• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Breivik et les attentats de Norvège : questions sur la folie

Breivik et les attentats de Norvège : questions sur la folie

Il fallait bien s’attendre à ce que l’émotion légitime suscitée après l’horreur des attentats meurtriers perpétrés par Anders Behring Breivik le 22 juillet 2011 dans le centre d’Oslo et sur l’île d’Utøya, qui ont fait 77 morts, prenne souvent le pas sur la raison et l’examen de faits qui laissaient pourtant présager ce fait tout simple que Breivik est un malade mental « schizophrène paranoïde ». 

Pour les psychiatres qui l’ont examiné cela semble confirmé après 36 heures d’entretien sur 13 rencontres comme cela apparaissait en filigrane dans son manifeste délirant de 1518 pages intitulé « 2083, Une déclaration européenne d'indépendance » où pointait déjà la haine de ses persécuteurs supposés, une admiration pour Charles Martel et les Templiers, le sentiment d’accomplir une importante mission quasi divine, une absence totale de culpabilité, une grande confusion mentale, des idéologies floues, l’éclatement de ses représentations personnelles (sportif, militaire, franc maçon, chevalier, plongeur de combat…), et un narcissisme exacerbé.

Bien entendu ce diagnostic va choquer tous ceux qui pensent encore que les malades mentaux se promènent avec un entonnoir sur la tête - c’est d’ailleurs à cela qu’on les reconnaît - et qu’ils sont incapables de cette froide lucidité et du haut degré d’organisation dont a fait preuve Breivik, comme si des capacités cognitives élevées étaient forcément le signe d’une bonne santé mentale. C’est malheureusement méconnaître les ressorts réels de la vie psychique et la dissociation qui existe manifestement ici entre l’intelligence et le monde pulsionnel. À ce niveau, et quoi qu’en pensent les admirateurs des écrans qui s’illuminent pour soi-disant « éclairer » le fonctionnement de la vie mentale, comme si celle-ci pouvait magiquement se réduire à un spectacle mécanique et fonctionnel, ou ceux qui ont une croyance déraisonnable dans la toute puissance des facteurs génétiques, force est de constater que les psychanalystes pourtant si décriés aujourd’hui, y compris par de prétendus philosophes envieux, ont encore quelques longueurs d’avance. Quant aux tenants des complicités supposées ou de complots divers jamais étayés par les faits, leurs thèses s’effondrent d’elles-mêmes.

Cela ne signifie pas cependant que les facteurs sociaux en général soient sans influence sur les pathologies privées, car l’individu seul n’existe pas, et il appartient au contraire à chacun d’entre nous de repenser les modèles que notre société propose aux plus jeunes ou aux plus fragiles d’entre elle : surenchère permanente de la violence dans les médias, éclatement des familles, destruction de la planète et du lien social, culte de l’argent roi et de la rentabilité, perte des repères élémentaires de bonne gouvernance, valorisation exagérée de la technique (qui souvent n’est pas la solution mais le problème), idéalisation de la toute puissance…etc. 

Reste la question du sentiment d’impunité qui taraude légitimement les proches des victimes, et tous ceux qui réclamaient la mort de Breivik face à l’horreur de ces attentats. Personnellement je ne vois pas de raison de s’immiscer dans la justice norvégienne qui a ses propres lois légitimes et ne ressuscitera malheureusement pas les morts ni ne pourra consoler les vivants. Mais je note que la probabilité pour cette personne de passer le reste de sa vie en hôpital fermé, ou de mettre fin à ses jours, est déjà une assez considérable punition qui a cependant l’avantage de s’émanciper un peu du talion et de protéger d’autres victimes potentielles. Ajoutons que dans ce cas précis le verdict ne préjuge en rien de la santé mentale éventuelle, ou de son absence, d’autres criminels passés ou à venir. Il est cependant avéré qu’environ un tiers des personnes incarcérées en France sont des malades mentaux que les hôpitaux actuels n’ont plus les moyens de soigner, et que l’on a beaucoup plus de risque de se faire trucider par une relation proche, ou quelqu’un qui vous aime bien : voisin, parent ou ami, que par un inconnu, bien que cette opportunité soit heureusement assez faible en réalité.

