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Accueil du site > Tribune Libre > Benoît Hamon ou l’histoire d’un dessein avorté

Benoît Hamon ou l’histoire d’un dessein avorté

En évoquant Benoît Hamon, c’est l’histoire d’un gâchis que je raconte, une immense déperdition de forces gaspillées dans des voies sans issue et une fidélité à des couleurs qui pourtant l’avaient abandonné, une loyauté à des déloyaux qui ne la méritaient plus depuis trop longtemps.

Se voyant de Gauche dans une formation qui avait pris le vent à Droite toute et qui a fait le lit du bouleversement politique que nous vivons aujourd’hui avec l'émergence d'un magma informe où les plus malins ont vu leur unique chance de survie, il lui a manqué ce petit plus de talent qui fait les hommes d’état.

Déjà parjures à leurs idéaux proclamés, certains PS n’avaient pas attendu le résultat des Présidentielles pour faire offre de service au nouveau régime .

Valls a poussé le cynisme ( tout comme de Rugy d’ailleurs qui est, lui, insignifiant et doit donc considérer comme un bienfait de la Providence d’être encore en cour ) jusqu’à abjurer les engagements pris à l’occasion des Primaires auxquelles il a participé sans finalement en respecter les règles dont il avait défendu le principe.

Valls doit à la Droite à laquelle il se rattache en dépit des étiquettes et peut-être aussi grâce à des tripatouillages lui assurant la poignée de voix nécessaire pour assurer son élection sans gloire, d’encore pouvoir pousser sa gueulante à l‘assemblée ou heureusement plus personne ne le prend au sérieux.

Son destin est encore plus brisé que celui de Hamon au point qu’incapable de voir son avenir ailleurs qu'en politique, il envisage d’aller se relancer ailleurs dans sa Catalogne natale pour essayer de séduire l’électeur par l’étalage de ses mensonges.

Benoît Hamon a raté le rendez-vous avec son destin en refusant de soutenir le candidat de la France Insoumise à l’occasion des Présidentielles, adoptant une attitude sectaire malgré la persistance de sondages qui lui étaient largement défavorables et qui ont été confirmés par le résultat accablant du vote.

Si l’on considère que seulement une moitié de ceux qui ont choisi Hamon l’aurait suivi dans son ralliement et en supposant qu’aucun d’entre eux ne se serait porté sur Le Pen ou Fillon, cela plaçait Mélenchon en position de qualifié face à Macron.

Il serait extrêmement aventureux d’imaginer que Macron n’eût pas été néanmoins élu et je ne m’engagerai pas dans cette politique fiction-là mais, en tout état de cause, le score de Mélenchon, auquel Hamon aurait pris sa part, offrait à ce dernier des perspectives de survie politique sur des bases clairement de gauche, alors qu’il en est maintenant réduit dans la perspective des Euopéennes à essayer de rassembler sous son drapeau les débris épars des différentes factions écologistes ( pour qui en fait l’écologie paraît davantage comme un domaine d’exploitation à des fins personnelles ) et à essuyer des refus qui sont autant d’affronts.

Les nouveaux élus de la France Insoumise ont déjà démontré à ceux qui suivent les joutes parlementaires qu’ils étaient à même de prendre brillamment le relais si Mélenchon était saisi d’un doute à l’occasion de la prochaine élection et décidait de soutenir une autre figure de proue de son mouvement issue de la relève talentueuse qu’il a eu l’intelligence d’aider à germer…

Par rapport au PC réduit à l’état végétatif et à Génération-s, le mouvement de Hamon, qui a toutes les peines à se frayer sa route et à être audible dans l’opinion, la France Insoumise incarne pour le moment la seule alternative de Gauche capable de rassembler sur son nom un maximum de citoyens séduits par son approche où ils sont invités à participer à l’élaboration d’un programme qui devient ainsi le leur et donc d’influer sur leur avenir.

Je dis bien la seule car ce qui subsiste du parti socialiste à l’Assemblée nationale est particulièrement déconsidéré et se cherche à défaut d’un destin un avenir pas trop piqué des ronces de la défiance populaire mais que je me garderai bien de situer à Gauche...


