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Accueil du site > Tribune Libre > Blue Jasmine, un miroir de notre société...

Blue Jasmine, un miroir de notre société...

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Les films de Woody Allen sont souvent verbeux, les personnages s'y expriment abondamment, comme si la parole était un exutoire aux malheurs de ce monde...

L'héroïne de Blue Jasmine, incarnée par Kate Blanchett est de cette veine : dès la première scène du film, on la voit, dans un avion, parler à une inconnue, racontant sa vie, sa rencontre avec son mari, dans un flot ininterrompu de paroles.

Notre monde n'est-il pas celui du verbe triomphant ? Les êtres humains veulent de plus en plus une forme de reconnaissance qui passe par la parole écrite ou verbale...

Sur internet, sur Facebook, sur Tweeter, la parole est permanente, elle déborde, parfois, dans un flux incontrôlé...

Le film de Woody Allen met en scène une femme déchue qui a connu un passé frivole, fait de mondanités, de luxe facile, d'illusions...

Une vie factice, où la réflexion n'avait pas sa place, une vie, sans intérêt, sans profondeur...

Mariée à un homme d'affaires véreux, Jasmine a vécu, dans l'ombre de ce mari, sans même voir ses nombreuses infidélités, ou refusant peut-être de les voir, pour conserver un confort de vie agréable.

La lâcheté, l'aveuglement de Jasmine, le manque de réflexion, des défauts très humains, souvent fustigés par des satiristes, sont au centre de ce film.

Après l'arrestation de son mari, qu'elle a provoquée, par vengeance, l'héroïne sombre dans le marasme et la dépression, elle quitte New York pour aller se réfugier chez sa soeur, à San Francisco.

Woody Allen joue, alors, du contraste entre ces deux soeurs, l'une grande bourgeoise, blonde, aux allures de déesse, l'autre, simple fille du peuple, brunette, au physique plus terne et plus effacé...

Ce contraste quelque peu simpliste n'est pas la meilleure trouvaille de ce film.

La satire, et le message délivré sont plus intéressants, même si on peut voir un certain manque de réalisme dans l'arrestation du mari de Jasmine, cet homme d'affaire véreux : dans la réalité, le mari de Jasmine, homme d'influence pourrait, sans doute, échapper à la justice, grâce à son argent, ses appuis...

Mais la satire et le message délivré sont plus intéressants : l'univers factice dans lequel vivent certains êtres humains, entourés d'un luxe éhonté, de distractions tapageuses et coûteuses, paraît insensé, absurde, face à la misère du monde.

Ces gens en oublient la réalité, sont hors du monde.

Ces gens très riches, trop riches construisent leur fortune sur des malversations, n'hésitant pas, au passage, à anéantir la vie des autres.

Vivant dans le mensonge, la tromperie permanente, ils n'ont pas accès à un vrai bonheur...

Ce bonheur fait de pacotilles, de bling-bling, de faux-semblants est, au fond, assez pitoyable, et ne peut satisfaire personne : la morale s'efface, n'a plus sa place dans un tel univers, et les plaisirs simples, ordinaires ne sont même plus accessibles à ces nantis. 

L'héroïne du film Jasmine vit dans un mensonge permanent et quand elle rencontre une nouvelle possibilité de bonheur, avec un autre homme, elle retombe dans ses travers : le mensonge et la duplicité... Elle ne pourra reconstruire un avenir heureux.

Belle dénonciation du monde de la finance, ce film de Woody Allen nous invite à réfléchir sur le sens de la vie et sur les apparences : le vrai bonheur est constitué d'efforts, de labeur et de plaisirs simples, il ne peut s'accommoder de compromissions.

Woody Allen nous révèle aussi l'abîme infranchissable qui sépare les gens très riches du commun des mortels...

 

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2016/07/blue-jasmine-un-miroir-de-notre-societe.html

 

Vidéo :

 


Moyenne des avis sur cet article :  2/5   (9 votes)




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41 réactions à cet article    


  • Choucas Choucas 15 janvier 2018 09:33

     
    FILM PROPAGANDE MONDIALISTE :

    DES MIGRANTS BLANCS D’UE FUIENT EN AFRIQUE !
     
