tolérer sans dommages graves et irréversibles. Les scientifiques signataires plaidaient pour une stabilisation de la population humaine, et expliquaient que le vaste nombre d’êtres humains – grossi de 2 milliards de personnes supplémentaires depuis 1992, soit une augmentation de 35 % – exerce sur la Terre des pressions susceptibles de réduire à néant les efforts déployés par ailleurs pour lui assurer un avenir durable. Ils plaidaient pour une diminution de nos émissions de gaz à effet de serre (GES), pour l’abandon progressif des combustibles fossiles, pour la réduction de la déforestation et pour l’inversion de la tendance à l’effondrement de la biodiversité.


        En ce vingt-cinquième anniversaire de leur appel, il est temps de se remémorer leur mise en garde et d’évaluer les réponses que l’humanité lui a apportées en examinant les données de séries chronologiques disponibles. Depuis 1992, hormis la stabilisation de l’amenuisement de la couche d’ozone stratosphérique, non seulement l’humanité a échoué à accomplir des progrès suffisants pour résoudre ces défis environnementaux annoncés, mais il est très inquiétant de constater que la plupart d’entre eux se sont considérablement aggravés.


        Particulièrement troublante est la trajectoire actuelle d’un changement climatique potentiellement catastrophique, dû à l’augmentation du volume de GES dégagés par le brûlage de combustibles fossiles, la déforestation et la production agricole – notamment les émissions dégagées par l’élevage des ruminants de boucherie.


        Nous avons en outre déclenché un phénomène d’extinction de masse, le sixième en 540 millions d’années environ, au terme duquel de nombreuses formes de vie pourraient disparaître totalement, ou en tout cas se trouver au bord de l’extinction d’ici à la fin du siècle.


        L’humanité se voit aujourd’hui adresser une seconde mise en garde motivée par ces inquiétantes tendances. Nous mettons en péril notre avenir en refusant de modérer notre consommation matérielle intense mais géographiquement et démographiquement inégale, et de prendre conscience que la croissance démographique rapide et continue est l’un des principaux facteurs des menaces environnementales et même sociétales. En échouant à limiter adéquatement la croissance de la population, à réévaluer le rôle d’une économie fondée sur la croissance, à réduire les émissions de GES, à encourager le recours aux énergies renouvelables, à protéger les habitats naturels, à restaurer les écosystèmes, à enrayer la pollution, à stopper la « défaunation » et à limiter la propagation des espèces exotiques envahissantes, l’humanité omet de prendre les mesures urgentes indispensables pour préserver notre biosphère en danger.


        Les responsables politiques étant sensibles aux pressions, les scientifiques, les personnalités médiatiques et les citoyens ordinaires doivent exiger de leurs gouvernements qu’ils prennent des mesures immédiates car il s’agit là d’un impératif moral vis-à-vis des générations actuelles et futures des êtres humains et des autres formes de vie. Grâce à un raz-de-marée d’initiatives organisées à la base, il est possible de vaincre n’importe quelle opposition, aussi acharnée soit-elle, et d’obliger les dirigeants politiques à agir. Il est également temps de réexaminer nos comportements individuels, y compris en limitant notre propre reproduction (l’idéal étant de s’en tenir au maximum au niveau de renouvellement de la population) et en diminuant drastiquement notre consommation par tête de combustibles fossiles, de viande et d’autres ressources.


        1. privilégier la mise en place de réserves connectées entre elles, correctement financées et correctement gérées, destinées à protéger une proportion significative des divers habitats terrestres, aériens et aquatiques – eau de mer et eau douce ;

        2. préserver les services rendus par la nature au travers des écosystèmes en stoppant la conversion des forêts, prairies et autres habitats originels ;

        3. restaurer sur une grande échelle les communautés de plantes endémiques, et notamment les paysages de forêt ;

        4. ré-ensauvager des régions abritant des espèces endémiques, en particulier des superprédateurs, afin de rétablir les dynamiques et processus écologiques ;

        5. développer et adopter des instruments politiques adéquats pour lutter contre la défaunation, le braconnage, l’exploitation et le trafic des espèces menacées ;

        6. réduire le gaspillage alimentaire par l’éducation et l’amélioration des infrastructures ;

        7. promouvoir une réorientation du régime alimentaire vers une nourriture d’origine essentiellement végétale ;