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41 réactions à cet article    


  • cevennevive cevennevive 3 juillet 09:54

    Bonjour Elliot,


    Très bonne analyse à laquelle je souscris.

    Ce refus de Benoit Hamon (et celui aussi de Mélenchon) a été funeste à la gauche, sabordée par des égos démesurés et une absence de volonté de se rassembler pour essayer de s’entendre.

    J’ai été véritablement ulcérée et je le suis encore. Si les deux hommes n’ont pas été capables de s’entendre avec un minimum d’empathie et de force de caractère, ils n’ont pas le gabarit pour être président, voilà ce que je pense.

    En Italie, il n’ont pas eu de ces pudeurs têtues et totalitaires. Cela ne règle pas tout dans leur Pays, mais cela montre une volonté d’écouter le peuple, de changer d’attitude envers les oligarchies et d’oeuvrer en dépit des clivages politiques.

    Bien à vous.


    • Fergus Fergus 3 juillet 10:09

      Bonjour, cevennevive

      Je partage votre avis (voir ci-dessous) : si Hamon porte une grande part de responsabilité dans l’échec de la gauche, le sectarisme d’une partie des militants de la FI et la suffisance de Mélenchon, persuadé de pouvoir parvenir seul à se qualifier, ont également joué un rôle non négligeable.

      Aujourd’hui encore, enfermée par les médias dans un positionnement « extrémiste », la FI doit tout faire pour favoriser un rapprochement avec les autres forces de progrès, y compris Génération.s. 


    • alinea alinea 3 juillet 11:59

      @Fergus

      Bonjour Fergus et cevennevive.
      Eh bien je ne suis d’accord ni avec l’une ni avec l’autre ! Il se trouve que Hamon mérite son sort tant il est médiocre ; rien ne pouvait rapprocher ces deux-là ; il n’est qu’à entendre Hamon sur la politique européenne, la politique intérieure où il reste coincé dans cet entre-deux eaux pseudo socialistes ; rien à tirer d’un tel gus. Mais c’est aux électeurs de se rendre compte de ça, je ne vois pas où ils peuvent se situer ceux-là : bien au chaud dans la société telle qu’elle est, avec un petit fond de morale chrétienne qu’ils trouvent sous le sigle PS ?Non, décidément, aucun regret ; si Hamon avait été quelqu’un d’autre, il se serait rallié à FI, mais il aurait été quelqu’un d’autre ! smiley
      Et je sais gré à Mélenchon de n’avoir pas été une carpette duplice car nous serions aujourd’hui dans la situation des autres pays de l’UE : sans gauche comme alternative, avec juste l’extrême droite comme rêve de changement.
      Merci à lui et à la FI, donc.

    • Dom66 Dom66 3 juillet 15:25

      @alinea

      Merci et bravo à vous rien ne sert que je donne mon avis votre post est exactement ce que je voulais dire, donc + 10 000

       smiley

      Hamon a eu des consignes…surtout pas un vote pour FI.


    • alinea alinea 3 juillet 15:36

      @Dom66

      Oui, j’ai oublié de dire qu’en plus, pour peaufiner le portrait, il est complétement traitre à l’idée qu’il fait croire qu’il a du socialisme en prenant comme adversaire numéro un la FI ;
      Pour un soumis, c’est un soumis ! être capable d’aller jusqu’au bout de ce jeu de dupes que furent pour lui les élections, sans flancher ni craquer, prouve quel genre de type il est !

    • Self con troll Self con troll 3 juillet 15:48

      @alinea
      Bonjour
      Compme d’hab, j’ai pas lu l’article, mais quelques posts.
      Je m’étonne qu’on parle ici de Hamon sans évoquer l’équipe dont il était le porte-parole.
      Au gus pas passionné par la politique, ce monsieur apparaissait comme une gentille marionette. Gentille autant que peut l’être un homme politique, s’entend.


