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Accueil du site > Tribune Libre > Bientôt un parti social-démocrate en France ?

Bientôt un parti social-démocrate en France ?

La toute récente déclaration de Michel Rocard qui appelle à une alliance entre François Bayrou et Ségolène Royal vient confirmer ce que la montée surprise de Bayrou dans les sondages avait semblé indiquer : il existe une place pour un parti social-démocrate en France.

La plus grande surprise à mon sens dans cette annonce a été la réponse de Bayrou, qui jusqu’alors avait refusé de se prononcer sur ce qu’il ferait en cas de duel Royal-Sarkozy. On pouvait penser improbable qu’il retourne s’allier à Nicolas Sarkozy, ce qui serait pour lui un suicide politique car ça mettrait à terre son positionnement "je ne suis pas plus de droite que de gauche" - sans compter les rancoeurs à droite que ses critiques on dû créer. Cependant, étant un homme qui vient de la droite, il restait un sérieux doute sur la réalité de son "virage à gauche". Je considère pour ma part qu’il reste un homme de centre droit, mais qui a compris que face au bulldozer UMP la seule manière de donner une place aux idées qu’il défend est de trouver des alliés à gauche.

La bonne nouvelle pour lui, c’est qu’à sa gauche le Parti socialiste se trouve empêtré dans ces contradictions entre première et seconde gauche. La première gauche (en venant du centre) est la gauche sociale démocrate, pro-européenne et qui assume l’économie de marché. Celle à qui la seconde gauche ne cesse de reprocher d’être "molle" et de ne pas être assez "à gauche" - comme si il s’agissait d’une vertu en soi - ou encore - suprême insulte - d’être "libérale". La seconde gauche du Parti socialiste est celle du non au référendum européen, de l’éEtat-providence, qui est prête à sacrifier l’efficience économique aux noms de principes idéologiques, qui voudrait faire "autrement". Il est bien connu qu’entre ces deux gauches, surtout depuis le référendum, il y a de l’eau dans le gaz. Alors pourquoi chercher à tout prix une illusoire "motion de synthèse" entre première et deuxième gauche, qui oblige le Parti socialiste à tergiverser sur de nombreux sujets ? Ceci amène leur candidate à rester dans un flou très nuisible en terme de crédibilité : Ségolène compte-t-elle mener une politique socialo-étatiste (généralisation des 35 heures, smic à 1500 € ...) ou s’agit-il d’un vernis de surface pour amener une troisième voie ("Il ne faut pas dénigrer se qu’a fait Tony Blair", il faut soutenir les entreprises...) ? La réponse ne me semble pas claire.

D’où la tentation de la première gauche de saisir l’occasion de construire une alliance avec François Bayrou pour amener à une reconstruction du paysage politique français : un parti social-démocrate au centre, issu de l’agrégation de la première gauche et de la partie de l’UDF qui n’a pas rejoint l’UMP, autour des valeurs d’ouverture européenne, de la culture du compromis entre économie de marché et nécessité d’une redistribution des richesses. Un parti "gauche alternative", constitué de la deuxième gauche et de la "gauche antilibérale". Et bien sûr l’UMP de Sarkozy, autour des valeurs de travail, de sécurité et de patrie.

Un tel scénario suppose l’explosion du Parti socialiste. A mon sens, elle serait logique compte tenu que les clivages d’aujourd’hui ne sont pas exactement ceux d’hier. Le nouveau clivage qui détermine fortement une politique dans le monde de demain est le positionnement par rapport à la mondialisation et la construction européenne : Doit-on mener une politique protectionniste et conserver la souveraineté nationale ? Ou bien faut-il mener une politique d’ouverture : intégrer fortement l’économie française dans l’économie mondiale, vouloir plus d’Union européenne ? C’est, je pense, le clivage qui s’est exprimé lors du référendum et qui traverse tout le spectre politique. De gauche à droite, dans la France du non : communistes, altermondialistes, deuxième gauche, la partie la plus à droite de l’UMP, souverainistes, nationalistes. La France du oui : première gauche, UDF, droite modérée. Un redécoupage des partis reflèterait mieux cette réalité de la société française et permettrait un positionnement plus clair des hommes (et femmes) politiques.

La question est donc : le Parti socialiste va t-il effectivement éclater ? Je ne connaîs pas l’état d’esprit de ce parti de l’intérieur, je suis donc probablement mal placé pour le dire. Cependant une absence de Mme Royal au deuxième tour mettrait probablement le feu aux poudres. Dans l’hypothèse d’un second tour classique, la probable alliance avec M. Bayrou (quoi qu’en dise aujourd’hui le premier secrétaire, il changera d’avis le 22 avril car le Parti socialiste ne peut pas gagner tout seul, ni même avec les quelques pourcents des autres partis de gauche) pourrait tout de même mécontenter la deuxième gauche et montrer qu’il est possible dépasser le clivage gauche-droite. Si bien qu’à moyen terme le résultat sera le même : le rapprochement des social-démocrates et des démocrates sociaux.