        8. réduire encore le taux de fécondité en faisant en sorte qu’hommes et femmes aient accès à l’éducation et à des services de planning familial, particulièrement dans les régions où ces services manquent encore ;

        9. multiplier les sorties en extérieur pour les enfants afin de développer leur sensibilité à la nature, et d’une manière générale améliorer l’appréciation de la nature dans toute la société ;

        10. désinvestir dans certains secteurs et cesser certains achats afin d’encourager un changement environnemental positif ;

        11. concevoir et promouvoir de nouvelles technologies vertes et se tourner massivement vers les sources d’énergie vertes tout en réduisant progressivement les aides aux productions d’énergie utilisant des combustibles fossiles ;

        12. revoir notre économie afin de réduire les inégalités de richesse et faire en sorte que les prix, les taxes et les dispositifs incitatifs prennent en compte le coût réel de nos schémas de consommation pour notre environnement ;

        13. déterminer à long terme une taille de population humaine soutenable et scientifiquement défendable tout en s’assurant le soutien des pays et des responsables mondiaux pour atteindre cet objectif vital.


        Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, l’humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd’hui.

        http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/13/le-cri-d-alarme-de-quinze-mille-scientifiques-sur-l-etat-de-la-planete_5214185_3244.html



        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 décembre 2017 15:50

          @BA


          Excellent rappel, de tout ce qu’on ne fait pas parce que ceux qui ont le pouvoir veulent que les choses soient comme elles soient et non autrement. Aucune force le changera le pouvoir, si ce n’est la colère gratuite d’une majorité des perdants, qui cesseront mener des combats perdus pour défendre chacun SA solution alternativement ... et uniront leurs efforts en une seule irrationnelle mais irrésistible volonté négative de simplement DETRUIRE le système en place. C’est ainsi que la France de 1793 a réussi sa révolution. Rien de réjouissant.

          PJCA

        • Montdragon Montdragon 9 décembre 2017 14:08

          Bon apparemment l’EHPAD Agoravox organise une journée «  »littéraire«  » entre deux trains, pourquoi pas le dernier Werber et bientôt Jean d’O pour son dernier caca ?
          Chattam aussi sors un bouquin, et sinon mamie a aimé 50 nuances... ?
          Pour aller plus bas Mr Allard, la collec’ complète de M. Aivanhov est dispo entre deux latrines Decaux sur les berges de Seine, foncez !



          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 10 décembre 2017 18:09

            @Montdragon


            J’ai toujours aimé Ivanov, son message et son havre de paix sur la Côte où j’ai eu le plaisir de rencontrer des gens littéralement bien « aimables » .. et de connaitre les Choeurs bulgares. Du Gurdjieff soft, plus accessible et bien expliqué. Je me demande ce qu’est devenu son mouvement...

            PJCA 

          • Montdragon Montdragon 11 décembre 2017 19:30

            @Pierre JC Allard
            Certainement avec les raëliens, allez savoir.


          • Choucas Choucas 9 décembre 2017 15:18

             
             
            LA SÉLECTION PARENTELLE (sociobiologisme)

            1970 Hamilton et Price :
             
            «  Le degré d’altruisme entre des animaux d’une même espèce est déterminé par la proportion de gènes communs (des colonies d’amibes en lutte antibiotique aux mammifères). Les insectes qui partagent la même reine forment la même société. La sélection naturelle et la société agissent donc réciproquement génétiquement.... »

             
            http://m.youtube.com/watch?v=6lNz5vmKEFA
            (thermodynamique d’abord)


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 décembre 2017 19:51

              @Choucas


               « Le degré d’altruisme entre des animaux d’une même espèce est déterminé par la proportion de gènes communs »

              Je l’ignore, mais ça me semble une hypothèse bien raisonnable.


            • philippe baron-abrioux 9 décembre 2017 16:42

              @l’auteur ,

               Bonjour ,

               je suis en train de lire « SAPIENS, une brève histoire de l’humanité » , plus précisément chapitre 16 , titre , le credo capitaliste .

               livre foisonnant d’idées , ponctué de traces d’humour , mais avec , me semble t il jusqu’à maintenant , des références très nombreuses (et quasi exclusives ) aux auteurs nord américains et israéliens .

               auteur très impliqué dans tout ce qui touche à l’intelligence artificielle et cité aussi parfois pour une approche du transhumanisme .

               je poursuis ma lecture et ,si l’occasion se présente, je vous ferai part de mon modeste avis .

               bonne fin de journée !