    • Laulau Laulau 4 juillet 16:30

      @cevennevive

      L’alliance était impossible.
      D’abord pour des raisons financières. Dès que Benoit Hamon a déclaré officiellement sa candidature, les carottes étaient cuites, se désister aurait provoqué la ruine du PS. Ensuite pour des raisons de programme : sur l’Europe, Hamon est un eurobéat qui ne voyait pas (ou faisait semblant de ne pas voir) que son programme était complètement utopique dans le cadre de l’U.E..
      Ensuite Hamon est un atlantiste fervent ce qui est un tantinet contradictoire avec la conception de la FI de la souveraineté nationale.

    • libert_pensée 4 juillet 18:26

      @alinea
      Il est vrai que Hamon est un médiocre personnage politique. Il est de plus accommodant avec ceux qui rejettent les femmes des cafés, notamment, justifiant cet accord en inventant faussement une tradition ouvrière. Il ne mérite absolument aucun respect, en tant qu’homme politique, bien sûr.


    • Fergus Fergus 3 juillet 10:02

      Bonjour, Elliott

      Excellent article !

      Dans un texte d’avril 2012 intitulé « Hamon face à ses responsabilités", je m’étais positionné pour une fusion des candidatures de Hamon et de Mélenchon en m’appuyant sur les points de convergences beaucoup plus nombreux que les points de divergence des deux programmes.

      Cela ne s’est pas fait, et cela ne pouvait pas se faire, entre le casse-tête de l’ardoise des frais de campagne du PS - qui auraient dû être pris en charge par la FI - et les attitudes sectaires qui, ici et là, ont été un frein rédhibitoire à cette fusion pourtant si évidente en termes d’efficience politique.

      Dommage car nous aurions possiblement eu droit à un vrai débat de 2e tour, projet contre projet, en lieu et place de la pathétique prestation de l’opposante de Macron dont l’incompétence a éclaté au grand jour durant cette campagne de 2e tour. 


      • Clocel Clocel 3 juillet 10:38

        Un solférinien aux petits bras, autant Macron, c’est plus clair.


        • MagicBuster 3 juillet 10:52

          Mélenchon était un frondeur du PS.
          Hamon était un frondeur du PS.
          Macron était un frondeur du PS.

          Ils ont exactement la même stratégie qui part du constat d’échec du PS.


          • samy Levrai samy Levrai 3 juillet 11:15

            Article pipolitique de mouise, qu’est ce que le PS ( ou la FI ou LR ou FN,...)peut bien offrir dans un pays non souverain ? l’auteur n’a pas du saisir que nous pouvions voter pour qui nous voulons nous avons toujours la même politique qui n’est pas décidée chez nous...

            Les querelles de factotums cela occupent... ceux qui ne veulent pas comprendre.

            • bob14 bob14 3 juillet 11:50

              Entre L’Hamon et Laval..faut choisir.. smiley


              • zygzornifle zygzornifle 3 juillet 12:10

                c’est un des derniers socialos , il faut le mettre au musée dans un tube de formol ....


                • bob14 bob14 3 juillet 14:02

                  @zygzornifle...au Panthéon ?


                • zygzornifle zygzornifle 3 juillet 14:34

                  @bob14 


                  pourquoi pas 

                • Cadoudal Cadoudal 3 juillet 13:13
                  Il ressort des chiffres publiés par la ville d’Anvers (et disponibles en cliquant ici) que les « Belges autochtones » représentaient 58,2 % de la population anversoise en 2012. Six ans plus tard, ce pourcentage est passé à 51 %.

                  Les banlieues n’ont plus le même visage : la population issue de l’immigration maghrébine et africaine est devenue très importante voire parfois majoritaire, tandis qu’une part significative des habitants non issus de cette immigration a quitté ces territoires.

                  Les collabos continuent a vouloir nier le grand remplacement et la partition du pays, mais Ben Oid Hamon ne survit politiquement que grâce au vote des colons...


                  • Cateaufoncel2 3 juillet 15:51
                    @Cadoudal

                    « Les collabos continuent a vouloir nier le grand remplacement... »

                    Le Grand Remplacement démontré par les chiffres :

                    - population d’Anvers en 1983 : 490’524 habitants
                    - population d’Anvers en 2012 : 502’604 habitants
                    - population d’Anvers en 2017 : 521’216 habitants

                    Comme dans de nombreuses autres villes d’Europe, les autochtones foutent le camp face à la poussée allogène. Conséquence : la population globale augmente peu, et la substitution s’effectue à vitesse grand « V ». Le Rosbif est déjà minoritaire à Londres, et le Belge devrait l’être à Bruxelles, vers 2020, d’après les projections démographiques.