Moyenne des avis sur cet article :  4.64/5   (1148 votes)




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159 réactions à cet article    


  • bzhboy 17 avril 2007 11:32

    ERRATUM : Il faut bien-sûr lire, au début du texte : « La plus grande surprise a mon sens dans cette annonce a été la réponse de Bayrou, qui jusqu’alors avait refusé de se prononcer sur ce qu’il ferait en cas de duel Royal-SARKOZY. »


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 17 avril 2007 11:59

      Bonjour, voici un avis sur la question Bayrou

      La tentative de Bayrou en 2007 pourrait apparaître comme une coquetterie, une posture de surface, une tactique de circonstance jouée pour que l’UDF ne meure pas en se dissolvant dans la droite. Une analyse politique permet de conclure ainsi mais une autre analyse verrait quelque chose de plus profond, ancré dans l’âme des Français et l’inconscient collectif du présent. Retour sur 1970. Le centre appuyait la droite et l’on peut penser qu’il s’agissait de protéger la France d’une menace communiste avec un PC soviétiste historiquement et politiquement fort, à 20 points. Giscard sera élu en 1974 (est-il vraiment au centre, ou alors de la droite orléaniste, libérale et progressiste ?) Plus de trente ans après, la menace vient du FN, qui pèse autant que le PC en 1970. Ce de point de vue, le virage opéré par Bayrou pourrait avoir un élément d’explication. Une vérité parmi d’autres, c’est que le candidat de l’UDF a des convictions et qu’au nom d’une éthique politique, il ne peut pas gouverner avec un UMP dont l’évolution prend un tour incompatible avec certaines valeurs défendues par un centre démocrate et social.

      L’énigme Bayrou ne peut pas se résoudre sans qu’on examine l’énigme Borloo qui lui, membre de ce vieux parti radical aux aspirations sociales et libérales, pouvant tout autant se réclamer du centre que le chef de l’UDF, ayant de plus montré ses convictions et velléités dans l’action gouvernementale ; eh bien Borloo soutient Sarkozy. Deux explications. La plus triviale, celle d’un Ministre voulant récupérer un portefeuille et qui sait, le plus prestigieux ; et donc misant sur le meilleur cheval. Puis une interprétation dans l’ordre des convictions. Borloo est convaincu que Sarkozy fera du social, ou du moins ne s’opposera pas à ce Jean-Louis en fasse. Derrière les apparences de la campagne se dessinent des pactes honnêtes ou des trahisons et autres turpitudes.

      Pour le dire simplement, de Bayrou et Borloo, il y en a un qui trahit ses convictions. L’électeur voudrait quand même savoir avant de voter mais il ne dispose pas d’un scanner pour sonder les âmes des candidats. La vérité, il la saura au cours des cinq prochaines années mais malheur à lui s’il s’est trompé. Il lui restera cependant la rue pour se faire entendre...


    • CAMBRONNE CAMBRONNE 17 avril 2007 12:24

      BONJOUR BERNARD

      BORLOO ne trahit pas . Il a reçu l’assurance de pouvoir continuer sa politique sociale .

      Salut et fraternité .


    • Dominique Dutilloy Dominique Dutilloy 17 avril 2007 12:44

      C’est une excellente analyse... J’irai beaucoup plus loin : vous êtes entrain de démontrer qu’il y aura une explosion durable dans le Parti socialiste... Le clivage « GAUCHE/DROITE », les électeurs n’en veulent plus ! L’appel lancé par Rocard et Kouchner (qui sont loin d’être Socialo-marxistes) est la seule solution qu’il fallait adopter... Si François Bayrou a accepté cet appel, Ségolène Royal, qui fait preuve d’un archaïsme ambiant, a décliné l’offre... et c’est bien dommage !


    • Cranes (---.---.255.126) 17 avril 2007 12:53

      Je suis tout à fait d’accord avec cet article : l’éclatement du pati socialiste arrivera à un moment ou à un autre. Il existe dans beaucoup de pays d’Europe ce parti centre-gauche qu’est le PSD. Je crois que ce genre de parti est réellement l’avenir de la gauche.


    • fande (---.---.45.85) 17 avril 2007 13:38

      si !!! Borloo a trahi ! il est suffisamment intelligent pour comprendre la personnalité de Nicolas Sarkosy. Il a fait le choix pour un malade mental car il est persuadé que celui-ci sera au pouvoir donc il assure ses arrières à des fins personnelles mais surtout pas au nom de sa politique sociale. Pas de salut ni de fraternité, au contraire : signe pénal. Cela me fait trop penser au GO.


    • Tours2France Tours2France 17 avril 2007 13:50

      Concernant Borloo : nombre de membres et de représentants du Parti Radical souhaitaient un soutien à Bayrou puisque c’est le positionnement naturel de Borloo. Tellement naturel qu’il se sait incontournable en cas de victoire de Bayrou... Il ne lui restait plus qu’à faire allégeance à l’autre camp pour assurer son avenir. Ce sera sans doute efficace, mais ce n’est pas glorieux.


    • adrien (---.---.46.14) 17 avril 2007 13:56

      On ne pactise pas avec le « Diable » en se disant qu’on a des garanties. Même si Sarkozy n’est pas le diable, c’est loin d’être un ange aussi.

      Et Borloo n’a-t-il pas écorné gravement la sincérité de son combat social pour un strapontin ministériel (même le plus prestigieux) ?


    • Rage Rage 17 avril 2007 14:24

      Enfin, nous y voilà !

      Il s’agit tout à fait de l’idée émise lors de mon article précédent sur « la sortie par le haut du 22 avril » : Bayrou a fait bougé les lignes et a démontré qu’il existait, là, à droite de la gauche, au centre, et à gauche de la droite une majorité raisonnée, muselée et donc silencieuse qui n’attendait que de pouvoir s’exprimer.