Il est troublant enfin de constater que cette interrogation sur la normalité ou la folie accompagne le monde depuis si longtemps, en Europe et ailleurs. Quelques années seulement avant qu’ Érasme publie en 1511 son « Éloge de la folie », une satire féroce des mœurs de son époque et notamment des personnes qui confondent les images des objets avec leur réalité, comme dans le mythe de la caverne de Platon, Hieronymus Bosch peint « L'extraction de la pierre de folie » et « La nef des fous » en se servant du bestiaire médiéval et de son imaginaire pour interroger l’homme nouveau sur ce thème à l’approche d’une Renaissance suivie d’un Classicisme que Francisco Goya fera basculer dans la modernité avec sa gravure intitulée « Le sommeil de la raison engendre des monstres ». Peut-être notre époque est-elle confrontée à des charnières historiques de même ampleur mais elle n’en finit pas de refuser de s’apercevoir que les fous sont parmi nous, que cela nous plaise ou non, pour éviter généralement de s’interroger sur la manière dont nous nous en occupons, un sujet dont s’était concrètement occupé Pinel et de manière plus théorique Michel Foucault dans son « Histoire de la folie à l'âge classique » un travail influencé par la thèse du clinicien Georges Canguilhem rééditée en 1960 « Le normal et le pathologique ». Pascal De Sutter et son livre « Ces fous qui nous gouvernent » prolonge avec pertinence cette réflexion dans le registre politique.

Il est frappant en tous cas de constater la permanence du déni de la folie dans notre société, pourtant assez aliénée en ce moment, comme si cela pouvait nous prémunir de la nôtre, et des rationalisations qui viennent presque toujours en contester l’importance réelle sur les faits sociaux et les liens interhumains, comme si ceux-ci n’obéissaient jamais uniquement qu’à des déterminants économiques ou politiques abstraits, ou comme si curieusement l’économie et la politique n’étaient pas faites par des hommes plus ou moins normaux ou malades qui font parfois pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Peut-être arrivera-t-il un moment où les capacités d’un candidat à de hautes fonctions seront appréciées non seulement par rapport à un programme donné (ils font généralement le contraire de ce qu’ils disent, ce qui rend les choses assez claires), à une santé physique rendant l’exercice du pouvoir possible (mais ce domaine est systématiquement caché comme pour Pompidou ou Mitterrand), mais aussi par rapport à une santé mentale « suffisante », ce qui tout de même ne sera pas facile à apprécier par les citoyens.

Le candidat Hollande est-il aussi « normal » qu’il le prétend pour vouloir assurer ce « métier impossible » et des fonctions aussi extraordinaires ? Faudra-t-il d’abord extraire la pierre de folie de nos hommes (et femmes) politiques avant de les propulser sur l’avant scène ? Vous penserez sans doute avec moi que cette idée de vouloir éradiquer la folie est aussi folle que de l’ignorer, car cela procède du même mouvement - c’est bien là le message de Bosch - et qu’il vaut mieux souvent prendre quelque distance pour désarmer tant les critiques inadaptées que nos croyances personnelles. Mais manifestement Breivik, lui, se prenait vraiment au sérieux, n’était pas heureux, et ne doutait jamais. La folie n’existait pas pour lui, c’est pourquoi elle y était. Ce qui est aussi le cas de tous les grands idéalistes qui veulent changer le monde quand ils sont incapables de se comprendre eux-mêmes. Et s’il est vrai qu’il est impossible de tout maîtriser comme certains font semblant de le croire cela permet peut-être de laisser venir à soi davantage de moments heureux pour compenser d’autres plus difficiles, bien que le bonheur ne soit pas une science exacte, et qu’il réclame de la persévérance.