                    Birmingham, deuxième ville d’Angleterre subira le même sort que Bruxelles dans les mêmes délais. Le rassemblement de 140’000 musulmans, à l’occasion de la fin du Ramadan (Aït el-Fidr) y a déjà été très remarqué :

                    En France, les statistiques ethniques et religieuses sont interdites parce que les pouvoirs veillent à préserver la population des mauvaises pensées.

                  • L'enfoiré L’enfoiré 3 juillet 19:19
                    @Cateaufoncel2

                     Vous connaissez la 1ère immigration en Belgique : les Italiens.
                     En 2016, on fêtait le 70ème anniversaire
                     La plupart venait pour entrer dans les mines de charbon.


                  • Cateaufoncel2 3 juillet 20:27
                    @L’enfoiré

                    « Vous connaissez la 1ère immigration en Belgique : les Italiens. »


                    Ca c’est considérablement modifié en septante ans :


                  • Cadoudal Cadoudal 3 juillet 21:48


                    @Cateaufoncel2
                    Guy Marius Sagna et 7 autres de ses camarades du mouvement « France Dégage » viennent d’être arrêtés. Selon des informations de Seneweb, il s’agit de Papa Moussa Camara, Ramatoulaye Kébé, Faty Top, Moctar Santé, Ousmane Wade, Abou Sow, Oumar Nguette.

                    Leurs avocats ont déjà demandé au nom de leurs clients l’asile politique en France.

                    la France s’honorerait d’accueillir comme il se doit ces jeunes pleins de talents.




                  • Cateaufoncel2 3 juillet 22:13
                    @Cadoudal


                    « ...la France s’honorerait d’accueillir comme il se doit ces jeunes pleins de talents. »

                    Certes, certes, mais est-ce bien raisonnable de contribuer par là même au pillage des élites sénégalaises ?


                  • Cadoudal Cadoudal 3 juillet 22:43
                    @Cateaufoncel2
                    La sociologue et Directrice du laboratoire genre de l’Institut fondamentale d’Afrique noire (Ifan) :
                    « Si c’est le ministre des Sports qui a convoyé 63 féticheurs ou marabouts pour pouvoir gagner, il faut se poser des questions, cela veut dire qu’on est en train de rompre avec le modèle religieux de « Niax diarignu (gagner à la sueur du front) », pour dire maintenant que c’est les diseurs de bonnes aventures qui vont te permettre de gagner. On est en train d’annihiler toutes les bases de l’effort et de rester dans la facilité »,

                    Les marabouts sont déjà légion dans les territoires occupés, mais vu les penchants culturels du mari de brizitte, je peux vous annoncer d’ici peu une arrivée massive de l’élite de la tarlouzerie sénégalaise, on appelle ça la relégation, un vieux truc des colonialistes socialohumanistesd’aborddemescouilles...

                    « Ceux qui partent sont des chômeurs ou des voyous, ils posent des problèmes ici. Il vaut mieux pour tout le monde qu’ils s’en aillent en Italie. »


                  • Stella2b 3 juillet 16:47

                    Personnellement je n’ai pas digéré que Benoit Hamon n’ait pas voté la motion de censure des opposants à la loi travail.

                    C’était pourtant une bonne occasion de montrer de quel côté de la gauche il était.

                    • Salade75 3 juillet 17:00

                      Bonjour,
                      Un article qui dans son titre promet de parler de Hamon, et qui en fait se trouve être un énième article à la gloire de la FI pour conspuer le vilain canard qui l’aurait fait perdre, comme Chevènement aurait fait perdre Jospin, ou Chirac pour Giscard.

                      Que ce soit dans le travail, le sport, le jeu, ... et la politique, je n’ai jamais vu une équipe perdre à cause des autres, mais toujours parce qu’elle était moins bonne (hors triche évidemment).

