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Accueil du site > Tribune Libre > Bientôt : le festival interceltique de Lorient. Vers un européisme (...)

Bientôt : le festival interceltique de Lorient. Vers un européisme celtiste

En 2019 après Jésus-Christ, toute la Gaule n'est plus occupée par les Romains, et n'est plus la Gaule d'ailleurs - ce que Jules César désigna sous ce terme générique, recouvrant des dizaines de clans celtes jusqu'en Suisse romande et Belgique.

Clans parfois alliés à Rome, voire acculturés (tels que les fameux Eduens), parfois aux Germains le long du Rhin et du Danube (Germain de même, est un terme employé par Jules César, sur la base d'un clan rhénan), et évidemment entre eux diversement - de l'Irlande à la Turquie galate en passant par l'Angleterre, le Danube et la Galilée ... du Portugal jusqu'au Nord de la Grèce, en passant par la côté méditerranéenne française (avec quelques implantations greco-romaines) et le Nord de l'Italie, jusqu'à cette même Galilée ...

C'est en nos temps, environ 1000 ans après la christianisation-féodalisation de l'Europe entière (Ecossais, Germains, Scandinaves et Slaves compris) que le festival interceltique de Lorient aura lieu du 2 au 11 août - pour sa 49ème édition.


Affiche de la 49ème édition du festival interceltique de Lorient,
du 2 au 11 août 2019

 

Un folklore celtique essentiellement attaché au Nord-Ouest insulaire assimilable, dans l'imaginaire collectif (le Gaël, le bardisme, le Gallois, les Tuatha des Danaan, le cycle du Graal, la matière de Bretagne médiévale, Astérix, Alan Stivell, Tri Yann, Manau, Matmatah, Kaamelott, etc.). Or c'est une chose extrêmement heureuse qu'un tel folklore ait pu porter jusqu'aujourd'hui quelque chose de l'héritage celtique de l'Ancienne Europe, car cet héritage est extrêmement vaste, et que l'on perd énormément en compréhension historique de nous-mêmes, quand on se focalise uniquement sur la Rome christianisée, suivie du christianisme romain, avec détachements orthodoxes et dérivés protestants. Sans le Nord-Ouest insulaire de l'Europe, il n'est pas impossible que nos ancêtres les Gaulois soient restés du domaine de la littérature classique (Jules César, la Guerre des Gaules, et quelques autres Antiques méditerranéens traitant vaguement de Keltoi comme les sauvages barbares qu'ils n'étaient définitivement pas en fait).

De nos jours, tous les coeurs modernes ont tendance à focaliser leurs rancoeurs sur ce christianisme, à cause de son organisation impérialiste, masculiniste et immoraliste (rapport à son prêche d'amour). Néanmoins, il faut lui laisser d'avoir recyclé la celtitude dans ses formes, au point que les islamistes jugent cette religion quasiment païenne (entre la Trinité inspirée du triskel, de tous les Saints inspirés des dieux - la Toussaint correspondant à Halloween, fête où se croisait le monde profane et le monde sacré - Samain, - et toutes ces églises bâties sur d'anciens hauts-lieux de culte) ... Et puis, pour l'anecdote, on a statistiquement plus de chances d'être pédophile hors que dans l'Eglise : le prêche d'amour fonctionne envers et contre tout. Pardonnons à l'Eglise d'être humaine, trop humaine, d'autant plus quand on est humaniste voire humanitariste ...

 

Bref, vos enfants sont statistiquement quatre fois plus en sécurité avec un prêtre catholique qu’avec vous. Votre père. Votre frère …

 

Revenons-en au festival interceltique

Pour cette 49ème édition du festival interceltique - Sucellos enivre ses festivaliers, dans la lumière de Belenos ! par Teutatès ! - il appert que, probablement comme toutes les éditions précédentes, la communication du festival se consacre aux survivances folkloriques nord-ouest insulaires assimilables, quand elle parle des nations celtes. C'est définir la celtitude pour ce qu'il en resterait de folklorique, encore que des langues celtes restent relativement parlées par là-haut - et pour tout dire rien que là-haut.