    La soumission des chiures finale de l’Occident, un vomi sans frontière..
     
    https://diversitymachtfrei.wordpress.com/2018/01/03/german-tv-movie-europeans-flee-to-africa-from-far-right-regimes-in-europe/
     
     
    DEVINEZ LE NOM DE CE FILM DE PROPAGANDE EN BOBOVIION :
     
    « Drogue au volant, excès de vitesse, insulte à agents (de l’État, visé), 200km/h sur le périph à contre sens, trafic de drogues, vol de la sécu, tel est le héros subversif bobo.
    Clichés consuméristes en veux tu en voilà, salle de bains de Seigneur, Masérati, Art et Décoration à tous les plans, jet privé avec champagne à volonté, yacht, aucune critique sociale tolérée, que de la diarrhée bien pensante consumériste qui flatte l’immigré garde-chiourme capitaliste et son bobo rassuré.
    Vous n’ avez pas encore reconnu ?
    Un peu de bumga bunga à la Berlu avec les masseuses asiatiques au yacht...
    Grand film pour des sexes poussant des caddies en écoutant du rap, espérant la Maserati capitaliste et les putes de la Caste ... démago pour lécheurs de culs du système et encenseur des abrutis dealers, forcément à grand succès au Benêtland ...
    Collusion classique, déjà dénoncée par Marx, entre le Capitalisme et le Lumpenprolétariat (le nègre du riche ... même pas en filigrane ...), le riche et l’immigré contre le souchien présenté comme un débile aux entretiens d’ embauche ...ou un trouillard. Normal seul le souchien communiste ou nationaliste peut gêner le Seigneur Capitaliste, l’ immigré est son bon rappeur dealer consommateur décérébré.
    La réalité crue en bobovision panégyrique. »


    • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 15 janvier 2018 11:20

      Curieux, qu’une personne comme vous avec votre arrogance féministe vous évoquiez Woody Allen.
      Personnage mise en cause par le mouvement MeToo Hollywoodien ......

      Amusant, les phénomènes de géométrie variable......

      Fergu-sonne et Rose-marre-aux-canards le couple AGV le plus désopilant... 
        smiley

      La liberté d’expression est plus efficace que la censure pour rendre inaudible ce que les gouvernants ne veulent pas entendre ....

      Il me semble qu’LREM vient d’exploser, se scinder.......Quel dommage ! sniff....
       
       smiley 


      • rosemar rosemar 15 janvier 2018 13:30

        @SPQR Sono Pazzi Questi Romani

        Ne confondons pas l’auteur et l’oeuvre !

      • rosemar rosemar 15 janvier 2018 17:15

        @Robert Lavigue

        Faute d’argumenter et de raisonner...

      • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 15 janvier 2018 17:25

        @rosemar
        Mais oui, cause toujours ....etc....
        Tiens donc, Woody Allen, Roman Polansky...etc ...

        Mais bon, pour D.S.K je suppose qu’il ne fallait pas confondre le directeur du F.M.I et le client de l’hôtel.
        Donc selon,votre théorie, la femme de chambre, Nafissatou Diallo, s’est mise à genoux devant le client puis elle a fait cracher les dollars au directeur du F.M.I.....

        Ben ça alors, le féminisme apporte une dimension comptable aux rapports humains qui me laisse perplexe mais renforce l"idée que les femmes sont avant tout excessivement vénale, vicieuse ....  


      • velosolex velosolex 15 janvier 2018 17:30

        @SPQR Sono Pazzi Questi Romani

          • Le génie ne vous prive pas du tribunal. Mais le tribunal ne doit pas vous amputer de votre génie ! La justice doit passer, mais si elle ne doit pas effacer les fautes, ça serait dommage qu’elle nous prive des chefs d’oeuvre. 