                      Il en est de même de la FI.
                      Le scrutin a parlé depuis plus d’un an, et FI était à sa place.
                      Vous voulez faire mieux la prochaine fois ? Soyez bons ! (il reste du boulot car à part Quatennens, il n’y pas grand monde de terrible dans ce groupe).
                      C’est en convaincant plus de monde que vous gagnerez des électeurs, et pas en espérant d’hypothétiques désistements électoralistes de groupes marginaux ou en désignant à la vindicte populaire de misérables boucs émissaires.


                      • alinea alinea 3 juillet 19:39

                        @Salade75
                        Vous êtes le regard juste, la parole pure ? Ma parole, on croit rêver quand on parle politique en ce pays.


                      • Salade75 3 juillet 21:40

                        @alinea

                        Vous parlez politique ? :)

                        "Les nouveaux élus de la France Insoumise ont déjà démontré à ceux qui suivent les joutes parlementaires qu’ils étaient à même de prendre brillamment le relais si Mélenchon était saisi d’un doute à l’occasion de la prochaine élection et décidait de soutenir une autre figure de proue de son mouvement issue de la relève talentueuse qu’il a eu l’intelligence d’aider à germer" ... j’ai pris cet extrait, mais il y en a d’autres sur cet article qui parle tant de B. Hamon ...

                        Si cela est de la politique, elle est sortie du formol des années 70.
                        Cela me rappelle de bons fou rires à écouter le grand Georges parler de Brejenv ou de l’URSS.


                      • alinea alinea 4 juillet 00:10

                        @Salade75

                        Enfin, on ne parle pas champignons !
                        mais vos propos sont tellement dégoulinant de mépris qu’on se demande...

                      • Salade75 4 juillet 08:40

                        @alinea Aucun mépris, juste l’impression de revivre le passé. En lisant beaucoup d’articles et de commentaires de LFI, j’ai l’impression de revivre les réunion de cellules d’un parti mort aujourd’hui. Certitudes, refus de la contradiction, démocratie uniquement quand le résultat est le bon, ... Une citation dit à peu près : quand on ne connaît pas l’histoire, on est condamné à la revivre.


                      • Self con troll Self con troll 4 juillet 08:55

                        @Salade75
                        Le béotien voit dans l’alternative Macron/Mélanchon l’affrontement de deux façons de construire le NOM.
                        Il faudrait que chacun des deux donne un nom à son NOM, qu’on s’y retrouve. Ce qui peut faire gagner la FI, c’est que le nom qu’ils choisissent sonne français.


                      • Self con troll Self con troll 4 juillet 08:58

                        @Self con troll
                        Sorry : Mélenchon.
                        Comme quoi, béotien c’est bien vrai


                      • Elliot Elliot 4 juillet 12:43

                        @Salade75 


                        Je ne m’étais pas engagé à faire une biographie de Hamon ni même une étude sur le poids politique qu’il représente encore éventuellement mais comme le titre l’indique sur le dessein avorté qui fut censé être le sien à l’occasion des Présidentielles si tant est que lui-même y ait cru et n’ait pas été la marionnette consentante de ceux qui voulaient et persistent à vouloir à tout prix éviter l’émergence d’une nouvelle force à Gauche en volonté de reconstruire la société.

                        Là était l’unique objet de l’article qui part d’un constat : il y a une nouvelle dynamique à Gauche, elle est, que cela plaise ou non, essentiellement due au travail militant de Mélenchon et de ses amis.

                        Les tâtonnements pathétiques de Hamon à la recherche d’un espace où son ego pourrait s’épanouir ne semblent pas fructueuses et j’en donne quelques unes de ces raisons qui me semblent fonder les racines de sa stagnation.

                        Son passé de velléitaire frondeur n’aide pas non plus à lui assurer un minimum de crédibilité. A vouloir ménager la chèvre et le chou, on finit par servir de carpette.


                      • Salade75 4 juillet 13:39

                        Bonjour @Elliot

                        merci de m’avoir répondu, et merci aussi de l’avoir fait sans invective.
                        C’est extrêmement rare ici et j’apprécie.