      Ce dont Bayrou bénéficie et que Royal n’a pas sû maîtriser, tombant après une élection interne qui lui ouvrait toutes les portes dans les affres du passé, c’est de l’émergence de ce puissant courant de pensée.

      Beaucoup croit que l’élection se joue à droite/extrême droite : je suis certain que l’élection se joue au contraire sur l’aile sociale démocrate de la gauche et vers le centre.

      Si DSK n’avait pas été aussi « hautain » et cramé individuellement, ses idées couplées à un discours large auraient fait triomphé la gauche comme jamais. Le PS n’a pas sû transformé l’essai, laissant libre la voie au centre, une voie élargie par la radicalisation de Sarkozy et de l’UMP.

      L’émergence d’un courant social-démocrate est une chance pour les français : c’est le seul courant capable de remettre le pays à son rang sans faire imploser le peu de ciment social et économique qu’il reste.

      Bilan : Oui, forcément, j’adhère à l’idée émise par cet article.


    • valeriane (---.---.99.17) 17 avril 2007 14:27

      Si au bout de 5 ans vous n’avez pas compris, ce sera un peu tard


    • Neos 17 avril 2007 17:48

      Bonjour, Excellent article en effet qui analyse avec brio ce qui est en train de se passer sur la scène politique française. Nous reviendrons sans nul doute plus tard sur l’analyse des événements, mais il se pourrait que l’on soit tout proche de vivre un événement national historique avec ces élections présidentielles en France.

      On y est. Et pour reprendre des propos que l’on peut attribuer à Jean-Louis Bourlanges : « la summa divisio de la société française apparaît au coeur du Parti socialiste. » Il ne fallait pas regarder la réalité en face, elle était tabou et vérrouillée de l’intérieur, le masque idéologique est pourtant en train de se retirer tout seul, laissant apparaître le vrai visage d’un parti usé qui n’a jamais souhaité ou pu se rénover.

      Entre d’une part les « paléo socialistes », pour lesquels les concepts de « mondialisation » et de « compétitivité » (entre autres) sont devenus des concepts abjects, et d’autre part les courants social-démocrate et libéral social qui souhaitent se rapprocher enfin de leurs partis frères socialistes des autres Etats membres de l’Union européenne, la Rose est en train de se faner.

      Et ce n’est pas l’unique et fragile lien ’maternel’, incarné par Mme Royal, qui y pourra quelque chose. Il semble que le compte à rebours ait commencé. Aussi curieux que cela puisse paraître, personne ne semblait s’émouvoir du fait qu’il restait en Europe - en l’occurrence en France - une ligne politique qui refusait, il y a peu de temps encore, d’assumer les conséquences idéologiques des événements de 1989 : au sein du PS, le ’mur de Berlin’ n’est pas encore tombé et les vieilles idéologies survivent au temps qui passe !

      Avec le mouvement de terrain perpétré par François Bayrou depuis plusieurs mois, ce mur idéologique est actuellement en train de se fissurer. Prochaine étape plausible : les épines de la Rose risquent de se déchausser de la tige idéologique qui permettait, il y a peu de temps encore, à l’ensemble du vieil édifice socialiste de se maintenir avec un semblant de cohérence. L’auteur l’a très bien décrit ; quels que soient les résultats de ces élections, le « résultat sera le même : le rapprochement des social démocrates et des démocrates sociaux » semble inévitable.

      Ce rapprochement aura lieu au centre. Le centre, cet espace politique où, en 2007, tout devient possible. Même le plus inattendu.


    • jps jps 17 avril 2007 21:06

      Bayrou propose une modification de l’assurance-chômage en créant un système de « bonus-malus », copié de ce qui se fait en matière d’assurance-automobile, favorisant les entreprises qui défendent l’emploi. Bayrou ne fait que plagier la proposition n° 14 du Pacte présidentiel de Ségolène ROYAL : « Conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de délocalisation. » Ceci étant Ségolène est plus précise et la portée de sa proposition plus efficace. La proposition de Bayrou n’aura d’effet qu’à la marge et alourdira le déséquilibre actuel de l’assurance-chômage, alors que celle de Ségolène est plus efficiente et n’altère en rien un équilibre d’autant que le financement résulte d’un redéploiement des aides accordées actuellement aux entreprises, comme je l’ai déjà expliqué dans d’autres posts. A cela Ségolène ajoute deux mesures la modulation des aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales, en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le CNE pour faire du CDI la règle.( 15) et la mise en place une politique industrielle capable de préparer l’avenir et de réduire les risques de délocalisations avec la création d’une Agence nationale de réindustrialisation. (2). Bayrou fait-il du Monsieur Jourdain de Molière où tente t-il de nous fourvoyer

      Bayrou dit qu’il veut traquer le patron voyou et ne dit mot des politiciens voyous ? Il est vrai qu’il a soutenu Alain Juppé lors des élections municipales de Bordeaux en 2006, alors même qu’il avait été auparavant condamné.