               P.B.A

                


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 décembre 2017 18:30

                @philippe baron-abrioux


                Harari écrit pour sa clientèle, d’ou son insistance sur les sources anglo-saxonnes et israéliennes... dont il faut avouer qu’elles sont aujourd’hui, celles qui dominent la pensée. Il est clair qu’il n’est pas neutre dans certains débats, et on aurait de bonnes raisons de penser - vu son âge et le caractère très global de ses recherches - qu’il est le porte-parole d’une ’vision du monde« exprimée par une école de pensée qui se veut active et jouit donc d’un vaste réseau de collaborateurs. Il est difficile de déterminer ce qui est purement ’Harari »et ce qui est cette école de pensée... dont le but transparent est de tordre le cou au concept d’un ’intelligent design".

                C’est un peu l’interrogation que suscitaient il y a 40 ans la Gnose de Princeton et le rôle de Ruyer, mais à cette distinction cruciale près qu’a l’époque le parti-pris était inversé ! - L’agenda était, au contraire de Sapiens, non pas de s’assurer que Dieu était mort, mais de contrer un matérialisme prétentieux et réducteur en faisant la promotion de la Conscience, d’un Esprit immanent et de pousser à un mysticisme gratifiant et donc perçu comme libérateur...

                J’accueillerai avec plaisir vos autres commentaires.

                PJCA


              • philippe baron-abrioux 11 décembre 2017 07:54

                @Pierre JC Allard

                 Bonjour ,

                 je m’y étais engagé , je reviens vers vous.

                 j’ai terminé hier soir la lecture de « SAPIENS ,une brève histoire de l’humanité » .

                l’auteur nous entraine au fil des pages dans des champs de connaissances très divers , très documentés , comme à un autre moment tentèrent de le faire les encyclopédistes ici en Occident , après d’autres un peu partout ailleurs .

                 à leur différence , il tente de faire un point sur les avancées dont les homo sapiens que nous sommes encore peuvent se prévaloir pour poursuivre dans la compréhension de l’existant tout en ouvrant ce qui pourrait devenir un débat mondial de prospective .

                 « que voulons -nous vouloir ? »

                 les travaux les plus récents sur l’inné et l’acquis , distinction bien pratique , tendent à rééquilibrer voire à contredire parfois ce qui nous a été proposé pour appréhender un univers face auquel le mieux est encore de reconnaître notre ignorance .

                 la recherche , les recherches , officielles ou très secrètes , se développent pour autant qu’elles en aient les moyens dans tous les domaines connus et clairement identifiés jusqu’alors et génèrent même de nouveaux domaines qui surgissent et finissent par trouver un nom pour permettre des échanges qui eux mêmes génèrent d’autres champs d’investigation ou en complètent .

                 « que voulons-nous vouloir ? »

                 l’intelligence artificielle , potentiellement indépendante , le transhumanisme sont évoqués et présentés comme inéluctables , si ce n’est souhaitables .

                 qui en veut et notre volonté (si elle a encore la possibilité de s ’exercer ) sera t elle légitime pour s’exprimer si dès maintenant nous n’anticipons pas ce sur quoi elle doit porter ?

                 « volens , nolens »

                 bonne fin de journée !

                 P.B.A


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 décembre 2017 16:56

                @philippe baron-abrioux


                 « je m’y étais engagé , je reviens vers vous. »

                Merci. Pour contribuer a votre réflexion, que pensez-vous de l’hypothèse que le transhumanisme et l’intelligence artificielle, mal nommés, ne soient que que la façon de la Conscience de se donner un support plus adéquat et durable que la vie biologique basée sur le carbone et dont les limites sont évidentes ?

                PJCA


              • pallas 9 décembre 2017 18:47
                Pierre JC Allard

                Bonsoir,

                Les humains ne sont que des coquilles vides, sans aucunes formes de pensées ou de réalités, uniquement des machines.

                L’existence d’un individu, homme ou femme n’est que programmation génétique.

                Au vu de la destruction de ce même génome et de l’arn, donc incluant la quasi disparition des phéromones et aussi le blocage du « Thalamus » devenant incapable de traiter les informations.