                        Je trouve votre analyse de l’échouage Hamon intéressante. Il me semble que par dessus tout, il n’avait pas la carrure, et de très loin, de son ambition. Cela associé à un entourage trouble sans idée, il ne s’en est finalement pas si mal sorti :)

                        Mon commentaire faisait juste référence au fait que dans ce texte, seules les 8 premières lignes m’ont semblé être en rapport direct avec le titre (qui a attiré ma lecture).
                        Le reste du texte est effectivement lié à ce « constat » dont vous parlez dans votre réponse, mais qui n’apparaissait pas dans le titre (et qui je l’avoue m’aurait fait le zapper, tant il y a déjà eu ici d’articles à la gloire de la FI).


                      • libert_pensée 4 juillet 23:54

                        @Salade75
                        Très juste.


                      • L'enfoiré L’enfoiré 3 juillet 19:10

                        L’erreur de Hamon est d’avoir cru dans le RU (Revenu Universel)


                        • Clocel Clocel 3 juillet 19:28
                          @L’enfoiré

                          Mais, il n’y a jamais cru, il a fait le job, il a offert à cette idée qui circulait chez les militants de Gauche, un enterrement de première classe, on n’est pas prêts de la retrouver dans un programme...

                          Mission accomplie !

                        • BA 3 juillet 22:32

                          Un scoop du journal L’Humanité :


                          Modèle social. La Macronie veut supprimer la Sécu de la Constitution.


                          Les députés LREM ont voté en commission des Lois la transformation de la «  sécurité sociale  » en «  protection sociale  ». L’objectif est de rompre avec la doctrine du «  chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins  » et de brader la solidarité publique.

                          Un mot, dans une Constitution, ça compte énormément. Les fondamentaux d’un pays peuvent être balayés en s’attaquant à quelques lettres. La Macronie s’y emploie  : elle a décidé de supprimer toute référence à la Sécurité sociale dans la Constitution. Comme si de rien n’était, la commission des Lois a profité du chantier de la réforme constitutionnelle pour faire disparaître l’un des piliers de notre République et de notre modèle social de la loi fondamentale.

                          L’amendement 694 en question a été adopté en catimini, dans la nuit de jeudi à vendredi. Défendu par le député Olivier Véran (LREM), il s’attaque au moindre article, phrase et alinéa de la Constitution faisant référence à la Sécurité sociale, pour remplacer le mot «  sécurité  » par le mot «  protection  ».

                          «  Cela prépare la fin de l’universalité de la protection sociale à la française. Le gouvernement veut détruire notre système de haut niveau financé par la cotisation pour ouvrir la porte au modèle anglo-saxon. Non content de s’attaquer aux territoires et à la démocratie avec cette réforme, l’exécutif cherche à faire péter le socle de la Sécurité sociale. à la veille d’une réforme des pensions et des retraites, c’est ouvrir une boîte de Pandore pour le modèle social français  », s’indigne le député Sébastien Jumel (PCF).

                          Comme souvent, ce n’est pas comme cela que la majorité a présenté les choses. Passée maîtresse dans l’art de travestir les mots, les idées, les concepts et même les valeurs, elle a encore bluffé à tour de bras. Olivier Véran a expliqué sans rire que son amendement «  vise à étendre le champ de la loi de financement de la Sécurité sociale  », un peu comme on ferme des hôpitaux pour «  garantir l’accès aux soins  ».

                          Le député, soutenu par le rapporteur Richard Ferrand, a même argumenté avoir «  besoin de cette modification constitutionnelle pour (…) intégrer demain le risque dépendance au sein de la protection sociale  ».

                          Mais pourquoi remplacer le mot «  sécurité  » par «  protection  »  ? Et ce alors même que l’actuelle rédaction de la Constitution n’interdit en rien une prise en charge de la dépendance par la Sécu  ?

                          Sans doute parce qu’il faut parfois modifier le nom des choses pour les détruire  : le gouvernement prépare depuis des mois l’enterrement maquillé de la Sécurité sociale. Son travail de sape a démarré dès le premier projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Fin 2017, le budget de la Sécu était amputé de 4,2 milliards d’euros, dont 1,2 milliard rien que pour l’hôpital public déjà exsangue.

                          «  Alors même que patients, soignants et gestionnaires nous alertent sur l’état critique des services, votre budget organise une catastrophe industrielle qui aboutira à une Sécurité sociale suffisamment indigente pour que ceux qui en ont les moyens s’en détournent et que ceux qui n’ont pas le choix la subissent  », dénonçait alors Adrien Quatennens (FI).

                          En plus de ces coupes drastiques – tant pis si l’espérance de vie en bonne santé diminue et si un Français sur deux renonce à se soigner faute de moyens –, le gouvernement avait bouleversé le mode de financement de la Sécu, supprimant les cotisations maladie et chômage, et augmentant la CSG. Soit la fin du «  chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins  », qui faisait tout le sens de la création d’Ambroise Croizat.

                          Depuis, l’assurance-chômage a elle aussi été dénaturée. Et la réécriture constitutionnelle voulue par l’exécutif constitue «  une condition indispensable à la création d’un système universel de retraite à points, distinguant les droits contributifs et les éléments de solidarité  », s’alarme Catherine Perret, du bureau confédéral de la CGT. En somme, la boucle est presque bouclée.

                          «  Ça y est. Ils l’ont fait. Ils ont réussi à absorber la loi de finances de la Sécurité sociale dans la loi de finances tout court. C’est le graal de tous les dirigeants du Trésor depuis Raymond Barre. Et c’est un ancien inspecteur des finances, Macron, qui le fait. Cela montre à quel point sa politique date du giscardisme  », mesure Frédéric Pierru. Le docteur en sciences politiques, sociologue et chargé de recherche au CNRS y voit un changement de paradigme  : «  Le but est de stabiliser la part des dépenses sociales par rapport au PIB. C’est purement budgétaire. On passe d’une logique de droits associés au travail à une logique de solidarité qui passe par l’impôt.  »

                          Dès lors, les droits sont officiellement soumis aux aléas économiques. Plus rien n’est tenu.

                          «  Imaginons une crise qui baisse mécaniquement les recettes de l’État  : les pensions diminueront automatiquement. Pour les dépenses de santé, vivra-t-on ce qu’ont vécu les Anglais il y a peu  ? Des opérations ont dû y être annulées car les budgets étaient tous dépensés  », prévient Frédéric Pierru, qui considère que le «  privé lucratif  » pourra «  s’engouffrer  » dans l’espace laissé. Un retour à avant 1945.

                          Le député LREM Olivier Véran ne s’en émeut pas. Pour lui, les «  défis sociaux et sanitaires auxquels nous sommes confrontés ne sont plus ceux de l’après-guerre  ». Pourtant, comme le rappelait Fabien Roussel (PCF) lors du dernier PLFSS, «  la Sécu, d’une incroyable modernité, a été mise en place dans une France en ruines. Nous sommes aujourd’hui dans une France riche. Nous avons donc les moyens de garantir la santé gratuite pour tous, à 100 %  ». L’objectif du gouvernement est tout autre. Mais sa réforme constitutionnelle est encore loin d’être votée.

                          https://www.humanite.fr/modele-social-la-macronie-veut-supprimer-la-secu-de-la-constitution-657752



                          • EL Yagoubi 4 juillet 02:29
                            Vous avez dit Benoit Hamon ;

                            Pour connaître ce survivant politique je vous invite à ce lien dans lequel cette personne est totalement démasquée sans prendre conscience de ces bêtises : Il a été satisfait des bombardements de la Syrie le 07 avril 2017 par Trump.


                            • Cadoudal Cadoudal 4 juillet 02:42

                              @EL Yagoubi

                              Après un certain temps, sont apparus les Turques sur la scène politique sous la direction de Kheir-eddine et Baba Arroudj, suite à cela, El-Yagoubi leur a cédé le pouvoir, car il avait confiance dans leur savoir faire pour défendre l’Islam et les musulmans

                              Je vois pas ce qu’un mec qui à vendu son pays aux turcs pourrait reprocher à Hamon qui tente de vendre son pays aux algériens ?

                              la jalousie ?


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