      C’est une supercherie de faire croire un rassemblement droite-gauche, lorsque les faits prouvent le contraire. Non seulement dans le passé mais également dans le présent. Celui qui prétend aujourd’hui vouloir rassembler tous les « hommes de bonne volonté » dans un esprit d’ouverture et dépasser les vieux clivages de la vie politique nationale, est parvenu, lorsqu’il était ministre de l’éducation nationale, à ressusciter, en quelques jours, la guerre scolaire en faisant défiler plus d’un million de personnes dans la rue. Le pire est qu’aujourd’hui il ne remet pas en cause, le bien-fondé du contenu de son projet de réforme car il n’admet qu’une erreur de méthode pour avoir voulu « passer en force » (émission « A vous de juger » le 15 février 2007 sur France 2). Dans aucune collectivité territoriale où il y a coalition UMP-UDF, les centristes ne se sont désolidarisés, à ce jour ( exemple ) , alors même que les échéances municipales se profilent. Cette posture ne peut pas faire illusion. Il est tout de même évocateur que ni Christian Blanc, ni Simone Veil, ni Borloo, ni De Robien, ni DSK, ni jospin, ni Delors, déclinent son invitation. « Lorsqu’on me demande si la rupture entre les partis de droite et les partis de gauche (...) a encore un sens, la première idée qui me vient est que celui qui demande n’est pas un homme de gauche. » (citation du philosophe Alain - 1930). ’’Ça plaît à tout le monde les discours consensuels ! Seulement, après, il faut passer à l’action, et l’action c’est choisir’’ Enfin, Ségolène Royal a relevé la contradiction entre le ’’discours national’’ de son rival UDF et ses alliances locales. ’’Aux élections régionales’’ de mars 2004, il ’’a fusionné sans vergogne sa propre liste avec la liste de l’UMP’’ en Aquitaine, a-t-elle ainsi noté. ’’Je crois à la politique par la preuve et à la politique par les actes, et pas les blablas ni les discours’’, a-t-elle conclu. (Ségolène mercredi 14 mars 07 France Bleu Ile-de-France).

      On remarquera une certaine continuité dans la politique actuelle et une réelle proximité avec le programme de sarkozy. Son programme ne comporte aucune indication sur la loi concernant le CPE. On peut subodorer qu’il ne compte pas le remettre en question. Comme sarkozy, Bayrou est contre une augmentation du SMIC, pour le principe « travailler plus pour gagner plus car il veut améliorer les revenus en valorisant les heures supplémentaires, pour réduire l’ISF et les droits de succession, etc...

      Alors que Ségolène, si elle est élue, augmentera les salaires (7), revalorisera immédiatement de 5% les petites retraites (8) et les allocations aux personnes en situation de handicap (9) abrogera le CNE et limitera l’utilisation des contrats précaires (15), ne réduira ni l’ISF ni les droits de succession, etc ... .

      Remarque : Les numéros correspondent à ceux du pacte présidentiel de Ségolène

      autres infos : http://poly-tics.over-blog.com/


    • Rage Rage 17 avril 2007 22:59

      Bonsoir,

      Votre réponse est démagogique, outranciée et surtout... mensongère.

      Le 1er à s’être indigné non pas du CPE, mais du CNE, dès les premières minutes ce fut Bayrou. Le seul à aller porter l’irrecevabilité de la privatisation des autoroutes : Bayrou. Le premier à s’indigner du CPE : Bayrou. Le premier à monter au créneau lors de l’affaire Clearstream : Bayrou.

      Alors la présidente que vous souhaitez, peignez là telle qu’elle est : c’est à dire empêtrée dans des querelles de partis, coincées dans les décisions qui fachent, incapable d’organiser des services, de faire des choix raisonnés.

      Ca c’est la réalité. Et n’objectez pas qu’en face c’est pire, cela fait 30 ans que des élus PS sont élus grâce à la nullité des élus de droite et inversement.

      Ce modèle, ce système stérile, dévastateur et mafieux doit tomber. Alors refusez la réalité : un jour, il faudra admettre qu’en France il faut évoluer faute de quoi, on pourra compter avec des yeux apitoyés les mis à l’écart... et la « rage » qu’ils portent en eux face à des incompétents qui se sont trop autocongratulés dans leur médiocrité.


    • manu 17 avril 2007 23:13

      Comment Bayrou fait il pour « s’inspirer » des propositions de Royal alors que son programme a été écrit en décembre à une époque ou Royal était en plein « débat participatif » et pas encore a Villepinte ?

      Donc vous ne trouverez logiquement AUCUNE mesure « piquée » à Royal,on ne peut inverser la chronologie des évenements


    • manu 17 avril 2007 23:20

      « Son programme ne comporte aucune indication sur la loi concernant le CPE.. »

      c’est vrai..pour la simple est bonne raison que le CPE... n’existe pas..il a été annulé. seul reste le CNE

      Pour la petite info, et ca date pas d’aujourd’hui Bayrou à précisé que comme le. CNE était en application à ce jour dans les entreprises, il serait irresponsable de tout supprimer sans étudier les conséquences sociales et économique de cette disposition ! il a préconisé de faire un tour de table avec les partenaires sociaux d’ici 2 ans au plus pour faire un point sur ce qu’il aura ’apporté’ ou pas.

      En fonction du résultat une décision sera prise. On reconnait bien là ce que Bayrou fustige sur l’UMPS depuis 25 ans. des qu’on arrive au pouvoir on cherche pas a comprendre et on défait ce qu’a fait l’autre..que ca marche ou pas ! 5 ans a gauche, 5 ans a droite et ainsi desuite..c’est pas en zigzaguant qu’on avance le plus..bien on contraire..on ne fait que reculer.