 

 

C'est donc un festival ancré dans son époque, pour son époque, époque qui n'échappe pas aux travers du festivisme :

 

Notre présent qui dépasse trop régulièrement la fiction est hanté par Guy Debord. Voilà bientôt un demi-siècle, l’écrivain publiait « La société du spectacle », essai aussi nébuleux que visionnaire, pastichant Marx tout en lui rendant hommage. L’ouvrage débute par ces mots : « Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation ». Depuis, le réel ne cesse de tendre la badine pour se faire battre. Pour cette besogne, Debord a trouvé un bon remplaçant en la personne de Philippe Muray, essayiste qui a consacré une grande part de son existence à redresser les torts d’une modernité qui a cessé d’être, a souhaité avoir et a finalement choisi de consacrer tous ses efforts au paraître. Du Spectacle érigé en modèle de société au culte de la Fête devenue fuite, le chemin est ténu, et Debord autant que Muray nous aident à penser contre notre temps, en en dessinant les arcanes.

 

La seule chose que je tiens à faire comprendre à travers cela, c'est la complexité du phénomène auquel on a affaire, de l'animation d'une identité se voulant vivante et disponible, évidemment pas close sur elle-même, mais néanmoins confiante et garante d'elle-même. C'est beau, je trouve. Où aussitôt se pose la question de son héritage (quant à son avenir, il lui semble peut-être assuré à travers son événementiel et sa diaspora ... ) surtout quand cet héritage prend conscience de soi-même au niveau européen, tel que je l'amenais initialement. En effet concrètement, la plus ancienne celtitude bien attestée est centre-européenne : entre Suisse, Allemagne du Sud, Slovaquie et Autriche.

Rien qu'en France, on compte d'innombrables associations culturelles centrées sur le celtisme aujourd'hui, sans donc compter sur le reste de l'Europe, potentiellement jusqu'à la Turquie galate en passant par la Galilée "du petit Jésus". La question qui se pose est alors celle de la celtitude contemporaine et de son champ d'extension, quand aujourd'hui l'on se sent celtiste. En effet, cette celtitude a été véhiculée par ailleurs, à travers l'imaginaire média-culturel. Prenez l'actuel succès de la fantasy, emblématiquement à travers l'adaption cinématographique du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien (dont on fit même un film biographique, récemment, en éludant le profond catholocisme de Tolkien toutefois) et le jeu vidéo Skyrim chez Bethesda, qui mélange les genres avec les Nordiques - tout comme Tolkien il faut le dire, le mélange.

C'est que, historiquement, après leur vaste romanisation, les populations celtes virent l'implantation germanique (Vème siècle), ainsi que les invasions vikings (IXème siècle). Toute l'Europe, Greco-Romains compris, est un vaste creuset indo-européen d'origine, se perdant relativement dans la Nuit des Temps entre Pélages ou peuples de la mer, civilisation mégalithique, région caucasienne et Inde - raison pour laquelle les Etasuniens désignent les Blanc(he)s sous le terme de Caucasian race. Il y a fond commun millénaire, jusqu'aux dérives suprémacistes blanches et pupulistes contemporaines (Trump, Poutine, Suavelos ... lire à leur sujet le dernier Sloterdijk) absolument pas emblématiques de cette Histoire, Histoire à l'identité vivante et disponible, encore qu'Histoire à l'identité confiante et garante d'elle-même (confiance et garantie qui s'éperdent, actuellement, entre économisme mondialiste, islamisme vindicatif et pro-migrationnisme aveugle - causes des réactions trumpiennes, poutiniennes et suaveliennes) ... A noter que l'Ancienne Celtitude avait essaimée jusque vers la Chine !

 

L'imaginaire instituant, social-historique

Il faut lire Cornelius Castoriadis, l'Institution imaginaire de la société, pour prendre la mesure du rôle de l'imaginaire dans l'avènement et la cohésion sociale. Cet imaginaire, il est aujourd'hui démontré qu'il sert toutes les créativités. Economiquement, il est source des innovations. Qu'on l'appelle ingénierie, recherche, découverte, rêverie ou innovation, de toutes façons, c'est toujours lui : l'imaginaire, qui est foncier.

Eh bien, pour faire société c'est pareil. Exemple : dire bonjour est-il vrai ou faux ? ... Cette question est bizarre, parce qu'en soi il n'est ni vrai ni faux de dire bonjour. Par contre, il est pertinent ou non de le dire selon culture et moment, en rencontrant quelqu'un. Aussi, nous avons affaire là à un imaginaire social, souhaitant le bon jour en guise de salutations. D'autres imaginaires appellent la paix plutôt que l'espérance d'un bon jour ... Les elfes chez Tolkien, veulent qu'une étoile brille sur l'instant d'une rencontre ... Bref, tout le monde ne dit pas bonjour, et pourtant dire bonjour est valide. C'est dire qu'il y a un mode de validité qui échappe largement à la vérité pure.