Documents joints à cet article

Breivik et les attentats de Norvège : questions sur la folie Breivik et les attentats de Norvège : questions sur la folie Breivik et les attentats de Norvège : questions sur la folie

Moyenne des avis sur cet article :  3.67/5   (12 votes)




Réagissez à l'article

23 réactions à cet article    


  • BisonHeureux BisonHeureux 1er décembre 2011 14:36

    Bonjour Astus,effectivement le degré d’aliénation collective est à un haut niveau !
    Plus de 10 millions de personnes dépressives en France et des centaines de milliers de schizophrènes,c’est un véritable carnage somatique collectif !
    Cela montre bien le rapport entre le stress généré par une politique néo-libérale totalement inhumaine et la maladie mentale !
    Dans la campagne présidentielle française,il y a un élément intéressant qui se présente,parmi tous les candidats il y en a une qui n’est pas aliénée et ceci grâce à sa persévérance dans son désir de justice et sa lutte contre la corruption !Il semble qu’une certaine prise de conscience à son égard soit en train de s’opérer !!!!Cela peut augurer un moment de de démocratie très fort.
    Hasta la libertad
    Salut et fraternité


    • Fergus Fergus 1er décembre 2011 16:10

      Bonjour, BisonHeureux.

      En quoi Eva Joly, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, serait-elle plus équilibrée que les autres ? Manifestement elle est hyperégotique et de surcroît psychorigide. On aime ou on aime pas. Personnellement j’apprécie plutôt son caractère, du moins lorsqu’elle ne balance pas de vacheries sur ses alliés car cela fait le jeu de l’adversaire et de lui seul. A propos d’adversaire, peut-être s’en cache-t-il un derrière la silhouette de cet article de février 2011 : « Qui suis-je ? »

      Mais cela nos éloigne de Breivik. Et pour ma part, je m’en remets à la décision de la justice norvégienne, non sans regretter qu’en France la prise en charge des malades mentaux ne soit pas miuex prise en charge par le système médical : de très nombreux psychopathes et schizophrènes sont incarcérés en prison et cela ne peut qu’aggraver les conditions de détention.

      Cordialement.


    • astus astus 1er décembre 2011 17:04

      Merci BisonHeureux pour vos remarques, mais je ne parlerais pas personnellement de « carnage somatique » puisqu’il s’agit plutôt de questions touchant au psychisme des individus, même si cela peut aussi affecter leur corps. Quant aux aliénations sociales actuelles, elles ont bien entendu un retentissement sur l’équilibre individuel de chacun, notamment quand se surajoutent des problèmes de paupérisation ou de violence qui bousculent les limites de sécurité intérieure des individus. 

      Pourtant il faudrait se garder à mon sens d’une généralisation trop rapide entre un système politique donné, par exemple l’ultra libéralisme actuel, et une pathologie induite spécifique. En réalité la question de la folie, pour faire simple, transcende les couches sociales, les époques, les cultures et les références politiques : c’est un problème universel qui interroge notre humanité et les limites de celle-ci, mais aussi chacun de nous individuellement : jusqu’où peut-on considérer qu’un fou est toujours notre « frère humain » alors qu’il peut se montrer parfois si étrange, ou même dangereux comme Breivik ?

      Quant à Eva, c’est un autre sujet, et fort heureusement je ne la crois pas aussi dangereuse, mais elle est bien, comme l’écrit Fergus ci-dessous, un peu psychorigide sur les bords...
       
      Cordialement.  

    • astus astus 1er décembre 2011 17:32
      Bonsoir Fergus,

      J’ai bien aimé la devinette du « Qui suis-je » mais pour revenir au thème principal, il est malheureusement exact que la prise en charge de grands malades en prison pose un sérieux problème. C’est certainement une façon illusoire de se débarrasser de cette question qui montre aussi l’absence de reconnaissance des phénomènes psychiques, normaux ou non, dans la vie sociale alors qu’ils sont au contraire à la base de tout.
      Encore une fois les faits politiques économiques ou financiers auxquels nous assistons n’arrivent pas par l’opération du Saint Esprit car ils sont le résultat d’actions effectuées par des personnes identifiables. Derrière les « marchés » il y a bien des humains, même si parfois j’en doute et si je sais que les ordinateurs sont aussi présents, ceux-ci n’ont pas encore fait sécession de leur dépendance à l’humain...

      Bien à vous


    • Fergus Fergus 1er décembre 2011 18:57

      Bonsoir, Astus.

      La reconnaissance de la différence est un problème réel et en voie d’aggravation dans notre société. A cet égard, le quasi lynchage du pseudo pédophile de Brest en est une terrible illustration. De nos jours, on supporte de moins en moins les comportements déviants alors qu’ils ne sont pas forcément la démonstration d’un dérangement mental ; et à l’inverse des gens d’apparence parfaitement normale peuvent être des individus extrêmement dangereux, du type Breivik.