      Le point de vue de Bayrou est un point de vue RESPONSABLE (ce qui nous manque depuis des années). On fait un point sur les dispositions récente, et suivant les résultats on abroge ou on continu. que ce soit de gauche ou de droite il peut y avoir de bons résultats comme de mauvais, ni la gauche ni la droite non le privilège des ’bonnes solutions’.

      Moi dans mon métier quand j’ai un dossier, je l’étudie, je regarde ce que le projet à amené, si cela a été positif ou négatif, je fait un point et en fonction des résultats je prends une décision.. mais ca ca demande de l’intelligence,du pragmatisme, du réalisme, de la responsabilité et du professionnalisme..apparement tout ce qui vous manque !


    • arnaud31 17 avril 2007 23:23

      en quoi Bayrou n’est il pas empêtré dans des contradictions et des jeux d’appareil ? il vient déjà de négocier la neutralité de l’UMP sur 25 circonscritions ou l’UDF a des sortants ! petits arrangements entre amis....car n’oublions pas que si vous, vous etes peut etre sincère, les vieux crabes qui entourent Bayrou ne sont pas des perdreaux de l’année... !


    • Alynpier Alynpier 18 avril 2007 09:26

      « Remarque : Les numéros correspondent à ceux du pacte présidentiel de Ségolène »

      Bravo, en voilà un qui a compris ! smiley Quel esprit d’analyse !

      Et tous les autres ne sont donc que des imbéciles ? Mais enfin, si elle le dit, c’est qu’elle va le faire !!! smiley smiley smiley


    • faute (---.---.218.150) 17 avril 2007 11:33

      Soignez l’orthographe de votre article.


      • Émilien Tlapale (---.---.208.2) 17 avril 2007 11:42

        Orthographe et style..


      • faute (---.---.218.150) 17 avril 2007 11:54

        L’orthographe surtout. Qu’est-ce que vous entendez par style ? En affirmant cela vous vous placez en maître du style. Pour ma part, je m’en tiens aux règles élémentaires de la morphologie et de l’orthographe qui ne sont pas respectées. C’est bien dommage car l’article est de très bonne qualité. Agora Vox devrait exiger aux rédacteurs de mieux rédiger.