                Il est facile de faire un individu quel qu’il soit son jouet, tel de la pâte à modeler, personne ne peut y faire obstruction ou ordre.

                L’humain en devient une marionnette ce mouvant sans logique smiley.

                Il est temps de prouver la « Conscience », amusez moi.

                 smiley

                « La question » est simple, elle posée.

                Salut


                • #Shawford Shawford 9 décembre 2017 18:54

                  @pallas


                  Salut Hades,

                  Reste que ton #U..., y pue ! smiley smiley smiley

                  Et que t’auras jamais le profil d’Hemingway, c’est écrit dans l’avatar de l’auteur qui nous réunit ici ! smiley

                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 décembre 2017 19:36

                  @pallas


                  « L’existence d’un individu, homme ou femme n’est que programmation génétique »
                  Libre a vous de le penser, mais tant que vous n’expliquez pas le Bing Bang vous êtes dans un total cirage, et vous devez croire avec la foi du charbonner... en Dieu seul sait quoi smiley. Il est un peu simpliste de penser à un hasard qui créé a partir de rien, sans cause et sans finalité.... Et pourquoi parler d’EVOLUTION, si aucun critère n’existe permettant de distinguer un pas en avant d’un pas en arrière ?

                  En bonne logique, votre conscience est la seule chose dont vous avez une perception immédiate et il serait donc plus raisonnable de prendre une position solipsiste, niant toute réalité à TOUT sauf aux créations de cette conscience. « We are such stuff as dreams are made of... »

                  PJCA





                • pallas 9 décembre 2017 19:38

                  @Shawford

                  Ce monde est merveilleux smiley.

                  Je m’écoute un bon Dires Straits Live in Sydney 1986.

                  Sa détend de l’ennui perpétuel.

                  Un peut d’histoire.

                  Dans l’antiquité, les Humains qui menaçaient les Dieux ou se prenant tel quel, subirent les châtiments terribles.

                  Je ne fait que répéter l’age antique en terme de connaissance, ne me prêter pas d’arrogance 

                  Salut


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 décembre 2017 19:42

                  @Shawford


                  Bienvenu sur ce fil, où je sais que vous apporterez comme d’habitude une touche de non-sens programmé et d’humour corrosif.

                  PJCA

                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 9 décembre 2017 19:47

                  @pallas

                  Selon Hariri, que vous aimiez ou non le monde ou les Dires Straits dépend surtout de votre taux de sérotonine...

                  PJCA





                • #Shawford Shawford 9 décembre 2017 19:57

                  @pallas


                  En aucun cas, lisez ce que PJCA vient d’écrire sur moi, je serais mal placé pour reprocher à quiconque, et vous le premier, d’être à sa place. smiley

                  @PJCA
                  Ne vous inquiétez pas, vous êtes pas près de vous débarrasser de moi ! smiley

                  ps : a minima on se doit de conjuguer le survivalisme avec le surréalisme, et vice versa, non ? smiley smiley

                • pallas 9 décembre 2017 20:06

                  @Pierre JC Allard

                  Bonsoir,

                  La partie est terminée depuis 39 ans.

                  C’est un Échec et Mat.

                   smiley

                  Ho !!!!!!!, il est vrai que le « dire n’est pas immédiat », c’est plaisant pour ma part smiley.

                  Le temps n’a pas d’importance, telle une tombe enchainée.

                  Salut


                • Djam Djam 10 décembre 2017 21:45

                  @pallas
                  C’est fait !
                  Lisez donc le dernier ouvrage du Dr Jean Jacques Charbonnier (« La Conscience Intuitive Extraneuronale » Ed. Guy Trédaniel). Théorie très pertinente qui fait suite à des décennies d’études précises et de témoignages très sérieusement étudiés.

                  L’homme n’est pas ce que vous décrivez (L’existence d’un individu, homme ou femme n’est que programmation génétique« ). Vous n’avez visiblement rien lu ni étudié sur le sujet »conscience« et c’est dommage car c’est cela qui va révolutionner l’avenir et non la fumisterie d’IA que les médias répandent à dessein depuis pas mal de mois déjà. Ben oui, il faut convaincre les masses que bientôt chaque individu ne voudra pas plus qu’un nématode... votre réaction en est le symptôme débutant...