      Pour ce qui est des dirigeants de nos sociétés, sans doute y aurait-il beaucoup à dire tant on peut craindre qu’une part plus ou moins importante d’entre eux soient atteints de dérèglements mentaux plus ou moins importants. Pierre Allard, dans un récent article, évoquait la présence de nombreux psychopathes dnas les sphères de décision, et sans doute avait-il raison.

      Malheureusement, il y a fort peu de chances pour que cela change car collectivement nous sommes aveugles, et ces personnages sont souvent des as de la dissimulation. Que faire ?

      Cordialement.


    • astus astus 1er décembre 2011 19:25
      Bonsoir Fergus,

      J’étais en train de répondre à Alois pendant que tu me devançais en écrivant : « De nos jours, on supporte de moins en moins les comportements déviants alors qu’ils ne sont pas forcément la démonstration d’un dérangement mental ; et à l’inverse des gens d’apparence parfaitement normale peuvent être des individus extrêmement dangereux, du type Breivik. »
      Je suis naturellement entièrement d’accord avec cette formulation (cf. la réponse à Alois), et je mentionne bien dans mon texte que les fous ne se reconnaissent pas forcément à l’entonnoir que pourtant tous arborent ostensiblement...
      Il est en outre exact que certains sont des as de la dissimulation...mais d’abord à eux-mêmes. Sur d’autres fils j’ai abordé la question des pervers narcissiques qui sont particulièrement dans ce cas. Pour eux une responsabilité pénale classique semble tout à fait justifiée car ils ne sont pas du tout coupés de la réalité, ni délirants, mais leur narcissisme et leur capacité à séduire les ont fréquemment conduits sur les marches du pouvoir où ils sont en général hors d’atteinte...Seule une détermination sans faille d’un grand nombre de personnes autour d’eux réussit à décourager ces personnes en les faisant (enfin) se déprimer.

      Bonne soirée


    • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 1er décembre 2011 17:51

      Ce que la justice Norvégienne énonce est assez intéressant : certains terroristes seraient des cinglés et on pourrait même se demander si la majorité des terroristes et ceux qui les soutiennent ne seraient pas des cinglés au vu des revendications exprimées de ci de là.

      Reste à voir en combien d’années un cinglé présumé comme Breivik pourrait redevenir un être normal.


      • astus astus 1er décembre 2011 19:05
        Bonsoir Alois Frankenberger,

        Le jugement au sujet de Breivik n’implique pas qu’il puisse s’appliquer a priori à d’autres personnes tel quel, et je ne vois pas comment on pourrait penser que les terroristes sont systématiquement tous malades. Ainsi pendant la dernière guerre en France les résistants qui ont contribué à la libération du pays n’étaient pas tous fous semble-t-il, mais ils étaient pourtant qualifiés par les allemands de terroristes... 
        En fait il existe dans notre société actuelle une obsession de la normalité c’est à dire de l’uniformité : le singulier y apparaît comme un échec et un écart par rapport à la norme . Or le pathologique n’est pas le contraire de la norme mais le contraire de la santé. S’il n’y avait pas d’anormal, il n’y aurait pas de normes, il n’y aurait que des lois.
        Quant à une éventuelle guérison de Breivik, il est évidemment difficile de se prononcer sans davantage d’informations, mais ce type de pathologie est connu pour sa résistance aux traitements... 
         
        Cordialement.

      • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 1er décembre 2011 21:06

        Allons allons, ne tournons pas autour du pot, Breivik n’est pas dans le cas des résistants de chez nous sous l’occupation qui EUX étaient intégrés dans des réseaux structurés et qui visaient un objectif RAISONNABLE , à savoir causer des torts réels aux occupants pour faciliter la libération du pays dans le genre faire péter des trains de munitions, aider des aviateurs alliés abattus à retourner an Angleterre voire dissuader les collaborateurs de collaborer ...

        Tandis que Breivik a écrit un livre de 1500 pages, il a imaginé les grades et les décorations pour une armée ( alors qu’il était seul et qu’il n’avait dés lors pas de problème de hiérarchie à régler ) et toutes des théories abracadabrantestes au sujet des Templiers ( qui l’auraient certainement brulé avec joie pour hérésie ) et j’en passe.