            Faut pas encore là tout confondre comme dit Rosemar !...Les bagatelles doivent être jugés pour ce qu’elles sont, indépendamment de la personnalité sulfureuse de Celine....
            On va pour autant brûler « voyage au bout de la nuit ». 
            Tout cela me rappelle le temps où non comptant de couper la tête d’un homme, et de l’exhiber accroché à un gibet, jusqu’à ce qu’il pourrisse, on condamnait toute sa famille. Le comble en la matière de gros porc et de jugement inique est le cas connu du pauvre sieur Damien. Cet homme fut condamné à mort pour tentative de régicide sur la personne de louis quinze.
            En réalité, il n’avait donné qu’un léger coup de canif au roi. C’est que ce pervers, qui entretenait un harem de petites filles, avait violé sa petite fille....Damien eut un supplice effroyable, roué, écartelé, sa famille fut contrainte de tout abandonner, et de partir sans aucun bagage à l’étranger, si ma mémoire est bonne ! Il aurait intéressant que les médias fasse oeuvre de mémoire, et ramène ce fait effroyable, nous montrant d’où nous venons. 


      • rosemar rosemar 15 janvier 2018 17:40

        @SPQR Sono Pazzi Questi Romani
         

        On mélange tout, là.

      • velosolex velosolex 15 janvier 2018 11:29

        Le film est bon, mais l’article, si l’on peut appeler ainsi ce court billet est bien court et léger. On reconnait le style de l’auteur qui préfère poser des questions qu’y répondre «  Notre monde n’est-il pas celui du verbe triomphant »

        A quoi ça sert d’en faire un par jour ? 
        Du remplissage, une addiction, un remède à la mélancolie ?...
        Il aurait au moins fallu le replacer dans la filmographie du cinéaste, qui a su se réinventer, pour faire des films redoutablement incisifs, comme « match point »ou « l’homme irrationnel », très décapant de vernis, et faisant exploser le microcosme trop lisse des bobos.
        Mieux vaudrait se concentrer davantage sur un thème , et le travailler, au risque de finir par ressembler à ces modèles inconsistant que le film « blue jasmine » critique si justement 

        • rosemar rosemar 15 janvier 2018 13:33

          @velosolex

          Un billet court, non verbeux comme je les aime : à bas les logorrhées ennuyeuses !
          Attention à ne pas privilégier la quantité : il est des discours longs et creux !

        • velosolex velosolex 15 janvier 2018 17:05

          @rosemar
          Ceci dit, restituer le film dans l’oeuvre ne serait sans doute pas de trop. Il y a matière à dire sur Woody Allen, sans être verbeux.


        • Fergus Fergus 15 janvier 2018 11:31

          Bonjour, Rosemar

          « dans la réalité, le mari de Jasmine, homme d’influence pourrait, sans doute, échapper à la justice, grâce à son argent, ses appuis... »

          Une affirmation qui ne résiste pas aux faits : même si des hommes d’affaires véreux parviennent à échapper à la justice aux Etats-Unis, certains se retrouvent bel et bien condamnés, et parfois très lourdement à l’image de Madoff. Sur ce plan-là, les USA sont plus vertueux que la France où la Justice est le plus souvent très laxiste avec les personnages puissants.

          Sans être l’un des meilleurs films de Woody Allen, « Blue Jasmine » est quand même un très bon opus, et Kate Blanchett excellente dans son rôle de bourgeoise déboussolée. 



          • pipiou 15 janvier 2018 20:04

            @rosemar
            Vous croyez qu’il est heureux d’être en prison, sérieusement ?
            Gagner quelques dollars sur le dos des prisonniers, le rêve de toute une vie ...


          • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 15 janvier 2018 11:54

            Rappel à la prétentieuse petite féministe ainsi qu’à la mouche du coche (Fergy) ..

            http://madame.lefigaro.fr/celebrites/dylan-farrow-la-fille-adoptive-de-woody-allen-scandalisee-que-la-revolution-metoo-naccuse-pas-son-pere-081217-145903

            Allez, voyons courage !!!!

            Vous ne prenez pas de gant lorsque vous appelez au scandale contre Catherine Deneuve.
            L’affaire Allen c’est quand même autre chose, n’est ce pas !!!!

            A moins que les journalistes du Fig soient des colporteurs de Fake News.....
              smiley Courage fuyons !!!

            Je vous conseille un très bon film, la mécanique de l’ombre......