                  Idem pour les deux pavés sur »l’histoire de Sapiens« ... ça ne mange pas de pain et à défaut ça rapporte gros à l’auteur, mais peu de choses se passeront comme l’auteur s’imagine. Tout simplement parce que l’auteur a un fonctionnement cérébral qui pense dans un temps linéaire et progressif aussi faux que l’évolution darwiniste, du moins dans l’interprétation que les »modernes" en ont habilement fait.

                  L’évolution du monde ne fonctionne jamais selon une déduction logique basée sur un supposé progrès de ce qui est déjà. Le développement du monde se fait par chocs violents, souvent imprévisibles, qui rabattent les cartes et qui laissent précisément les humains à leur stupéfaction et à leur immense prétention.

                  Aucun ouvrage d’anticipation à connotation scientifique voire techno n’a correspondu à la réalité qui vint ensuite. Le seul qui a anticipé un phénomène politico-sociétal est Orwell (1984) et son collègue Huxley (Le meilleur des mondes) mais il ne s’agissait pas de techno ni de sapiens mais d’idéologie.

                  Les auteurs qui font dans le prospectif se plantent régulièrement. Le dernier rigolo issu de cette non moins caricature que sont les USA s’appelle Francis Fukuyama... lui aussi à jouer les Mme Irma en s’appuyant sur les derniers progrès en science politique et en géostratégie... on connait la suite : faux sur toute la ligne.


                • Djam Djam 11 décembre 2017 12:20

                  @Pierre JC Allard
                  J’aime bien votre réponse à pallas, mais nom de D.... qu’avez-vous donc tous (ou presque) à systématiquement glisser dans vos arguments des réflexions en anglais comme si le fait de mentionner un anglo-américain valait crédibilité !??
                  Pourquoi pas en japonais, en mandarin (la Chine est d’ailleurs 100 fois plus affutée en matière de philosophie et science de la vie que le moindre occidental), en islandais ou en batéké ? Pendant encore combien d’années cette fascination pour une civilisation (anglo américaine) déjà liquide, arrogante et impériale qui n’a qu’une obsession : transformer le monde en masse globishisée ?


                • #Shawford Shawford 11 décembre 2017 13:13

                  @PJCA & Djam


                  Juste une remarque, prenez la peine de lire ce qui fait immédiatement suite à mon salut quand je m’adresse à pallas.

                  Cette simple occurrence détermine en tous points la prise de position qu’il peut avoir, vis à vis de moi en fonction de ce simple préambule, comme vis à vis de vous dès lors que cette « variable » n’est pas prise en compte.

                  Pensez-y, c’est même plus qu’un(e) simple ID ! smiley 

                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 décembre 2017 20:11

                  @Djam

                  "...comme si le fait de mentionner un anglo-américain valait crédibilité !...

                  Eh oui... ! Comme du Grec à Rome, du Latin au Moyen-âge et du Francais il ya quelques siècles. Aujourd’hui, c’est en Anglais que ca se passe...
                    

                  PJCA


                • pallas 9 décembre 2017 21:15
                  Pierre JC Allard

                  Bonsoir,

                  Je ne répond qu’au désirs d’une jeune fille morte dans les années 1970, de l’hôpital Paul Brousse.

                  De son désir de vivre et d’exister auquel personne ne se préoccupa de ça souffrance.

                  Elle était seule, dans les tenebres brumeuses, le néant n’est pas ça place.

                  J’invite de force quiconque, venir dans ce merveilleuse endroit smiley

                  Mes Crocs sont prêt à faire un bon repas.

                  J’ai faim

                  Salut


                  • pallas 9 décembre 2017 21:57
                    Pierre JC Allard

                    Je suis un prédateurs.

                    Rien de plus et de moins.

                    Salut


                    • genrehumain 10 décembre 2017 11:15

                          
                                      Vous avez dit « Sapiens
                       »

                       « Pour que les habitudes se modifient et que de tels groupes se constituent, il suffirait qu’un moyen pratique existât »

                       Ce moyen pratique pourrai être celui d’entreprendre enfin le processus tant entendue d’unité de notre ’humanité.

                       « ’Éducation à la citoyenneté mondiale  »..