      • thomiste (---.---.21.152) 17 avril 2007 12:38

        Platon (428 - 348 av. J.-C.), La République, VIII, 557 b, 558 b, 560 et 561 a, 562 a, 563 a, 564 a : « Maintenant, repris-je, voyons de quelle manière ces gens-là [les démocrates] s’administrent, et ce que peut-être une telle constitution. Aussi bien est-il évident que l’individu qui lui ressemble nous découvrira les traits de l’homme démocratique.  » C’est évident. « En premier lieu, n’est-il pas vrai qu’ils sont libres, que la cité déborde de liberté et de franc-parler, et qu’on y a licence de faire ce qu’on veut ?  » [...] On trouvera donc, j’imagine, des hommes de toute sorte dans ce gouvernement plus que dans aucun autre. « [...] Comme un vêtement bigarré qui offre toute la variété des couleurs, offrant toute la variété des caractères, il pourra paraître d’une beauté achevée. Et peut-être, ajoutai-je, beaucoup de gens, pareils aux enfants et aux femmes qui admirent les bigarrures, décideront-ils qu’il est le plus beau.  » [...] Et l’esprit indulgent et nullement vétilleux de ce gouvernement, mais au contraire plein de mépris pour les maximes que nous énoncions avec tant de respect en jetant les bases de notre cité, lorsque nous disions qu’à moins d’être doué d’un naturel excellent on ne saurait devenir homme de bien si, dès l’enfance, on n’a joué au milieu des belles choses et cultivé tout ce qui est beau, - avec quelle superbe un tel esprit, foulant aux pieds tous ces principes, néglige de s’inquiéter des travaux où s’est formé l’homme politique, mais l’honore si seulement il affirme sa bienveillance pour le peuple ! « C’est un esprit tout à fait généreux, dit-il.  » Tels sont, poursuivis-je, les avantages de la démocratie, avec d’autres semblables. C’est, comme tu vois, un gouvernement agréable, anarchique et bigarré, qui dispense une sorte d’égalité aussi bien à ce qui est inégal qu’à ce qui est égal. « [...] Et n’en dirons-nous pas autant des désirs amoureux et des autres ?  » Si fait. « [...] Lorsqu’un jeune homme élevé, comme nous l’avons dit tout à l’heure, dans l’ignorance et la parcimonie, a goûté du miel des frelons [le frelon étant, selon Platon, » l’homme plein de passions et d’appétits, gouverné par les désirs superflus « ], et s’est ainsi trouvé dans la compagnie de ces insectes ardents et terribles qui peuvent lui procurer des plaisirs de toute sorte, nuancés et variés à l’infini, c’est alors, crois-le, que son gouvernement intérieur commence à passer de l’oligarchie à la démocratie.  » [...] A la fin, j’imagine, ils [les désirs « qu’on a chassés, nourris secrètement »] ont occupé l’acropole de l’âme du jeune homme, l’ayant sentie vide de science, de nobles habitudes et de principes vrais, qui sont certes les meilleurs gardiens et protecteurs de la raison chez les humains aimés des dieux. « Les meilleurs et de beaucoup, dit-il.  » Des maximes, des opinions fausses et présomptueuses sont alors accourues, et ont pris possession de la place. « C’est tout à fait exact.  » Dès lors le jeune homme, revenu chez les Lotophages [1], s’installe ouvertement parmi eux ; et si, de la part de ses proches, quelque secours vient au parti économe de son âme, ces présomptueuses maximes ferment en lui les parties de l’enceinte royale, et ne laissent entrer ni ce renfort, ni l’ambassade des sages conseils que lui adressent de sages vieillards [et ainsi c’en est fait de toute civilisation]. Et ce sont ces maximes qui l’emportent dans le combat ; traitant la pudeur d’imbécillité, elles la repoussent et l’exilent honteusement [cf. les films et la publicité à la télévision, etc.] ; nommant la tempérance lâcheté, elles la bafouent et l’expulsent ; et faisant passer la modération et la mesure dans les dépenses pour rusticité et bassesse, elles les boutent dehors, secondées en tout cela par une foule d’inutiles [on se croirait au début du XXIe siècle après J.-C.]. « C’est très vrai.  » Après avoir vidé et purifié de ces vertus l’âme du jeune homme qu’elles possèdent, comme pour l’initier à de grands mystères [les mystères d’Éleusis], elles y introduisent, brillantes, suivies d’un chœur nombreux et couronnées, l’insolence, l’anarchie, la licence, l’effronterie, qu’elles louent et décorent de beaux noms, appelant l’insolence noble éducation, l’anarchie liberté, la débauche magnificence, l’effronterie courage (2). N’est-ce pas ainsi, demandai-je, qu’un jeune homme habitué à ne satisfaire que les désirs nécessaires en vient à émanciper les désirs superflus et pernicieux, et à leur donner libre carrière ? « Si, dit-il, la choses est tout à fait claire.  » [...] Sa vie ne connaît ni ordre ni nécessité, mais il l’appelle agréable, libre, heureuse, et lui reste fidèle. « Tu as parfaitement décrit, dit-il, la vie d’un ami de l’égalité.  » [...] « Lorsqu’une cité démocratique, altérée de liberté, trouve dans ses chefs de mauvais échansons, elle s’enivre de ce vin pur au-delà de toute décence ; alors, si ceux qui la gouvernent ne se montrent pas tout à fait dociles et ne lui font pas large mesure de liberté [c’est l’escalade inéluctable], elle les châtie, les accusant d’être des criminels et des oligarques.  » C’est assurément ce qu’elle fait [ou fera], dit-il. « Et ceux qui obéissent aux magistrats, elle les bafoue et les traite d’hommes serviles et sans caractère ; par contre, elle loue et honore, dans le privé comme en public, les gouvernants qui ont l’air de gouvernés et les gouvernés qui prennent l’air de gouvernants. N’est-il pas inévitable que dans une pareille cité l’esprit de liberté s’étende à tout ?  » Comment non, en effet ? « Qu’il pénètre, mon cher, dans l’intérieur des familles, et qu’à la fin l’anarchie gagne jusqu’aux animaux ?  » Qu’entendons-nous par là ? demanda-t-il ? « Que le père s’accoutume à traiter son fils comme son égal et à redouter ses enfants, que le fils s’égale à son père et n’a ni respect ni crainte pour ses parents [ » ses vieux « - complètement gâteux ou séniles], parce qu’il veut être libre, que le métèque devient l’égal du citoyen, le citoyen du métèque et l’étranger pareillement.  » Oui, il en est ainsi, dit-il. « [...] Et il en est ainsi du reste : tout déborde de liberté.  » [...] Et ils en viennent à la fin, tu le sais, à ne plus s’inquiéter des lois écrites ou non écrites, afin de n’avoir absolument aucun maître. « Je ne le sais que trop, répondit-il.  » [...] Le même mal, répondis-je, qui, s’étant développé dans l’oligarchie, a causé sa ruine, se développe ici avec plus d’ampleur et de force, du fait de la licence générale, et réduit la démocratie à l’esclavage ; car il est certain que tout excès provoque ordinairement une vive réaction, dans les saisons, dans les plantes, dans nos corps, et dans les gouvernements bien plus qu’ailleurs. « C’est naturel.  » Ainsi, l’excès de liberté doit aboutir à un excès de servitude, et dans l’individu et dans l’État. « Il le semble, dit-il.  » Vraisemblablement, la tyrannie n’est donc issue d’aucun gouvernement que la démocratie, une liberté extrême étant suivie, je pense, d’une extrême et cruelle servitude. « C’est logique. »


      • fande (---.---.45.85) 17 avril 2007 14:09

        ne vous en déplaises tout le monde a le droit de s’exprimer avec ou sans faute d’orthographe ! même en phonétique ou en onomatopées. C’est le principe d’un média citoyen et l’acceptation de la différence. Tout le monde ne maitrise pas la langue française. Cela ne leur interdit pas de pouvoir s’exprimer. Le purisme sur un blog n’a pas lieu d’être pour moi. Sans méchanceté aucune


      • David Latapie 18 avril 2007 02:48

        Quand on écrit en français, il vaut mieux connaître la langue, non ? smiley J’ai passé le texte au correcteur orthographique et n’ai pas détecté beaucoup de grosses erreurs (le singulier sur social-démocrate là où il faudrait un pluriel est ce qui m’a le plus gêné). Il y avait en revanche plusieurs oublis grossiers qui font tâche. Les rédacteurs ne peuvent-ils pas éditer leur texte (vraie question) ?

        Par pitié, n’abaissez pas le terme de « maîtrise ». Ce que je signale ici n’est pas de la maîtrise du français (anaphore, catachrèse, zeugme et hémistiche, tout ça sans dictionnaire - là, on peut commencer à parler de maîtrise, mais pas avant).