            • rosemar rosemar 15 janvier 2018 13:35

              @SPQR Sono Pazzi Questi Romani

              Encore une fois, ne confondons pas l’homme et l’oeuvre : on peut être un parfait salaud et un grand écrivain ou cinéaste...

            • velosolex velosolex 15 janvier 2018 17:35

              @SPQR Sono Pazzi Questi Romani
              Pour le coup d’ailleurs, je pense que les hommes publiques sont bien plus exposés dans les affaires de mœurs que les citoyens lambda. 

              La notoriété à ses avantages et ses inconvénients, et le thème de l« l’enfer c’est les autres », a tôt fait de se substituer à « l’ivresse c’est les autres », cette formule faisant le quotidien des jours de fêtes, des groopies et des oscars.
               Mais que le champagne s’évente, et ce n’est plus que du vinaigre. 
              Les 1001 nuits nous avaient prévenu. Roi un soir, mendiant au matin ; Le palais envolé. Plus qu’un désert de pierres ; 

            • mmbbb 15 janvier 2018 20:12

              @rosemar c’est étonnant Vous qui a longueur d articles vous traiter les autres de beauf ( je me considère comme un beauf ) et vous exhortez à la culture. Cette culture qui émanciperait l homme de la barbarie . Karajan a joue devant les nazi, c ’est vrai qu il fut un tres grand chef d ’orchestre mais pas un homme vertueux comme tant d autres . C ’est marrant parce que Woddy Allen etait le cheri des intello liberaux femme que j avais connues. C ’est marrant parce que ces femmes la etaient particulièrement vehementes et rejetaient l homme hâbleur peu cultivé qui avait tous les defauts du monde C ’est amusant que ces esprits eclaires ont eu pour icône des salopes .


            • velosolex velosolex 15 janvier 2018 11:56

              « Woody Allen nous révèle aussi l’abîme infranchissable qui sépare les gens très riches du commun des mortels... »

              Ben non justement. Le thème de ce film est universel, et même si un protagoniste est riche à millions, ces névroses nous montent que quel que soit le revenu nous sommes comme dit la chanson « tout seul au monde ». Le cas Trump, loufoque, rabelaisien, est un scénario que woody n’aurait pas osé. Même un film comme zelig, pure merveille, avec ses fantasmes et son coté caméléon collant à la vanité du monde, en est à cent lieux. Par bien des cotés, Woody Allen rappelle le cinéma des frères Coen dans une Amérique où ce genre d’humour fait penser plus ce que le cinéma européen est capable de faire. Mais l’autodérision judaïque n’y est peut être pas étrangère. 
              Ce n’est pas un film Hoolywoodien. Je ne connais pas son budget, et sans doute le cachet des vedettes est il indécent, mais la réalisation est sobre. Le genre de film qu’on peut faire avec caméra sur l’épaule, à la « John Casavettes » le Godart américain. Woody Allen contient au moins trois cinéaste en lui, celui de la comédie genre « la rose pourpre du caire », du huit clos familial genre « Hannah et ses sœurs », sans compter ces films en noir et blanc souvent partant d’un scénario minimalisme et baroque où il se met souvent en scène, et mixant pègre, et joueurs de jazz, dans des arpèges comiques rappelant le monde des Marx Brothers. J’ai cru un moment que Woody Allen avait vieilli, mais la qualité de ces derniers films est si extraordinaire que je pense qu’il a peut être atteint là l’age d’or. 

              • Aristide Aristide 15 janvier 2018 12:09

                @velosolex

                Frères Coen ? Allons, c’est faire insulte à ces vrais cinéastes de comparer l’oeuvre nombriliste et bavarde d’un Allen en fin de carrière.

                Big Leboswki, Fargo, O’Brothers, .No Country for old men.True Gritt enfin ....

              • rosemar rosemar 15 janvier 2018 13:36

                @velosolex

                Le sens de cette phrase ? C’est les gens super riches sont dans leur bulle et ne voient plus les réalités du monde...

              • covadonga*722 covadonga*722 15 janvier 2018 17:54

                @Aristide
                bad day guys , obligé de plusser Aristide .. enfoiré de velosolex  !!!!