                                 « Je ne suis ni Athénien, ni Grec mais un citoyen du monde »
                       
                       Socrate

                      1.  »L’unification de l’humanité tout entière est le signe du stade qu’approche à présent la société humaine. L’unité de la famille, celle de la tribu, de la cité, de la nation ont été successivement tentées et pleinement établies. L’unité du monde est maintenant le but que s’efforce d’atteindre une humanité harassée. L’édification des nations a pris fin. L’anarchie inhérente à la souveraineté de l’Etat va vers son point culminant. Un monde qui progresse vers sa maturité doit abandonner ce fétiche, il doit reconnaître l’unité et la totalité organique des relations humaines, et établir une fois pour toutes le mécanisme qui incarne le mieux ce principe fondamental de son existence.
                      2. Appel aux Nations, Shoghi Effendi, 1936

                        Revenons à Sapiens notre ancêtre commun :

                      1. Certains scientifiques pensent que seulement quelques personnes ont quitté l’Afrique dans le cadre d’une unique migration et qu’elles ont peuplé le reste du monde il estime qu’à partir d’une population de 2 000 à 5 000 personnes présentes en Afrique (nos arrières grands parents ), seul un petit groupe de près de 150 personnes a franchi la Mer Rouge ( .notre famille )
                      2. D’autres scientifiques ont proposé un modèle de dispersion multiple selon lequel il y aurait eu deux migrations hors d’Afrique :

                        • une par la Mer Rouge (la Route de la Côte), 
                        • une autre aurait suivi le Nil à partir de l’Afrique de l’Est, se dirigeant vers le nord et passant en Asie à travers le Sinaï
                          • Bref que ce soit une ou plusieurs migrations, comme on le voit
                          • notre identité est commune et certainement africaine.

                          •  voilà enfin résolu notre pseudo problème d’identité)
                        • La différenciation superficielle actuelle entre groupes humains est due à une longue séparation géographique forcée, causée par les glaciations et autres conditions climatiques.


                          • C’est nos préjugés et notre ’ignorance qui nous divisent et seul l’éducation (elle même dénuée de préjugés) peut nous en délivrer . L’UNESCO qui en a pris conscience commence enfin à y travailler en promouvant le concept d « ’Éducation à la citoyenneté mondiale  »..
                            •  http://fr.unesco.org/ecm
                            • Tous les événements tragiques que nous constatons , doivent nous aider à réaliser enfin que, comme le dit cette célèbre citation :
                            •  
                            • « La terre n’est qu’un seul pays et tous les hommes en sont les citoyens"
                            •  Baha’u’llah (1817-1892)


                      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 10 décembre 2017 17:50

                        @genrehumain

                        • « La terre n’est qu’un seul pays et tous les hommes en sont les citoyens"

                        OUI Mais il ne faut pas chercher a accélérer le rythme NATUREL de leur acceptation progressive de leurs différences. Les hommes trouvent une de leurs plus grandes motivations a vouloir affirmer leurs spécificités. Concrètement je suis opposé au brassage forcé de peuples et de cultures que nous imposent ceux dont l’arme la plus puissante de domination est de profiter des diverses zizanies qu’ils suscitent. 

                        PJCA

                      • BA 10 décembre 2017 12:52

                        Quelques minutes de lucidité : un entretien avec l’actrice Anémone.


                        De son vrai nom Anne Bourguignon, l’actrice Anémone dit des choses très importantes dans un article du journal Le Monde publié le 1er décembre 2017.


                        Ecologiste de la première heure – elle a voté René Dumont en1974 –, soutien d’Attac dès sa création, l’actrice a été très tôt sensibilisée aux désordres de l’environnement grâce à ses lectures (Printemps silencieux, de Rachel Carson, Plon, 1963), et à son frère, l’agronome Claude Bourguignon.


                        « Il faisait de l’ornithologie. Voyant disparaître leur sujet d’étude à vive allure, les ornithologues ont été les premiers à tirer la sonnette d’alarme. J’ai grandi avec ça. »


                        Elle garde un souvenir « génial » du forum des altermondialistes à Porto Alegre au Brésil et se scandalise du regard méprisant porté pendant longtemps sur les écologistes. « On nous traitait de fous, de Cassandre, peste-t-elle. Alors que c’est frappé au coin du bon sens : on ne peut pas rêver d’une croissance infinie de la population et de la consommation individuelle sur une planète qui n’est pas en expansion. »


                        Aujourd’hui, elle envoie tout balader, ne veut même plus se révolter parce que « c’est trop tard, toutes les études convergent. Il y a cinquante ans, on aurait pu faire autrement. Maintenant, démerdez-vous. Ça va finir avec de grands bûchers. On n’arrivera plus à enterrer les gens tellement ils mourront vite. »


                        Et Anémone d’enfoncer le clou de la désespérance : « C’est une loi de la biologie : toute espèce proliférante arrivée au stade de la pullulation (ce qui est le cas de l’espèce humaine) connaît un crash démographique à la hauteur du boom qui a précédé. Je ne vois pas pourquoi on ferait exception. »


                        L’article est ici :


                        http://www.regards.fr/IMG/pdf/anemone.pdf




                        Pour les abonnés du journal Le Monde :


                        http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/12/02/un-apero-avec-anemone-je-veux-renouer-avec-la-vie-de-legume-que-j-affectionne_5223535_4497916.html



                        • chantecler chantecler 10 décembre 2017 12:59

                          @BA
                          Peut être a-t’elle réalisé qu’entre l’écologie et les partis écologistes il y a une sacrée différence ...
                          Et que nombre de projets écologistes coûtent un bras .
                          Ce qui en période de vache maigre ne colle pas .
                          De toutes façons quand il s’agit de taxer à 80 % , on argumente écologie .
                          Et ce , pas forcément au niveau national .


                        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 10 décembre 2017 17:56

                          @chantecler


                          L’explosion démographique est de loin la crise la plus menaçante que cous devions affronter. Bien plus prioritaite que le changement climatique. Mais ceux qui ont le pouvoir ne veulent pas d’un contrôle des populations. Il se dit cyniquement maintenant que la Chine a été manipulée a son desavantange quand elle a freiné les naissances....  Que ne faut-il pas entendre !

                          PJCA

                        • Djam Djam 11 décembre 2017 12:25

                          @Pierre JC Allard
                          Pardon de revenir encore vers vous cher PJCA... mais vous vous trompez sur la non intervention en matière démographique. Non seulement ceux qui veillent aux grains (les leurs, bien entendu !) font ce qu’il faut, mais c’est précisément leur préoccupation n°1.

                          A quoi croyez-vous que servent les énormes campagnes de « contrôle des naissances » en Afrique ? A quoi croyez-vous que servent également les vaccinations massives qu’on accompagne, ici comme ailleurs, de lois scélérates pour obliger les peuples à les subir ? A quoi croyez-vous que servent les articles en boucle sur le « danger démographiques » et les nombreux auteurs (souvent au service de leurs employeurs) qui tirent la sonnette d’alarme sur l’augmentation démographique inquiétante ?


                        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 décembre 2017 20:16

                          @Djam


                          Quoi qu’on fasse,ve n’est visiblement pas assez.

                          PJCA

                        • kako 11 décembre 2017 13:57

                          Je suis en pleine lecture et je trouve çà intéressant. Je continue ma lecture ... 


                          • Bertrand Loubard 11 décembre 2017 22:01

                            Merci pour ce billet.
                            J’ai lu ce livre et j’y avais fait un commentaire à « Sapiens Une brève histoire de l’humanité » par CHALOT-1er novembre 13:05
                            Il n’y a pas « triche » sur la marchandise ; une brève histoire de l’humanité (70.000 ans) en 500 pages ne peut être que du digest, budgétairement accessible à quasi tout le monde. Il faut reconnaître une habilité certaine à Harari pour « tenir » cette gageure. Mais à côté d’un véritable attrait que le plan du livre présente, j’éprouve un « malaise » à propos de certains détails. Je me sens en effet interpellé et assez dérangé par le style d’écriture et par la structure des constructions littéraires. Je n’apprécie pas beaucoup le recours (quand il n’est pas déclaré) à des « Ghostwhriters » (ou en français des « nègres de la littérature »), tels qu’ils foisonnent dans les bibliographies des politiciens(ennes) (celles des Clinton en particulier). Arrivé à la 500ième page je me pose toujours la question de savoir si Noah Harari n’est-il pas, lui – même, un robot « Ghostwhriter »
                            Bien à vous.Merci pour ce billet.

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