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Accueil du site > Tribune Libre > BHL a raison : le PS est bon pour la casse

BHL a raison : le PS est bon pour la casse

Qu’on l’aime ou non
 
Lorsque Bernard Henry Lévy – soi-disant intellectuel que j’aime appeler Jean-Marc Morandini version philosophe – écrit dans un journal, publie un livre, ou passe à la radio, rares sont les fois où ses propos ne font pas l’objet de polémiques, d’injures, ou de critiques. Lui qui n’est pas un véritable écrivain, encore moins un journaliste, il arrive à se faire entendre. Peut-être grâce à son épouse, peut-être grâce – ou à cause – de son arrogance. Il faut le dire : ce BHL, s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. 
 
Dans une récente interview au Journal du Dimanche, il dit que la seule manière pour le PS d’entreprendre une véritable rénovation, c’est sa disparition. Alors, croit-il vraiment en cela ? Ou voulait-il, voyant qu’il n’avait pas fait l’objet de beaucoup d’attention ces derniers mois, voulait-il se faire entendre ? Peu importe. Ceci est discutable ailleurs mais, une chose est certaine, c’est que le PS doit disparaître. Oui, BHL, pour une fois, a raison.
 
La dépression de tout un parti... depuis 2002 
 
Faisons un état des lieux : cela fait plus d’une décennie que la Gauche n’a pas été au pouvoir. Pendant 5 ans, jusqu’en 2002, Jacques Chirac était certes contraint d’élire un premier ministre de gauche, vu que l’assemblée n’avait pas gagné la majorité présidentielle. Mais, après 2002, la droite est revenue avec une majorité. Et cela dure toujours. Depuis, donc, le PS enchaîne les couacs, les échecs, les clivages au sein même du parti. La situation est, à ce jour, incontrôlable.
 
Il faut revenir en arrière pour mieux comprendre la situation dans laquelle se trouve le PS actuellement. L’échec de 2002 fut un véritable drame pour le PS car, pendant ce temps-là, les partis d’extrême gauche gagnaient du terrain. Le congrès du parti en 2003 remettait en cause ce que le PS soutenait idéologiquement parlant. Nombreux sont ceux, comme Vincent Peillon, qui critiquaient le « social-libéralisme » que le PS prétendait soutenir. Hollande, alors Secrétaire Général du PS, était contraint de changer sa feuille de route. Les années passèrent et la situation semblait s’améliorer : les élections régionales et cantonales de 2004 étaient une réussite pour le PS. Et, malgré quelques turbulences, le PS se préparait pour les élections présidentielles de 2007. Le parti semblait plutôt stable et, pour faire meilleur impression auprès des électeurs, le PS a permis aux citoyens d’adhérer au parti en ligne pour seulement 20€. Le parti s’est alors retrouvé avec plus de 200 000 adhérents. Du jamais vu. Vous connaissez la suite : Royal représentait le PS aux élections et, malgré le soutien des autres partis de gauche au second tour, elle a perdu… laissant place, de nouveau, à l’UMP. Depuis, « c’est la cata’ au PS », comme diraient certains.
 
L’élection qui a véritablement confirmé le désordre qui règne au PS, c’est les élections du prochain secrétaire général du parti. Il y avait principalement deux clans qui furent très médiatisés par la presse : le clan Aubry et Royal. Aubry gagna d’un pour cent par rapport à sa rivale ; Royal dénonçait alors une fraude dans le compte des votes. Sans grande surprise, pendant plusieurs mois, Aubry restait ferme : aucun sympathisant royaliste ne pouvait prétendre à un poste à la direction du PS. Mais, voyant que ce comportement ne faisant qu’empirer la situation du parti, elle décida de leur donner une chance.
 
Solution : destruction 
 
Que faire pour changer la situation ? Il n’y a que quelques mois, on pouvait prétendre à maintes projets de rénovation. Plus maintenant. Le constat est alarmant : il y a bien trop de clivages au sein du parti, bien trop d’intérêts personnels mis en jeu plutôt qu’une véritable politique au service des Français. Le projet socialiste n’est même pas un projet. Peu après la publication de l’interview de BHL, de nombreuses lettres publiques furent échangées entre les éléphants du PS. C’était certes écrit dans un beau français mais on établit un intéressant constat à lire ces lettres : la situation est désespérante. Pire, à les lire, on se lasse des mêmes commentaires, des mêmes discours, des mêmes idées tenus par ces éléphants. Rendez-vous compte de la gravité de la situation : si eux-mêmes restent dans le même état d’esprit depuis plus d’une décennie, jamais le parti ne changera de ligne !
 
Ce qui est affligeant, c’est que, malgré l’état laborieux dans lequel se trouve le Parti Socialiste, ce dernier est le pilier, le porte-drapeau de la gauche française. Mais, si ce parti se détériore au fil des jours, alors toute la gauche se détériore aussi. C’est pour cela que la rénovation ne peut se faire sans de nouvelles personnes, sans un nouvel esprit, sans un nouveau parti. Refonder le PS, c’est le détruire pour le reconstruire. Il est inutile de comparer cela à la récente création du « Parti de Gauche » de Mélenchon car, dans ce processus, le PS n’était pas contraint de partir. Le poids du PS est toujours considérable, il est tant d’en faire quelque chose d’utile avant qu’il ne soit trop tard.
 
Autre chose de bien plus bouleversant, ce n’est absolument pas le moment pour le PS de se détériorer de jour en jour. Car, la crise financière que nous traversons actuellement au niveau global est due aux excès du capitalisme. Nombreux sont les partis de gauche des autres pays européens qui profitent de ce moment pour relancer leur parti, pour se dynamiser, et pour crédibiliser l’idéologie qu’ils soutiennent. Or, ce n’est pas le cas pour le socialisme en France. Largement due à des règlements de comptes, à des querelles inutiles, et à des intérêts personnels, le PS ne gagne pas de terrain. Mais en perd. Aubry devrait se rendre à l’évidence : rénover son parti, c’est soit le détruire soit virer tous les éléphants. C’est radical comme projet mais, comme BHL le dit, c’est le seul qui tienne la route et qui aura des effets rapides et efficaces. Ce que des gens, tels Royal, Aubry, Peillon, ne comprennent pas, c’est qu’il leur sera bientôt impossible de gagner les élections de 2012 !
 
Jacques Attali a dit : « La faiblesse du PS nuit à la démocratie de notre pays ». Et c’est vrai. Sans une gauche puissante, le paysage politique français devient bleu. Et seulement bleu. Actuellement, c’est l’UMP qui a le monopole des idées, de la parole, de l’influence sur la population française. Et, qu’on le veuille ou non, ils gagneront les élections de 2012 à cause d’une gauche trop faible pour faire de la vraie politique. Le PS, indirectement, contribue à la Berlusconisation du notre pays. Les conséquences seront dévastatrices d’ici quelques années si rien n’est fait. Disons-le franchement : BHL a raison. Et il est temps de mettre les choses au clair. 
 

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56 réactions à cet article    


  • Nicole 11 août 2009 11:04

    BHL, le talmud...des références, on est d’accord.


    • Triodus Triodus 11 août 2009 14:22

      @Nicole,

      Qu’est-ce que le Talmud a à faire là-dedans ? Vous avez des problèmes de digestion ou c’est purement mental chez vous ?

      (Même si BHL reste en général un bouffon..)


    • Nicole 11 août 2009 17:24

      C’est tout simplement que BHL cite le talmud comme référence : si vous cliquez, vous tombez sur une vidéo où il explique l’impact que sa lecture a eu sur lui. Quand on sait ce que contient le talmud, et qu’une personne publique signale y attacher quelque importance, en tout cas, en ce qui me concerne, je ne l’oublie pas quand je le lis.


    • LE CHAT LE CHAT 11 août 2009 11:08

      Pour une fois , l’entarté a pas complétement tort ! Le PS est condamné à une lente agonie comme le PCF d’autrefois , et c’est mauvais pour la démocratie quand les électeurs n’ont plus d’alternance crédible ni d’espoir de renouvellement ! Les éléphants qui s’incrustent sont responsables de la mort annocée du PS !


      • La mouche du coche La mouche du coche 11 août 2009 12:54

        .
        .
        En effet, BHL dit des choses intelligentes quand il répète ce qu’on dit les autres avant lui (ici Zemmour) C’est quand il cherche à être original qu’il souffre.
        .
        .


      • stephanemot stephanemot 12 août 2009 07:11

        sur le coup, BHL ne pompe pas Zemmour mais Rocard.

        et ca sent un peu le rechauffe parce que ca remonte deja a 2005 :
        http://blogules.blogspot.com/2005/08/blogule-blanc-michel-rocard-si-six.html


      • Alpo47 Alpo47 11 août 2009 11:08

        Même une montre arrêtée est à l’heure deux fois par jour.

        BHL est un « paltoquet » arrogant, suffisant et grotesque, dont les déclarations seraient ignorées par tous, si elles ne bénéficiaient pas de médias courtisans et complaisants.
        La « rive gauche » parisienne, dans toute sa splendeur, ou son grotesque.

        Ceci dit, oui, le PS n’a plus vraiment d’existence réelle. Il ne propose rien, n’apporte rien, ne représente plus personne, prend le contre pied de l’opinion de ses (ex)électeurs, n’a aucune personnalité crédible .... la liste est trop longue.


        • SALOMON2345 11 août 2009 15:30

          à Alpo47

          Comme de Villalonga autrefois, BHL est toujours sur la photo, il meuble, c’est tout !
          Quant à l’avenir du PS, il appartient à ceux qui voudront enfin synchroniser l’image et le son, le geste et la parole, mais il ne faut surtout pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
          J’utilise souvent une image, celle de l’Eglise romaine dans laquelle s’il y eut les Borgia, il y eut des Abbé Pierre aussi et c’est ces derniers qui doivent virer les Cardinaux, car la corruption d’un clergé ne détruit pas pour autant la doctrine et les commandements humains qu’elle peut contenir : il en est de même avec ce parti de 1905, bien escamoté il est vrai, mais qui conserve en lui des racines qui ne demandent qu’à refleurir jusqu’à la nouvelle éclosion d’une rose...sans épines !
          Mais peut-être suis-je un doux rêveur ?
          Salutations


        • Cug Cug 11 août 2009 11:31

          DHL ne peut pas avoir raison.
          C’est un mythomane, un imposteur, un bonimenteur qui certes présente bien en apparence mais si vous grattez un peu, ça fouette sévère.


          • barbouse, KECK Mickaël barbouse 11 août 2009 11:48

            bonjour,

            article sympathique mais qui malheureusement mélange un peu tout et rejoind la longue liste des « le PS doit, il faut que, et puis on peu pas faire sans sinon plus de gauche et de démocratie, etc », avec un zeste de BHL dont le principal reproche au PS est de ne plus lui fournir un fan club assez abondant d’anti fascite décérébrée ( j’en ai fait parti), de résistants une fois la guerre fini, et autres traqueurs de bêtes immondes quitte à le devenir.

            Le PS n’est pas la gauche, et n’est plus le lieu d’expression et de lutte pour l’intéret des citoyens et des familles de gauche, c’est le lieu d’expression d’intérêt de lobbys ( éducation nationale, féminisme, etc...) en façade, pour masquer leur inanités, leur dénie du réel, et conserver leur postes coute que coute ( maintenant c’est ou eux, ou la dictature parce qu’on a plus de démocratie, argument bidon tant « la démocratie » c’est déjà l’umps et qu’ils font déja partie de la dictature) 

            LE PS co-responsable, entre autres, de la montée de la violence subie par tous, du jeune de banlieue a la personne agressée, de la faiblesse des syndicats, de la baisse du niveau scolaire et de la hausse de l’illettrisme, de la casse de l’ascenseur social, de la négation de la dangerosité du cannabis pour la formation des esprits, de l’augmentation du besoin au recours communautaire pour pallier aux faiblesses de l’aide social qu’ils ont mis en place, de la logique du père, ouvrier, salarié, forcément coupable, jetable et remplaçable, avec toute la destruction des familles de gauche qui en découle, 

            aussi, au regard de la quantité de douleurs citoyenne et humaine qui auraient due être éviter, qui existent et existerons encore demain, sous leur autorité politique ou influence, notamment le nombre de personnes capables mais maintenue dans l’infantilisme et la soumission à « l’aide » et que le PS a laisser s’installé dans la précarité sans issue pour péréniser les salaires de l’assistanat et garder des votes captifs, de ceux qui ont peur que la droite leur enlève le peu qu’ils ont pour survivre. 