              • Aristide Aristide 15 janvier 2018 12:05

                Un nanar de Allen. Le scénario tient sur un timbre poste. La répétition est un dispositif assez efficace quand il s’agit de comédie. Ici, une suite de scènes attendues, l’ennui prend vite place. Kate Banchett ? Ouais, elle se sort pas trop mal de ce rôle sans grande épaisseur, la grande bourgeoise raméné à sa condition sociale initiale .... menfin.




                • velosolex velosolex 15 janvier 2018 12:47

                  @Aristide
                  On est ému ou pas. C’est en dehors du verbe. L’ennui ou l’intérêt ne se décrète pas. Moi j’ai bien aimé ce film, comme j’ai aimé « match point » et « l’homme irrationnel » . Tous ces films s’attachent à montrer que sous le vernis de la civilisation, la névrose et le cannibalisme des êtres sont intacts, capables de n’importe quelle prédation. Maintenant, au dehors de l’idée, il y a la manière la musique. On se laisse emporter ou pas ; Mais la qualité de l’exécution est évidente. 

                  Je place les frères Coen au panthéon. J’attend toujours autant leur prochain film avec délectation. Leur scénario est toujours étrange, loufoque, n’oubliant jamais quelques coup d’œil aux grands anciens, par des subtiles allusions, que ce soit dans « le grand saut » que j’adore au « the barber ». The big lebowski « évidemment, comme dirait France Gall....Quand tu l’as, tu l’as....
                  J’ai lu dernièrement un livre de nouvelles extraordinaires d’e kasuo ishigouro, appelé » Nocturnes". Nouvelles désopilantes, fêlées, absurdes, poétiques étranges, où je voyais très bien l’univers des frères coen en parallèle. Ishigouro est anglais, mais la présence de sa culture japonaise ou les fantômes et le non dit sont prégnants. C’est à se demander si les frères Coen ne sont pas un peu japonais. Ou Ishiguro serait il un peu juif ?..Sommes nous tous arrivés à une époque de désillusion des apparences vaines, ou l’ironie sera suivi de l’age d’or et de la félicité. Je sais, on ne fait pas de bon cinéma, avec des bons sentiments ! 

                • Fergus Fergus 15 janvier 2018 15:11

                  Bonjour, Aristide

                  « Le scénario tient sur un timbre poste. La répétition est un dispositif assez efficace quand il s’agit de comédie. Ici, une suite de scènes attendues, l’ennui prend vite place. »

                  Un avis que ne partagent ni le public, qui a très bien accueilli le film, ni les critiques qui l’ont plébiscité, ni les jurys qui, entre autres, ont décerné à « Blue Jasmine » trois oscars dont celui du meilleur scénario, ce scénario qui « tient sur un timbre-poste ». smiley


                • Fergus Fergus 15 janvier 2018 15:14

                  Bonjour, velosolex

                  « Je place les frères Coen au panthéon. J’attend toujours autant leur prochain film avec délectation. »

                  Même chose pour moi. A ce propos, le dernier film de Clooney, co-scénarisé avec les frères Coen, est un pur bijou de loufoquerie et de grand guignol dont le scénario rappelle celui de Fargo.


                • velosolex velosolex 15 janvier 2018 16:38


                  Les frères coen ont comme les cuisiniers où les grands écrivains ont eurs secrets, surtout leur patte, et même et utilisent des ingrédients minimalistes sont à même de montrer leur qualité. 
                  La grâce, c’est d’arriver à susciter des images et des impressions si fortes chez le lecteur, ou le spectateur, qu’il se reconnait comme un des héros.
                  Parfois dans ces moments creux du film, où certains ne verraient que du déchet inutile. Ainsi ce moment très fort quand le héros de « inside Lewyn Davis » chanteur folk sans gloire, looser de son état, donne un petit récital à la guitare à son père Alzheimer. 
                  Quelque chose d’universel, lié à la condition humaine, bien loin des sunglights, et des oscars. Fargo bien sûr, avec les oppositions faiblesse, humanité, psychopathie, horreur, grâce, et cette absolu brutalité de la vie, vous faisant sans prodrome vous basculer d’un coté ou de l’autre est du même acabit. 

                • rosemar rosemar 15 janvier 2018 17:41

                  @Robert Lavigue

                  Vous avez vu le film ??