        Les deux cas ne sont pas comparables en tout point d’autant plus que la Norvège n’est actuellement pas occupée par une puissance étrangère.

        Breivik est dés lors une personne qui a un problème de perception de la réalité comme tout schizo qui se respecte.

        Et comme chaqun devrait le savoir, les schizos sont hyper dangereux ET imprévisibles.

        http://www.youtube.com/watch?v=yfVowvsqYXg&feature=related

        http://www.youtube.com/watch?v=mqmNKERNf5o

        http://www.youtube.com/watch?v=Nr1NYTah3dA&feature=related

        http://www.youtube.com/watch?v=7_7E9YETMHs&feature=related



      • xray 2 décembre 2011 13:35


        NORVÈGE 

        Breivik 

        On n’allait certainement pas juger Breivik devant un tribunal. 
        Cette affaire est politique et touche beaucoup plus de monde que l’on ne l’imagine. 

        La tuerie du 22 juillet 2011,
        Il est peut probable qu’une telle action soit l’œuvre d’une personne isolée. 
        Dans le passé, on a souvent prêté ces actes à un illuminé de passage. Cela n’a jamais été vrai ! Derrière,  il y a toujours de la manipulation,  une fourniture d’armes, des spécialistes, un suivi.

        Contrairement à ce que l’on nous fait croire,  dans ce pays riche, la Norvège, tout n’est pas rose. Loin s’en faut. 
        Le gouvernement gaspille beaucoup d’argent sur les marchés financiers (encore eux). 

        De plus, la richesse de ce pays réfractaire à l’euro est convoitée par l’Europe des curés. 


        Cette affaire pue la manipulation. 
        Anders Behring Breivik est étiqueté « extrême droite », mais il n’appartenait plus à aucun mouvement de droite. Il était donc manipulable par n’importe qui. 
        Derrière tout cela, l’armée n’est pas loin. 

        Les Norvégiens vont devoir s’aligner sur l’heure européenne. 
        Au menu, misère pour tout le monde. Dans cette Europe des curés, seuls les voleurs auront le droit d’être riches. 

        Le 9/11
        Une opération menée par l’armée américaine
        http://mondehypocrite501.hautetfort.com/ 

        Une maison a t-elle un devoir de mémoire ? 
        http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2009/06/21/une-maison-a-t-elle-un-devoir-de-memoire.html 



      • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 1er décembre 2011 21:09

        Je rajouterais d’ailleuirs ceci

        http://www.youtube.com/watch?v=uY3LAFJbKyY

        Certes !


        • astus astus 1er décembre 2011 22:09

          Merci pour la musique, mais aucun rapport avec le thème !


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 1er décembre 2011 22:51

          Si c’est à propos de la folie.


        • Ossian Ossian 2 décembre 2011 09:45

          On n’a pas fini avec les Breivik vu que l’islamo-paronoïa n’est qu’à ses débuts moi je vous le dis !Lisez ceci

          http://oumma.com/De-l-islamophobie-a-l

           


          • ZEN ZEN 2 décembre 2011 09:48

            Bonjour astus

            Je n’interviendrai pas sur le fond, faisant confiance à la justice norvégienne
            Il est osé de jouer de la métaphore de la folie, comme Erasme ou comme celui qui disait récemment au sujet de la crise que « les fous ont pris le contrôle de l’asile »
            La notion de folie est trop équivoque pour pouvoir être utilisée avec rigueur.
            Freud l’avait d’ailleurs banni _à juste titre_ de son vocabulaire

            Il y aurait beaucoup à dire sur la psychiatrie et les prisons en France.
            Une honte nationale

            Bien cordialement


            • astus astus 2 décembre 2011 12:04

              Merci Zen pour ce lien très pertinent et intéressant, comme toujours !

              Amitiés. 

            • Traroth Traroth 2 décembre 2011 10:17

              Voila un article qui se prête merveilleusement aux propos de café du commerce...

              Malheureusement, la foule cherche la vengeance et non la justice. Le problème, c’est qu’elle n’en a désormais plus honte, et ça, c’est très inquiétant !