Les cultures ne sont pas vraies, sans qu'aucune culture ne soit fausse pour autant. Les cultures sont valides dans leur aire & ère d'expériences culturelles, et sans elles il nous serait impossible de bien faire société, de nous socialiser. C'est que de manière générale, dans le cadre d'une identité confiante et garante d'elle-même, sans enclosure, mais vivante et disponible, il y a un phénomène essentiel pour l'être humain : l'Enracinement (Simone Weil) ou la Racination (Rémi Soulié). Autant de phénomènes imaginaires fondamentaux pour la construction de soi.

En effet, combien d'enfants et adolescents sont heureux d'avoir à quitter leurs amis en déménageant sans cesse, à devoir suivre leurs parents mobiles ? A moins que ce ne soient eux-mêmes des gens du voyages, des nomades, à forte enracinement/racination communautarienne elle-même mobile, c'est rare. Nous avons tous besoins de repères où nous appuyer comme en tremplin vers l'âge adulte et notre parentalité potentielle. C'est fécond.

C'est adulte et fécond, or Cornelius Castoriadis (l'Institution imaginaire de la société) était lui-même une variété clinique en psychologie du développement sexuée : un psychanalyste, en faveur de l'adultesse sexuée, après avoir beaucoup oeuvré comme économiste central dans le système. C'est dire s'il comprenait où il allait, en opposant l'imaginaire social à l'impersonnalité économique transnationale (l'argent n'a pas d'odeur) ...

Bref, à ce titre, on comprend parfaitement que le festival interceltique de Lorient exalte le folklore celtiste, et parallèlement on comprend tout aussi bien les revivances celtistes partout en Europe, à caractère reconstructionniste telles que le néodruidisme. Ce reconstructionnisme est naturel et sain, notamment devant l'affaiblissement de la chrétienté-féodalité voilà 2 siècles, sous les coups de l'économisme mondialiste, de l'islamisme vindicatif et du pro-migrationnisme aveugle. Ce reconstructionnisme, inspiré par Jürgen Habermas et rebondissant sur le déconstructionnisme de Jacques Derrida, n'a strictement rien à voir avec une quelconque extrême-droite, encore que l'extrême-droite veuille aussi en faire ses petits pains (tout comme de l'écologisme, ès commerce local, etc.). Pourtant, qu'est-ce que les consommateurs adulent désormais, par exemple dans les imaginaires de fantasy, au juste ? Le patriotisme sans nationalisme, pardi. La communauté sans communautarisme. Le sens du devoir sans individualisme. Pour l'amour de Dana !

Tout au plus, le recontructionnisme a trait à la droite illibérale (Alain de Benoist - revue Eléments pour la civilisation européenne, - Guillaume Faye - L'Archéofuturisme, - personnes que seules les méchants garces rattachent à l'extrême-droite) si les notions de gauche et de droite veulent bien encore dire quelque chose, et si l'illibéralisme n'est pas aussi un caractère de la vraie gauche. A partir de quoi, dans la mesure où la droite actuelle est macronienne (LREM) ou en poussière (LR), il est à dire qu'une aile droite décente ne saurait venir que du reconstructionnisme, tandis que la vraie gauche devrait reconnaître qu'elle en ressort, utopiste, utopies au moins constructionnistes (Cornelius Castoriadis est un gauchiste post-marxiste, judicieux à la manière de Henri Lefebvre d'ailleurs). Passons, car gauche et droite laissent de toutes façons à désirer à l'avenir (merci LREM).

 

Vers un européisme celtiste

Toute cette réflexion, depuis les exclusivités nationales de la 49ème édition du festival interceltique de Lorient du 2 au 11 août, jusqu'à l'échiquier politique actuel, veut dire que les associations celtistes de toutes les Europes (Suisse, Grande Bretagne, etc. comprises, voire jusqu'à la Turquie) ... les associations celtistes gagneraient à faire cause commune, qui sait ? jusqu'au Parlement européen.

Et, pour la 50ème édition du festival interceltique en 2020, des pistes sont à envisager :
* La redéfintion/ciblage du festival pour son 50ème (éventuellement sur le littoral, dans une communication qui ne donne plus le sentiment de parler au nom de la celtitude entière dans ce cas) ;
* La
formation progressive (ils existent déjà çà et là) d'événements interceltiques continentaux, à confédérer progressivement avec le Nord-Ouest insulaire assimilable ;
* D
ans l'idéal, le soutien des littoraux vivaces aux continentaux, sur des ouvertures confédérales de toutes façons.

Plus largement, et en toute logique sociohistorique reconstructionniste, il y a un européisme celtiste à cultiver, respectueux de sa transition chrétienne-féodale, après mélanges avec les Germains (la France, comme territoire administratif, provient anciennemnt des Franken près de Fribourg-en-Brisgau, dans ce qui n'était pas encore l'Allemagne, voilà 1500 ans : Eric Zemmour en parle bien au sujet de Clovis). Sans parler des Vikings, lorsqu'ils étaient à la conquête du monde celtique sur le tard, ni bien entendu, de toute la richesse de l'héritage gréco-romain forcément européen, sans laquelle de toutes façons il n'y aurait pas eu de chrétienté-féodalité.

Sans populisme, sans nationalisme, sans suprémacisme blanc, donc évidemment sans racisme : ce ne serait absolument pas faire honneur à nos vastes ancêtres, qui s'alliaient allègrement çà et là, et dont certains vécurent la pax romana diversifiée - encore que dans une unité bureaucratique forcée, et décohérente à très longue distance. Il y a des tailles humaines à honorer, tout en honorant les voisins étrangers. Chacun ses respectables enracinements/racinations pour le bonheur de tous : de nos jours en Occident, tout se passe comme s'il ne fallait laisser leurs identités qu'aux Non-Occidentaux, au vivarium des maisons du monde exotiques, tandis que l'Occident devrait s'identifier à une inculture technoscientifique ingénierique mercantile absurde et vaine.

Au XXIème siècle, entre les mastodontes Nord-Américains (relativement celtistes quand ils veulent) et Russes (en partie indo-européens néanmoins), il faut bien faire société Europe à travers une culture non-monétaire. D'autant plus que dans le genre suprémaciste et populiste, les mastodontes sont doués. Autant ne pas les imiter.

 



Warcraft, film magistral, tenant pour acquis
que le spectateur maîtrise les codes de la fantasy
(donc nerveux, rapide et efficace, ce qui est aussi son léger défaut).

 

 

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38 réactions à cet article    


  • Guy Debord fut la grande amie d’une amie proche et comme par ces hasards auxquels je ne crois pas, je suis entourée de celtes bretons.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 09:12

      Les Bretons de la région Bretagne sont déjà un reconstructionnisme.


    • J’étendrais le celtisme à l’Arménie, patrie d’origine de Mélusine. Lire Jean Markale : La femme celte. L’Arménie et le Poitou.


      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 01:16

        Pour avoir connu des Arméniens, je ne dis pas non. En plus, après le génocide ...



        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 01:17

          Celle-là il vous plaît tant de la placer smiley


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 juillet 19:00

          Le panceltisme, ce n’est pas nouveau. C’est une initiative de jeunes gens pétris de littérature qui a marqué le début des idées panceltiques avec comme principaux initiateurs Théodore Hersart de La Villemarqué et Alphonse de Lamartine, influencés par les poèmes épiques attribuées à Ossian par James Macpherson, un imposteur qui prétendait avoir trouvé les originaux en gaélique écossais.

          Théodore Hersart de la Villemarqué a obtenu une mission officielle de collecte de textes galloiset s’est embarqué pour la petite ville galloise d’Abergavenny où se tenait la fête culturelle nationale du pays de Galles, l’Eisteddfod, au cours de laquelle le des bardes de l’Île de Bretagne se réunissait et donnait des investitures à de nouveaux membres. Cette investiture a été donnée à La Villemarqué et à une vingtaine de jeunes Français, parmi lesquels Louis de Jacquelot du Boisrouvray, Louis de Carné-Marcein et à Félix du Marhallac’h, futur prélat, Jules de Francheville et Antoine Mauduit.

          L’idée fondamentale, dénommée néodruidisme, dans une version purement brittonique, excluant l’Écosse et l’Irlande, était que seuls les Gallois avaient gardé un lien ininterrompu avec leur culture dans laquelle les druides étaient les conseillers religieux et culturels des autorités et les bardes les détenteurs de l’inspiration divine. Que des progressistes, donc !

          En 1873 est parue à Paris la Revue celtique, d’Henri Gaidoz et les idées panceltiques ot atteint l’Écosse, grâce à la parution du Celtic Magazine (1875-1888), dont le relais a été pris en 1893 par The Celtic Monthly, tous deux étant édités à Inverness.

          Vers 1890, est arrivé en Bretagne l’air national gallois, repris et traduit sous forme d’un cantique par un pasteur gallois installé à Quimper. Avec des paroles plus nationalistes, il est devenu dans l’adaptation de François Jaffrennou en 1898, le « Bro gozh va zadoù » ("Vieux pays de mes pères"), l’hymne revendiqué comme hymne national breton.

          En 1895, il n’a manqué que 26 voix pour que le Parlement de Londres adopte une proposition de loi pour l’auto-détermination des pays celtiques de Grande-Bretagne présentée par Sir Henry Dalziel avec le soutien du Gallois Lloyd George, futur premier ministre.

          Vous devriez faire la même chose,on ne sait jamais, qui ne tente rien n’a rien !


          • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 juillet 20:56

            M. Tournesol, merci pour vos explications. Seulement, avec la recherche scientifique contemporaine, nous n’en sommes heureusement plus là, moi le premier. Si seulement vous aviez un peu lu l’article, au lieu que de plaquer votre érudition morte sur ce qui est vivant ... ! mais non, l’essentiel pour vous, c’est de briller devant le monde.


          • Étirév 26 juillet 02:32

            Ceux qui enseignent l’histoire nous montrent la Celtide antérieure à l’occupation romaine comme un pays barbare, n’ayant ni industrie, ni art, ni littérature, ni religion.
            C’est tout le contraire de la vérité.
            Chez nos ancêtres celtiques régnait la grande civilisation qui partout a été le résultat du régime gynécocratique. Mais les masculinistes ont toujours voulu faire naître la civilisation au moment où commence leur règne, pour faire croire qu’ils en sont les auteurs.
            Comme c’est l’invasion romaine dans les Gaules qui apporta définitivement le règne de l’homme, c’est de cette époque qu’on date le commencement de la civilisation gauloise. Et nous allons voir que ce fut au contraire le commencement d’une ère de barbarie qu’importa le grand perturbateur romain, César, le destructeur de l’indépendance nationale de la Gaule.
            La civilisation romaine, dont on nous vante tant les brillants résultats, ne fut qu’un régime d’immoralité et de mensonge, de lois iniques et de servitudes, mais développa les arts, l’architecture surtout, fit de grands travaux, des routes, des ponts, des marchés, en un mot tout ce qui concerne la vie matérielle. Quant à la vie morale, Rome la supprima. C’est à partir de César que les germes de la décadence se manifestent dans le monde romain. Cela justifie cette pensée de Montesquieu : « Tout ce qui atteint le faîte de la grandeur (matérielle) est voisin de la décadence. », ainsi que celle, plus contemporaine, de René Guénon lorsqu’il dit : « plus les éléments sociaux qui l’emportent sont d’un ordre inférieur, moins leur domination est durable. »
            Pendant que l’architecture atteignait son apogée sous Auguste, les austères et antiques croyances des Pélasges disparaissaient. Or un peuple qui ne vit que pour satisfaire ses passions et ses plaisirs est un peuple tombé. L’immoralité que ce peuple appelle sa civilisation est un venin dont il empoisonne le monde en la propageant par ses conquêtes. C’est pour cela que l’influence romaine a été une des plaies du monde. César introduisit en Gaule des cruautés inouïes, un manque de bonne foi révoltant, des pillages monstrueux. Il était suivi d’innombrables troupes de gens sans aveu, dont il tolérait les brigandages et les crimes pour leur faire oublier les misères auxquelles il les soumettait.
            Non seulement les Gaulois n’étaient pas des sauvages incultes, mais ils possédaient un art, une industrie, une science remarquables.
            On sait aujourd’hui que les produits des Gaules faisaient le plus bel ornement des riches demeures de Rome et des splendides villas de la campagne romaine.
            Mais les auteurs latins étaient vantards et hâbleurs comme tous les peuples dégénérés, et c’est dans leur littérature qui dénigrait les Gaulois (leurs anciens vainqueurs) que nos modernes Français vont chercher leurs documents.
            Le temps est venu de rétablir la vérité historique, de rendre justice à la nation celtique, et de démasquer les grands dénigreurs qui n’étaient que des inférieurs et des envieux. Le cycle du mal ouvert par eux doit se fermer maintenant, et, en ouvrant un nouveau cycle, celui du Bien, notre devoir est de porter sur ceux qui ont avili les races un jugement sévère : Les milices romaines ont été des hordes dévastatrices, Le droit romain, un code infâme, Les mœurs romaines, de la boue et du sang, La littérature latine, l’expression de l’erreur et du mensonge.
            C’est à nous à apporter les éléments de la revanche du Celte-Gaulois à la longue chevelure sur le César chauve, qu’on a fait aimer à la jeunesse française, alors qu’il ne fut qu’un affreux despote. Donnons à nos enfants d’autres types à admirer, montrons-leur ceux qui ont lutté et souffert pour la défense de la nation gauloise et des anciens principes qui survivaient encore dans les républiques celtiques.
            Le Romain a fondé la Patrie en détruisant la Matrie ; c’est là son crime. Cessons donc de considérer l’idée de Patrie comme un idéal supérieur, puisque c’est l’antithèse du droit naturel que représente la Matrie. Ce n’est pas un progrès de fonder une patrie ; c’est une décadence, puisque c’est la substitution du droit factice de la force au droit naturel de l’Esprit qui régnait dans les nations.
            La Nation est au-dessus de la Patrie. L’unité des grands Etats sous un chef despote n’est pas un progrès, cela ne crée pas une civilisation, c’est un asservissement général, une décadence. La civilisation est dans le morcellement des Etats, dans les petites républiques confédérées et gouvernées chacune par la plus haute puissance spirituelle qui y fait régner la vérité, la justice, le bien de tous. Une unité fédérative de tous les Etats du monde dans la vérité définitivement acquise, voilà le progrès, voilà la base de la grande civilisation, de la prospérité et du bonheur des Nations.
            Mais le pouvoir de la force et de l’audace ou du hasard de l’hérédité centralisée en une seule main, qui peut être despotique ou imbécile, c’est une cause de ruine, de souffrances générales et de guerres perpétuelles.
            Toutes les guerres de César ne sont qu’une suite d’attaques continuelles et d’attentats contre la vie et les biens de gens innombrables et inoffensifs, honnêtes et paisibles.
            Celtes et latins


            • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 09:08

              La gynécocratie, c’est le règne des gynécologues


            • cathy cathy 26 juillet 06:29

              La Turquie galate ne veut rien dire. Les galates n’ont pas de liens avec la Galilée.


              • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 09:09

                Vous savez Cathy, des clans celtes, il y en a eu de variés.


              • cathy cathy 26 juillet 09:40

                @Marzhin Tavernier
                Quand l’empire romain d’Orient est tombé par les mains des ottomans ou des turcs ou Mongols, il n’y avait plus de galates après cela, et je dirais même avant l’arrivée des turcs par le métissage des autochtones libyens.


              • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 10:50

                Oui, mais nous sommes sur un reconstructionnisme, une nation comme projet, ce qui est d’ailleurs d’esprit fort français quand on y pense. La question est donc de savoir dans quelle mesure il y a sentiment celtiste ; sinon, ce n’est pas grave, s’il n’y a pas confédération. C’est comme Mélusine plus haut, voulant intégrer l’Arménie. Autant ils sont proches de nous, autant je crains que leur sentiment actuel, après le génocide en plus, n’aille définitivement pas chercher un celtisme.


              • Raymond75 26 juillet 08:41

                La quête de l’identité semble être la nouvelle obsession humaine.

                Que savez vous de la ’civilisation’ celtique puisqu’elle n’avait pas d’écriture ? Pas d’écriture, donc pas de droit autre que des transmissions orales qui se perdaient vite dans l’espace (il a fallut attendre le 19ème siècle pour que les Français commencent à parler une langue commune), pas d’état structuré mais des peuplades dispersées qui se faisaient la guerre en permanence, à la manière des indiens d’Amérique.

                Des mouvements de population permanents, le plus souvent venus de l’est, et non un grand peuple stable comme les égyptiens.

                Le souvenir d’un folklore avec druides et tout le toutim.

                Bien sur, les celtes de l’actuelle Grande Bretagne étaient plus homogènes, car plus isolés par la mer.

                Notre civilisation actuelle provient des Grecs et des Romains ; les premiers ont amené la pensée, la philosophie, l’idée de l’état, la transmission des savoirs ; les seconds ont amené l’état de droit, structuré, organisé, qui a imposé sa supériorité dans toute la Méditerranée et l’Europe de l’Ouest, jusqu’à la conquête de la Grande Bretagne.

                Qu’y avait il avant la Gaule, avant la France gallo romaine ? Est ce que cette ’civilisation’ est réapparue après l’effondrement de l’empire romain ?

                La seule chose qui perdure du monde celte est sa musique, très vivante tout en respectant sa tradition. C’est bien, mais il n’y a pas à en faire tout une civilisation qui serait originale.


                • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 09:11

                  Je préfère encore le délire d’Etirèv à vos dénis archéologiques, sans compter ce préjugé qu’une civilisation non pas sans écrit, mais qui s’y refusa serait ... quoi ? une non-civilisation ? une incivilisation ? C’est encore une autre espèce de délire. Lisez Venceslas Kruta, Jean-Louis Brunaux, et j’en passe, avant de venir écrire pour ne rien dire. Cela ne vaut pas une bonne oraliture.


                • Raymond75 26 juillet 09:37

                  @Marzhin Tavernier

                  OK, dans l’attente nettoyez donc la merde verte et authentiquement celtique qui pollue toutes vos côtes : vous ferez preuve d’une attitude civilisée.


                • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 10:51

                  Outre que vous alléguez salement mon incivilité en étant vous-mêmes fort incivil dans la démarche, votre fâcherie parle d’on ne sait quoi.


                • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 15:01

                  Au passage, vos assertions sur les peuplements sont contredites par l’ethnogénétique des populations.



                • CORH CORH 26 juillet 11:33

                  « vos enfants sont statistiquement quatre fois plus en sécurité avec un prêtre catholique qu’avec vous. »

                  Elle est bonne celle là !

                  En ce qui me concerne j’ai quand même un doute.


                  • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 13:29

                    Je suis content pour vous, même si vous faîtes preuve de bassesse de vue.


                  • CORH CORH 27 juillet 00:59

                    @Marzhin Tavernier
                    Bassesse de vue ? je sais pas, mal comprenant surement parce que vos propos sont tellement hallucinants que je crains de vous avoir mal compris


                  • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 27 juillet 09:03

                    CORH, il y a un lien en étai. Vous c’est sûr, on vous a tellement bassiné avec ces histoires que la propagande a fonctionné.


                  • Je me suis souvent posée la question de l’origine celtique des Khazars (la treizième tribu de Koestler).


                    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 15:48

                      Il faut s’en poser.


                    • arthes arthes 26 juillet 15:13

                      Moi, il n’y a que la warcraft qui me gonfle dans ce billet (dsl mais ça me fait trop ièch les machins artificiels vidéo, sauf si il s’agit de bien faire comprendre que de Star war (beurk) à ce style de vidéo, l’inspiration vient des vieux contes et mythes et légendes, rien ne vaut l’original cependant ) , sinon, si c’est pour dire qu’il y a une culture Celte, une spiritualité druidique, qui précèdent l’impérium gréco/romano/médiévall actuellement mourant , ça me va, mais cela me porte vers l’est, les States étant eux même des européens expat.


                      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 15:46

                        Ah oui, chacun ses préférences évidemment. Je conseille quand même le film ! Pour le reste, RAS.


                      • arthes arthes 26 juillet 16:32

                        @Marzhin Tavernier

                        RAS pour le film non plus...Dites moi...« êTes vOus uN rObOt » ?


                      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 16:46

                        Non mais je suis très vigilant, quand je veux.


                      • arthes arthes 26 juillet 17:14

                        @Marzhin Tavernier

                        C’est curieux tout de même...Vous me donnez le sentiment , dans votre billet et vos interventions , d’un métabolique intellectuel...Cela n’a rien d’une attaque personnelle hein, je vous livre juste mon sentiment (même si vous en avez ras.).

                        Donc, in fine, vous prônez le reconstructivisme à partir de bases païennes, tradi, celtiques comme creuset commun pour une nouvelle Europe ?? ?


                      • arthes arthes 26 juillet 17:18

                        @arthes

                        arf, erratum : reconstructionnisme ..(’tain, c’est de la novlangue ce truc smiley )


                      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 26 juillet 17:23

                        Je l’escompte volontiers, oui. Je suis polythéiste.


                      • arthes arthes 27 juillet 16:44

                        @Skalibur

                        Mais bien entendue, je vais même te dire où : DTC


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