                • phan 15 janvier 2018 12:16

                  Défendez vous le droit de Woody Allen de ne pas être importuné par les Femen lors d’un concert ?


                  • rosemar rosemar 15 janvier 2018 13:38

                    @phan

                    Les Femen sont plutôt vulgaires et risquent ainsi de desservir leur cause...

                  • velosolex velosolex 15 janvier 2018 17:14

                    @rosemar
                    On tire un peu des bords mais j’ai grand respect pour ces femmes militantes, qui ont un courage incroyable, et qui se font facilement raillés. Sautez torse nu au milieu de militaire ukrainiens armés de kalashs, pour voir...

                    Ce sont elles qui sont le début de la réaction contre les gros porcs, pour reprendre l’expression dans lequel j’engloberai précisément la vulgarité des moeurs. Pas celle de leur action. 
                    Dans le monde actuel, si vous voulez vous faire entendre il ne suffit pas de lever gentiment une pancarte, ce qu’elles faisaient benoitement au début, mais d’imposer quelque chose de fort. 
                    Tout cela vient de très loin, des happening aux états unis dans les années 60 ; Susciter la réaction par des provocations, et filmer le tout. 
                    C’est comme ça que la cause des noirs a évolué. Luther King n’aurait pas renié l’action des Femen.. 

                  • rosemar rosemar 15 janvier 2018 17:22

                    @velosolex

                    L’image que renvoient les Femen est-elle valorisante ? Virulence, nudité, vulgarité : servent-elles la cause du féminisme ?

                  • velosolex velosolex 15 janvier 2018 17:48

                    @rosemar

                    Je pense que oui. Les suffragettes anglaises au début du siècles ont été taxé des mêmes mots d’opprobre. L’une d’elle est morte sous les sabots d’un cheval dans un derby équestre. A cette époque, leur action est jugée totalement inconvenante, et la répression très dure de la police est admise par beaucoup. Le parallèle est pertinent, car ces ukrainiennes, qui ont fait boule de neige, vivaient dans un monde machiste, subitement projeté dans la modernité, ce qui a amené des réactions similaires à celles du début du siècle, dans une Angleterre pourrie par le puritanisme. 

                    Tracy Chevalier a écrit un excellent livre sur les suffragettes. « le récital des anges ». 

                     La vulgarité est le mot choisi pour tenter de reproduire le phénomène de honte, lié à une éducation où l’on entretient la modestie de port , de verbe et de tenue, pour se résigner à reproduire les schémas ancestraux d’oppression et de soumission.... Mais ce sont souvent des mécanismes, parfois subtiles, bien plus subtiles que celui des foulards islamiques.... 
                    Encore un peu de patience, et peut être bien qu’on va revoir nos sans culottes ; L’avenir n’est qu’un long passé !

                  • covadonga*722 covadonga*722 15 janvier 2018 17:58

                    @velosolex
                    vous me permettrez d’attendre qu’elle surgissent dans une mosquée ou une synagogue et s’expriment ainsi qu’elles l’ont fait dans des églises . pour admirer leur militantisme sponsorisé par soros ce qui expliquerait l’absence de la synagogue comme terrain de jeu , pour la mosquée c’est la preuve qu’elles n’ont pas « encore » perdus la tète 



                  • velosolex velosolex 15 janvier 2018 19:07


                    Ce sont des militantes, de guerrières. Le « bon gout » là dedans, selon rosemar, serait suicidaire. On ne lève pas le doigt pour demander la révolution aux professeurs. On ne fait pas la guerre avec de la naïvete et de la politesse. La dernière fois, ce sont les français qui ont donné : "Messieurs les anglais vous pouvez tirer les premiers...