      • David Latapie 18 avril 2007 03:04

        Note pour les techs d’Agoravox : j’ai pu marquer mon propre commentaire comme constructif, ce qui ne devrait pas être le cas.


      • (---.---.54.190) 17 avril 2007 11:42

        Très bonne analyse que je partage. Le ps ne représente plus rien, il est moribond, depuis déjà plus de cinq ans. Ségolène Royal est là pour l’enterrer. Je suis prêt à parier qu’elle ne sera pas au second tour, d’ou le chaos, la séparation, la réduction de ce ps a un parti de gauche très a gauche et minoritaire et l’éclosion d’un grand parti social démocrate de centre gauche.


        • Marie-orange (---.---.74.175) 17 avril 2007 14:04

          Que Ségo soit au second tour ou pas, le PS est mort. Bouffé de l’intérieur, des ambitions personnelles, de l’embourgeoisement et de la fatuité de ses élus. Le PS a les mêmes goûts de luxe que la droite, et plus de PC pour faire la balance. Quoi qu’il arrive, il doit éclater et il éclatera. Les uns les autres ne peuvent pas se piffrer...


        • (---.---.178.41) 17 avril 2007 11:42

          À la vitesse ou vont les choses, ce sera certainement Le PSRD :

          Le Parti-Social-Républicain-Démocrate !!!

          Le jeu sera beaucoup plus clair...


          • gilles (---.---.141.188) 17 avril 2007 11:44

            100% d’accord avec l’article. le PS doit se diviser car il est impossible de concilier des positions d’extreme gauche avec celles social libérale d’un DSK ou Kouchner. le PS est condamné a ne gagner que par rejet de la droite dure. + le pays sera en crise et plus il sera a droite a mon sens. La démarche de Bayrou est la seule qui nous fera avancer ENSEMBLE. Sarko nous divisera et on perdra encore 5 ans... smiley


            • valeriane (---.---.99.17) 17 avril 2007 14:30

              Et ce sera le cas !!! Le PS a surmonté le non au réferendum européen mais l’UMP ne surmontera pas une défaite


            • PasKal 17 avril 2007 19:46

              L’UMP éclatera en 2 de la même manière !

              Une part rejoindra le nouveau Parti Démocrate ; et l’aile « Extrême-Droite » Sarkosyste et Vichyste se rapprochera du FN.

              Finalement ce ne sera qu’un « retour aux sources » pour bon nombre de l’entourage politique et personnel du couple Sarkosy (les Devedjian et autres que Sarkosy planquent soigneusement dans les armoires depuis le début de la campagne pour ne pas effrayer l’électeur viennent des groupuscules d’extrême-droite Occident, ordre Nouveau et autres dont même un LePen à l’époque où il créait le Front National n’avait pas voulu, les jugeant trop ’extrêmes’ et trop ’dangereux’ ; ...ce qui dit TOUT de la personalité profonde et réelle de ces individus d’ailleurs !).

              D’Extrême-Droite ils viennent, à l’Extrême-Droite ils retourneront. RETOUR AU BERCAIL pour ceux-là !

              Les autres, les ’Démocrates’, les vrais, auront leur place naturelle au sein du grand Parti Démocrate qui va se créer dans les prochaines semaines. Ils quitteront l’UMP extrême-droitisée par Sarkosy, Devedjian et les ’autres’.


            • hysteria (---.---.19.206) 17 avril 2007 11:47

              Article très interessant qui est transposable de plus à la droite avec une première droite ( courant gaulliste, transfuges de l’udf, courants libéraux soft) et une seconde droite dite dure (tout libéral, nationaliste, anti immigration avec les transfuges du front national et du mouvement pour la france) qui ne se reconnaissent plus l’une dans l’autre (les chiraquiens veulent voter contre sarkozy). Ces deux scissions reforceraient les convicytions politiques de la France car c’est quand il y a des vrais clivages que l on peut se positionner, que l on sait qui on soutient et pourquoi, la diversité du PS et de l UMP entre leurs ailes droites et gauches donnent un tel monde que deux personnes du même parti sont en désaccord sur beaucoup de questions de fond... Cela renforcera les extrêmes gauche et droite (qui se rassembleront peut etre en deux nouveaux partis d’alliances), les centristes assurément, mais aussi la gauche et la droite dont les membres de chacun ne devront pluss e situer dans un espece de consensus mou de toute la classe politique sans affirmer de différences...


              • David Latapie 18 avril 2007 03:04

                Amusant comme, alors que François Bayrou cherche à dépasser le clivage droite-gauche, les commentaires expliquent comment il pourrait y avoir... de nouvelles formations de droite et de gauche.

                « Il est très difficile de se battre contre un ennemi ayant établi des avant-postes dans votre esprit » (je ne me souviens plus qui est l’auteur anglophone à l’origine de cette citation)


              • non666 non666 17 avril 2007 11:48

                Bon quelques precisions.

                La premier gauche est au contraire la gauche marxiste. Au PS, cela a toujours été la « motion A », celle qui a toujours soutenu Mitterand, puis Jospin.

                La seconde gauche ou « motion B » regroupe les socio-democrate. Rocard est a peu pres le seul qui l’ait theorisé et revendiqué DEPUIS le DEBUT. Quand Delors renonce a la presidentielle c’est justement parce que, comme Rocard, social-democrate convaincu, il sait qu’il n’aura pas de majorité au sein meme du PS, ce qui est lourd de sens...