            C’est un parti qui ne mérite que de mourir, il est idéologiquement et politiquement nuisible, l’intéret des familles de gauche est d’avoir un véritable contrepoid aux abus de faiblesses réels qu’elles subissent, pas de livrer leurs enfants, et notamment leurs fils, a une idéologie aussi parricide qui ne tiens que sur la culpabilité entretenue dés l’enfance par l’éducation national, 

            aucun homme n’a intéret a utililiser sa vie, son énergie et son talent, pour maintenir au dessus de lui une autorité qui se prétendant moral, se garde le droit aveugle de l’arracher à ses enfants quand bien même il est aimant, protecteur, constructif, respecte les lois et participe positivement à la vie de la cité, et ce surtout s’il est pauvre et précaire, au nom de leur vision des valeurs « de gauche ». 

            amicalement, barbouse.

             


            • Alpo47 Alpo47 11 août 2009 12:02

              @Barbouse,
              Félicitations pour votre prose. Pas mieux.


            • poilagratter poilagratter 11 août 2009 12:26

              La chance de la gauche, si tant est qu’il y en ait une, serait serait une fédération réellement humaniste, réellement socialiste, réellement écologique regroupant toutes les forces progressistes du pays.


              • tvargentine.com lerma 11 août 2009 12:38

                PERSONNELLEMENT j’attend toujours la réaction de BHL ,en direct de sa villa au MAROC sur la censure de la presse dans ce pays.

                Aurait-il aussi des propositions à faire au Roi du Maroc afin d’améliorer la démocratie au Maroc ????? car ,voila un « intellectuel » qui choisi d’avoir une villa chez un régime qui porte gravement atteinte à la liberté de la presse et dont les bidonvilles se remplissent tout les jours tant la misère touche les plus démunis

                Alors,avant de demander à un propriétaire d’une villa au Maroc,si il a des idées pour le PS en France,demandez lui si il a des idées et des propositions pour améliorer le sort des marocains et de la liberté de la presse dans ce pays et demandez lui aussi de parler de « justice sociale » car le peuple marocain en a besoin

                http://www.tvargentine.com/


                • Cug Cug 11 août 2009 13:12

                   Excellent Lerma, tu le fais smiley


                • Alpo47 Alpo47 11 août 2009 13:50

                  Je crois que c’est le première fois que je « plusse » Lerma ?
                  Que se passe t-il, c’est moi, ou c’est lui ?


                • wesson wesson 11 août 2009 14:14

                  @Alpo47,

                  parfois Lerma a des éclairs de lucidité, et nous ponds des interventions comme ça, ou il n’y a rien à retirer.

                  Mon avis est qu’il s’agit là d’une petite lettre de rappel que Lerma fait à ses employeurs. « Vous me payez pour être pris pour un con, ça me va mais n’oubliez pas que ça a un prix, et de régler fissa la petite note, sinon je vais me mettre à écrire des choses bien pensées ... »


                • Alpo47 Alpo47 11 août 2009 14:42

                  Wesson,

                  Merci , vous me rassurez.
                  J’ai cru un instant avoir attrapé cette fameuse grippe porcine et commencer à délirer.


                • JL JL 11 août 2009 18:13

                  Allez, un habitué d’Agoravox ne peut pas être totalement mauvais ! Smiley haha.


                • NicolasB nbleven 11 août 2009 20:49

                  Lerma


                  Au-delà du choix qu’il a fait - celui d’acquérir une villa au Maroc -, BHL est aussi l’auteur de multiples énormités et d’idées assez inquiétantes à entendre. 
                  Bien que cet article prend en compte son arrogance et son sale caractère - désolé d’être si franc -, il n’empêche que son interview au JDD était réussi. Indirectement, BHL n’est pas le thème principal de cet article. J’ai décidé de l’utiliser comme manière de dire : « Même BHL, lui qui est radical dans ses pensées, et qui n’a pas lieu d’être médiatisé, même BHL croit en la destruction du parti » - solution qui est, à mes yeux, indispensable à la survie de la gauche dans le paysage politique français. 

                • fouadraiden fouadraiden 11 août 2009 21:48

                   BHL serait il de nationalité marocaine pour s’intéresser au sort des Marocians et à leur presse ?


                  si tous les Francçais qui ont une résidence chez les pauvres devaient se soucier du sort des damnés...c’en ferait du monde


                  ah oui, c’est un philousouphe et comme disait l’autre un intellectuel est quelqu’un qui regadre ce qui ne le regarde pas...

                   BHL ne regarde que ce qui le regarde....


                • ladhraa ladhraa 11 août 2009 23:44

                  @ lerma

                  Oui BHL fait entendre sa voix d’ou qu’il soit mais l’on souhaite qu’ il l’élève a Ramallah Gaza ou Jérusalem pour dire que le peuple palestinien ne peut étre voué à la casse.


                • jondegre jondegre 11 août 2009 13:19

                  « Jacques Attali a dit : « La faiblesse du PS nuit à la démocratie de notre pays ». »

                  Faut bien comprendre, que les gus comme Attali ou BHL (monsieur forêt tropicale) ont peur que l’alternance UMPS n’ait plus lieu, car elle est seule garante de l’illusion démocratique.


                  • JL JL 11 août 2009 14:01

                    L’une des trois recettes selon Stiglitz, pour détruire un gouvernement consiste à toujours accuser les individus, jamais le système.

                    Cela est tellement vrai que c’en est devenu une seconde nature, et tous les partis sont obsédés par la recherche de l’homme (ou la femme) providentiel.

                    Mais les plus malins parmi lesquels François Hollande, savent qu’une fois au pouvoir ils seront l’objet de toutes les haines et accusations d’incompétence. L’on comprend que ceux qui ont encore quelque fierté hésitent à se mettre en avant. Ce n’est pas le cas des plus cyniques ainsi que pour les pas futés, que l’on trouve naturellement un jour ou l’autre en train de casser la boutique, en s’en mettant plein les poches pour les premiers, en se tirant une balle pour les seconds.

                    Que faire ?


                    • Alpo47 Alpo47 11 août 2009 14:40

                      Je dirais plutôt que c’est « la recette » pour sauvegarder le Système.

                      Et c’est d’ailleurs, ce qu’on nous sert actuellement à longueur d’actualités : Les PDG de banques mis à l’index, le courtier félon, le politique qui s’est rempli les poches ... etc..
                      Message : les hommes sont faillibles (et punis aussitôt), le Système est toujours valable, d’ailleurs le seul (ou moins mauvais).

                      Non n’avons pas encore suffisamment touché le fond pour que ces messages soient rejetés par le citoyen lambda et que le rejet du Système s’impose à tous.


                    • JL JL 11 août 2009 18:07

                      @ Alpo47, c’est une question d’étape : la mise en place du système consiste à détruire tout ce qui dans les Etats ressemble de près ou de loin à une redistribution.

                      D’ailleurs, ce terme de redistribution est trompeur : on devrait dire péréquation, correction des effets pervers qui font que l’argent va à l’argent.


                      En fait ce n’est pas Stiglitz, mais Joe Brewer qui a dit cela.

                      « Stiglitz a expliqué, sur le New York Times du 30 septembre, qu’il ne s’agit que de dégénérescences au sein de l’administration étasunienne actuelle, parce que l’économie de marché est le meilleur outil, s’il est bien utilisé, pour le bien-être collectif. Donc, pour Stiglitz, le problème n’est pas le modèle social et économique que le néo-libéralisme propose, mais les gens qui le réalisent. « Je ne crois pas - répond Naomi Klein- que le problème vienne d’erreurs humaines. Le néo-libéralisme a été une véritable contre-révolution. Les hommes peuvent changer mais les objectifs restent toujours les mêmes : mettre en œuvre une guerre de classe contre les travailleurs et privatiser les services sociaux ». Le monde à rebours du libre marché, interview de Naomi Klein, par Benedetto Vecchi.

                       

                      Joe Brewer (in Comment détruire un gouvernement en trois leçons par Joe Brewer)




                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 11 août 2009 14:56

                      Lerma pinaclé , achtung la suite smiley


                      • joelim joelim 11 août 2009 15:08

                        Il y avait principalement deux clans qui furent très médiatisés par la presse : le clan Aubry et Royal.

                        Heu... c’est un peu réducteur, voire biaisé, non ? Ou alors il fallait parler des clans anti-Royal et Royal.

                        Le PS, indirectement, contribue à la Berlusconisation du notre pays.

                        Tout à fait vrai, et c’est important de le dire.

                        • Massaliote 11 août 2009 15:53

                          Les deuX sont bons pour les oubliettes de l’Histoire


                          • cubitus cubitus 11 août 2009 16:02

                            « Faisons un état des lieux : cela fait plus d’une décennie que la Gauche n’a pas été au pouvoir. »


                            Rectification : la gauche n’a jamais été au pouvoir. Sauf à considérer Mitterand comme un homme de gauche.

                            • cubitus cubitus 11 août 2009 16:06

                              Et oui BHL a raison, le PS doit « disparaître » ou plus exactement un véritable parti socialiste doit enfin être créé.


                              • Bulgroz 11 août 2009 17:16

                                « Ma vie personnelle a toujours été intimement liée à mon parcours de militant. Ce parti, je n’ai pas peur de le dire, c’est toute ma vie...

                                Ce que nous voulons, nous le savons : rester arrimés avec constance à ce qui a toujours été la raison d’être et l’utilité du Parti socialiste. Rester arrimés au réformisme, évidemment, mais au service de la lutte pour une juste répartition des richesses, au service de la bataille pour la justice sociale et son premier déterminant : la question salariale. »

                                Extrait du discours de Julien Dray au congrès de Reims (samedi 15 novembre 2008)

                                http://www.variae.com/discours-de-julien-dray-au-congres-de-reims-samedi-15-novembre/


                                • Pépé le Moco 11 août 2009 20:03

                                  Un vrai morpion de Julien Dray, il colle au parti !


                                • Pépé le Moco 11 août 2009 20:04

                                  Erratum : Un vrai morpion ce Julien Dray, il colle au parti !


                                • etiennegabriel 11 août 2009 18:45

                                  Et BHL il est bon pour quoi ou à quoi ?


                                  • Pépé le Moco 11 août 2009 20:01

                                    BHL, il est surtout bon à rien et prêt à tout !


                                  • Pépé le Moco 11 août 2009 18:51

                                    « C’est curieux chez ces crétins de socialiste, ce besoin de faire des phrases »



                                    • Internaute Internaute 11 août 2009 19:08

                                      Le PS est voué à disparaître pour deux raisons qui en fait n’en sont qu’une seule et unique.

                                      Vous parlez de la gauche française comme si la dialectique gauche-droite existait. Elle a commencé à disparaître avec Giscard d’Estaing qui s’est lancé le premier dans le mondialisme et elle est définitivement devenue obsolète avec les cohabitations.

                                      Le clivage se situe entre les mondialistes et les nationalistes, entre ceux qui défendent un pouvoir mondial et ceux qui défendent un espace de liberté et de prospérité pour les citoyens. L’UMP mondialiste a syphonné les idées mondialistes du PS, lequel s’en trouve vidé de sa substance idéologique. Ce n’est pas un hasard si l’ouverture de Sarkosy ne s’est faite qu’à gauche c’est à dire au sein de sa vraie famille politique, vers les mondialistes. Le PS est donc mort car transféré à l’UMP. Les quelques clowns qui restent en sont à se déchirer les oripeaux de Mitterand et à essayent de jouer les grands en dehors de la scène.

                                      Les médias mondialistes veulent par tous les moyens maintenir un semblant de débat gauche-droite afin d’y enfermer les électeurs. Cette chappe de plomb tient par la résistance au changement qui fait que l’électeur n’arrive pas à imaginer un monde sans des représentant de quelque-chose qui porte l’étiquette « la gauche ». Mais l’édifice se craquelle de toute part et peu à peu émerge l’évidence de la lutte mortelle entre les mondialistes et les nationalistes.

                                      Attendez-vous à des remous de forte taille. Quand les gens découvriront que ce qu’on appelle l’extrême droite n’a rien d’extrême tandis que les mondialistes sont des extrémistes du mondialisme, le paysage politique en France sera bouleversé.


                                      • Pépé le Moco 11 août 2009 19:59

                                        Brillant commentaire,

                                        Je préciserais : "Vous parlez de la gauche française comme si la dialectique gauche-droite existait. Elle a commencé à disparaître avec Giscard d’Estaing qui s’est lancé le premier dans le mondialisme, elle a continué à se dissoudre à partir de 1982 avec Mitterand et elle est définitivement devenue obsolète avec les cohabitations."

                                        Bien à vous.

                                        Cordialement.


                                      • Pépé le Moco 11 août 2009 20:22

                                        Puisque on parle d’un people et pour se mettre à son niveau, allons dans le graveleux.

                                        Savez-vous pourquoi BHL est « socialiste » ? Parce qu’il ne peut pas aller à l’UMP - Voir la réponse

                                        Etonnant non !

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