                  • rosemar rosemar 15 janvier 2018 20:49

                    @velosolex
                    Voici une analyse qui me semble pertinente :« La réduction permanente des femmes à leur corps et à leur sexualité, la négation de leurs compétences intellectuelles, l’invisibilité sociale de celles qui sont inaptes à complaire aux regards masculins constituent des pierres d’angle du système patriarcal. Qu’un « mouvement » — elles ne seraient qu’une vingtaine en France — qui se prétend féministe puisse l’ignorer laisse pantois. « Nous vivons sous la domination masculine, et cela [la nudité] est la seule façon de les provoquer, d’obtenir leur attention », déclarait Inna Chevchenko au Guardian (8). Un féminisme qui s’incline devant la domination masculine : il fallait l’inventer... »




                  • mmbbb 15 janvier 2018 21:36

                    @velosolex la situation a tout de même evoluée Quand les Femens vont foutre le bouzin seins nus a la Cathédrale de Paris, elles réagissent comme si nous etions au XIX siècle . Cela fait quelques temps que l eglise n a plus l aura qu elle avait Elles se trompent de combat d autant plus qu elles ne soulevent pas ce paradoxe, alors qu elles pretendent lutter contre la marchandisation du corps feminin, elles ne se s élèvent pas contre la GPA . La GPA est l aboutissement de la marchandisation du ventre de la femme promue par LGBT, issue de la libération des moeurs dont les féministes ont ete des combattantes Le féminisme actuelle est dans une contradiction intellectuelle imbécile . La féministe contemporaine est une hystérique et intégriste. 


                  • velosolex velosolex 15 janvier 2018 22:58

                    @covadonga*722
                    Ho ! Je ne suis pas affilié à leur cause. Je n’adhère pas à toutes leur revendications. C’est pas moi qui leur dessine un plan de bataille. Mais je comprend leur façon d’agir. Comme je comprenais le combat des black panthers. Bien des éléments que vous donnez peuvent faire réflexion cependant : Nous sommes toujours un peu cependant au dix neuvième siècle. Les Femen ont sans doute étaient à un moment en avance sur leur temps, avec leur provocation « gore », qui à une fonction : Ne pas être érotique tout en provoquant.. Maintenant le temps les rattrape ; On le voit dans le mouvement d’indignation des femmes avec ce « balance ton porc », slogan lui aussi caricatural, qui m’a choqué au début, mais que finalement je comprend assez. Il s’agit de retourner le trivial comme un gant, de montrer qu’on est plus victime de la honte, de l’obligation de pudeur et de silence. C’en est assez de l’esthétisation, du fleuret moucheté des discutions intellectuelles, il faut agir, provoquer, faire réagir.....Le mouvement des indignés des 99% n’est pas si loin non plus. Ce monde est cramponné encore à des archaïsmes, et des rapports médiévaux de domination. Les derniers à s’en rendre compte sont certainement les puissants : DSK et Weinstein par exemple, mais aussi Fillon..On remarquera que Fillon et DSK ont perdu tous deux des élections en provoquant indignation, suite à des situations de confort qu’ils croyaient indéboulonnables... Maintenant je ne suis pas un commissaire politique du peuple, mais quand je lis que des femmes militantes sont des hystériques, j’observe que le temps est certainement de leur coté, car c’est un fait, quand on injurie les militants, ils ont déjà à moitié gagné, ils se sont fait connaitre ; Pardonnez les fautes, je tape vite, et ne relirais pas 


                  • covadonga*722 covadonga*722 15 janvier 2018 23:28

                    l ’auteuse accusait il y a peu les lecteurs de Céline d’approuver son anti sémitisme.

                    Gageons que l’intérêt " des très très très jeunes filles de mr allen rencontre l’approbation de son admiratrice énamourée 

                    • rosemar rosemar 16 janvier 2018 08:50

                      @covadonga*722

                      Woody Allen ne fait pas l’apologie du viol dans ses films, à la différence de Céline qui, lui, expose des idées racistes à l’égard des juifs et des noirs dans certaines de ses oeuvres !

                      Certains mélangent tout !

                    • covadonga*722 covadonga*722 16 janvier 2018 16:16

                      pauvre fille faut il vous expliquer le subliminal 

                      votre mauvaise foi n’a d’égale que votre obtuse stupidité d’écri- vaine 


                      • rosemar rosemar 16 janvier 2018 17:59

                        @covadonga*722

                        Dans ce film, on ne voit aucune obsession pour les jeunes filles ! Il faudrait ne pas délirer à partir d’une enquête qui concerne certains écrits du cinéaste...

                        On est en plein délire !

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