                Il existe pour mémoire une troisieme gauche au sein du PS, la motion C qui a disparu avec Chevenement et qui regroupe les socialiste souverainiste et que les mauvaises LANG appelent les nationaux socialistes....

                La diffrence entre socio-democrate et chretien democrate est effectivement tenu en terme de fondamentaux. Elle se situe uniquement sur les réfrences chretienne de notre histoire et le rapport a la laicité, ce qui est negligeable aujourd’hui, vu l’etat du consensus.

                Dans d’autres pays ou les seuls partis autorisés après la Liberation etait ces deux mouvements la(L’Allemagne fédérale par exemple), ces diffrences se sont creusés pour marquer des diffrence et offrir le choix.

                La CDU est plus liberale qu’elle ne devrait. Le SPd est un peu plus « Blairiste »

                Les deux sont d’accord sur l’economie sociale de marché qui est comme chacun le sait, une invention allemande.

                Tout ça pour dire que OUI, il existe une opportunité pour creer un parti « Democrate » entre ces deux familles la. Mais pour cela il faudrait un ultime signal :

                l’acceptation par Bayrou de concurrents de renom pour diriger ce parti. Des Rocards, des delors ou leurs equivalents.

                Or pour l’instant la lutte pour le pouvoir en interne est aussi une des raisons qui ont fait partir Douste-Blazy dans la mafia d’en face...

                Attendons donc les signaux forts.

                Mais bon, ce n’est pas pour moi, je suis un souverainiste.


                • Johan Johan 17 avril 2007 14:17

                  T. pertinent, ce commentaire...

                  Et Royal, elle est où ? A, B, ou C ?

                  A mon avis... Joker !

                  Elle a reçu trop de bâtons dans les roues des Jospin, DSK et Besson pour être social démocrate, tout en avançant 500.000 contrats aidés (gloups !).

                  Elle propose trop de mesures en faveur des PME pour être à gauche de la gauche.

                  Elle s’est ralliée rapidement à Chevènement. Son premier soutien était Montebourg du NPS.

                  Pour moi, l’inconnue de cette élection, c’est elle. C’est vrai que c’est pas rassurant, pas toujours clair non plus. Son programme coûte trop cher, il faut voir quelles seront ses priorités, qui prendra les postes clés...

                  Difficile choix qu’elle a à présent : exploser en vol, scinder le PS et arriver au gouvernement, ou tenter le tout pour le tout, sachant que si elle ne gagne pas, elle sera bouffée, et que si elle gagne, il lui faudra les bouffer.

                  J’avoue que je m’attendais pas à cette nouvelle : Bayrou pour un nouveau parti ! Chat alors ! Je suis toujours persuadé qu’il devrait s’abstenir de donner des consignes de votes s’il n’est pas au deuxième tour, et 2012 devait être pour lui.


                • Céline Ertalif Céline Ertalif 17 avril 2007 18:48

                  Je suis d’accord, bon commentaire de non666 - ce qui prouve que tu peux faire autre chose que de la provocation, cher camarade non666. Je t’en remercie vraiment. Le style provo ne me gêne pas vraiment, sauf quand il est permanent et qu’il n’y a que cela. Tu as le droit d’être souverainiste, et tout le monde a le droit d’avoir tort, c’est même à cela qu’on reconnaît la démocratie. Et il est toujours utile de bien connaître l’ennemi ! Voilà donc pour le couplet félicitations d’une ardente anti-souverainiste.

                  Moi aussi, j’ai tout de suite remarqué cette bizarre interversion des rôles entre 1ère et 2ème gauche dans le vocabulaire de l’article. Le coeur de la 2ème gauche, c’est la CFDT qui a justement opéré la jointure entre chrétiens de gauche et sociaux-démocrates dans les années 60.

                  J’ai déjà écrit ici que je ne voyais nulle meilleure candidate que Nicole Notat au poste de Premier ministre en cas de victoire de Bayrou. Je confirme donc.


                • David Latapie 18 avril 2007 03:09

                  Rue de l’Université (QG de François Bayrou), c’est aussi ce que j’entends souvent de la part des sympathisants et militants : M. Bayrou, ne donnez pas de consignes pour le second tour  !


                • (---.---.38.189) 17 avril 2007 11:48

                  Depuis Giscard jusqu’à nos jours on en a assez avalé du socialo-communisme dégisé, qu’il s’appelle UDF, PS ou UMP....ou encore PSD

                  Il est temps de passer à autre chose pour réparer les dégats !


                  • La Taverne des Poètes 17 avril 2007 11:49

                    A titre personnel, je suis centriste et ouvert à gauche avec laquelle les débats sont intéressants, et à droite aussi. Mais si Royal est au second tour, je voterai contre le candidat qui lui sera opposé quel qu’il soit. Je suis définitivement fermé à Ségolène Royal.


                    • JL (---.---.73.200) 17 avril 2007 12:03

                      ? ??????????????????????


                    • BuZy (---.---.25.115) 17 avril 2007 12:14

                      Fermé à Ségolène ? J’aimerais bien un peu plus d’explications, si c’est possible. Vous voteriez donc pour Le Pen ? La caverne des poetes ? C’est du grand n’importe quoi, vous vous revendiquez de sensibilité à gauche et votez contre, laissez moi vous dire que vous étes un triste personnage.

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