              • ZenZoe ZenZoe 2 décembre 2011 10:55

                Bonjour Astus,
                J’ai bien aimé votre article, juste, mesuré et qui fait le tour des problématiques.
                Si je peux me permettre d’ajouter un élément : une personne n’est pas toujours - et ceci rend les choses encore plus compliquées à gérer - soit dans la catégorie des « fous », soit dans celle des « sains d’esprit ». Une démarcation bien claire entre les deux n’existe pas forcément. On peut être aliéné à plein temps toute sa vie ou être victime de « coups de folie » isolés, raisonner comme tout le monde sur certains sujets et délirer sur d’autres, être sain d’esprit le jour et fou la nuit (le loup-garou) etc.
                D’où les problèmes : comment repérer les risques, comment juger ceux qui dérapent et comment mettre la société à l’abri ?

                Concernant Breijvik : oui, le diagnostic posé par les psychiatres semble exact. Que les proches des victimes soient rassurées toutefois : voici un malade mental qui n’est pas près d’être remis en liberté. Il est condamné à une double peine à perpétuité : enfermement hospitalier, et enfermement psychique. Son sort n’est vraiment pas enviable.


                • astus astus 2 décembre 2011 12:02
                  Bonjour ZenZoe,

                  Merci pour vos commentaires qui soulignent à juste titre, et je suis tout à fait d’accord avec cela, « qu’une démarcation claire n’existe pas forcément » entre ce qu’on appelle communément les « fous » et les autres. Nous avons probablement tous en chacun de nous ce « petit grain de folie » qui peut même nous rendre attachant. Dans ce court article je ne pouvais aborder tous les problèmes, mais je préfère de beaucoup la façon dont G. Canguilhem traite ce sujet dans sa thèse intitulée « Le normal et le pathologique » qui montre bien la différence qui peut exister entre la norme sociale et la santé, ou la maladie.
                  Quant aux moyens de se prémunir de risques éventuels, je crois qu’il n’y en a pas au sens d’une surveillance qui s’instaurerait en ce sens, ce qui est pourtant la tendance actuelle : mettre des caméras partout pour finalement ne rien voir, ou si peu.
                  La seule prévention possible réside dans la parole, les échanges humains et les liens sociaux qui permettent de faire partager plus facilement que par n’importe quel autre moyen que certaines personnes traversent des difficultés, et sont prêtes à « péter un plomb ». Je note que Breivik n’avait avant l’attentat plus aucun contact social. Malheureusement nous avons des milliers d’amis sur de prétendus réseaux « sociaux » qui nous désocialisent au point de ne plus voir que notre voisin n’ouvre plus ses volets depuis quelque temps...
                  Et pour ce qui concerne le risque zéro, je crois qu’il n’existera jamais, et que le désir de maîtriser ce paramètre produit au contraire l’effet inverse.

                  Bien à vous

                • Giordano Bruno 2 décembre 2011 11:09

                  Depuis le début, je voyais Breivik comme un type extrêmement intelligent et sain d’esprit ayant depuis le début de son projet, le but de se faire passer pour fou après les attentats (la rédaction de son manifeste, la façon de réaliser les attentats et de se comporter ensuite vont tous dans ce sens). J’avais le sentiment qu’il pouvait largement dominer intellectuellement les psychiatres qui allaient l’examiner pour les duper. Mission accomplie.


                  • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 2 décembre 2011 11:36

                    Il avait effectivement dit quelque chose de ce genre au départ mais il n’en demeure pas moins qu’il a tout de même un problème mental de schizophrènie et / ou de psychopathie vu son manque d’empathie avec les personnes ( il a tout de même abattu de sang froid environ 70 personnes qui lui étaient inconnues et qui étaient inoffensives à la carabine de chasse en une heure ).


                  • Giordano Bruno 2 décembre 2011 15:55

                    Si on accepte ce raisonnement, tout tueur préméditant un meurtre (ou tueur en préméditant un certain nombre) devrait être considéré fou.


                  • kéké02360 2 décembre 2011 13:25

                    et celui de l’élysée il est quoi schizophrène, psychopathe .......... hyperactif çà c’est sûr !! smiley

                    Mais pour un enfermé à l’élisée , combien sont en liberté !!!????

                    http://blogs.mediapart.fr/edition/le-parlement-du-futur/article/011211/et-si-samusait-faire-des-virus 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès